Actualités locales
Boney Philip dénonce un « acharnement » contre Vision 4

Le directeur général des médias de Vision 4, Boney Philippe, a dénoncé mardi ce qu’il considère comme un traitement ciblé de la chaîne de télévision privée par le Conseil national de la communication (CNC), lors de l’émission Tour d’Horizon.
Boney Philippe est notamment revenu sur la suspension de trois mois infligée au directeur de la rédaction de Vision 4, Martial Owona, dans le cadre d’une affaire liée au traitement médiatique de l’affaire Martinez Zogo.
Selon lui, cette affaire est largement couverte par les médias camerounais, mais Vision 4 ferait l’objet d’une attention particulière de la part du régulateur. Il affirme que certains médias ont consacré de nombreux sujets à l’affaire en mettant directement en cause le patron du groupe L’Anecdote, Jean-Pierre Amougou Belinga, sans pour autant, selon lui, faire l’objet de convocations similaires devant le CNC.
« Nous nous retrouvons à des audiences au CNC parce que le CNC a cru bon de toujours se saisir pour des affaires qui concernent le traitement de l’information chez nous, le passage des invités sur nos plateaux et tout ce qui concerne nos contenus et notre fonctionnement. C’est pour ça que nous pensons que nous sommes véritablement ciblés par le CNC.
Je prends l’exemple du sujet ou de l’affaire qui fait l’objet aujourd’hui de la suspension de trois mois de notre directeur de rédaction, Martial Owona, Il s’agit de l’affaire Martinez Zogo. Il ne vous échappe pas que cette affaire est traitée sur tous les médias. Il y en a d’ailleurs qui en ont fait leur plat préféré dans tous les journaux depuis le déclenchement de cette affaire et qui n’ont ciblé qu’une seule personne, qu’un seul acteur, à savoir notre patron, le patron du groupe L’Anecdote, Amougou Belinga, avec généralement des reportages à charge, des récits dénigrants, diffamatoires, offensants… Mais jamais, jamais personne n’a été inquiété, personne n’a été convoqué du côté du CNC », a déclaré Boney Philippe dans TOUR D’HORIZON sur Vision 4.
Le responsable de Vision 4 a également évoqué sa propre suspension d’un mois, intervenue quelques mois auparavant, peu après sa nomination comme directeur général des médias :
« Il y a trois mois, j’ai été suspendu pour un mois. À peine j’avais eu la chance, la grâce d’être promu directeur général des médias, le lendemain je devais recevoir ma notification d’une suspension pour un mois. J’ai été suspendu parce qu’un invité a dit sur mon plateau qu’il a été dans un bureau de vote et qu’il pense que l’élection n’a pas été revêtue de la crédibilité que certains lui donnent. À savoir qu’il avouait avoir manigancé, pour ne pas dire plus, avoir triché, dans le bureau de vote dans lequel il était et que pour lui l’élection n’avait pas été crédible.
Le CNC a trouvé bon de me suspendre un mois pour les propos que Fridolin Nke avait tenus. Alors que sur le sujet, il y a des télévisions à Yaoundé, il y a des télévisions à Douala qui ont dit pire, remettant en cause la crédibilité et l’intégrité de cette élection. Le CNC n’a convoqué aucun autre acteur des médias que ceux de Vision 4. J’ai été suspendu pour un mois parce que mon consultant a dit qu’il pense, de la perception qui se fait du pouvoir au Cameroun, que le pouvoir est Ekang », a déclaré Boney Philippe.
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« un nouveau coup dur porté au pluralisme politique dans notre pays », Rolande Issi

La députée Rolande Issi condamne ainsi la suspension de trois mois contre le parti d’Issa Tchiroma Bakary, le FSNC.
Ce 28 octobre 2026, la députée du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) Rolande Issi a réagi par rapport à la suspension du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC). Pour l’élue de la nation, la décision prise par le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji est une atteinte à la démocratie et aux libertés fondamentales du Cameroun.
« La décision prise par le ministre de l’Administration territoriale de suspendre le Front pour le Salut national du Cameroun (FSNC) pour une durée de trois mois est un nouveau coup dur porté au pluralisme politique et à l’expression démocratique dans notre pays, démontrant que l’argument du renouveau sur la paternité de la démocratie camerounaise n’est que leurre et mensonge.
Les prétextes fallacieux et des accusations arbitraires donnent un coup de régression à toute la voix de l’opposition et à la liberté d’opinion que l’on cherche à museler un peu plus chaque jour. Comment tolérer que des partis politiques soient ainsi réduits au silence pour des motifs aussi flous et liberticides ? Les agissements d’un individu ne peuvent en aucun cas être généralisés à toute une organisation. « Pire, le timing choisi est tellement flagrant que cela frise le ridicule », affirme-t-elle.
La députée du PCRN Rolande Issi profite de l’occasion pour passer un message aux dirigeants.
« Mes chers gouvernants, la démocratie ne se nourrit pas de suspensions, d’interdictions et de censure, mais du débat contradictoire, du respect des droits de l’opposition et de la liberté des citoyens de s’exprimer. Je m’insurge avec la dernière énergie contre cette dérive autoritaire qui piétine nos institutions et bafoue l’État de droit. Et je profite une fois de plus pour interpeller le PEUPLE SOUVERAIN À UN VOTE MASSIF en FAVEUR DE L’OPPOSITION pour que les lois et libertés soient une obligation. Nous devons avoir une assemblée nationale et des conseils municipaux majoritairement de l’opposition. Ne restons plus silencieux face à ces abus ! », affirme-t-elle.
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Après l’exil en Gambie, la suspension du parti d’Issa Tchiroma acte-t-elle sa mise hors-jeu électorale ?
Le ministre de l’Administration territoriale (Minat), Paul Atanga Nji, a frappé d’une suspension de trois mois le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), […]
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« il faut dire à Atanga Nji et le régime qu’il sait que c’est pas le FSNC qui a battu BIYA en 2025 »

Joseph Emmanuel Ateba, l’ancien secrétaire national à la communication du MRC, affirme que le peuple est le vainqueur de l’élection présidentielle de 2025.
C’est un message très bref qu’il a posté sur sa page Facebook. Joseph Emmanuel Ateba, l’ancien secrétaire national à la communication du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), réagit ainsi à la suspension du Front national pour le salut du Cameroun (FSNC). Il rappelle que l’élection 2025 a été gagnée par le peuple et non Issa Tchiroma Bakary, proclamé deuxième par le Conseil constitutionnel.
« Il faut dire à Atanga Nji et au régime qu’il sert que c’est pas le FSNC qui a battu BIYA en 2025, mais le peuple, et la seule chose qu’ils ont à faire pour ne subir le même sort lors des prochaines élections, c’est de revenir au parti unique », a-t-il écrit.
À titre de rappel, Paul Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale, a rendu public un arrêté portant suspension du FSNC, parti politique dont le leader est Issa Tchiroma Bakary. Le membre du gouvernement avait démissionné du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle avant de rejoindre les rangs de l’opposition. Présenté comme le bon diable, il a été comme la figure de bataille de l’opposition à la dernière élection. Son parti est suspendu aux motifs d’appel à l’insurrection, l’atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, l’incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, des troubles graves à l’ordre public et la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.
Il est également à rappeler qu’Issa Tchiroma Bakary s’est exilé en Gambie depuis la période postélectorale. Jeanne Nsoga, l’ancienne secrétaire générale du FSNC, a salué cette décision du ministre de l’Administration territoriale.
« L’arrêté du MINAT suspendant le FSNC pour 3 mois ce 27 octobre 2026 n’est pas qu’une sanction administrative. C’est le constat d’un échec moral. On ne joue pas avec la colère d’un peuple. On ne surfe pas sur la frustration des jeunes comme on surfe sur une vague. Parce que quand la vague retombe, ce sont eux qui se noient. La vraie grandeur en politique, c’est de savoir retenir son camp quand il veut tout casser. Pas de l’exciter pour exister. Au-delà des partis, il y a une leçon », a-t-elle écrit.
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