Actualités locales
Le Mrc exhorte Atanga Nji à s’en tenir à une stricte application de la loi
Le directoire du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc) a fermement contre-attaqué après la décision du ministre de l’Administration Territoriale, Paul Atanga Nji, de rejeter la validité de la convention ayant réélu Maurice Kamto à la tête du parti.
Par une correspondance datée du 19 août 2026, Paul Atanga Nji a annoncé que son ministère n’allait pas « prendre acte » des résolutions de la convention extraordinaire du 21 décembre 2025. Il s’appuie sur des recours internes déposés par des membres exclus du parti, comme Joseph Thierry Okala Ebode.
Le parti dénonce vigoureusement une « tentative de déstabilisation » orchestrée par le pouvoir de Yaoundé. Le secrétariat général adjoint du MRC a averti que le parti ne se laisserait pas provoquer impunément.
COMMUNIQUÉ OFFICIEL DU MOUVEMENT POUR LA RENAISSANCE DU CAMEROUN (MRC)
- Le secrétaire général adjoint no 1 du MRC a reçu, le jeudi 27 août 2026 à 11h07, un appel du Ministère de l’Administration territoriale nous invitant à nous rendre disponibles pour retirer une lettre qui nous était adressée. Ce retrait a été effectué le jour même.
- Dans cette lettre, le Ministre de l’Administration territoriale, s’adressant à notre Secrétaire général, Me Ndong Nveh Christopher, écrit : « J’ai l’honneur de vous faire connaître qu’en dépit d’un examen minutieux de votre requête, il ne m’a pas été possible d’y réserver une suite favorable, en raison notamment du non-respect de l’obligation de déclaration telle que prévue par l’article 3, alinéa 2, de la loi n° 90/055 du 19 décembre 1990 portant régime des réunions et manifestations publiques. »
- Nous avons répondu au ministre par une lettre déposée ce jour même, vendredi 28 août 2026, dont copie est ci-jointe.
- Entre autres, nous lui avons demandé : « Comment, d’ailleurs, une lettre de transmission de documents peut-elle devenir une requête ? »
- Le MRC considère comme attentatoire au principe de la liberté de son fonctionnement la lettre du ministre de l’Administration territoriale du 19 août 2026, et exhorte ce membre du Gouvernement à s’en tenir à une stricte application de la loi n° 90/056 du 19 décembre 1990 portant régime des partis politiques.
Roger Justin Noah
SGA 1/ Senacom p.i.
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« voilà où mène le manque de discernement »

L’ex-secrétaire général du FSNC Jeanne Nsoga approuve la suspension du parti politique d’Issa Tchiroma.
Sur sa page Facebook, Jeanne Nsoga, l’ancienne secrétaire générale du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), donne son avis sur la suspension de ex-parti politique. Elle pense que ladite suspension signée par Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale (Minat), est normale. Elle affirme que le parti politique d’Issa Tchiroma fait autre chose que la politique.
« Ce document devrait être affiché dans toutes les écoles de formation politique au Cameroun. La politique ne consiste pas à sacrifier la jeunesse sur l’autel de ses ambitions puériles. Ce n’est pas ça, faire de la politique. Faire de la politique, c’est construire un chemin pour la jeunesse. Pas l’envoyer au feu pour brûler à sa place. Des Camerounais l’ont fait en 1990. Les choix étaient assumés, aucun n’a quitté le navire, parce qu’aucun n’avait sacrifié un autre. Voilà où mène le manque de discernement : quand on appelle à l’insurrection depuis un salon climatisé, ce sont les enfants des autres qui se retrouvent devant le Tribunal militaire de Yaoundé. Quand on confond le courage avec la provocation, ce sont les jeunes qui paient, avec leur avenir, leur casier judiciaire, leur liberté. L’arrêté du MINAT suspendant le FSNC pour 3 mois ce 27 octobre 2026 n’est pas qu’une sanction administrative. C’est le constat d’un échec moral. On ne joue pas avec la colère d’un peuple. On ne surfe pas sur la frustration des jeunes comme on surfe sur une vague. Parce que quand la vague retombe, ce sont eux qui se noient. La vraie grandeur en politique, c’est de savoir retenir son camp quand il veut tout casser. Pas de l’exciter pour exister. Au-delà des partis, il y a une leçon », a-t-elle écrit.
À titre de rappel, le FSNC parti politique d’Issa Tchiroma a été suspendu hier 27 octobre 2026 par le ministre de l’Administration territoriale. La suspension s’étend sur une période de trois mois. Il est reproché au parti, l’appel à l’insurrection, l’atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, l’incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, des troubles graves à l’ordre public et la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.
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