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BVMAC : Bamboo veut ouvrir une agence à Douala d’ici juin 2027 et sollicite 5 milliards de FCFA

(Investir au Cameroun) – La microfinance gabonaise Bamboo EMF annonce vouloir ouvrir une agence à Douala d’ici juin 2027, alors qu’elle sollicite 5 milliards de FCFA sur le marché financier de la Cemac pour développer son portefeuille de crédits. Ce calendrier a été communiqué le 9 septembre 2026 à Douala par son PDG, Yvan N’na Mboma, lors d’une présentation de l’opération aux investisseurs camerounais.
L’établissement prévoit de s’appuyer sur un réseau bancaire local pour proposer ses services au Cameroun. Il ne précise cependant ni le montant de l’investissement envisagé, ni l’identité de son partenaire, ni l’état d’avancement des autorisations nécessaires. Le projet camerounais ne figure pas non plus dans le résumé du document d’information publié par la BVMAC, qui mentionne plus largement une expansion progressive dans la Cemac.
L’emprunt obligataire « EMF Bamboo 7,25 % Brut 2026-2029 », autorisé sous le visa COSUMAF-APE-03/26, porte sur cinq millions de titres d’une valeur nominale de 1 000 FCFA. La souscription minimale est fixée à 50 obligations, soit 50 000 FCFA. Ouverte le 15 juillet, l’opération doit s’achever le 12 octobre 2026. Les titres ont vocation à être admis sur le compartiment obligataire de la BVMAC, à Douala.
Bamboo prévoit d’affecter les fonds à l’augmentation de ses crédits aux salariés, notamment les fonctionnaires et les employés du secteur privé, ainsi qu’aux commerçants et opérateurs du secteur informel. L’établissement compte aussi développer ses services de monétique, de mobile money, de transfert d’argent et d’interopérabilité avec le réseau GIMAC.
Le montant recherché équivaut à 51 % de l’encours de crédits affiché par Bamboo à fin 2025, soit 9,762 milliards de FCFA. Selon les projections de l’émetteur, cet encours devrait atteindre 14,654 milliards en 2026, ce qui correspondrait à une progression de 50,1 % en un an. La réalisation de cette prévision dépend notamment du montant effectivement collecté et de la capacité de la microfinance à distribuer les nouveaux crédits.
Les obligations offrent un taux d’intérêt brut de 7,25 % par an pendant trois ans. Les intérêts seront versés tous les six mois. Après un différé d’amortissement du capital d’un an, Bamboo doit rembourser un quart du principal chaque semestre au cours des deuxième et troisième années. Si les 5 milliards de FCFA sont entièrement souscrits, le tableau d’amortissement indicatif chiffre les intérêts bruts cumulés à environ 815,6 millions de FCFA, hors commissions et autres frais supportés par l’émetteur.
Africa Bright Securities intervient comme arrangeur et chef de file. Le placement est confié à un syndicat comprenant ASCA, BGFIBourse, Beko Capital, L’Archer Capital, EDC Capital, FedhEn Capital, CBT Bourse et BAMS. Orabank Gabon est désignée comme banque agent.
Le dispositif de sécurisation prévoit notamment le nantissement d’un compte d’opérations devant recevoir au moins 500 millions de FCFA de flux mensuels. Un compte séquestre doit être alimenté chaque mois à hauteur du sixième de la prochaine échéance semestrielle. S’y ajoutent un compte de paiement et des billets à ordre correspondant aux montants à rembourser. Ces mécanismes organisent l’affectation des flux au service de la dette, mais le résumé public du document d’information ne mentionne pas de garantie autonome accordée par un tiers.
Opérationnelle depuis 2022, après la reprise du portefeuille de Salam Financial Exchanges, Bamboo dispose de 14 agences et de plus de 70 « stations banking », selon le document d’information. Le nombre de comptes actifs est passé de 6 670 en 2023 à près de 26 900 en 2025, soit une hausse de 303 %. L’établissement revendique également plus de 17 milliards de FCFA de crédits accordés depuis son démarrage à plus de 2 000 projets.
Les dépôts de la clientèle ont presque triplé entre 2022 et 2025, passant de 5,288 milliards à 15,833 milliards de FCFA. Sur la même période, les crédits à la clientèle ont progressé de 2,015 milliards à 9,762 milliards. Leur croissance a toutefois ralenti en 2025 : l’encours n’a augmenté que de 59 millions de FCFA par rapport à 2024, soit 0,6 %. Le total du bilan a, lui, reculé de 7,9 %, à 18,98 milliards de FCFA.
Après des pertes de 417 millions de FCFA en 2022 et de 163 millions en 2023, Bamboo a dégagé un bénéfice net de 94 millions en 2024, puis de 122 millions en 2025. Son coefficient d’exploitation est resté à 91 % en 2025, niveau qui traduit encore un poids élevé des charges dans les revenus.
L’émetteur prévoit de porter son produit global d’exploitation de 3,014 milliards de FCFA en 2026 à 5,484 milliards en 2029. Le résultat net passerait, selon ses propres projections, de 283 millions à 1,383 milliard de FCFA. Le document classe toutefois comme « modéré-élevé » le risque lié à la dépendance de Bamboo à la croissance du crédit. Le résumé public ne fournit pas d’indicateurs détaillés sur les créances en retard ou le coût du risque, deux données nécessaires pour apprécier la qualité du portefeuille que l’emprunt doit contribuer à accroître.
Frédéric Nonos
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« s’agit-il d’une mesure conservatoire ou d’une autre sanction s’ajoutant à celle de la justice ? », Tomaino Ndam Njoya

Pour l’Union démocratique du Cameroun, la suspension du FSNC suscite des interrogations.
Par la plume d’Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya, l’Union démocratique du Cameroun (UDC) pose une série d’interrogations sur la suspension du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC). Ces interrogations démontrent une incompréhension de la décision prise par le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji. Ce dernier a suspendu le parti d’Issa Tchiroma Bakary pour une période de trois mois.
Les motifs avancés par le membre du gouvernement dans son arrêté sont l’appel à l’insurrection, l’atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, l’incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, des troubles graves à l’ordre public et la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.
Retrouvez ci-dessous le communiqué de l’UDC.
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