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le gouvernement suspend la cession aux Camerounais malgré un investissement de 137 milliards FCFA

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le gouvernement suspend la cession aux Camerounais malgré un investissement de 137 milliards FCFA
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Le gouvernement camerounais a demandé au groupe français Somdia de « surseoir, avec effet immédiat, à toute démarche relative au projet de cession » de ses 82% dans la Société sucrière du Cameroun (Sosucam).

L’instruction, contenue dans une correspondance du directeur de cabinet du Premier ministre, Balungeli C. Ebune, gèle un accord signé le 13 août dernier entre Somdia et un consortium entièrement camerounais, en attendant les conclusions d’un comité stratégique de pilotage qui dispose de six mois pour se prononcer.

Un accord 100% camerounais, mis en pause par l’État camerounais

L’accord suspendu n’est pourtant pas anodin. Il prévoyait le transfert du premier producteur industriel de sucre du pays à cinq entrepreneurs nationaux, l’avocat d’affaires Joseph Pagop Noupoué, l’avicultrice industrielle Henriette Noutchougouin, l’ingénieur et financier William Nkontchou, l’ingénieur Igor Djoukwé et l’expert-comptable Marcel Tchagongom, adossé à un programme d’investissement de 210 millions d’euros, soit environ 137,7 milliards de FCFA.

Sur le papier, c’est précisément le scénario que tout discours de souveraineté économique appellerait de ses vœux : une entreprise stratégique, fondée en 1965, qui compte des milliers d’employés répartis entre les complexes de Mbandjock et de Nkoteng, échappant à un actionnariat étranger pour passer sous contrôle national.

Or c’est justement ce transfert que l’État vient de figer. Le motif invoqué par Balungeli C. Ebune est que la Sosucam « revêt, pour l’État camerounais, un caractère hautement stratégique, tant au regard de la souveraineté alimentaire du pays que de ses enjeux économiques, sociaux et politiques ». Un argument de souveraineté utilisé, non pas pour accélérer la reprise par des Camerounais, mais pour la suspendre.

Le dossier est en réalité plus enchevêtré qu’un simple choix entre repreneurs étrangers et nationaux. Somdia est une filiale du groupe Castel, dont la gouvernance fait l’objet d’un conflit familial ouvert. Le 22 juin 2026, Romy Castel a publiquement contesté le processus de cession porté par Somdiaa, revendiquant elle-même un projet concurrent pour Sosucam, adossé à Boissons du Cameroun, filiale historique du groupe dans la bière et les boissons gazeuses. Sa proposition reste toutefois suspendue à l’issue d’une procédure judiciaire engagée à Singapour pour la reprise en main de la gouvernance du groupe Castel. Le nom du géant nigérian Dangote avait également circulé plus tôt dans le dossier, avant d’être écarté par la signature du 13 août.

Le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a lui-même reconnu ne pas savoir avec précision combien de candidats sont réellement en lice, insistant sur la nécessité de consulter l’ensemble des actionnaires, dont l’État lui-même, présent au capital via la CNPS et la SNI. C’est cette pluralité d’intérêts, camerounais et français mêlés, que le comité stratégique doit désormais démêler en six mois.

Il reste que l’effet immédiat de la décision est de freiner, non pas une cession à un groupe étranger, mais une cession à des investisseurs camerounais déjà engagés, alors que le gouvernement invoque justement la souveraineté alimentaire pour la justifier. Sosucam pèse dans les comptes publics avec un chiffre d’affaires annuel d’environ 60 milliards de FCFA et près de 12 milliards de FCFA d’impôts versés chaque année ; l’entreprise est, selon ses dirigeants, fragilisée depuis une décennie par des importations massives de sucre qui ont compromis son développement. Un contexte qui aurait pu plaider pour une validation rapide d’un plan d’investissement de 137,7 milliards de FCFA porté par des Camerounais, plutôt que pour un gel supplémentaire du dossier.

Le gouvernement fait valoir que la prudence s’impose sur un actif de cette importance, et que six mois ne sont pas un délai déraisonnable pour sécuriser l’emploi, l’outil de production et la continuité de l’approvisionnement national en sucre. Mais pour les cinq repreneurs camerounais, comme pour l’opinion, le résultat immédiat est le même : un accord porté par des capitaux nationaux, présenté par ses auteurs comme un projet de souveraineté industrielle, se retrouve suspendu par l’État au nom d’une souveraineté qu’il ne leur reconnaît pas encore.

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« le FSNC est désormais hors-jeu, ce qui est naturellement regrettable pour notre démocratie »

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« le FSNC est désormais hors-jeu, ce qui est naturellement regrettable pour notre démocratie »
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Armand Noutack II, l’ancien militant du MRC, demande à la députée Nourane Foster de prier pour le blocage d’Odza.

La suspension du FSNC, parti politique d’Issa Tchiroma, fait partie de l’actualité brûlante au Cameroun en ce moment. C’est donc tout naturellement que les commentaires et réactions des uns et des autres se multiplient sur la question. Armand Noutack II, qui trouve cette décision regrettable pour la démocratie, en profite pour passer un message à Nourane Foster, députée démissionnaire du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN).

« Le FSNC est désormais hors-jeu, ce qui est naturellement regrettable pour notre démocratie. La « députée PCRN qui se dit désormais du Paris Saint-Germain » doit maintenant prier, jeûner et si possible faire même des rituels pour le blocage de Odza, ainsi son fauteuil sera assuré au Parlement. Exactement comme avec le boycott de 2020. Depuis son départ, elle fait les yeux doux aux CAVERNEUX NAÏFS de ODZA tout en espérant, en PRIANT jour et nuit, que le Moulinex leur donne un coup de pied aux fesses avant 2027 », écrit-il.

À titre de rappel, le FSNC a été suspendu hier, le 27 octobre 2026, par le ministère de l’Administration territoriale. Il est reproché au parti, l’appel à l’insurrection, l’atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, l’incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, des troubles graves à l’ordre public et la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.

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Ballon d’Or camerounais : Blériot Nyemeck charge Samuel Eto’o et la FECAFOOT

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Alors que le sacre de Harry Kane au Ballon d’Or 2026 fait parler dans le monde du football, Blériot Nyemeck s’attaque à l’organisation de la […]

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