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la consommation des chauves-souris, un jeu dangereux sous la menace Ebola

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la consommation des chauves-souris, un jeu dangereux sous la menace Ebola
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« Entre marchés informels et croyances, la manipulation et la vente de chauves-souris font craindre une nouvelle zoonose ».

À Yaoundé, dans l’ombre des étals de Mokolo et au marché de nuit d’Essos, elles pendent par grappes, des chauves-souris vidées, fumées ou vendues vivantes. Consommée pour sa viande, utilisée en médecine traditionnelle, la chauve-souris de brousse est un met prisé. Mais derrière ce commerce, les spécialistes de la santé tirent la sonnette d’alarme sur un risque majeur de transmission de virus, donc Ebola.

Les chauves-souris hébergent naturellement de nombreux virus sans tomber malades. Le problème vient du saut d’espèces. Quand l’homme entre en contact direct avec leur sang ou leurs fluides. C’est ainsi que le virus Ebola serait passé du réservoir animal à l’homme lors des premières épidémies en Afrique centrale.

Un commerce discret et très actif, mais un danger sanitaire : Ebola et autres virus émergents

Malgré, l’interdiction de la vente de certaines espèces sauvages, le trafic persiste. Braconniers, revendeurs et restaurateurs de spécialités se ravitaillent dans les forêts du centre, du Sud et de l’Est, mais de plus en plus dans la ville de Yaoundé où l’activité se développe dangereusement.

Au marché, la chaine est rapide, capture au filet, transport dans les sacs, abattage à même le sol, sans gants ni eau. Les clients demandent ça pour la fatigue, pour le sang. Une chauve-souris grillée, c’est 500 F CFA, explique un vendeur sous couvert d’anonymat.

Les chauves-souris frugivores sont identifiées par l’OMS comme réservoir naturel du virus Ebola. Le risque survient au moment de la manipulation, par morsures, griffes, contact avec le sang, les excréments et les fluides lors de la découpe.

Dr Ekotto, épidémiologiste au ministère de la santé publique indique que, « quand vous découper une chauve- souris infectée sans protection, une goutte de sang sur une coupure suffit. Le virus passe ».Et à Yaoundé avec la densité de la population et la promiscuité des marchés, une contamination à Ebola peut devenir une épidémie en quelques jours.

Au-delà d’Ebola, les scientifiques craignent aussi le Nipah, la rage et des coronavirus. Le Cameroun est déjà en alerte permanente depuis les épidémies en Guinée et présentement en RDC, pays avec lequel le Cameroun partage la même forêt.

Facteurs aggravants du phénomène dans la ville de Yaoundé et le danger environnemental

Il s’agit dans un premier temps du manque d’hygiène, l’abattage se fait sur les mêmes tables que les poulets et le nettoyage du poisson. Ensuite l’absence des contrôles vétérinaires qui n’indiquent aucune traçabilité ni inspection sanitaire et enfin, la consommation crue ou peu cuite en soupes et brochettes mal cuites.

Au-delà du risque humain, la chasse intensive des chauves- souris entraine un déséquilibre de l’écosystème. Les chauves-souris sont des polinisateurs et des régulateurs d’insectes. Leur disparition favorise la prolifération des moustiques et impacte l’agriculture urbaine autour de Yaoundé. De plus les carcasses et déchets d’abattage sont jetés dans la nature, contaminant ainsi les sols et les points d’eau.

Avec plus de 4 millions d’habitants, Yaoundé est une cocote minute épidémiologique. Un seul cas d’Ebola lié à la consommation des chauves-souris suffirait à saturer les hôpitaux. Les experts sont pourtant unanimes, un plaisir d’un plat ne vaut pas le risque d’une épidémie. Tant que la demande existera, le danger rodera au-dessus des toits de la capitale.

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Le MRC invite l’Union africaine, l’Onu à s’intéresser au Cameroun

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Le MRC invite l’Union africaine, l’Onu à s’intéresser au Cameroun
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Le parti de la Renaissance affirme que l’implication de ces organisations va empêcher une guerre civile au Cameroun.

Tiriane Babine Noah, la nouvelle présidente du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), a signé ce 28 octobre 2026 une déclaration en rapport avec le pays. Dans ladite déclaration, celle qui succède à Maurice Kamto à la tête du MRC affirme que le pays va mal.

« Le Cameroun va mal, très mal. Non seulement il n’est plus gouverné depuis des années, mais il est au bord d’une implosion générale… Alors que la situation est déjà critique, ceux qui le dirigent par effraction ont fomenté et exécuté un coup d’État constitutionnel le 14 avril 2026… Le Cameroun est en train de sombrer. L’Armée, « la grande muette », est devenue bavarde. Nombre de membres des forces de défense recourent désormais aux lanceurs d’alerte pour crier leur malaise ou dénoncer les injustices dont ils sont victimes », peut-on lire dans la déclaration.

Le MRC appelle l’Union africaine, l’ONU, les pays partenaires historiques du Cameroun, l’Union européenne à se mettre ensemble pour éviter une guerre civile dans le pays.

MRC

mrc

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Suspension du FSNC : une décision « arbitraire » selon Pierre Emmanuel Binyam

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Pierre Emmanuel Binyam, militant du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a dénoncé la suspension du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) […]

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Manaouda Malachie réclame un accès rapide aux vaccins candidats

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Manaouda Malachie réclame un accès rapide aux vaccins candidats
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Le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, a pris part, ce mercredi 28 octobre 2026, à la réunion ministérielle extraordinaire virtuelle d’Africa CDC sur Ebola, convoquée pour convenir de mesures collectives urgentes et renforcer la préparation des 55 États membres de l’Union africaine.

Lors du dialogue ministériel, il a exprimé la solidarité du Cameroun aux pays touchés, rappelant que le pays est en première ligne, avec près de 2 000 kilomètres de frontière avec le Nigeria et de nombreux échanges avec l’Afrique centrale. Le dispositif national est en alerte depuis le mois de mai et le gouvernement achève une feuille de route budgétisée pour les 90 prochains jours.

Le ministre a soulevé deux préoccupations. D’abord, l’absence de vaccin et de traitement homologués contre la souche Bundibugyo : il a demandé un accès rapide et équitable aux vaccins candidats, traitements expérimentaux et réactifs, avec un prépositionnement en Afrique centrale. Ensuite, le financement : « la préparation coûte bien moins que la riposte », a-t-il rappelé, appelant à des fonds rapidement mobilisables pour les pays de première ligne.

Le Cameroun s’engage à mettre en œuvre sa feuille de route, à partager sans délai toute alerte avec l’OMS et Africa CDC, et à renforcer la coopération transfrontalière, dans le respect du Règlement sanitaire international.

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