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le Cameroun rend hommage à ses héros et transmet la mémoire aux générations futures

Le Cameroun célèbre a célébré le vendredi 14 août 2026 la Journée du Souvenir, une journée consacrée à la mémoire de ceux qui sont tombés pour la Patrie et à la reconnaissance envers celles et ceux qui ont servi la Nation.
Placée sous le Haut Patronage du Chef de l’État et coordonnée par le ministère de la Défense et l’Office National des Anciens Combattants, Anciens Militaires et Victimes de Guerre du Cameroun (ONACAM), l’édition 2026 entend donner au devoir de mémoire une dimension résolument citoyenne.
« Se souvenir de ceux qui sont tombés pour la Patrie, honorer ceux qui ont servi, transmettre aux générations futures les valeurs de courage, de sacrifice et d’unité nationale» : le message résume l’esprit de cette journée, qui veut dépasser le cadre d’une simple cérémonie commémorative.
Instituée par l’arrêté présidentiel n°538/CAB/PR du 27 août 2008 portant institution d’une Journée du Souvenir dans les Forces de Défense, cette célébration rend hommage aux militaires morts dans l’accomplissement de leur devoir, mais également aux anciens combattants, anciens militaires, vétérans, victimes de guerre et à leurs familles.
Bakassi, un symbole de souveraineté
Le choix du 14 août revêt une portée particulière dans l’histoire contemporaine du Cameroun. Cette date renvoie notamment à la rétrocession de la presqu’île de Bakassi au Cameroun, intervenue le 14 août 2008, après plusieurs années de différend avec le Nigeria.
La rétrocession constitue un marqueur fort de la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays. Elle rappelle également l’importance des voies diplomatiques et du règlement pacifique des différends internationaux.
À travers cette référence historique, la Journée du Souvenir entend ainsi établir un lien entre les sacrifices consentis pour la Nation, la préservation de son territoire et la responsabilité des générations actuelles dans la construction de la paix.
De l’hommage à l’engagement citoyen
À Yaoundé, la célébration s’articulait autour de plusieurs temps forts. La cérémonie officielle s’est ouverte au Monument aux Morts, haut lieu symbolique de la mémoire nationale. La prise d’armes et l’hommage aux morts ont été présidés par le secrétaire d’État à la Défense, représentant le ministre de la Défense.
Après ce moment solennel, une marche patriotique a rallié le Monument aux Morts à la Place de l’Indépendance, sur l’esplanade de l’Hôtel de Ville. Anciens combattants, anciens militaires, militaires, familles de victimes de guerre, jeunes, associations, institutions et citoyens y ont participé.
L’édition 2026 accorde une place particulière à la jeunesse. Pour les organisateurs, la transmission constitue l’une des conditions essentielles de la préservation de la mémoire nationale.
La paix a une histoire, la souveraineté a un prix et l’unité nationale se construit au quotidien. Ces principes sont appelés à être transmis aux jeunes générations, afin que le souvenir des sacrifices consentis ne demeure pas cantonné aux cérémonies officielles.
Le patriotisme, soulignent les organisateurs, peut également s’exprimer dans les gestes quotidiens : civisme, respect de l’autre, travail, solidarité, honnêteté et préservation de la paix.
Derrière les cérémonies, des familles
Au-delà des uniformes, des décorations et des cérémonies, cette journée rappelle surtout les conséquences humaines des conflits et des opérations militaires.
Derrière chaque militaire tombé se trouvent des familles, des veuves, des orphelins et des proches qui continuent de porter le poids de la disparition. Les anciens combattants et les victimes de guerre portent également, parfois plusieurs décennies après les événements, les traces des sacrifices consentis.
C’est précisément l’une des missions de l’ONACAM : œuvrer à la reconnaissance, à la protection sociale et à la préservation de la mémoire des anciens combattants, anciens militaires et victimes de guerre. « Honorer les héros, c’est aussi prendre soin de ceux qu’ils ont laissés derrière eux », rappelle l’esprit de cette journée.
Une mémoire tournée vers l’avenir
La Journée du Souvenir 2026 se veut finalement un rendez-vous entre le passé et l’avenir. En honorant ceux qui sont tombés, le Cameroun entend reconnaître le prix du service rendu à la Nation. En saluant ceux qui ont servi, il affirme sa reconnaissance envers les générations qui ont consacré une partie de leur vie à la défense du pays.
Mais en mobilisant la jeunesse et l’ensemble des citoyens, l’événement porte aussi un message d’avenir : une Nation qui se souvient est une Nation qui connaît le prix de son unité, de sa souveraineté et de sa paix.
Le 14 août ne se résume donc pas à une cérémonie. Il se veut un moment de conscience collective, où le souvenir des disparus devient une invitation à préserver la paix, à renforcer le civisme et à transmettre aux générations futures les valeurs de courage, de sacrifice et d’unité nationale.
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Alex Nguépi quitte le SDF, après le MRC

L’homme politique Alex Nguepi affirme que son retrait des rangs du SDF est purement un choix personnel et politique.
Alex Nguépi n’est plus militant du Social Democratic Front (SDF). L’homme politique a informé les Camerounais ce mercredi 28 octobre 2026. Dans son communiqué, il indique qu’il s’agit d’un choix mûrement pensé et réfléchi.
Retrouvez le communiqué d’Alex Nguépi.
COMMUNIQUÉ À L’ATTENTION DE L’OPINION PUBLIQUE
Objet : Annonce de ma démission du Social Democratic Front (SDF)
Camerounaises, Camerounais,
Chers compatriotes,
Chers militants et sympathisants,
Par la présente, je porte à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale ma décision de démissionner du Social Democratic Front (SDF), parti politique au sein duquel j’ai milité et assumé des responsabilités, notamment en qualité de responsable régional chargé de la communication pour le Littoral.
Cette décision, mûrement réfléchie, relève d’un choix personnel et politique que j’assume pleinement, en toute responsabilité et avec sérénité.
Mon engagement au sein du SDF m’a permis de vivre des expériences politiques importantes, de défendre des convictions et de participer, à mon niveau, au combat pour la démocratie, la justice sociale, l’État de droit et l’alternance politique au Cameroun.
Je tiens à exprimer ma reconnaissance à toutes celles et à tous ceux avec lesquels j’ai partagé ce parcours militant, ainsi qu’aux camarades qui m’ont accordé leur confiance et m’ont accompagné dans l’exercice de mes responsabilités.
Quitter un parti politique ne signifie pas renoncer à ses convictions, encore moins abandonner le combat pour le changement. Les formations politiques sont des cadres d’engagement, mais les idéaux de démocratie, de justice sociale, de liberté et de progrès appartiennent à tous les citoyens.
Je demeure convaincu que le Cameroun a besoin d’une classe politique responsable, d’une opposition capable de dépasser ses divisions et d’un engagement citoyen déterminé pour construire une véritable alternative au bénéfice de nos populations.
Ma démission du SDF marque donc la fin d’une étape de mon parcours politique. Elle ne saurait être interprétée comme un renoncement à mes convictions ni comme une rupture avec les citoyens qui aspirent à un Cameroun plus juste, plus démocratique et plus prospère.
Je remercie sincèrement tous ceux qui m’ont accompagné durant cette étape de mon engagement et invite chacun à respecter cette décision personnelle.
Pour ma part, je poursuis ma réflexion sur la suite de mon parcours politique, avec la même volonté de contribuer au débat public et à la construction d’un Cameroun où la dignité humaine, l’égalité des chances et l’intérêt général occupent une place centrale.
Je reste fidèle à une conviction fondamentale : la politique n’a de sens que lorsqu’elle est mise au service du peuple.
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