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« Quelle ingratitude », la chanson qui refuse de mourir

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« Quelle ingratitude », la chanson qui refuse de mourir
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La disparition de Racine Sagath ravive les souvenirs d’une génération de mélomanes camerounais, mais aussi le souvenir d’une chanson devenue, au fil des années, un marqueur de la mémoire collective : « Quelle ingratitude ».

Dans un hommage consacré à l’artiste, le professeur Vincent Sosthène Fouda estime que Racine Sagath a laissé une empreinte qui dépasse largement sa carrière musicale. Il évoque notamment les années de jeunesse durant lesquelles « Quelle ingratitude » accompagnait les étudiants, les fêtes et les moments de convivialité.

« Nous pensions alors écouter simplement une chanson de notre jeunesse », écrit-il, soulignant que le titre allait finalement survivre à ceux qui l’avaient découvert à ses débuts.

Pour Vincent Sosthène Fouda, la longévité de cette chanson illustre la capacité de certaines œuvres musicales à franchir les générations. Les enfants et petits-enfants de ceux qui la chantaient autrefois continuent aujourd’hui de la découvrir et de la fredonner.

Lire l’hommage du Pr. Vincent Sosthène Fouda à Racine Sagath :

RACINE SAGATH : QUAND UNE CHANSON REFUSE DE MOURIR

Il y a des artistes qui font de la musique. Et puis il y a ceux qui, presque sans le savoir, écrivent une page de la mémoire d’un peuple.
Racine Sagath aura joué une belle et singulière partition dans la musique camerounaise. Nous étions étudiants, nous dansions, nous chantions, nous riions sous les accords de « Quelle ingratitude ». Nous pensions alors écouter simplement une chanson de notre jeunesse.

Nous ne savions pas que nous étions en train de faire entrer une œuvre dans l’éternité. Le temps a passé. Nos cheveux ont changé, nos vies ont pris d’autres chemins. Mais la chanson, elle, est restée debout.

Aujourd’hui, nos enfants la fredonnent. Nos petits-enfants la découvrent. C’est là que l’on mesure la grandeur d’un artiste : lorsque son œuvre survit à sa génération.

Racine Sagath avait peut-être compris, avant beaucoup d’autres, cette mystérieuse intemporalité de la musique. La vraie musique ne vieillit pas : elle voyage. Elle traverse les âges, les frontières et les générations. Elle est un chant de sirène dans la forêt comme en mer, dans le désert comme dans la savane. Elle s’insinue dans les mémoires et revient, longtemps après, réveiller ce que nous croyions oublié.

Une chanson peut être un refrain.
Une grande chanson devient un souvenir.

Et certaines chansons finissent par devenir un patrimoine affectif collectif.
Avec la disparition de Racine Sagath, c’est donc bien plus qu’un artiste que nous saluons. Nous saluons une voix de notre jeunesse, un compagnon de nos souvenirs et un fragment de la bande sonore de notre histoire.

À sa famille biologique, à son épouse, à ses enfants, à ses proches et à tous ceux qui ont partagé son chemin, j’adresse mes condoléances les plus attristées.

Que la terre lui soit légère.
Et que résonne encore longtemps sa musique, parce qu’au fond, un artiste ne meurt jamais tout à fait lorsque son œuvre continue de faire chanter les vivants.

Repose en paix, Racine Sagath.
Merci pour la musique. Merci pour les souvenirs. Merci pour l’éternité.

Prof. Vincent Sosthène Fouda

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Le MRC invite l’Union africaine, l’Onu à s’intéresser au Cameroun

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Le MRC invite l’Union africaine, l’Onu à s’intéresser au Cameroun
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Le parti de la Renaissance affirme que l’implication de ces organisations va empêcher une guerre civile au Cameroun.

Tiriane Babine Noah, la nouvelle présidente du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), a signé ce 28 octobre 2026 une déclaration en rapport avec le pays. Dans ladite déclaration, celle qui succède à Maurice Kamto à la tête du MRC affirme que le pays va mal.

« Le Cameroun va mal, très mal. Non seulement il n’est plus gouverné depuis des années, mais il est au bord d’une implosion générale… Alors que la situation est déjà critique, ceux qui le dirigent par effraction ont fomenté et exécuté un coup d’État constitutionnel le 14 avril 2026… Le Cameroun est en train de sombrer. L’Armée, « la grande muette », est devenue bavarde. Nombre de membres des forces de défense recourent désormais aux lanceurs d’alerte pour crier leur malaise ou dénoncer les injustices dont ils sont victimes », peut-on lire dans la déclaration.

Le MRC appelle l’Union africaine, l’ONU, les pays partenaires historiques du Cameroun, l’Union européenne à se mettre ensemble pour éviter une guerre civile dans le pays.

MRC

mrc

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Suspension du FSNC : une décision « arbitraire » selon Pierre Emmanuel Binyam

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Pierre Emmanuel Binyam, militant du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a dénoncé la suspension du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) […]

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Manaouda Malachie réclame un accès rapide aux vaccins candidats

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Manaouda Malachie réclame un accès rapide aux vaccins candidats
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Le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, a pris part, ce mercredi 28 octobre 2026, à la réunion ministérielle extraordinaire virtuelle d’Africa CDC sur Ebola, convoquée pour convenir de mesures collectives urgentes et renforcer la préparation des 55 États membres de l’Union africaine.

Lors du dialogue ministériel, il a exprimé la solidarité du Cameroun aux pays touchés, rappelant que le pays est en première ligne, avec près de 2 000 kilomètres de frontière avec le Nigeria et de nombreux échanges avec l’Afrique centrale. Le dispositif national est en alerte depuis le mois de mai et le gouvernement achève une feuille de route budgétisée pour les 90 prochains jours.

Le ministre a soulevé deux préoccupations. D’abord, l’absence de vaccin et de traitement homologués contre la souche Bundibugyo : il a demandé un accès rapide et équitable aux vaccins candidats, traitements expérimentaux et réactifs, avec un prépositionnement en Afrique centrale. Ensuite, le financement : « la préparation coûte bien moins que la riposte », a-t-il rappelé, appelant à des fonds rapidement mobilisables pour les pays de première ligne.

Le Cameroun s’engage à mettre en œuvre sa feuille de route, à partager sans délai toute alerte avec l’OMS et Africa CDC, et à renforcer la coopération transfrontalière, dans le respect du Règlement sanitaire international.

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