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Le nouveau barème des salaires des DG d’entreprises publiques

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Le nouveau barème des salaires des DG d’entreprises publiques
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La nouvelle classification des entreprises publiques camerounaises rendue publique le 13 août par le ministre des Finances détermine aussi la grille de rémunération et certains avantages accordés à leurs dirigeants. Alors que l’État tire encore peu de dividendes de ses participations, le dispositif pose la question du lien entre niveau de performance et coût de la gouvernance.

Le changement paraît administratif. Il peut pourtant avoir des effets très concrets sur les dirigeants des entreprises publiques camerounaises. Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a actualisé le 13 août 2026 la classification des entreprises publiques. Le nouveau classement, qui prend effet au 1er janvier 2026, repose sur les performances enregistrées au cours des exercices 2022, 2023 et 2024. Le texte répartit les entreprises publiques en cinq catégories. Cette hiérarchie n’est pas neutre. Le décret n°2019/321 du 19 juin 2019, auquel se réfère l’arrêté, organise aussi la rémunération, les indemnités et les avantages des présidents de conseils d’administration, des administrateurs, des directeurs généraux et de leurs adjoints selon la catégorie de l’entreprise.

CINQ CATÉGORIES, CINQ NIVEAUX DE RÉMUNÉRATION

Le mécanisme est assez précis. Le décret fixe le salaire de base du directeur général en fonction du seuil financier attaché à chaque catégorie. Pour les entreprises de première catégorie, le salaire de base correspond à 0,006 % de la borne inférieure, soit 6 millions de FCFA par mois sur la base du seuil de 100 milliards de FCFA. Le montant passe à 4 millions de FCFA pour la deuxième catégorie, 3 millions pour la troisième, 2,5 millions pour la quatrième et 2 millions pour la cinquième. Le directeur général reçoit en plus une indemnité mensuelle de responsabilité équivalant à un cinquième du salaire de base et une indemnité de représentation correspondant au septième de ce même salaire.

Sur cette base réglementaire, la rémunération mensuelle brute théorique du directeur général s’établit donc autour de 8,06 millions de FCFA en première catégorie. Elle descend à 5,37 millions en deuxième catégorie, 4,03 millions en troisième, 3,36 millions en quatrième et 2,69 millions en cinquième catégorie, hors avantages en nature et autres éléments prévus par le texte. Le directeur général adjoint suit la même logique. Son salaire de base est fixé à 5 millions de FCFA en première catégorie, 3 millions en deuxième, 2,5 millions en troisième, 2 millions en quatrième et 1,5 million en cinquième catégorie. À ces montants s’ajoutent les indemnités de responsabilité et de représentation prévues par le décret.

LES PRÉSIDENTS DE CONSEIL SONT AUSSI CONCERNÉS

La différenciation ne s’arrête pas aux directeurs généraux. Les présidents des conseils d’administration bénéficient également d’une allocation mensuelle calculée selon la catégorie de l’entreprise. Le décret prévoit 1,2 million de FCFA pour la première catégorie, 1 million pour la deuxième, 800 000 FCFA pour la troisième, 600 000 FCFA pour la quatrième et 400 000 FCFA pour la cinquième. Les présidents et membres des conseils reçoivent aussi des indemnités de session plafonnées selon la catégorie. Le texte prévoit par ailleurs des possibilités de rémunérations exceptionnelles, de primes spéciales et de prime de fin de mandat, sous certaines limites.

Le dispositif encadre également les avantages en nature. Pour le président du conseil d’administration, il peut s’agir notamment d’un véhicule de fonction, d’allocations de carburant, d’eau et d’électricité, de téléphone ou encore de personnel de gardiennage. Pour le directeur général et son adjoint, le texte prévoit notamment une résidence de fonction, des véhicules de service et d’autres avantages dont les montants sont encadrés. L’arrêté impose cependant une limite importante. La fixation de certains avantages doit tenir compte de la soutenabilité financière et des objectifs de performance de l’entreprise. L’idée d’un lien entre performance et rémunération figure donc déjà dans le dispositif réglementaire.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

RÉMUNÉRATION MENSUELLE DES DIRIGEANTS DES ENTREPRISES PUBLIQUES CAMEROUNAISES

  • Première catégorie : 8,06 millions FCFA
  • Deuxième catégorie : 5,37 millions FCFA
  • Troisième catégorie : 4,03 millions FCFA
  • Quatrième catégorie : 3,36 millions FCFA
  • Cinquième catégorie : 2,69 millions FCFA

LE CLASSEMENT 2026 REDISTRIBUE LES NIVEAUX

Avec le nouveau classement, sept entreprises se retrouvent dans la première catégorie. Camtel, Alucam, Socadel, le Port autonome de Douala, Sodecoton, Sonara et SNH occupent désormais le sommet de la nouvelle hiérarchie. Sonatrel constitue à elle seule la deuxième catégorie. La troisième catégorie rassemble Camair-Co, Cameroon Development Corporation (CDC), Camwater, EDC, ADC, le Port autonome de Kribi et la SCDP. Le quatrième groupe comprend le Conseil National des Chargeurs du Cameroun (CNCC), Labogenie et Sopecam. La cinquième catégorie accueille le plus grand nombre d’entreprises. Parmi elles figurent Anafor, Campost, le Chantier naval et industriel du Cameroun (CNIC), Cameroon Public-Expansion, Laboratoire National Vétérinaire (Lanavet), HYDRO-MEKIN, Mission de Développement de la Pêche Artisanale Maritime du Cameroun (Midepecam), MAETUR, MAGZI, Pamol Plantations, Matgenie, Sodepa, Semry, la SIC, Sonamine et la SNI.

Ce reclassement peut donc modifier la base de rémunération de certains dirigeants lorsque leur entreprise change de catégorie. La nouvelle grille n’est pas définitive. Le texte prévoit une mise à jour tous les trois ans.

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Le système ne repose toutefois pas sur une logique de bonus directement indexé sur le bénéfice réalisé. La catégorie découle principalement du critère du chiffre d’affaires moyen des trois derniers exercices fiscaux dans le décret de 2019. La première catégorie correspond aux entreprises dont le chiffre d’affaires moyen dépasse 100 milliards de FCFA. La deuxième couvre celles comprises entre plus de 50 milliards et 100 milliards. La troisième se situe entre plus de 10 milliards et 50 milliards. La quatrième entre plus de 5 milliards et 10 milliards. La cinquième concerne celles dont le chiffre d’affaires moyen ne dépasse pas 5 milliards.

La nuance est importante. Une entreprise peut afficher un chiffre d’affaires élevé sans dégager une rentabilité élevée. À l’inverse, une société de taille plus réduite peut afficher une meilleure marge ou une situation financière plus solide.

La performance retenue pour le classement ne correspond donc pas automatiquement à la rentabilité financière. Elle produit néanmoins un effet direct sur les plafonds et mécanismes de rémunération prévus pour les dirigeants.

LE RENDEMENT DU PORTEFEUILLE PUBLIC POSE UNE AUTRE QUESTION

Cette mécanique intervient dans un contexte peu favorable pour l’État actionnaire. Dans un exposé présenté au Parlement en juin 2026, la Chambre des comptes de la Cour suprême a relevé la faible rentabilité financière du portefeuille public. Selon ce document consacré notamment à Alucam, les participations directes de l’État dans les entreprises contrôlées et non contrôlées étaient évaluées à 1 926,2 milliards de FCFA en 2024. Pourtant, les dividendes encaissés par l’État cette année-là n’ont atteint que 55,85 milliards de FCFA.

La Chambre des comptes relève aussi que neuf entreprises seulement ont versé des dividendes sur les 49 entreprises recensées dans son analyse. Le rendement ressort à 2,92 %. La juridiction financière le compare à un taux moyen de 6,5 % sur le marché financier et estime qu’un placement équivalent aurait théoriquement pu produire près de 150 milliards de FCFA d’intérêts.

Le constat donne un relief particulier à la question des rémunérations. L’État supporte le coût de fonctionnement de structures qui remplissent souvent des missions économiques ou stratégiques. Il attend aussi de certaines d’entre elles qu’elles créent des revenus et contribuent au financement public. La Chambre des comptes rappelle d’ailleurs que les participations publiques ne répondent pas uniquement à une logique financière. Elles peuvent viser la souveraineté, l’emploi, l’aménagement du territoire ou encore la fourniture de services essentiels.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 19/08/2026

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Energie solaire : Meta Energy lance officiellement ses activités

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Energie solaire : Meta Energy lance officiellement ses activités
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Une convention a été signée avec l’entreprise Eclipse Energies renouvelables ce mardi 28 octobre 2026 à Yaoundé.

Sourires, applaudissements et you-you ont meublé ce mardi 27 octobre 2026 à Yaoundé, la signature de la convention de partenariat entre les entreprises Meta Energy, société du groupe Meta Invest (qui lançait officiellement ses activités) et Eclipse Energies renouvelables. La signature de partenariat était également l’occasion pour Meta Energy de présenter ses nouvelles offres.

L’entreprise lance ses activités avec trois kit (A-B et C) afin de rendre l’énergie solaire accessible à tous les ménages, les commerce, les industries et les commerces, des kits fournis, installés, entretenus et garantis par des équipes, payables sur 10 ans et qui deviennent la propriété du client au terme du contrat.

« Ce qui va changer avec ce partenariat c’est l’accessibilité aux équipements surtout sur le plan financier. Le partenariat qui vient d’être signé avec Eclipse Energies renouvelables installée au Canada et qui fait ses classes au Cameroun, c’est d’abord pour d’une part sa technologie et d’autre part le marché. Ensemble, nous venons répondre à un problème que nous vivons tous ici présents. L’idée pour nous c’est d’apporter des solutions concrètes aux difficultés que les Camerounais rencontrent. Ce type de partenariat Nord-Sud est à encourager » a expliqué Lisette Claudia Tame, promotrice de Meta Energy.

La première étape consiste à échanger avec le client afin d’identifier ses besoins et de lui proposer la formule la plus adaptée ou réaliser une étude sur le site. Ensuite, un contact est établi entre le client et Meta Energy afin de procéder au règlement du forfait d’installation selon la formule choisie. Une fois que cette deuxième étape est réalisée, les techniciens de Meta Energy assurent la pose de la mise en service du système solaire dans le respect des normes de sécurité.

Le kit A (essentiel) concerne les maisons sans climatisation et sans (gros appareils) avec 4,9 kwh/jour et 2,7 kwh pendant la nuit avec un forfait d’installation estimé à 249 900 FCFA et 24 900 FCFA de forfait mensuel. Le kit A ne peut alimenter que les postes téléviseurs, ventilateurs, réfrigérateur, chargeurs, box internet.

Le kit B quant à lui est destiné aux maisons avec climatisation avec 13,4 kWh/jour et 9,2 kWh pendant la nuit avec un forfait d’installation de 499 900 FCFA et 49 900 FCFA de forfait mensuel. Ce kit alimente également les mêmes appareils que le kit A. le kit C quant à lui alimente les commerces, les industries et les grandes maisons.

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Kylian Mbappé perd deux contrats en Chine après avoir qualifié Mao Zedong de « dictateur »

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Kylian Mbappé perd deux contrats en Chine après avoir qualifié Mao Zedong de « dictateur »
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Kylian Mbappé perd deux contrats en Chine après avoir qualifié Mao Zedong de « dictateur »

Une plaisanterie qui coûte cher à Kylian Mbappé ! Deux grandes entreprises chinoises, Dongpeng et Mengniu, ont annoncé ce mardi 27 octobre mettre fin à leur partenariat avec l’attaquant du Real Madrid.

À l’origine de la polémique : une vidéo circulant sur les réseaux sociaux dans laquelle le capitaine des Bleus semble évoquer un montage humoristique associant son visage à celui de Mao Zedong, ancien dirigeant communiste chinois, qu’il présente comme un « dictateur chinois ».

Des propos qui ont suscité de nombreuses réactions en Chine, où Mao Zedong demeure une figure historique majeure.

« Notre entreprise s’oppose fermement à tout comportement qui heurte les sentiments nationaux », a déclaré Dongpeng, annonçant la rupture immédiate de sa collaboration avec le footballeur. Le géant laitier Mengniu a pris une décision similaire.

Sur le réseau social chinois Weibo, certains internautes dénoncent des propos « extrêmement graves et inappropriés », tandis que d’autres réclament des poursuites contre le joueur.

LAFP indique ne pas avoir pu confirmer, à ce stade, l’authenticité de la vidéo. Kylian Mbappé n’a donc pas été formellement authentifié comme l’auteur de ces propos.

Yvan Pedri

Journaliste – Actualité People
Yvan Pedri est journaliste spécialisé dans l’actualité people et les tendances du divertissement. Il couvre les grands événements médiatiques, les nouvelles des célébrités ainsi que les sujets qui suscitent le plus d’intérêt auprès du grand public.Reconnu pour sa réactivité et son souci de précision, il s’attache à publier des contenus rigoureusement vérifiés tout en restant proche des attentes des lecteurs de La Minute du Buzz.Domaines d’expertise : Actualité people, médias, télévision, stars internationales, influence digitale.

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Filière banane-plantain : 60 nouveaux jeunes en incubation à Kribi

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Energie solaire : Meta Energy lance officiellement ses activités
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Ils ont reçu des kits hier lundi 26 octobre 2026 à Ngomedzap.

Pendant une semaine, le centre spécialisé de la filière Banane-Plantain à Mbébé par Kribi, va abriter une soixantaine de jeunes agripreneurs. Ils ont reçu des kits hier lundi 26 octobre 2026, dans le cadre de la visite de travail de Samuel Tony Obam, président de président national de la Filière banane-plantain du Cameroun (FBPC), dans le cluster industriel spécial chaîne de valeurs banane-plantain de Ngomedzap, département du Nyong-et-So’o dans la région du Centre.

La cérémonie tenue hier a connu la présence de d’une demi-dizaine de maires et de présidents de coopératives agricoles des régions du Centre, du Littoral et du Sud. Il y a également eu une mission de benchmarking pour s’inspirer du cluster de Ngomedzap, qui s’impose progressivement comme modèle de Mairie de Production et de création d’emplois décents pour les jeunes.

«Cet événement correspond à la 8e cohorte nationale de jeunes incubés de la FBPC, et précisément à la 4e cohorte du cluster industriel de Ngomedzap porté par l’Association AGORA, dont le ministre Grégoire Owona est le mandataire. Au-delà de ces 60 jeunes, c’est tout le contexte agricole national et international qui impose aujourd’hui la création de Banane-plantain S.A, et qui rend l’import-substitution un impératif non négociable» a indiqué Samuel Tony Obam.

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