Actualités locales
« La mort de Dora Eboa n’est pas seulement une tragédie individuelle… »
Cette sortie met en lumière la réaction de l’homme politique et intellectuel camerounais Vincent Sosthène Fouda suite au décès tragique de la journaliste Dorothée Temou Eboa, plus connue sous le nom de Dora Eboa, survenu le 31 août 2026 à Dakar, au Sénégal. Pour Vincent Sosthène Fouda, qui a personnellement annoncé la triste nouvelle, cette disparition dépasse le cadre du simple drame personnel. Elle symbolise une rupture douloureuse et un isolement profond qui interpellent l’ensemble de la communauté médiatique et sociale camerounaise.
Lire ici sa tribune :
Dora Eboa : pour que la paix rejoigne enfin celle qui la cherchait
Dorothée Aurélie Témou Eboa est morte loin des siens, loin de ses amies, de ses amours, de ses collègues. Elle est morte loin de ce qui faisait sa vie, loin de ce qui lui donnait encore la force de tenir. Elle cherchait simplement à vivre, à respirer, à trouver un peu de paix dans un monde qui ne lui en offrait plus. Elle a croisé la mort. Et il est temps, désormais, qu’on la laisse reposer en paix.
Si ceux qui l’ont connue l’ont aimée, qu’ils prient pour elle. Qu’ils se souviennent de sa douceur, de sa ténacité, de son courage silencieux. Qu’ils transforment leur peine en vigilance, en solidarité, en protection pour les jeunes femmes de ce pays. Qu’ils refusent que d’autres vies soient brisées dans l’indifférence générale.
Dora Eboa était journaliste. Elle appartenait à cette profession qui, selon Albert Londres, consiste à « porter la plume dans la plaie ». Elle savait que le métier n’est pas seulement un travail : c’est une responsabilité, une manière de tenir debout dans un monde qui vacille. Elle savait aussi, comme le disait Kapuściński, que « le vrai journaliste est celui qui ne reste jamais indifférent ». Elle n’a jamais été indifférente. Elle a payé cher cette fidélité à la vérité.
Aux autorités, une exigence s’impose : assainir l’espace public, protéger les vulnérables, garantir que la violence ne soit plus une fatalité. La mort de Dora Aurélie n’est pas seulement une tragédie individuelle ; elle est un révélateur de ce que notre société doit impérativement changer.
Quant à moi, ma douleur est à la hauteur de mes espoirs lorsque je l’ai retrouvée il y a exactement un an. Ma douleur comme celle de sa maman, de son frère et de ses sœurs ne doit pas devenir une source de haine. Je m’en remets à Césaire, dans Cahier d’un retour au pays natal : « Mais les faisant, mon cœur, préservez‑moi de toute haine ; ne faites point de moi cet homme de haine pour qui je n’ai que haine. » La colère ne ramène pas les morts ; elle ne construit rien. La lucidité, elle, peut encore sauver les vivants.
Dora Aurélie Témou Eboa mérite le silence, la dignité, la vérité. Elle mérite que son nom ne soit plus instrumentalisé. Elle mérite que sa mémoire devienne un appel, non un prétexte.
Qu’elle repose enfin. Et que nous, les vivants, apprenions à protéger celles qui restent.
Vincent Sosthène Fouda socio-politologue
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Actualités locales
« s’agit-il d’une mesure conservatoire ou d’une autre sanction s’ajoutant à celle de la justice ? », Tomaino Ndam Njoya

Pour l’Union démocratique du Cameroun, la suspension du FSNC suscite des interrogations.
Par la plume d’Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya, l’Union démocratique du Cameroun (UDC) pose une série d’interrogations sur la suspension du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC). Ces interrogations démontrent une incompréhension de la décision prise par le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji. Ce dernier a suspendu le parti d’Issa Tchiroma Bakary pour une période de trois mois.
Les motifs avancés par le membre du gouvernement dans son arrêté sont l’appel à l’insurrection, l’atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, l’incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, des troubles graves à l’ordre public et la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.
Retrouvez ci-dessous le communiqué de l’UDC.
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Afrique : de la confrontation des idées à l’affrontement des hommes
Face à la résurgence des violences politiques et à l’effondrement des espaces de débat sur le continent africain, le Professeur Vincent-Sosthène Fouda appelle à une […]
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Actualités locales
Alex Nguépi quitte le SDF, après le MRC

L’homme politique Alex Nguepi affirme que son retrait des rangs du SDF est purement un choix personnel et politique.
Alex Nguépi n’est plus militant du Social Democratic Front (SDF). L’homme politique a informé les Camerounais ce mercredi 28 octobre 2026. Dans son communiqué, il indique qu’il s’agit d’un choix mûrement pensé et réfléchi.
Retrouvez le communiqué d’Alex Nguépi.
COMMUNIQUÉ À L’ATTENTION DE L’OPINION PUBLIQUE
Objet : Annonce de ma démission du Social Democratic Front (SDF)
Camerounaises, Camerounais,
Chers compatriotes,
Chers militants et sympathisants,
Par la présente, je porte à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale ma décision de démissionner du Social Democratic Front (SDF), parti politique au sein duquel j’ai milité et assumé des responsabilités, notamment en qualité de responsable régional chargé de la communication pour le Littoral.
Cette décision, mûrement réfléchie, relève d’un choix personnel et politique que j’assume pleinement, en toute responsabilité et avec sérénité.
Mon engagement au sein du SDF m’a permis de vivre des expériences politiques importantes, de défendre des convictions et de participer, à mon niveau, au combat pour la démocratie, la justice sociale, l’État de droit et l’alternance politique au Cameroun.
Je tiens à exprimer ma reconnaissance à toutes celles et à tous ceux avec lesquels j’ai partagé ce parcours militant, ainsi qu’aux camarades qui m’ont accordé leur confiance et m’ont accompagné dans l’exercice de mes responsabilités.
Quitter un parti politique ne signifie pas renoncer à ses convictions, encore moins abandonner le combat pour le changement. Les formations politiques sont des cadres d’engagement, mais les idéaux de démocratie, de justice sociale, de liberté et de progrès appartiennent à tous les citoyens.
Je demeure convaincu que le Cameroun a besoin d’une classe politique responsable, d’une opposition capable de dépasser ses divisions et d’un engagement citoyen déterminé pour construire une véritable alternative au bénéfice de nos populations.
Ma démission du SDF marque donc la fin d’une étape de mon parcours politique. Elle ne saurait être interprétée comme un renoncement à mes convictions ni comme une rupture avec les citoyens qui aspirent à un Cameroun plus juste, plus démocratique et plus prospère.
Je remercie sincèrement tous ceux qui m’ont accompagné durant cette étape de mon engagement et invite chacun à respecter cette décision personnelle.
Pour ma part, je poursuis ma réflexion sur la suite de mon parcours politique, avec la même volonté de contribuer au débat public et à la construction d’un Cameroun où la dignité humaine, l’égalité des chances et l’intérêt général occupent une place centrale.
Je reste fidèle à une conviction fondamentale : la politique n’a de sens que lorsqu’elle est mise au service du peuple.
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