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Panne géante sur les applis Navigo : pourquoi des milliers d’usagers n’ont pas pu acheter leur pass ce 1er octobre

Ce jeudi 1er octobre au matin, de nombreux voyageurs franciliens se sont retrouvés dans l’impossibilité d’acheter ou de renouveler leur titre de transport depuis leur smartphone. Les applications Île-de-France Mobilités, Bonjour RATP et SNCF Connect ont été touchées pendant un peu plus de deux heures.
La panne s’est produite au moment où de nombreux abonnés cherchent à renouveler leur forfait Navigo pour le début du mois. Selon les informations communiquées par Île-de-France Mobilités, l’origine du problème est liée à un afflux exceptionnel de connexions qui a saturé le système d’authentification utilisé pour la vente des titres.
100 000 connexions en une heure : le système de vente saturé
Entre 8 heures et 10h15 environ, les utilisateurs des différentes applications concernées ont rencontré des difficultés pour acheter un forfait Navigo mensuel ou annuel, mais aussi certains titres de transport à l’unité.
Île-de-France Mobilités indique avoir enregistré environ 100 000 connexions entre 8 heures et 9 heures, soit une hausse de 50 % par rapport au mois précédent. Cette forte concentration des demandes a affecté le système d’authentification de l’autorité organisatrice.
Le problème ne concernait donc pas uniquement l’application Île-de-France Mobilités. Bonjour RATP et SNCF Connect s’appuient également sur les infrastructures d’Île-de-France Mobilités pour proposer certains titres de transport. Lorsque cette brique technique rencontre un problème, plusieurs applications peuvent être touchées en même temps.
Cette dépendance entre les différents services numériques fait d’ailleurs l’objet d’un suivi réglementaire. En février 2026, l’Autorité de régulation des transports avait rendu des décisions concernant les relations entre Île-de-France Mobilités et les applications de mobilité tierces, dont SNCF Connect et Bonjour RATP.
Pour les voyageurs qui avaient conservé leur carte Navigo physique, les bornes et les guichets constituaient une solution de secours. D’autres ont dû acheter un support Navigo Easy pour pouvoir prendre les transports.
Le support coûte 2 euros. Selon les informations données aux usagers pendant la panne, cette dépense liée au support ne devait pas être remboursée par le service client, contrairement au prix d’un titre de transport lorsqu’un remboursement est applicable.
Le Navigo sur smartphone accentue la dépendance aux applications
Cette panne intervient alors que la dématérialisation des titres de transport franciliens progresse rapidement.
Depuis le 2 juillet 2026, les abonnés Navigo Annuel peuvent transférer leur forfait sur certains smartphones et montres connectées Android. Le déploiement sur iPhone a ensuite été généralisé en août. Île-de-France Mobilités indique ainsi que près de 1,3 million d’abonnés sont désormais concernés par le passage du Navigo Annuel sur smartphone.
L’autorité organisatrice avait annoncé le 19 août la disponibilité du Navigo Annuel sur iPhone pour tous les utilisateurs concernés. Cette évolution permet de valider son abonnement directement avec son téléphone, sans utiliser systématiquement la carte physique.
La dématérialisation concerne désormais une très grande partie de la billettique francilienne. Selon Île-de-France Mobilités, 99,9 % des titres validés sont numériques, via Navigo Easy, Navigo Liberté+ ou un smartphone. L’autorité prévoit également la disparition des tickets en carton avant la fin de 2026.
La panne de ce jeudi rappelle donc concrètement la dépendance croissante des voyageurs aux infrastructures numériques pour acheter leurs titres.
Île-de-France Mobilités demande d’anticiper les renouvellements
Face à la saturation, Île-de-France Mobilités a présenté ses excuses aux voyageurs concernés tout en appelant les abonnés à ne pas attendre le premier jour du mois pour effectuer leurs démarches.
L’organisme rappelle qu’un forfait peut être rechargé depuis un smartphone jusqu’à une semaine avant le début du mois suivant. Cette possibilité doit permettre de répartir les connexions plutôt que de concentrer une grande partie des demandes sur quelques heures.
« Charge à nous de pouvoir lisser la connexion », a indiqué Île-de-France Mobilités à propos de la gestion de cette forte affluence.
La panne n’a toutefois pas empêché, selon l’autorité organisatrice, la validation des titres qui étaient déjà chargés sur les téléphones.
Les services ont progressivement retrouvé leur fonctionnement normal vers 10h15, permettant de nouveau l’achat des forfaits et des titres de transport depuis les applications concernées.
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Écrans Noirs 2026 : 30 ans au service d’une industrie cinématographique régionale

Avec 38 œuvres retenues sur 423 films soumis par 18 pays, la 30e édition d’Écrans Noirs dépasse le simple rendez-vous cinématographique. À Cameroun » style= »color:#cc0000;text-decoration:none;border-bottom:1px solid #cc0000; » title= »ville du Cameroun »>Yaoundé, le festival met en circulation des œuvres, des producteurs, des diffuseurs et des capitaux. Une mécanique qui peut ouvrir de nouveaux débouchés au cinéma camerounais et renforcer les échanges entre les industries audiovisuelles africaines.
Le cinéma africain ne se joue plus seulement devant les caméras. Il se négocie aussi dans les salles de réunion, les marchés du film et les rencontres entre producteurs et diffuseurs. La 30e édition du festival Écrans Noirs, prévue du 21 au 28 novembre 2026 à Yaoundé, entend jouer sur ces deux tableaux. La sélection officielle dévoilée le 29 septembre à l’Institut Goethe de Yaoundé donne déjà une idée de cette dimension régionale. Sur 423 films reçus de 18 pays, 38 ont été retenus. La compétition rassemble notamment sept courts métrages, cinq documentaires, cinq séries et plusieurs longs métrages africains et camerounais.
Pour Patricia Moune Mbede, coordonnatrice générale de cette édition, le dévoilement de la sélection doit désormais devenir « un événement majeur » du festival. Il permet, selon elle, de mieux communiquer sur les œuvres qui seront présentées au public. Mais derrière les projections se joue une autre bataille. Celle de la circulation des films et de leur capacité à trouver des marchés.
Des œuvres qui franchissent les frontières
La programmation rapproche des cinématographies qui évoluent souvent sur des marchés nationaux étroits. Burkina Faso, Tunisie, Maroc, Nigeria, Gabon, Congo, RDC, Madagascar, Sénégal, Côte d’Ivoire et Cameroun figurent dans la sélection. Dans la catégorie des longs métrages internationaux, six films sont déjà retenus. « Angele » d’Oumar Dagnon vient du Burkina Faso. « Mon ami » est signé par le Tunisien Mohamed Zran. Le Maroc est représenté par « Calle Malaga » de Maryam Touzani. Le Nigeria arrive avec « Lady » d’Olive Nwosu. Le Gabon avec « Afrotopia » de David Mboussou. Le Cameroun complète cette sélection avec « Lights Out » d’Enah Johnscott. Deux autres films doivent encore intégrer cette catégorie.
Cette diversité crée un marché potentiel. Un producteur peut chercher un diffuseur dans un autre pays. Un réalisateur peut identifier un partenaire pour une prochaine production. Une chaîne de télévision peut repérer un contenu susceptible d’être exploité sur son territoire. Un investisseur peut, lui, mesurer la capacité d’un projet à circuler au-delà de son marché d’origine. Le festival devient ainsi un lieu de rencontre entre des économies audiovisuelles qui ont encore peu d’occasions de travailler ensemble.
La coproduction comme relais de croissance
Les passerelles existent déjà dans les œuvres sélectionnées. « Pouvoirs et lois », de M’bro Lath Armand, associe la Côte d’Ivoire et le Cameroun. « Castes, les amours interdits » vient de Côte d’Ivoire. « Cœur de femme » et « L’Univers de Moyo » représentent le Congo. « Marié et seul » vient de la RDC. La même logique apparaît dans les longs métrages d’Afrique centrale. À côté des productions camerounaises, « Afrotopia » du Gabon et « Engrenage » du Congo participent à la compétition.
Ces rapprochements peuvent déboucher sur des coproductions. Ils permettent de partager les coûts de production, les compétences techniques et les réseaux de distribution. Ils peuvent également faciliter l’accès à plusieurs marchés lorsqu’un film est conçu dès le départ pour circuler dans plusieurs pays. Pour le Cameroun, l’enjeu est important. Ses producteurs disposent d’un vivier de créations, mais restent confrontés à la question de la taille du marché intérieur. Une œuvre capable de trouver des débouchés en RDC, au Congo, au Gabon, en Côte d’Ivoire ou au Sénégal élargit mécaniquement son potentiel commercial.
Le financement reste le principal verrou
La question ne se limite toutefois pas à produire davantage de films. Il faut pouvoir les financer. Lors d’un panel à la 29e édition des Ecrans noirs, consacré à l’industrie cinématographique camerounaise, la Société Commerciale de Banque a rappelé que la passion ne suffit pas pour obtenir un crédit. « Ce que nous attendons, ce sont des projets financièrement viables, avec des échéanciers de remboursement et des délais de rentabilité », a expliqué un représentant de la banque.
L’exemple donné est celui d’un film dont le budget atteint 300 millions de FCFA, soit environ 480 000 dollars. Pour convaincre une banque, le producteur doit présenter un plan d’affaires précis. Celui-ci doit notamment identifier les sources de revenus, le calendrier de récupération de l’investissement et les modalités de remboursement.
Le problème est structurel. Le Cameroun ne dispose pas d’un fonds national consacré à la production cinématographique. Les producteurs s’appuient encore largement sur des subventions, des bailleurs ou leurs ressources personnelles. Les banques commerciales restent prudentes face aux risques liés à la piraterie, au manque de garanties et à la difficulté de tracer les revenus générés par les films. Cette situation limite les capacités d’investissement d’une industrie qui cherche pourtant à changer d’échelle.
Le marché du film au cœur du dispositif
Écrans Noirs entend précisément agir sur cette équation. Le festival ne se limite pas aux compétitions. Son colloque international constitue un espace de réflexion sur les défis et les perspectives du cinéma africain. Universitaires, chercheurs, critiques, journalistes, professionnels, bailleurs de fonds et acteurs du secteur y échangent autour des enjeux de l’industrie. Le marché du film constitue un autre maillon. Diffuseurs, producteurs, chaînes de télévision et réalisateurs, notamment d’Afrique centrale, peuvent s’y rencontrer.
Cette fonction économique correspond à la vision défendue par son fondateur, Bassek Ba Kobhio, décédé le 12 mai 2026 à Yaoundé. Pour lui, le festival devait également servir de cadre à la réflexion et à la structuration du cinéma africain. « Écrans Noirs agit comme un pont entre créateurs et financiers. Le dialogue entre les deux secteurs est nécessaire pour que le cinéma soit financé comme n’importe quelle autre industrie », avait-il déclaré.
Transformer un film en actif commercial
Pour accéder au financement, les producteurs doivent désormais présenter leurs œuvres comme de véritables projets économiques. Les banques demandent notamment l’enregistrement des droits de propriété intellectuelle, des accords de distribution et des états financiers audités.
Cette évolution change la relation entre création et finance. Le film n’est plus seulement considéré comme une œuvre culturelle. Il devient aussi un actif dont il faut identifier les revenus potentiels, les marchés, les risques et le calendrier de rentabilité. Certains prêteurs commencent d’ailleurs à former leurs équipes pour mieux comprendre les cycles de production et les risques propres à l’audiovisuel.
À l’échelle africaine, de nouveaux mécanismes apparaissent. Afreximbank a lancé en 2025 le programme Creative Africa Nexus, CANEX, avec une enveloppe annoncée d’un milliard de dollars sous forme de prêts, d’investissements en capital et de garanties destinés notamment aux projets cinématographiques et audiovisuels. L’objectif est de réduire le risque supporté par les financeurs et de faciliter l’accès des entreprises créatives au crédit.
Le Nigeria montre déjà le potentiel d’un marché structuré. Son industrie cinématographique, portée par Nollywood, attire des capitaux privés et bénéficie de mécanismes publics. Elle est estimée à plusieurs milliards de dollars.
Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 02/10/2026
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Digitalisation de l’agriculture : Le Centre mondial de l’agroforesterie va présenter 27 300 échantillons

Une opération de collecte, d’analyse et d’interprétation sera effectuée dans 5 régions du pays afin de cartographier 1,4 millions d’hectares de terre.
Le Cameroun envisage de passer progressivement d’une agriculture fondée principalement sur l’expérience et l’observation, à une agriculture davantage éclairée par les données, la connaissance scientifique et les outils numériques. A travers cette digitalisation de l’agriculture, le pays voudrait se mettre au niveau des standards internationaux.
C’est dans ce contexte que le pays vient de lancer grâce au ministère en charge de l’Agriculture et celui en charge des Postes et télécommunications, une opération de collecte, d’analyse et d’interprétation des échantillons de sols géoréférencés afin d’alimenter la plateforme interactive sur la cartographie et la fertilité des sols cultivables à travers le pays. Ceci se passe dans le cadre du Projet d’accélération de la transformation numérique au Cameroun (Patnuc).
En effet, il s’agit pour le gouvernement du Cameroun de répondre aux questions : quand produire ? où produire ? quoi produire ? comment produire ? et surtout pour quel rendement ? Le journal Cameroon Tribune informe que, si tout se passe bien, dans 5 mois, les 91 personnes commises à la tâche et conduites par le Centre mondial de l’agroforesterie (ICRAF) vont livrer les 27 300 échantillons de sols cultivables dans les régions de l’Adamaoua, du Nord, de l’Extrême-Nord, du Sud-Ouest et du Nord-Ouest.
Lors de la cérémonie tenue hier jeudi 1er octobre 2026 à Yaoundé, Minette Libom Li Likeng, ministre en charge des Postes et télécommunications (Minpostel) a expliqué que le secteur agropastoral est celui qui a le plus intégré le numérique dans ses activités jusqu’ici. «Le secteur agricole occupe une place essentielle dans notre économie et dans la vie de nos populations. Mais pour produire davantage et mieux, il faut d’abord mieux connaitre nos sol» a expliqué la Minpostel.
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Modernisation du marché sous-régional : Douala va abriter le premier forum de notation financière

Les travaux organisas par Geneva Investment Corporation visent à créer un cadre de dialogue entre le régulateur, les investisseurs, les institutions financières, les entreprises et les experts du marché financier.
Du 28 au 29 octobre 2026, la ville de Douala, capitale économique du Cameroun va abriter va abriter le premier forum régional de notation financière. L’évènement sera organisé par Geneva Investment Corporation (GIC Rating), première agence de notation financière agréée par la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique Centrale (COSUMAF).
L’objectif du forum qui a pour thème : « La notation financière : un levier de transparence et d’attractivité pour les Etats et les entreprises de la zone CEMAC» est de faire de la notation financière, un levier central de transparence, de confiance et d’attractivité pour les émetteurs publics et privés de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC).
Il s’agit pour GIC Rating de créer un cadre de dialogue entre le régulateur, les investisseurs, les institutions financières, les entreprises et les experts du marché financier. Dans le cadre du Projet d’appui au marché financier unifié d’Afrique Centrale (PAMFUAC), la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) a mis en place des dispositifs pour encourager les entreprises et institutions financières à s’introduire à la Bource des valeurs mobilières d’Afrique Centrale (BVMAC).
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