Actualités locales
Ngousso : 20 personnes retrouvées enfermées dans un sous-sol trois jours après l’affaire d’Essos

Trois jours après l’intervention d’Essos, 20 personnes, dont 10 femmes, 8 hommes et deux enfants de 6 et 7 ans, ont été retrouvées ce 6 septembre dans une concession à la Montée Mosquée Ngousso.
Alertée par des riverains, la gendarmerie est intervenue avant le lever du jour. Les personnes ont été découvertes dans un sous-sol en terre battue servant de lieu de culte à « Mercy of God Ministries ».
Le sous-préfet de Yaoundé V, François Mabaya Essomba, est intervenu pour calmer des riverains en colère. Les enquêteurs cherchent désormais à établir un éventuel lien avec l’affaire d’Essos. D’autres sites, notamment à Nkoabang et Mimboman, feraient également l’objet de vérifications.
Rappelons que les éléments du 16ᵉ arrondissement de police ont découvert, mercredi 2 septembre 2026 au soir à Essos, 15 mineures dans une concession fortement barricadée. Deux femmes qui s’occupaient d’elles ont également été interpellées.
Selon les premiers éléments disponibles, les filles seraient âgées de 2 à 15 ans. La perquisition a permis de découvrir plusieurs dortoirs, d’importantes réserves de vivres, des vêtements, des jouets et une centaine de disques durs.
Les mineures et les deux femmes ont été conduites au Commissariat central n°4, tandis que la concession reste sous surveillance.
L’enquête devra notamment déterminer dans quelles conditions ces enfants vivaient sur place, leur provenance et la nature exacte des activités menées dans cette concession. À ce stade, aucune conclusion définitive ne peut être tirée sur une éventuelle traite ou exploitation.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
« ce n’est plus un problème d’incivisme, mais d’État »

La gestion des déchets dans les grandes villes camerounaises suscite une nouvelle interpellation. Dans une tribune consacrée à l’insalubrité urbaine, la femme politique Tiriane Balbine Noah estime que l’État doit davantage assumer ses responsabilités face à l’accumulation des ordures dans plusieurs quartiers de Yaoundé et de Douala.
La tribune revient notamment sur une visite effectuée le 28 août à Nsimeyong et Melen par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, la ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, et le ministre délégué à la Décentralisation, Georges Elanga Obam.
Lire la tribune de Tiriane Balbine Noah :
« CAMEROUN, VILLES POUBELLES : L’ÉTAT FACE À SES RESPONSABILITÉS
Le 28 août 2026, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, la ministre de l’Habitat, Célestine Ketcha Courtès, et le ministre délégué à la Décentralisation, Georges Elanga Obam, se sont rendus à Nsimeyong et à Melen. Sur place : un tas d’immondices bloquant la voie publique devant le Collège Victor Hugo. Des riverains, à bout de patience, ont jeté des sacs d’ordures devant les véhicules officiels. Ce geste n’est pas un incident isolé. C’est un verdict populaire sur des années de gestion défaillante.
LES FAITS, SANS DÉTOUR
Yaoundé produit chaque jour entre 2 000 et 3 000 tonnes de déchets. À peine la moitié est collectée. Douala n’est pas épargnée, avec près de 2 700 tonnes quotidiennes. Ce n’est pas un problème d’incivisme des populations, comme on l’entend trop souvent dans les discours officiels. C’est un problème de financement, de contrats mal ficelés, et de gouvernance défaillante.
UNE DETTE D’ÉTAT QUI ÉTOUFFE LE SERVICE PUBLIC
Hysacam et son concurrent Thychlof sont créanciers de l’État et de la Communauté urbaine de Yaoundé à hauteur d’environ 13 milliards de FCFA — contre 7,7 milliards recensés par la Caisse autonome d’amortissement en juin 2024. La dette croît. Pourtant, un droit d’accise spécial de 0,5 % sur les importations existe depuis 2019, précisément pour financer ce service. Chaque citoyen le paie déjà sur ses achats. Où va cet argent ?
Conséquence directe : des grèves de salaire récurrentes chez Hysacam depuis 2019. Des agents qui nettoient nos rues chaque jour ne devraient jamais avoir à faire grève pour être payés. C’est l’État, en amont, qui met en péril leurs salaires en ne réglant pas ses propres factures.
ET CETTE CONFUSION INSTITUTIONNELLE QUI COÛTE CHER…
À Yaoundé, la collecte est répartie en quatre lots contractuels. Hysacam en détient trois, pour 45 milliards de FCFA. Thychlof gère Yaoundé III et VI, pour 16 milliards. Au pont de Tam-Tam, à la frontière de ces zones, chaque prestataire renvoie la responsabilité à l’autre — pendant que les ordures, elles, ne choisissent pas leur arrondissement. Cette même confusion existe entre ministères : en janvier 2026, le MINAT distribuait des brouettes pendant que le MINHDU rétrocédait des balayeuses, dans deux opérations parallèles, sans chef de file identifié.
NOUS AVONS SOUS NOS PIEDS UNE BOMBE SANITAIRE, PAS UN PROBLÈME D’ESTHÉTIQUE
Une étude menée à Douala IV a établi un lien direct entre dépôts sauvages et prévalence élevée de choléra, typhoïde, paludisme, parasitoses et dermatoses. Biyem-Assi, l’un des quartiers de Yaoundé les plus touchés par l’insalubrité, a déjà connu une alerte au choléra en 2025.
L’OMS a recensé, en 2024, une hausse mondiale de 50 % des décès liés à cette seule maladie — pourtant évitable. Les enfants qui jouent à proximité de ces dépôts et les récupérateurs informels qui y fouillent à mains nues sont en première ligne.
POURQUOI NE PAS PENSER À :
– Un compte séquestre national, alimenté par le droit d’accise déjà collecté, pour payer les prestataires sans délai.
– Une cartographie publique et opposable des responsabilités, lot par lot.
– Un guichet unique interministériel avec un chef de file clairement désigné.
– L’accélération des projets de valorisation énergétique des déchets : la Sierra Leone transforme déjà 365 000 tonnes de déchets par an en 236,5 GWh d’électricité, sous contrat de 25 ans avec sa compagnie publique.
– Une évaluation annuelle, publique, devant le Parlement, de l’exécution des contrats et de la dette de l’État.
Le Cameroun ne manque ni de textes, ni de réunions, ni de bonnes intentions affichées devant les caméras. Il manque d’un État qui paie ses factures à temps, qui clarifie qui fait quoi, et qui transforme ses déchets en ressource plutôt qu’en honte nationale et en danger sanitaire.
C’est un chantier de gouvernance. Il ne peut plus attendre une nouvelle réunion.
«Nous avons Une Nation à Bâtir et Un Cameroun à construire. »
Le reste… C’est le reste ».
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
l’Assemblée nationale voit grand avec un complexe de 12 étages

Le président de l’Assemblée nationale du Cameroun, Théodore Datouo, a officiellement installé ce lundi 7 septembre 2026 le Comité de suivi du projet d’extension de l’Hôtel des députés. L’ambition est de doter les élus de la nation d’un complexe moderne de douze niveaux, avec une capacité pouvant atteindre 180 chambres.
L’Assemblée nationale accélère la concrétisation du projet d’extension de l’Hôtel des députés. Présidé par Théodore Datouo, le Comité de suivi installé à cet effet réunit des députés et plusieurs responsables de l’administration parlementaire. Il aura notamment pour missions de maturer le projet, rechercher les financements et assurer le contrôle et le suivi de son exécution.
Selon le projet présenté, le futur établissement sera construit sur douze niveaux. Deux sous-sols accueilleront un parking et un espace Spa. Les deux premiers niveaux seront consacrés à l’accueil, aux salles de banquet et aux restaurants, tandis que les huit niveaux supérieurs abriteront les chambres.
Prévu initialement avec 150 chambres, le complexe pourrait atteindre 180 chambres grâce à l’ajout d’un ou deux niveaux. L’ambition est d’en faire un établissement quatre étoiles, répondant aux standards internationaux. Le projet devra toutefois composer avec l’actuel Hôtel des députés, construit en 1952 et classé trois étoiles, dont une éventuelle modernisation est également envisagée.
Le président de l’Assemblée nationale a présenté cette extension comme une volonté de moderniser le cadre de vie des élus, une initiative qu’il a indiquée comme étant encouragée par le président de la République, Paul Biya. De son côté, le coordonnateur du Comité de suivi, Théophile Baoro, s’est engagé à conduire la mission dans la rigueur, la transparence et la loyauté.
À l’issue de la cérémonie, Théodore Datouo et les membres du Comité ont effectué une visite sur le site devant accueillir le futur complexe, dont les travaux seront réalisés par Beijing Construction Urban Group.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
MINTP dément effondrement pont Nationale 5

Le ministère des Travaux publics dément formellement les informations faisant état de l’effondrement d’un pont sur la Nationale 5, dans la localité de Ndoungué, dans le Mungo. Dans une note d’information publiée ce 7 septembre 2026, le MINTP assure que la circulation reste continue entre Douala, Nkongsamba et Bafoussam.
Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, présentant prétendument l’effondrement d’un pont sur la Nationale 5 à Ndoungué, a suscité l’inquiétude des usagers. Le ministère des Travaux publics dénonce une « désinformation grossière » et affirme que l’infrastructure présentée dans cette publication ne correspond pas à la situation actuelle sur cet axe routier.
Le MINTP précise que les travaux de mise à niveau actuellement réalisés sur la Nationale 5, Douala-Nkongsamba-Bafoussam, ont déjà permis d’améliorer la circulation. Ces interventions se poursuivront jusqu’à la reconstruction de l’ouvrage concerné, dont la durée de vie est arrivée à échéance et qui a dépassé le seuil d’entretien.
Le ministère se veut donc rassurant : aucun point de rupture ne perturbe actuellement la circulation entre Douala et Bafoussam. Les usagers sont ainsi invités à ne pas céder à la psychose entretenue par des informations non vérifiées circulant sur les réseaux sociaux.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales6 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














