Actualités locales
le Cameroun veut transformer son trésor ancestral en industrie

La 24ᵉ édition de la journée africaine de la médecine traditionnelle vient de donner l’opportunité aux adeptes et aux praticiens de cette discipline dans la région du Sud de se mettre en exergue à travers plusieurs activités menées à l’esplanade de la Délégation régionale des Arts et de la Culture du Sud.
La cérémonie a été l’occasion de saluer les efforts consentis par les pouvoirs publics en faveur de la promotion de la médecine traditionnelle africaine.
Partis des 29 arrondissements de la région du Sud, ils sont venus à Ebolowa pour saluer la reconnaissance, la place, l’importance et l’attention que les pouvoirs publics accordent à leur travail. La médecine traditionnelle africaine se positionne aujourd’hui comme une discipline alternative complémentaire à la médecine conventionnelle. La rencontre d’Ebolowa était donc une plateforme d’échanges d’expériences, de partage et de sensibilisation à travers les exposés thématiques déroulés, les conférences et les expositions des éléments constitutifs de cette discipline.
Pour Monseigneur Docteur Joubert, Raphaël Mermoz Ella, le président national des tradi-thérapeutes du Cameroun, « l’appel lancé ici doit résonner comme un impératif, faire main dans la main. Finies les guerres intestines, finis les charlatans qui ternissent l’image de la corporation. Place à l’ordre, à la formation, à la traçabilité des remèdes, à la collaboration avec la médecine moderne« .
Mieux structurer la filière
Une mise en exergue des savoirs et savoir-faire des adeptes de cette pratique. À travers les discours de circonstance, les tradi-thérapeutes ont souhaité un accompagnement plus soutenu des sectorielles. Conscients du riche et varié potentiel du patrimoine ancestral, les médecins traditionnels ont décidé de structurer leur filière pour mieux se valoriser et transmettre l’héritage ancestral.
D’après Paul Cantou Abenelang, le coordonnateur régional des tradi-thérapeutes de la région du Sud, «cet événement replace le tradipraticien au centre du système de santé, non comme un concurrent du médecin moderne, mais comme un partenaire complémentaire. Nous demandons donc à tous les médecins traditionnels de regarder désormais dans la même direction, de travailler en équipe dans la paix, en étroite collaboration« .
Se mettre en ordre de bataille
Pendant longtemps, la phytothérapie a été regardée avec un mélange de suspicion et de folklore. On la reléguait au rang de « médecine des pauvres ».
Aujourd’hui, l’Organisation Mondiale de la Santé et l’État du Cameroun reconnaissent que plus de 80 % de la population africaine a recours à la médecine traditionnelle pour ses soins de première nécessité. Le Cameroun, avec plus de huit mille plantes médicinales répertoriées, est une pharmacie à ciel ouvert. Un trésor que le monde entier nous envie. Le Cameroun tient ses guérisseurs, ses chercheurs, ses tradipraticiens qui, de génération en génération, ont gardé l’essence de la vie.
Il s’agit de structurer, de former, de valoriser, de labelliser. Il s’agit de passer de l’informel à l’industrie. De la forêt au laboratoire. De la décoction artisanale au produit certifié exportable.
La Région du Sud, cœur de la grande forêt équatoriale, est le conservatoire naturel de cette biodiversité. Il était logique que la lumière parte d’ici. Car l’avenir de la médecine camerounaise ne s’inventera pas sans ses racines.
Selon Michel Mbarga, délégué départemental des Arts et de la Culture de la Mvila, représentant du délégué régional des Arts et de la Culture du Sud, «cette célébration est un facteur de sensibilisation des acteurs de ce secteur d’activité de la région du Sud. Les valeurs ancestrales de la médecine traditionnelle africaine constituent un patrimoine immatériel transmis de génération en génération. C’est donc un moyen de pérenniser les acquis« .
Ebolowa, véritable conservatoire naturel de la biodiversité, vient de donner un avenir radieux à la médecine traditionnelle africaine.
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« Il n’est pas encore prêt », Steven Gerrard sur Carlos Baleba à Manchester United

Steven Gerrard pense que Carlos Baleba ne peut pas encore aider les Diables rouges à venir à bout d’équipes adversaires.
Steven Gerrard, l’ancienne légende de Liverpool, s’est exprimé sur Manchester United et sur ses nouvelles recrures. Le club anglais a du mal à venir à bout de ses adversaires et à gagner les matchs. Pour Steven, s’agissant de Carlos Baleba, imalgré son potentiel, il ne peut encore aider les Diables rouges.
« Regardez le milieu de terrain : ils ont recruté un joueur de Chelsea, [Andrey Santos], pour 50 millions de livres. Pourquoi recruter des joueurs qui ne sont pas assez bons pour jouer à Manchester United ? Tout simplement parce que ce sont les seuls joueurs que vous pouvez attirer actuellement. Carlos Baleba, 70 millions de livres. Il a du potentiel, mais il n’est pas encore prêt à aider Manchester United à rivaliser avec les meilleures équipes du championnat », a-t-il affirmé.
La semaine dernière, le journaliste de renom Martin Camus Mimb a fait une analyse sur Manchester United. En montrant que le problème de Manchester n’était pas André Onana, notre confrère a indiqué qu’il faut regarder ailleurs.
« Quand un club s’appelle « Diables rouges », il faut déjà commencer sa délivrance. Parce qu’il y a toujours un jour où la puissance des ténèbres devient inefficace face à la puissance de la lumière. Ça peut paraître anecdotique, mais il est difficile d’expliquer pourquoi ce club piétine depuis la retraite de Sir Alex Ferguson. Beaucoup de joueurs talentueux y sont passés. Méconnaissables lors de leur séjour là-bas et transformés dès qu’ils déménagent. Beaucoup d’entraîneurs de référence y ont fait un tour et le sort s’est acharné sur leur expertise pourtant éprouvée. Depuis deux ou trois ans, les recrutements qui y sont faits devraient produire des résultats. Qu’est-ce qui peut expliquer ces multiples déroutes ? Les heures de Carrick sont comptées, si son départ n’est pas déjà acté au moment où vous allez lire ceci. La question est donc désormais simple : C’est qui le prochain coach admis à faire valoir des droits au cimetière ? Puisque les épitaphes sont préparées dès le recrutement avec la mention : « Ici repose un homme, qui a accepté de sacrifier sa compétence au festin des diables en rouge. » Comment arrêter cette saignée ? Mbeumo, Baleba, Ahmad Diallo peuvent-ils bouger les choses ? Et si on faisait revenir André ONANA ? Aujourd’hui en tout cas, il leur serait plus utile », a-t-il déclaré.
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3e Sommet Russie-Afrique : Moscou s’impose comme l’« allié naturel » du continent
Le troisième Sommet Russie-Afrique s’est ouvert ce mercredi 28 octobre 2026 à Moscou, marquant une nouvelle étape dans la stratégie de rapprochement menée par le […]
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« un nouveau coup dur porté au pluralisme politique dans notre pays », Rolande Issi

La députée Rolande Issi condamne ainsi la suspension de trois mois contre le parti d’Issa Tchiroma Bakary, le FSNC.
Ce 28 octobre 2026, la députée du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) Rolande Issi a réagi par rapport à la suspension du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC). Pour l’élue de la nation, la décision prise par le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji est une atteinte à la démocratie et aux libertés fondamentales du Cameroun.
« La décision prise par le ministre de l’Administration territoriale de suspendre le Front pour le Salut national du Cameroun (FSNC) pour une durée de trois mois est un nouveau coup dur porté au pluralisme politique et à l’expression démocratique dans notre pays, démontrant que l’argument du renouveau sur la paternité de la démocratie camerounaise n’est que leurre et mensonge.
Les prétextes fallacieux et des accusations arbitraires donnent un coup de régression à toute la voix de l’opposition et à la liberté d’opinion que l’on cherche à museler un peu plus chaque jour. Comment tolérer que des partis politiques soient ainsi réduits au silence pour des motifs aussi flous et liberticides ? Les agissements d’un individu ne peuvent en aucun cas être généralisés à toute une organisation. « Pire, le timing choisi est tellement flagrant que cela frise le ridicule », affirme-t-elle.
La députée du PCRN Rolande Issi profite de l’occasion pour passer un message aux dirigeants.
« Mes chers gouvernants, la démocratie ne se nourrit pas de suspensions, d’interdictions et de censure, mais du débat contradictoire, du respect des droits de l’opposition et de la liberté des citoyens de s’exprimer. Je m’insurge avec la dernière énergie contre cette dérive autoritaire qui piétine nos institutions et bafoue l’État de droit. Et je profite une fois de plus pour interpeller le PEUPLE SOUVERAIN À UN VOTE MASSIF en FAVEUR DE L’OPPOSITION pour que les lois et libertés soient une obligation. Nous devons avoir une assemblée nationale et des conseils municipaux majoritairement de l’opposition. Ne restons plus silencieux face à ces abus ! », affirme-t-elle.
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