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CPPI 2025 : le port de Kribi perd 211,5 points en cinq ans et se classe 395e sur 400

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CPPI 2025 : le port de Kribi perd 211,5 points en cinq ans et se classe 395e sur 400
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(Investir au Cameroun) – Le port en eau profonde de Kribi occupe la 395e place sur les 400 ports classés dans le Container Port Performance Index 2025, publié en juin 2026 par la Banque mondiale avec S&P Global Market Intelligence. Son score tombe à −216,5 points, contre −5 en 2020, soit une perte de 211,5 points en cinq ans.

Un calcul effectué à partir de l’annexe statistique du rapport montre qu’il s’agit de la cinquième plus forte dégradation parmi les 317 ports disposant d’un score pour 2020 et 2025. Dans la région maritime « Afrique de l’Ouest » retenue par le CPPI, seul Conakry fait moins bien sur la période, avec une perte de 278,9 points.

Le recul de Kribi n’a pas été continu. Après −118 points en 2021, le port s’est redressé à −84 en 2022 puis à −62 en 2023. Son score s’est ensuite détérioré à −199 en 2024, avant d’atteindre son plus bas niveau en 2025.

Kribi se situe très en dessous de la moyenne 2025 de l’Afrique de l’Ouest, établie à −66,2 points, de celle de l’Afrique subsaharienne, à −72 points, et de celle des pays à revenu intermédiaire inférieur, à −9 points.

Un indice de temps d’escale, pas un taux de variation

Le CPPI mesure le temps passé au port par les porte-conteneurs, en tenant compte de la taille du navire et du nombre de mouvements effectués pendant l’escale. Les données proviennent principalement des signaux AIS, complétés par les informations portuaires et opérationnelles détenues par S&P Global Market Intelligence. Pour chaque port, le score final correspond à la moyenne d’un indice administratif et d’un indice statistique.

Le rapport décompose l’escale en temps d’arrivée, temps à quai et temps de départ, mais précise que le calcul du CPPI repose sur les temps d’arrivée et de séjour à quai. La méthode, les définitions et les règles d’agrégation ont été maintenues sur la série 2020-2025 afin de permettre les comparaisons dans le temps.

Le point zéro correspond à la moyenne mondiale de 2024, retenue comme référence. Un score négatif indique donc des temps de rotation plus longs que ce benchmark, mais les points de l’indice ne se convertissent pas directement en heures. Présenter le passage de −5 à −216,5 comme une baisse de plus de 4 200 % serait trompeur : le calcul repose sur une valeur initiale négative et très proche de zéro. La mesure pertinente est la perte de 211,5 points.

Pour Kribi, le CPPI repose sur 183 escales en 2025. L’annexe indique que les navires ont passé 47,3 % de leurs heures portuaires à quai. Cette proportion ne désigne pas exclusivement du temps productif : la Banque mondiale définit les heures à quai comme la période comprise entre l’amarrage complet et le largage des amarres, y compris les éventuels temps d’inactivité. Le rapport ne détaille pas, pour Kribi, la durée respective de l’attente au mouillage, des manœuvres, des opérations de manutention et des interruptions à quai.

Le PAK attribue le recul à la saturation du parc

Le rapport ne fournit aucune explication propre à Kribi. Sollicités par Investir au Cameroun, deux responsables du Port autonome de Kribi attribuent l’allongement des escales à la congestion du terminal à conteneurs exploité par Kribi Conteneurs Terminal (KCT).

Le premier met en cause les « temps morts » : attente avant l’accostage, démarrage tardif de la manutention ou interruption des opérations alors que le navire reste à quai. Il écarte un déficit d’équipements ou de compétences et affirme que les portiques de KCT atteignent régulièrement, voire dépassent, 24 mouvements de conteneurs par heure, un niveau qu’il présente comme un benchmark international. Le CPPI ne publie toutefois aucune donnée sur la productivité des portiques de Kribi permettant de vérifier cette affirmation.

Le second responsable pointe l’absence d’un Inland Container Depot, ou port sec. Une telle infrastructure permettrait de transférer hors du terminal maritime les conteneurs qui ne sont pas retirés après l’expiration du délai de franchise. Selon lui, ce projet était déjà envisagé en 2021, sur la base des prévisions de trafic, mais n’a pas abouti.

Il relie cette absence au lancement d’une extension de huit hectares du parc à conteneurs, engagée en 2026 pour libérer de nouvelles capacités de stockage. Il affirme également que le terminal a atteint « 100 % de congestion » en 2025, sans préciser si ce pourcentage correspond au taux d’occupation du parc, à une moyenne annuelle ou à un pic ponctuel.

Le PAK a publiquement fait état, le 30 juillet 2026, de difficultés opérationnelles, de lenteurs et de points de frictionsignalés par les commissionnaires en douane, sans publier d’indicateurs sur l’occupation du parc ou les délais d’escale.

Les retards de feeders prolongeraient le stockage

Les responsables interrogés citent aussi la progression du transbordement. Depuis la mise en exploitation officielle de la phase II, le 9 mai 2025, Kribi peut recevoir des navires de 400 mètres offrant une capacité proche de 24 000 EVP. Cette extension, chiffrée par le PAK à 793 millions de dollars, comprend 715 mètres de quai et une plateforme de 51 hectares.

Selon l’un des responsables, au moins un très grand porte-conteneurs fait désormais escale chaque mois et peut décharger plusieurs milliers de conteneurs destinés à être réexpédiés vers d’autres ports de la sous-région, notamment Douala. Un plan de service publié par CMA CGM en décembre 2025 confirme que Douala est desservi en relais par des navires feeders sur une ligne faisant escale à Kribi.

Les rotations de ces feeders sont organisées par les armateurs. Lorsqu’un navire chargé de reprendre les conteneurs arrive avec plusieurs jours ou plusieurs semaines de retard, les marchandises restent dans le parc. Les équipes doivent alors déplacer des conteneurs pour libérer des emplacements avant l’escale suivante.« Peu importe la productivité de vos portiques, ça peut être très difficile quand vous avez un yard qui est congestionné », résume la source.

Cette explication correspond à l’un des mécanismes décrits par la Banque mondiale : la saturation des espaces de stockage et les défauts de coordination avec l’arrière-pays peuvent ralentir le traitement des navires. Elle n’est cependant pas démontrée pour Kribi par le seul score CPPI. Il faudrait disposer des séries mensuelles sur l’attente au mouillage, l’inactivité à quai, l’occupation du parc, la durée de séjour des conteneurs et la ponctualité des feeders. Les informations disponibles ne précisent pas davantage le calendrier du port sec ni la date de mise en service des huit hectares supplémentaires.

Ludovic Amara

Lire aussi:

26-06-2026 – Port de Kribi: le bénéfice net franchit la barre des 4 milliards FCFA en 2025

30-06-2025 – Port de Kribi : la hausse du trafic à 12,7 millions de tonnes en 2024 génère un chiffre d’affaires de 35,3 milliards (+24%)

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les Jeunes Patriotes préparent une veillée pour célébrer les 44 ans de Paul Biya au pouvoir

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les Jeunes Patriotes préparent une veillée pour célébrer les 44 ans de Paul Biya au pouvoir
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L’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora s’apprête à rendre un vibrant hommage à l’homme du 6 novembre 1982, Son Excellence Paul Biya.

En conférence de presse le lundi 26 octobre 2026 à Ebolowa, Roger Davy Ella Enguele, le secrétaire général du bureau exécutif national de l’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora, a confié aux journalistes accrédités que l’initiative dans ses deux déclinaisons consiste dans un premier volet à organiser le 5 novembre 2026 une méga veillée de sensibilisation et de remobilisation des jeunes, des femmes et des hommes autour de la célébration du 44ᵉ anniversaire de l’accession à la magistrature suprême du président de la République Son Excellence Paul Biya au quartier Mbanga.

La deuxième articulation sera une séquence d’éducation au patriotisme et au loyalisme qui sera axée sur une orientation pour une ruée massive vers les urnes pour les élections municipales et législatives à venir dans la ville d’Ebolowa et ses environs.

Ces interventions, a précisé Roger Davy Ella Enguele, sont accompagnées et soutenues de bout en bout par les chefs des communautés anglophones, Bamileke, Haoussa, et les leaders des autres communautés des ressortissants des autres régions de l’Est, du Centre, du Littoral, du département de l’Océan qui ont souscrit entièrement à cette démarche. Car si Mbanga est un quartier cosmopolite, il reste également et pour toujours un bastion infranchissable du RDPC, donc une propriété exclusive de Son Excellence Paul Biya.

La pensée politique de Paul Biya

Lorsqu’il prête serment pour la première fois le 6 novembre 1982, Paul BIYA axe son action sur la démocratisation de la vie politique, la libéralisation sociale et économique, la rigueur dans la gestion, la moralisation des comportements et le renforcement de la coopération internationale.

Le nouveau chef de l’État décide d’asseoir son pouvoir sur la structure politique la mieux organisée de l’époque, l’ancien parti unique : l’Union Nationale Camerounaise (UNC). Il est élu président du Parti le 14 septembre 1983. Il organise ensuite une élection présidentielle anticipée et est élu Président de la République en janvier 1984, réélu en avril 1988 et en octobre 1992. Ce dernier scrutin est la première élection présidentielle au suffrage universel direct avec multiplicité de candidatures dans l’histoire du Cameroun. En novembre 1997 et en octobre 2004, il est réélu pour un mandat de sept ans.

Paul BIYA décide alors d’accélérer les réformes politiques pour engager résolument le pays dans la voie de la modernisation, la démocratisation et la participation du plus grand nombre au processus de prise de décision. En mars 1985, il redynamise l’UNC, lors d’un mémorable Congrès tenu à Bamenda, en réorganisant ses structures et en la rebaptisant Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).

Puis il encourage ses compatriotes à s’intéresser à la vie politique et à exprimer librement leurs idées. Il n’en fallait pas plus pour susciter un foisonnement d’initiatives de toutes tendances. Y compris au sein même de son propre parti, le RDPC. Paul BIYA dira plus tard : «le nom Rassablement Décmocratique du Peuple Camerounais (RDPC) n’est pas dû au hasard. Il s’agissait, en effet, d’abord, de rassembler, sans exclusive, nos concitoyens de bonne volonté, pour qui l’unité et la stabilité de notre pays sont les biens les plus précieux. Il s’agissait aussi de démocratiser une société politique qui avait eu sans doute ses mérites à un moment de notre histoire nationale, mais qui paraissait incapable d’évoluer. Il s’agissait enfin de rapprocher le pouvoir du peuple souverain, afin que celui-ci soit mieux associé à la conduite des affaires publiques . Ce sont ces objectifs que le RDPC s’est efforcé d’atteindre progressivement. D’abord en s’appliquant à lui-même les règles de pluralisme, ensuite, en donnant la parole à la base pour qu’elle puisse s’exprimer. C’est dire que lorsque le vent d’Est a abordé le rivage de l’Afrique, nous avions déjà entamé le processus démocratique« .

Le « vent d’Est » dont parle le chef de l’État stimule, en 1990, moult initiatives politiques de toutes colorations. Même si les premiers partis d’opposition ne sont reconnus et légalisés qu’en début février 1991, l’année 1990 marque l’apothéose du processus démocratique camerounais. Cette année-là, le Cameroun a renoué de manière irréversible avec la démocratie pluraliste.

C’est l’aboutissement du travail mené avec méthode, tact et réalisme par Paul BIYA dès son accession à la Magistrature suprême le 6 novembre 1982. Son expérience à la tête de l’État lui a permis de consolider les acquis démocratiques (élections pluralistes, Constitution moderne) et d’engager une profonde réforme de l’État. En outre, la paix et l’unité ont été préservées, voire renforcées.

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Le Pcrn invite Atanga Nji à reconsidérer sa décision de suspension du Fsnc

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Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, Christian Ndjock Nkongo, Secrétaire National aux Affaires Politiques aux Droits de l’Homme et aux Libertés du Parti camerounais […]

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« s’agit-il d’une mesure conservatoire ou d’une autre sanction s’ajoutant à celle de la justice ? », Tomaino Ndam Njoya

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« s’agit-il d’une mesure conservatoire ou d’une autre sanction s’ajoutant à celle de la justice ? », Tomaino Ndam Njoya
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Pour l’Union démocratique du Cameroun, la suspension du FSNC suscite des interrogations.

Par la plume d’Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya, l’Union démocratique du Cameroun (UDC) pose une série d’interrogations sur la suspension du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC). Ces interrogations démontrent une incompréhension de la décision prise par le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji. Ce dernier a suspendu le parti d’Issa Tchiroma Bakary pour une période de trois mois.

Les motifs avancés par le membre du gouvernement dans son arrêté sont l’appel à l’insurrection, l’atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, l’incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, des troubles graves à l’ordre public et la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.

Retrouvez ci-dessous le communiqué de l’UDC.

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