Connect with us

Actualités locales

Cemac : le taux de créances en souffrance des banques recule de 17,4 % à 15,4 % en un an

Published

on

Cemac : le taux de créances en souffrance des banques recule de 17,4 % à 15,4 % en un an
Spread the love

(Investir au Cameroun) – Le taux de créances en souffrance dans les banques de la Cemac – Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA – est revenu à 15,4 % des crédits bruts à fin juin 2026, contre 17,4 % un an auparavant. Cette baisse de deux points de pourcentage traduit une amélioration de la qualité du portefeuille de crédits des établissements bancaires de la sous-région, selon le rapport de politique monétaire publié par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) le 30 septembre 2026.

« La qualité du portefeuille de crédits des banques de la CEMAC s’est améliorée de 2,0 points de pourcentage sur un an, le taux de créances en souffrance s’étant réduit à 15,4 % des crédits bruts au terme du mois de juin 2026, contre 17,4 % un an plus tôt », indique la banque centrale.

Rapportée à son niveau de juin 2025, la baisse du ratio atteint environ 11,5 %. Mais cette évolution ne signifie pas nécessairement que le montant nominal des créances en souffrance a diminué. Le ratio mesure leur poids dans l’ensemble des crédits bruts et peut donc reculer si les crédits distribués progressent plus rapidement que les créances dégradées. La BEAC ne précise pas, dans son rapport de septembre, le montant de ces créances à fin juin 2026.

Selon la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), les créances en souffrance regroupent les créances immobilisées, les créances impayées et les créances douteuses.

« Les créances immobilisées sont des créances échues depuis plus de trois mois, mais dont le recouvrement final, sans être compromis, ne peut être effectué immédiatement. (…) Les créances impayées sont des sommes non payées à l’échéance normale. (…) Les créances douteuses sont des concours de toute nature, même assortis de garantie, qui présentent un risque probable de non-recouvrement total ou partiel », détaille le régulateur bancaire.

Ces créances obligent notamment les établissements à constituer des provisions en fonction du niveau de risque de non-recouvrement. Une dégradation du portefeuille peut ainsi peser sur leurs résultats et, selon son ampleur, sur leurs fonds propres et leurs ratios prudentiels.

Un stock multiplié par près de quatre entre 2012 et 2022

L’amélioration constatée à fin juin intervient après une forte progression des créances en souffrance sur longue période. Selon la Revue de stabilité financière 2022 de la BEAC, leur encours avait atteint 1 917,9 milliards de FCFA à fin 2022, contre 495 milliards de FCFA en 2012.

En dix ans, le stock avait ainsi été multiplié par près de quatre. Rapportées aux crédits bruts, les créances en souffrance représentaient 18,3 % du portefeuille des banques en 2022, contre environ 9 % en 2012.

À fin 2024, la Cobac évaluait leur encours à 2 024 milliards de FCFA, soit 16,2 % des crédits bruts. Le maintien de ce ratio à des niveaux élevés fait des créances en souffrance l’un des principaux indicateurs suivis pour apprécier la qualité des actifs bancaires dans la sous-région.

Arriérés publics et gestion du risque

Dans ses analyses sur la dégradation de la qualité des portefeuilles bancaires, la BEAC distingue des facteurs conjoncturels et structurels.

Sur le plan structurel, la banque centrale pointe notamment des insuffisances dans les dispositifs de gestion des risques et de gouvernance de certains établissements de crédit. Elle relève en particulier une concentration des efforts sur le développement commercial au détriment, dans certains cas, d’une analyse suffisamment rigoureuse du risque de crédit.

Sur le plan conjoncturel, la BEAC cite la fragilisation des équilibres budgétaires des États et les ralentissements de l’activité économique. L’accumulation d’arriérés de paiement publics peut notamment affecter la trésorerie des entreprises créancières de l’État et, par ricochet, leur capacité à honorer leurs échéances bancaires.

Le recul du taux de créances en souffrance à 15,4 % en juin 2026 constitue donc une amélioration de la qualité relative du portefeuille des banques. Les données publiées par la BEAC ne permettent toutefois pas encore de déterminer si cette amélioration s’accompagne d’une baisse du stock nominal des créances en souffrance.

BRM

Lire aussi:

28-07-2025 – Cemac : le Cameroun cumule jusqu’à 81% des créances en souffrance du secteur de la microfinance en 2024 (BEAC)

27-06-2025 – Cemac : le portefeuille des banques dégradé par 17 % de créances en souffrance

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

Décès de Clément Atangana : son fils aîné revient sur les dernières heures de son hospitalisation à Paris

Published

on

Spread the love

Victor Atangana, fils aîné du défunt président du Conseil constitutionnel du Cameroun, est revenu sur les dernières heures de l’hospitalisation de son regretté père à […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

3 500 personnes bénéficient du don du couple présidentiel remis par Paul Atanga Nji

Published

on

3 500 personnes bénéficient du don du couple présidentiel remis par Paul Atanga Nji
Spread the love

C’est environ 650 ménages, donc 3500 personnes, qui ont bénéficié du don présidentiel ce lundi à l’esplanade de la préfecture de Bamenda.

C’est dans une ambiance de fête que Bamenda a accueilli le Ministre de l’Administration Territoriale. Arrivé à Bamenda le dimanche 4 octobre 2026 pour une visite de travail dans la région du Nord-Ouest, Paul Atanga Nji a entamé son programme ce lundi à l’esplanade de la préfecture. Une première étape placée sous le signe de la solidarité nationale.

Dès l’entrée de la préfecture, le ton est donné. Les jeunes du Service civique national de participation au développement forment une haie d’honneur. Drapeaux tricolores en mains pour les uns, rameaux de l’arbre de la paix pour les autres.

Derrière eux, la foule. Compacte, colorée, bruyante. Composée en grande majorité de femmes, venues nombreuses des sept départements. Chants, youyous stridents, applaudissements nourris pour accompagner le ministre jusqu’à l’esplanade.

La phase protocolaire s’ouvre avec le mot de bienvenue du maire de la ville de Bamenda, Paul Achobong Tambeng, puis l’allocution du MINAT.

Face aux bénéficiaires, Paul Atanga Nji délivre le message du couple présidentiel : « Le Président Paul Biya et Madame Chantal Biya m’ont envoyé ici spécialement pour remercier les femmes du Nord-Ouest. »

Un double remerciement pour leur forte mobilisation lors de la réélection du Président de la République et pour leur engagement lors de la mobilisation pour l’accueil du Saint-Père.

Et c’est aux femmes que le MINAT a voulu confier ce don. Il justifie : « La vérité, c’est que les hommes vont prendre l’argent et aller boire, mais les femmes vont cuisiner pour la population. »

Au-delà des vivres, l’État a prévu un accompagnement global avec une enveloppe financière et une mesure forte : le transport gratuit pour tous les bénéficiaires afin de regagner leurs localités.

« C’est un processus qui va durer près d’un mois. Celles qui ne reçoivent pas aujourd’hui recevront demain ou après-demain », a-t-il assuré.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Actualités locales

Maurice Kamto dénonce les « transitions politiques à répétition » en Afrique

Published

on

Spread the love

Dans sa dernière réflexion de ce lundi 5 octobre, l’universitaire camerounais Maurice Kamto appelle à mettre fin aux transitions politiques successives sur le continent africain. […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici