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Électricité : quatre groupements se partagent 1,43 milliard de FCFA pour 20 000 branchements à Yaoundé

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Électricité : quatre groupements se partagent 1,43 milliard de FCFA pour 20 000 branchements à Yaoundé
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(Investir au Cameroun) – Le Programme de réformes du secteur de l’électricité au Cameroun (PRSEC) a attribué à quatre groupements d’entreprises des marchés d’un montant cumulé de 1,428 milliard de FCFA TTC pour réaliser 20 000 branchements électriques monophasés et triphasés dans la ville de Yaoundé. La décision d’attribution, signée le 14 septembre 2026, a été publiée le lendemain par l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP).

Les travaux sont répartis en quatre lots de 5 000 branchements chacun. Le premier, d’un montant de 362,25 millions de FCFA, revient au groupement Sprint Pay Cameroon SA/Financial Holding Company Sarl/Dada Contractors Sarl. Cœur d’Afrique/Eya et Compagnie Sarl obtient le deuxième pour 360,66 millions de FCFA. Ets Kfex/Alu.Metal Cameroun décroche le troisième pour 353,11 millions de FCFA et BNG Sarl le quatrième pour 352,11 millions.

Selon les calculs d’Investir au Cameroun, le coût moyen ressort à environ 71 400 FCFA par branchement. Le montant cumulé des quatre marchés, soit 1,428 milliard de FCFA, est inférieur de 50,74 millions de FCFA, ou 3,4 %, au coût prévisionnel de 1,479 milliard de FCFA annoncé lors du lancement de l’appel d’offres.

Fourniture, pose et activation des compteurs

Les prestations ne se limitent pas au raccordement physique des nouveaux abonnés. Le dossier d’appel d’offres prévoit également la fourniture des matériels et accessoires de branchement, la pose et le raccordement des kits de comptage monophasés et triphasés ainsi que l’activation des compteurs.

Un branchement monophasé, généralement utilisé par les ménages, fonctionne avec une seule phase et convient aux besoins électriques courants. Le triphasé permet de desservir des installations nécessitant davantage de puissance, notamment certains ateliers, équipements professionnels et unités industrielles.

Les documents consultés ne précisent toutefois ni la répartition des 20 000 branchements entre monophasé et triphasé, ni les quartiers de Yaoundé qui seront desservis.

Les quatre entreprises disposent d’un délai contractuel de huit mois. Mais ce délai ne court pas à partir de la décision d’attribution : il commence à la notification de l’ordre de service prescrivant le démarrage des prestations.

Le marché a été lancé le 3 juin 2026 suivant une procédure d’urgence. Il est financé par l’appui budgétaire du Programme axé sur les résultats (PforR) de la Banque mondiale pour les exercices 2026 et suivants.

Un calendrier qui dépasse l’échéance initiale de septembre 2026

Ces 20 000 branchements représentent 40 % de l’objectif d’au moins 50 000 nouveaux branchements supplémentaires que le gouvernement avait annoncé vouloir réaliser d’ici au troisième trimestre 2026 dans les villes de Yaoundé, Douala et Bafoussam.

Mais l’attribution des marchés de Yaoundé intervient le 14 septembre, à quelques jours de la fin de ce troisième trimestre. Avec un délai d’exécution pouvant aller jusqu’à huit mois à compter des ordres de service, les 20 000 branchements faisant l’objet de ces marchés ne peuvent donc pas tous être réalisés dans l’échéance initialement annoncée si les entreprises utilisent la totalité du délai contractuel. Les documents publiés ne précisent pas la part de l’objectif de 50 000 branchements déjà exécutée à travers d’autres marchés.

Le gouvernement avait inscrit cette opération dans son plan d’actions du secteur électrique, qui prévoit également l’installation de compteurs communicants, le renforcement des postes électriques et la densification des réseaux de distribution.

Les statistiques disponibles montrent par ailleurs que les indicateurs d’accès à l’électricité varient selon les sources et les périodes. Le gouvernement a récemment avancé un taux national de 74 %, tandis que la cinquième Enquête camerounaise auprès des ménages (ECAM5), qui mesure la situation en 2022, l’établit à 60,2 %, contre 58,4 % en 2014. Cette enquête relève surtout un écart important entre les villes, où le taux atteint 87,6 %, et les zones rurales, où il n’est que de 28,4 %.

Frédéric Nonos

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Douanes : le secteur Sud II, qui couvre le port de Kribi, cumule 162,9 milliards de FCFA de recettes en 2026

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Douanes : le secteur Sud II, qui couvre le port de Kribi, cumule 162,9 milliards de FCFA de recettes en 2026
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(Investir au Cameroun) – Le secteur des Douanes du Sud II, circonscription qui couvre notamment le port en eau profonde de Kribi, a mobilisé 162,9 milliards de FCFA de recettes depuis le début de l’année 2026, selon des données du Port autonome de Kribi (PAK) consultées par Investir au Cameroun. Ce montant représente 48,6 % des 335,4 milliards de FCFA collectés par ce secteur sur l’ensemble de l’année 2025.

La progression des recettes douanières accompagne la montée en charge du port depuis le démarrage de son exploitation commerciale en mars 2018. Les recettes du Sud II sont passées de 15,7 milliards de FCFA cette année-là à 335,4 milliards en 2025. Sur la période 2018-2025, leur cumul dépasse 1 200 milliards de FCFA.

Pour janvier 2026, le PAK avait annoncé environ 35 milliards de FCFA de recettes douanières. Les objectifs assignés au secteur restent élevés au fil de l’année. La Direction générale des douanes lui demandait par exemple de mobiliser 36,4 milliards de FCFA en mars et 35,9 milliards en avril.

Cette contribution place le Sud II parmi les principales circonscriptions douanières du pays, derrière le Littoral I, qui couvre le complexe portuaire de Douala.

À l’échelle nationale, la loi de finances 2026 table sur 1 243,2 milliards de FCFA de recettes douanières, contre un objectif de 1 144 milliards en 2025, soit une augmentation de 99,2 milliards de FCFA ou 8,7 %.

Le début de l’année a cependant été moins favorable pour l’administration douanière dans son ensemble. Entre janvier et mars 2026, les recettes nationales se sont établies à 260,9 milliards de FCFA, contre 292,4 milliards attendus. Le taux de réalisation ressort ainsi à 89,2 %, pour un déficit de collecte de 31,5 milliards de FCFA.

555 398 EVP traités en 2025

La progression de Kribi se retrouve dans les statistiques portuaires. En 2025, le port a enregistré 559 escales et manutentionné 555 398 équivalents vingt pieds (EVP), contre 304 546 EVP en 2024, soit une hausse d’environ 82 %. Le PAK indique que ce volume représente désormais 37,5 % du trafic conteneurisé national.

Cette accélération intervient après la mise en exploitation, en mai 2025, de la phase II du port, qui a accru les capacités du terminal à conteneurs.

Selon les données du PAK consultées par Investir au Cameroun, 275 escales ont été enregistrées entre janvier et mai 2026, avec 339 000 EVP manutentionnés et environ 3 millions de tonnes de marchandises traitées hors transbordement.

La progression du trafic et celle des recettes douanières évoluent parallèlement, mais les données disponibles ne permettent pas d’attribuer mécaniquement l’intégralité de l’augmentation des recettes au seul accroissement des volumes portuaires. Le rendement douanier dépend également de la valeur et de la nature des marchandises, des régimes fiscaux appliqués et de la structure des importations et exportations.

Ludovic Amara

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