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Cameroun : Un institut professionnel de la microfinance en gestation

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Cameroun : Un institut professionnel de la microfinance en gestation
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Le coût prévisionnel du projet est de 298 524 488 FCFA pour un délai d’exécution des travaux de 18 mois sous financement de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BEDEAC).

Louis Paul Motaze, ministre en charge des Finances (Minfi) a récemment lancé un avis d’appel d’offres international ouvert pour le recrutement d’un consultant en vue de la mise en place d’un institut professionnel de la microfinance au Cameroun.

Il est prévu une phase initiale d’une durée de 9 mois pendant lesquels le consultant va élaboré le plan de travail y compris l’évaluation des coûts, le programme de communication, la préparation des unités de formation, le programme de formation et la mise en œuvre de l’institut.

La deuxième phase (phase pilote) d’une durée de 9 mois également, pendant lesquelles le consultant appliquera pratiquement et révisera le model développé dans la première phase. Le communiqué du Minfi précise que le consultant précédera à l’évolution dudit modèle en se basant sur les résultats obtenus puis il améliorera l’approche et le plan de travail, de même il doit évaluer le budget pour une mise en œuvre optimale et efficace du projet.

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Congo-Cameroun : doubles retrouvailles, sur fond de revanches

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Congo-Cameroun : doubles retrouvailles, sur fond de revanches
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Ce 29 septembre 2026 au soir, Congo-Cameroun est une confrontation entre les 134ème et 44ème mondiales de football. Et donc a priori, une confrontation déséquilibrée, en faveur du Cameroun. Mais pour David Pagou, « le favori c’est sur le papier, et le meilleur c’est sur le terrain». Le sélectionneur des Lions indomptables a déjà compris que le match se joue sur le terrain et non sur des calculs basés sur quelques études, quels qu’ils soient. Et Claude Le Roy lui aussi, a la même conception : « la vérité c’est sur le terrain». C’est que, « contre le Cameroun, si on regarde les statistiques, le débat paraît inégal. Mais dans le football, les résultats des statistiques et la vérité du terrain sont deux choses différentes». Les deux patrons des bancs de touches s’accordent ainsi à ne pas s’attarder sur l’histoire et les chiffres.

Mais le Cameroun en descendra sur la pelouse, pourra se souvenir de la demi-finale de la Can 1972. Au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, les Diables rouges avaient éliminé le pays organisateur sur la plus petite des marques. Une défaite lourde de conséquences pour le monde du football camerounais. L’histoire raconte que le président Ahmadou Ahidjo fera payer le prix de l’échec à ses collaborateurs impliqués de près ou de loin dans cette débâcle. C’est de là que naitront la sélection nationale sous l’appellation Lions indomptables. Le Cameroun a l’occasion de prendre sa revanche en terre congolaise, devant le peuple congolais.

Sénégal 1992

Ce sont des retrouvailles entre Claude le Roy et le Cameroun. Le technicien français a entraîné le Cameroun deux fois déjà. Une première fois entre 1986 et 1988, avec à la clé un trophée de Can, après une finale perdu deux ans plus tôt. Dix ans plus tard, l’homme reviendra pour conduire les Lions indomptables à la Coupe du monde 1998. Un épisode amer pour le Cameroun. L’arbitrage jouera contre le Cameroun, et le pays retournera à la maison au premier tour. Le technicien français retrouve le Cameroun en face comme technicien, après une première fois lors de la Can 1992. Conduisant les Lions de la Téranga, l’ancien entraîneur des Lions indomptables avait proposé un défi contre la sélection du Cameroun qu’il croyait connaître. La réalité du terrain l’avait rattrapé. Le Cameroun avait éliminé le pays organisateur (0-1, but d’Ernest Ebongue) en quart de finale. On comprend qu’il soit un peu plus prudent aujourd’hui.

Pour le choc de demain soir, David Pagou qui ne cesse de rappeler aux joueurs que « personne n’a sa place assurée dans cette équipe », selon fera Samuel Kotto, se passera des services de Christiane Kofane, blessé. En revanche, le gardien qui a entamé la campagne préparatoire, à savoir Blondy Nna Nounkeu, sera encore dans les buts camerounais. Simon Ngapandouetnbu poursuivra encore au banc de touche.

Au stade Alphonse-Massamba-Débat de Brazzaville ce soir, les deux sélections se livrent à une confrontation des plus déterminantes. Après avoir perdu la première journée contre les Brave Warriors de Namibie, les Diables rouges sont condamnés à remporter la partie, pour rester dans la course pour une place à la Can 2027. En face, le Cameroun qui, sur papier est le meilleur du groupe, a une image à défendre. Malgré la victoire contre les Cœlacanthes, les Lions indomptables restent deuxième du groupe D, derrière les Brave Warriors.

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Ecobank engage 2,6 milliards de dollars d’ici 2030 en faveur des entreprises féminines et de l’agrobusiness

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Ecobank engage 2,6 milliards de dollars d’ici 2030 en faveur des entreprises féminines et de l’agrobusiness
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Ecobank Group a annoncé ce 24 septzmbre 2026 son engagement à mobiliser 2,6 milliards de dollars de prêts d’ici 2030, dont 2 milliards pour les entreprises dirigées par des femmes via son programme Ellevate et 600 millions pour les PME agricoles. L’annonce a été faite à Lomé, lors de la conférence de presse Ecobank@40, qui a clôturé le quarantième anniversaire du groupe panafricain, présent dans 34 marchés africains.

Ecobank Group a annoncé un engagement de prêts ciblés de 2,6 milliards de dollars d’ici 2030, répartis entre les entreprises dirigées par des femmes et les chaînes de valeur agricoles. L’annonce a été faite à Lomé, lors de la conférence de presse Ecobank@40, qui a clôturé les célébrations du quarantième anniversaire du groupe panafricain, présent dans 34 marchés africains.

Le programme Ellevate by Ecobank se voit assigner un portefeuille de prêts en cours de 2 milliards de dollars dédié aux femmes entrepreneures à l’horizon 2030. Le groupe indique avoir déjà accompagné plus de 110 000 entreprises dirigées par des femmes. Il prévoit de porter sa base de clients enregistrés à 400 000 entreprises formelles et d’ouvrir des voies de financement à un million de micro-entrepreneures. Le dispositif s’appuiera sur des facilités de crédit non garanties et partiellement garanties, adossées à des partenariats de garantie avec des institutions de financement du développement. Les secteurs visés sont l’agrobusiness, l’éducation et la santé.

Le second volet porte sur 600 millions de dollars de prêts en cours réservés aux PME du secteur agricole d’ici 2030. L’initiative couvre l’ensemble de la chaîne « de la ferme à la table » : agriculteurs, agrégateurs, transformateurs, prestataires logistiques, négociants et exportateurs. Elle privilégie l’agriculture intelligente face au climat, les canaux de paiement numériques dans les chaînes d’approvisionnement rurales et le financement structuré du commerce.

Les deux engagements s’appuient sur l’Ecobank Single Market Trade Hub, une place de marché numérique qui relie plus de 60 000 entreprises à travers l’Afrique. Associé à l’infrastructure de paiement panafricaine du groupe, cet outil doit donner aux agripreneures et aux PME commerciales un accès direct à des acheteurs et fournisseurs transfrontaliers, ainsi qu’à des paiements multidevises, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

La mise en œuvre repose sur quatre piliers. Le premier est l’élargissement du crédit et la réduction des risques, avec du capital de roulement, des prêts commerciaux et des financements d’investissement soutenus par des garanties d’institutions de financement du développement et des mécanismes de partage des risques. Le deuxième concerne le commerce transfrontalier et la ZLECAf, avec la mise en relation directe des producteurs agricoles et des femmes entrepreneures avec les chaînes d’approvisionnement régionales via le Trade Hub. Le troisième porte sur la numérisation des chaînes de valeur, à travers des outils de paiement, d’encaissement et de microcrédit numériques destinés à formaliser les petites entreprises et à améliorer la transparence des transactions. Le quatrième couvre le renforcement des capacités et l’intégration des critères ESG, avec des formations en gestion d’entreprise, préparation à l’export, leadership et agriculture durable.

« Nous utilisons la conclusion de notre 40e anniversaire comme un tremplin stratégique pour le prochain chapitre économique de l’Afrique », a déclaré Jeremy Awori, directeur général d’Ecobank Group. « L’Afrique ne peut pas s’industrialiser en finançant uniquement les récoltes, ni atteindre son plein potentiel tant que les femmes font face à des déficits structurels de capital. En engageant 2 milliards de dollars pour les femmes entrepreneures et 600 millions de dollars pour les chaînes de valeur agricoles, nous faisons du financement sensible au genre et de la souveraineté alimentaire les principaux moteurs de la croissance africaine. »

Ces engagements s’inscrivent dans la vision fondatrice d’Ecobank, établie il y a quarante ans à Lomé : celle d’une banque africaine, bâtie par des Africains, au service du développement économique et de l’intégration financière du continent.

Par Jean Luc FASSI
Défis Actuels du 28/09/2026

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Cameroun-FMI : Se préparer à un nouveau programme d’ajustement structurel

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Louis-Marie KAKDEU

Le syndrome des années triste de 1990. Le gouvernement camerounais négocie actuellement avec le FMI un nouvel accord de financement pour la période 2026-2029. Si l’expression « ajustement structurel » a officiellement disparu du vocabulaire du FMI depuis les années 2000, la logique qui la sous-tend (discipline budgétaire, réformes conditionnées, décaissements progressifs) reste bien celle qui se dessine à Yaoundé. Je vous l’explique :

Qu’est-ce qu’un programme d’ajustement structurel ?

Le terme « programme d’ajustement structurel » (PAS) est né dans les années 1980, lorsque le FMI et la Banque mondiale ont commencé à conditionner leurs prêts aux pays en défaut de paiement à la mise en œuvre de réformes économiques profondes : réduction des dépenses publiques, dévaluation ou ajustement du taux de change, privatisation des entreprises d’État, libéralisation des prix et du commerce, réduction de la fonction publique (licenciement massif ou compression).

Le Cameroun lui-même a connu deux de ces programmes dans les années 1990 (PAS I et PAS II), dans le sillage de la crise économique consécutive à la chute des cours du pétrole et à la dévaluation du franc CFA de 1994.

Ces programmes ont laissé une réputation sociale très lourde en Afrique au point que le FMI a officiellement abandonné l’expression au début des années 2000. L’institution parle désormais de « Facilité élargie de crédit » (FEC), de « Mécanisme élargi de crédit » (MEDC) ou de « Facilité pour la résilience et la durabilité » (FRD).

Le principe demeure toutefois similaire : un pays reçoit un appui financier échelonné, décaissé par tranches après des « revues » trimestrielles ou semestrielles qui vérifient l’atteinte d’objectifs chiffrés (déficit budgétaire, dette, réserves de change) et la mise en œuvre de « repères structurels », c’est-à-dire des réformes précises de gouvernance, de fiscalité ou de gestion des finances publiques. C’est cette conditionnalité, plus que l’étiquette elle-même, qui justifie qu’on parle encore aujourd’hui, dans le débat public, de « nouvel ajustement structurel » pour désigner ce type d’accord.

Le Cameroun semble n’avoir pas de choix

C’est précisément ce type d’accord que le Cameroun s’apprête à renégocier. Le précédent programme, couplant FEC et MEDC, approuvé en 2021 pour un montant de 483 millions de DTS (environ 390 milliards de FCFA de nos jours), s’est achevé après une septième revue conduite par une mission du FMI. Depuis la fin de ce programme, en juillet 2025, le Cameroun n’a pas signé de nouvel accord, alors même que le pays y avait recours de façon quasi continue depuis 2017.

Le sujet est désormais éminemment politique. Une décision issue du Conseil de cabinet présidé le 30 octobre 2025 par le Premier ministre dit que la conclusion d’un nouveau programme économique et financier pour la période 2026-2029 doit être soumise à l’arbitrage du président Paul Biya. L’on attend toujours cet arbitrage comme l’on attend le nouveau gouvernement de Paul Biya.

Le ministre des Finances en poste plaide ouvertement pour la reconduction du partenariat avec l’institution de Bretton Woods, un enjeu d’autant plus pressant que les deux programmes conduits entre 2017 et 2025 ont permis au pays de mobiliser environ 2 600 milliards de FCFA d’appuis budgétaires.

Les indicateurs macroéconomiques expliquent cette urgence. Le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme (DPEB) 2027-2029, soumis au Parlement, indique que le bouclage financier des budgets de ces trois exercices repose sur les appuis attendus d’un nouvel accord avec le FMI, appuis qui couvriraient près de 30 % du déficit budgétaire global projeté pour 2027.

Le contexte financier s’est par ailleurs tendu : l’agence Moody’s a abaissé, le 21 août 2026, la note souveraine du Cameroun à « Caa1 », une notation correspondant à un risque de crédit élevé, tandis que la dette publique s’alourdit en 2026. Le gouverneur de la BEAC a de son côté alerté sur une baisse accélérée des réserves de change de la zone entre juin et août 2025, liée notamment à la fin des appuis budgétaires du FMI.

Sur le terrain diplomatique, les échanges se sont intensifiés ces dernières semaines. Le 17 septembre 2026, le Minepat a reçu une délégation du FMI dans le cadre d’une mission d’évaluation portant sur la situation macroéconomique du pays et la Stratégie nationale de développement 2020-2030.

Le FMI a par ailleurs bouclé, début 2026, sa consultation au titre de l’article IV, un exercice d’évaluation régulier distinct d’un programme financier, mais qui en dessine souvent les contours : les services du Fonds y pointent une détérioration attendue du déficit primaire hors pétrole à environ 2,6 % du PIB, contre un objectif de 1,4 %, ainsi qu’une contre-performance des recettes non pétrolières, et appellent à des réformes structurelles portant notamment sur l’accès au financement du secteur privé.

Deux scénarios, un choix politique

Toutes les options ne sont cependant pas fermées. Selon le ministre des finances, deux hypothèses s’offrent au pays : renoncer purement et simplement au FMI, ce qui donnerait au gouvernement davantage de marge de manœuvre sur des décisions jusque-là soumises à l’accord préalable de l’institution, et aller au FMI pour ne pas perdre des financements concessionnels qui y sont associés. Il faut que le Président Paul Biya se décide !

Les prochaines semaines diront si Yaoundé et Washington parviennent à un accord avant l’échéance budgétaire de 2027. Mais que l’étiquette soit ou non celle d’un « ajustement structurel », la mécanique qui s’annonce s’inscrit dans la continuité directe de ce que ce terme a toujours désigné.

Que les Camerounais s’apprêtent à serrer la ceinture !

Louis-Marie KAKDEU MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président National du SDF

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