Dernières actualités
Mora : 03 enfants libérés après 9 mois de captivité

C’est un ouf de soulagement que l’adjudant chef Sani et son épouse, ont poussé chez nos confrères de L’œil du Sahel hier 27 août 2026. Leurs trois enfants âgés de 22 ans, 13 ans et 07 ans, détenus depuis neuf mois par des hommes inconnus qui les avaient enlevés depuis le 22 décembre 2025, sont désormais libres. Les ravisseurs de leurs trois enfants leur ont annoncé la bonne nouvelle. Si ce militaire s’y attendait parce que la veille des signaux lui avaient été donnés, il attendait de voir avant de croire. Mais il aura fallu gérer un dernier suspens. «Ils lui ont demandé de venir les rencontrer, qu’ils se parlent, maintenant que ses enfants sont libres ; mais les enfants n’étaient pas encore avec lui, et puis ces gens ne lui avaient même pas encore dit où se trouvaient les enfants », indique une source près de l’affaire. «C’était un piège car militaire de son état, il était une bonne cible pour eux ; ils allaient l’enlever lui aussi», redoute cette source. Ladite rencontre n’aura pas lieu. Et finalement, les ravisseurs qui avaient empêché 9 millions de francs CFA comme rançon, ont assuré l’homme que ses enfants étaient effectivement libres, et qu’ils allaient l’appeler. Ce qui se fera moins d’une heure après. «C’est à Djibrili, une petite localité du département du Mayo-Sava, que les trois otages ont finalement été retrouvés», écrit L’œil du Sahel dans son édition de ce 28 août 2026.
C’est la fin de neuf mois de captivité pour les trois enfants et d’un long stress pour leurs parents. Un certain 23 décembre 2025, des hommes armés avaient fait irruption au domicile de ce militaire. Profitant de son absence, les assaillants ont forcé la porte et ont enlevé les trois enfants sous le regard impuissant de leur mère, puis ont emporté des ténus et accessoires militaires appartenant au chef de famille. Les enfants ont été emmenés dans un lieu inconnu, et leurs ravisseurs exigeaient trois millions de francs CFA, pour par la suite hausser les enchères. La mère des enfants lancera des appels à l’aide. Appels entendus par des âmes de bonne volonté. «Par moments, ils appelaient le militaire pour permettre qu’il parle avec ses enfants», renseigne une source journalistique. De quoi rassurer l’homme dont Hadidjatou l’épouse s’était particulièrement mobilisée pour la cause.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Cameroun–États-Unis : Quatre priorités pour renforcer les échanges économiques

À l’occasion du premier Dialogue économique et commercial Cameroun–États-Unis, Yaoundé a présenté un portefeuille de demandes ciblées. Le gouvernement recherche notamment des capitaux américains pour ses infrastructures, des partenariats technologiques et le retour du Cameroun dans l’AGOA.
Le Cameroun veut désormais donner une traduction économique à sa relation avec Washington. Pour ce premier Dialogue, le gouvernement est arrivé avec des demandes précises, inscrites dans un document préparatoire qui présente la rencontre comme un cadre devant transformer les intérêts communs en « résultats concrets ». Les échanges ont porté sur le climat des affaires, les investissements et le commerce, avec un intérêt particulier pour les infrastructures, l’énergie, le numérique, l’agro-industrie et les industries extractives.
Sécuriser les fonds miniers
Le premier dossier concerne les ressources destinées à la restauration des sites miniers. Yaoundé souhaite engager des discussions avec les autorités américaines afin de sécuriser, tracer et rapatrier progressivement dans la zone CEMAC les fonds actuellement détenus auprès d’établissements financiers aux États-Unis.
L’enjeu n’est pas seulement financier. Le gouvernement entend également renforcer la traçabilité et sécuriser l’utilisation future de ces ressources, dans un contexte où il cherche à mieux valoriser son potentiel minier. La coopération envisagée avec Washington doit notamment s’étendre aux minerais critiques, à la cartographie géologique et au développement du secteur extractif.
Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais
Deuxième priorité est en effet le financement des projets structurants. Yaoundé veut présenter aux entreprises et institutions américaines un portefeuille de projets pouvant bénéficier de financements, d’assistance technique ou de partenariats. Parmi les dossiers figure Grand Eweng, projet hydroélectrique porté par l’américain Hydromine. Le catalogue officiel des projets structurants en partenariat public-privé lui attribue une puissance de 1 080 MW pour un investissement estimé à 1 855 milliards de FCFA, soit environ 3 milliards de dollars. Le projet, engagé depuis plusieurs années, reste en développement. Le Dialogue offre ainsi un nouveau cadre pour rechercher des partenaires financiers, techniques et industriels.
Yaoundé remet également en avant le projet d’un nouvel aéroport de classe mondiale dans la région métropolitaine de Douala. Les études de faisabilité doivent être engagées en 2026. L’infrastructure vise à renforcer les capacités aéroportuaires de la capitale économique et son positionnement comme hub sous-régional. Le Cameroun sollicite par ailleurs l’expertise américaine pour des études relatives à des complexes théâtraux ultramodernes à Yaoundé, Douala et Bamenda.
Un numérique sous contrôle national
Le troisième axe concerne la souveraineté numérique. Le Cameroun propose aux institutions et entreprises américaines de bâtir un partenariat autour d’un Data Center souverain, d’un Park Cloud, d’un Centre national d’opérations de sécurité (SOC), ainsi que du développement des capacités en intelligence artificielle et en calcul haute performance.
Au-delà des infrastructures, Yaoundé recherche des investissements, mais aussi des transferts de technologies et de compétences. La coopération doit également toucher la facilitation du commerce, notamment à travers l’interconnexion de CAMCIS avec les systèmes des compagnies aériennes pour fluidifier le traitement du fret aérien.
Dans le secteur minier, le Cameroun souhaite par ailleurs actualiser et rendre davantage exploitables ses données géologiques afin de faciliter l’identification des ressources et l’arrivée d’investisseurs.
Cinquante PME pour l’AGOA
Dernière priorité : le marché américain. Yaoundé veut accélérer les démarches en faveur de sa réintégration à l’AGOA, dispositif qui accorde un accès préférentiel au marché des États-Unis à certains produits africains. Le gouvernement prévoit, dans cette perspective, un Supplier Development Program ciblant 50 PME et coopératives des filières prioritaires. L’objectif est de les aider à satisfaire durablement aux normes du marché américain, tout en favorisant les relations d’affaires et l’intégration dans les chaînes de valeur.
Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais
Le dialogue ne se joue toutefois pas à sens unique. Les entreprises américaines disposent elles aussi d’opportunités identifiées au Cameroun, notamment dans le numérique, les infrastructures, les minerais critiques, l’agro-industrie, la logistique et les services financiers. L’enjeu, pour les deux parties, est désormais de dépasser la simple présentation de projets. Le document préparatoire prévoit des points de convergence, des actions, des responsabilités, des échéances et un mécanisme de suivi.
Au terme des travaux, la mesure de ce premier Dialogue s’est fait donc moins sur les annonces que sur leur traduction opérationnelle : financements mobilisés, projets engagés, technologies transférées, entreprises accompagnées vers le marché américain et mécanisme effectif de suivi des engagements.
Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 31/08/2026
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Règlement européen sur la déforestation: Le Cameroun prêt à exporter son cacao vers l’UE

C’est l’une des conclusions à retenir de la concertation sur le niveau de préparation des exportateurs et des transformateurs à l’entrée en application du règlement européen sur la déforestation, autour du ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, le 25 août 2026.
L’inquiétude du Cameroun ne porte donc pas sur le respect ou non du règlement européen sur la déforestation. Lequel, qui entre en vigueur le 30 décembre 2026, après deux reports déjà, exige de répondre à sept principales conditions d’accès à son marché, le principal point de chute du cacao camerounais par exemple.
Il s’agit de la traçabilité du produit et de la géolocalisation des parcelles, de l’absence de déforestation, du respect de la réglementation nationale en matière foncière, environnementale, commerciale et fiscale, de l’exercice de la diligence raisonnée ainsi que de l’évaluation et de l’atténuation du risque de non-conformité.
Organisée par le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC), la rencontre avait pour principal enjeu de faire le point sur l’état de préparation de chaque opérateur, d’identifier les éventuelles difficultés et de dégager des réponses appropriées. L’objectif final étant de préserver l’accès du cacao camerounais au marché européen dès l’ouverture de la campagne 2026/2027.
Pour le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, « Nous sommes prêts, absolument prêts, catégoriquement prêts. Et certains qui doutaient de la capacité du Cameroun à se conformer, ils n’auront plus que leurs yeux pour pleurer, parce que le Cameroun est aujourd’hui considéré comme l’origine la plus en avance en cette matière-là », a-t-il déclaré au terme de cette concertation.
Pour le membre du gouvernement, c’est le résultat d’un travail engagé longtemps à l’avance.
« Ces règlements étaient censés entrer en vigueur il y a deux ans en arrière. Et donc, nous, nous travaillons sur ces questions de durabilité, de déforestation, de traçabilité, de légalité. Nous y travaillons depuis maintenant cinq ans au moins, c’est-à-dire avant même le règlement de l’Union Européenne. Nous avions commencé notamment par la certification de notre cacao à travers les différents opérateurs. Donc, c’était plutôt des initiatives éparses. Ce n’était pas un mouvement d’ensemble. Le règlement a eu l’avantage, effectivement, de mettre tout le monde au même rythme et au même niveau. Mais sinon, c’est un travail qui a été lancé longtemps avant. Par conséquent, cinq ans après, naturellement, la réponse fuse. Elle va d’elle-même ».
Plusieurs rendez-vous ont contribué à structurer cette démarche. Le Forum sur l’état de préparation du Cameroun, organisé le 15 juillet 2025, avait déjà permis de faire état d’une couverture proche de 99 % des bassins cacaoyers et caféiers par les dispositifs de géolocalisation et de traçabilité. Les Cocoa Days, organisés du 1er au 3 juillet 2026 à Yaoundé, puis le Forum des 5 et 6 août dernier, ont permis de poursuivre cette dynamique et de consolider les acquis.
695 208 PRODUCTEURS DÉJÀ IDENTIFIÉS ET 843 597 PARCELLES GÉOLOCALISÉES
De l’état de mise en œuvre des exigences du Règlement de l’Union européenne fait par le CICC, il ressort que, s’agissant de l’identification et de la géolocalisation des producteurs et des parcelles, 695 208 producteurs ont déjà été identifiés et 843 597 parcelles géolocalisées.
Aussi, les exportateurs disposent des outils mis à leur disposition pour le suivi de la traçabilité du produit. Il s’agit de Geoshare et Camertrace, qui sont des plateformes de mutualisation des données de géolocalisation, déjà opérationnelles.
En perspective, l’on annonce la poursuite de la géolocalisation des parcelles et la campagne de distribution de la fiche d’identification du producteur. Ces fiches d’identification, précise-t-on, seront distribuées aux producteurs, avec un numéro unique d’identification du producteur et de la parcelle sur la plateforme internationale.
Cette fiche sera présentée à celui qui viendra acheter le cacao. Il suffira de scanner le QR code pour avoir toutes les informations sur le producteur et la parcelle.
Pour les producteurs isolés ou ceux qui n’ont pas encore géolocalisé leurs parcelles, ils doivent se faire signaler auprès du CICC. Pour les plantations datant d’après 2020, donc nouvellement déforestées, le cacao issu de ces plantations pourra être redirigé vers d’autres marchés en dehors de l’Union européenne.
Ainsi, le cacao qui ne répondra pas aux exigences de l’Union européenne ne sera pas banni. Il faut préciser que les exigences de l’Union européenne portent à la fois sur la fève et le produit transformé.
Le contrôle est fait préalablement à l’embarquement. Donc, aucun exportateur ne risque d’exporter un cacao non conforme.
Sur l’exigence de zéro déforestation, 150 réunions ont été planifiées dans les bassins de production, et 65 ont déjà été réalisées et vont se poursuivre. Tous les acteurs respectent déjà la légalité, a-t-on appris du CICC.
PLUTÔT UNE OPPORTUNITÉ POUR LE CAMEROUN
Loin de continuer à être considéré comme une exigence, le Cameroun voit plutôt en ce règlement une opportunité. Celle de se professionnaliser et d’avoir une filière mieux organisée, en faisant le ménage dans la chaîne d’approvisionnement des exportateurs, par exemple, comme le voit Omer Maledy, le Secrétaire exécutif du Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC).
Mais surtout, pour le ministre du Commerce, une opportunité de récompenser le travail, en payant le juste prix au producteur.
« La seule chose que nous attendons, que nous espérons évidemment, c’est qu’il y ait une contrepartie. La contrepartie pour nous, c’est le prix. Nous espérons que quand on demande d’un côté, il faut qu’on donne de l’autre. Le marché doit pouvoir donner en récompensant la vertu, en récompensant le travail. Nous insistons sur la notion de prix rémunérateur, des prix équitables, oui aux exigences, mais en contrepartie, nous disons les prix, les prix, les prix, les prix », a lancé Luc Magloire Mbarga Atangana.
Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais
Le Cameroun attend ainsi que les efforts consentis en matière de durabilité, de traçabilité et de protection des forêts trouvent une traduction dans la rémunération des planteurs.
Pour le CICC, avec le règlement européen sur la déforestation, le prix au producteur camerounais pourrait être revu à la hausse. Le Cameroun a la meilleure image de la préparation de la mise en conformité avec le règlement de l’Union européenne. Il y a également une demande pour le cacao agroforestier, une autre opportunité pour le cacao camerounais.
Le défi ne consiste donc plus seulement à démontrer que le cacao camerounais respecte les nouvelles normes européennes. Il s’agit également de faire en sorte que cette conformité crée davantage de valeur pour ceux qui sont à la base de la chaîne : les producteurs.
Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais
À l’approche de l’échéance européenne, le Cameroun entend donc jouer sur les deux tableaux : sécuriser l’accès de son cacao au marché de l’Union européenne et défendre une meilleure répartition de la valeur au sein de la filière. Une équation déterminante pour l’avenir de la campagne cacaoyère 2026/2027.
Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 28/08/2026
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
FONDS-PROTO 2026/APME : 35 projets passent du prototype à l’industrialisation

Le 6ᵉ Appel à Projets du Fonds d’Appui au Prototypage a livré son verdict. Placée sous le thème « Financement des solutions locales et industrialisation du Cameroun », cette sixième édition a permis de distinguer 35 projets innovants portés par des PME et des porteurs d’idées camerounais. Au cœur de la cérémonie : remise des chèques et trophées, promotion des solutions locales et ouverture d’une foire-exposition consacrée au savoir-faire des bénéficiaires.
Le verdict est tombé. Après plusieurs mois de sélection et d’évaluation, le 6ᵉ Appel à Projets du Fonds d’Appui au Prototypage (Fonds-Proto), édition 2026, a révélé ses lauréats. Organisée par l’Agence de Promotion des PME (APME), sous le Très Haut Patronage du Président de la République, la cérémonie de remise des chèques et trophées a consacré 35 projets camerounais appelés à franchir une nouvelle étape dans leur développement. Placée sous le thème « Financement des solutions locales et industrialisation du Cameroun », cette édition a une nouvelle fois mis en lumière le potentiel créatif et entrepreneurial des jeunes Camerounais.
Les projets retenus ont été appréciés sur la base de plusieurs critères, notamment leur pertinence, leur utilité, leur faisabilité, leur rentabilité ainsi que leur potentiel de croissance et de création d’emplois.
UNE CÉRÉMONIE PRÉSIDÉE PAR LE MINISTRE ACHILLE BASSILEKIN III
Présidée par Achille BASSILEKIN III, Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA), la cérémonie a connu la participation de Dr Gabriel MBairobe, Ministre de l’Agriculture et du Développement rural (MINADER), et de Pr Marie-Thérèse ABENA ONDOUA, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF). Étaient également présents les responsables de l’Agence de Promotion des PME, des partenaires au développement, des acteurs de l’écosystème entrepreneurial ainsi que plusieurs promoteurs de projets et porteurs d’innovations venus présenter leurs solutions.
À travers cette mobilisation institutionnelle, le Gouvernement entend réaffirmer son engagement en faveur de l’accompagnement des PME, de la promotion de l’innovation et de la transformation des solutions locales en véritables opportunités économiques.
DJOUMENE LAGLOIRE DÉCROCHE LE PRIX DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Parmi les projets distingués, celui de Mlle Djoumene Lagloire, originaire de la région du Littoral, s’est particulièrement illustré. Elle a remporté le Prix du Président de la République, d’une valeur de 7 millions de FCFA, pour son projet d’unité semi-industrielle de fabrication de chaussures à partir de pneus recyclés, de clés et de cuir local.
Une innovation qui illustre parfaitement l’ambition du Fonds-Proto : transformer les ressources, les savoir-faire et les idées locales en solutions économiquement viables, capables de contribuer à la création de valeur, à la réduction des importations et, à terme, à l’industrialisation du Cameroun.
Les autres projets primés ont bénéficié de récompenses comprises entre 1,5 million et 5 millions de FCFA. Au total, 35 projets ont été retenus au terme de ce sixième appel à projets. Les projets retenus sont, à cet effet, appelés à être immédiatement formalisés auprès des Centres de Formalités de Création d’Entreprises (CFCE).
UN MÉCANISME AU SERVICE DES PME EN PHASE D’AMORÇAGE
Le Fonds d’Appui au Prototypage constitue un mécanisme innovant destiné aux jeunes entrepreneurs et aux PME innovantes engagés dans une phase décisive de leur parcours : celle où l’idée doit devenir un prototype fonctionnel, puis un produit susceptible d’être fabriqué et commercialisé à plus grande échelle.
Le dispositif s’inscrit ainsi dans le champ des mécanismes de financement destinés à faciliter l’amorçage et le démarrage des entreprises en création, mais également à accélérer le développement et la croissance des entreprises nouvellement créées. L’ambition est donc claire : faire du prototype un véritable tremplin vers l’entreprise, et de l’entreprise un moteur de l’industrialisation locale.
Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais
DU PROTOTYPE À L’INDUSTRIALISATION
Pour le Ministre Achille BASSILEKIN III, l’enjeu du Fonds-Proto dépasse largement la simple remise de chèques. Il s’agit de donner aux entrepreneurs les moyens de transformer une idée ou une innovation en véritable produit commercialisable. « En mettant en avant ce Fonds il y a 6 ans, le Chef de l’État a trouvé idoine de mettre en place un dispositif pour accompagner nos entrepreneurs ou nos PME en phase d’amorçage, à travers une démarche de prototypage rapide de leurs solutions », a-t-il souligné.
Cette démarche vise notamment à réduire le taux de mortalité et d’abandon précoce des projets, tout en permettant aux promoteurs de constituer des actifs de propriété intellectuelle et d’améliorer leurs capacités d’accès aux crédits professionnels. Concrètement, les 35 bénéficiaires de l’édition 2026 seront accompagnés dans la réalisation ou la finalisation de leurs prototypes, la formalisation de leurs entreprises, l’amorçage de la protection de leur propriété intellectuelle, la fabrication de préséries ainsi que l’entame du processus d’industrialisation de leurs projets.
LA FOIRE-EXPOSITION, VITRINE DES INNOVATIONS CAMEROUNAISES
La cérémonie de remise des chèques et trophées s’est prolongée par une foire-exposition, véritable vitrine des innovations et des produits développés par les entrepreneurs bénéficiaires du dispositif. Cet espace offre aux visiteurs, aux partenaires, aux investisseurs et aux différents acteurs économiques l’occasion de découvrir concrètement les solutions issues de l’ingéniosité camerounaise. Produits innovants, prototypes, démonstrations et échanges directs avec les promoteurs permettent ainsi de mesurer le chemin parcouru entre l’idée initiale et sa matérialisation.
Cette foire-exposition donne surtout une dimension concrète à la philosophie du Fonds-Proto : ne plus laisser les innovations camerounaises au stade des idées, mais les accompagner jusqu’à leur transformation en produits, en entreprises compétitives et en emplois.
Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais
Avec ses 35 nouveaux bénéficiaires, le Fonds-Proto 2026 entend ainsi contribuer à faire émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs capables de transformer les potentialités locales en solutions industrielles « Made in Cameroon », au service de la croissance, de la création d’emplois et de la transformation structurelle de l’économie nationale.
Par Jean Luc FASSI
Défis Actuels du 27/08/2026
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales5 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














