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Cameroun : sortir de l’économie de rente, un chantier plus urgent que jamais !

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Cameroun : sortir de l’économie de rente, un chantier plus urgent que jamais !
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Par Louis Marie Kakdeu

Le Cameroun n’a jamais manqué d’ingénieurs agronomes capables de penser une filière cacao intégrée, d’économistes capables de bâtir un fonds souverain transparent, ni de techniciens capables de faire tourner une raffinerie ou une usine de transformation du bois. Le pays forme, chaque année, des milliers de diplômés dans ses universités et ses grandes écoles. Le diagnostic du mal camerounais n’est donc pas un déficit de compétence.

Il est ailleurs : dans la manière dont une poignée de gestionnaires de la fortune publique a transformé les circuits de la rente (pétrolière, forestière, douanière, contractuelle) en instrument d’enrichissement privé, au détriment de l’intérêt collectif. C’est de ce modèle de rente qu’il faut sauver l’économie camerounaise.

Une élite qui n’a pas intérêt à ce que le pays change de modèle

Le raisonnement est simple, presque mécanique. Une économie de rente repose sur des flux financiers concentrés, faciles à identifier et faciles à capter : la redevance versée par la Société nationale des hydrocarbures, les droits de sortie sur le bois brut, les marchés publics d’infrastructure financés par la dette, les exonérations douanières accordées à quelques opérateurs privilégiés, les licences d’importation, etc.

Chacun de ces flux constitue un point de passage étroit, où un petit nombre de décideurs peut prélever une commission, négocier une rétro-commission, ou orienter un contrat vers une entreprise apparentée.

Ce mécanisme a un nom dans la littérature en science politique : la capture de l’État. Il ne s’agit pas seulement de corruption ponctuelle, mais d’un système où les institutions censées arbitrer entre intérêt général et intérêts particuliers (administrations fiscales, régies financières, justice, marchés publics) sont elles-mêmes mises au service d’un premier cercle restreint. Ce n’est pas un accident de gouvernance : c’est la logique même d’un système où la rente prime sur la production.

Et c’est précisément cette logique qui explique pourquoi la diversification économique tant promise reste, décennie après décennie, un objectif toujours annoncé et rarement atteint. Transformer le cacao localement, industrialiser la filière bois, bâtir une agro-industrie compétitive : tout cela suppose des règles stables, une fiscalité prévisible, une justice qui protège les investisseurs contre l’arbitraire, et une administration qui sert l’intérêt général plutôt que des intérêts privés.

Or, c’est exactement ce que la capture de l’État empêche de construire, parce qu’un cadre institutionnel fort et transparent réduirait mécaniquement la capacité de ce premier cercle à continuer de prélever sa dîme sur les circuits de la rente. Il n’y a donc pas d’ignorance des solutions : il y a une préférence structurelle, chez ceux qui contrôlent les leviers de l’État, pour un statu quo qui les enrichit.

Une autocratie qui met en péril l’intérêt collectif

Ce système de captation ne pourrait pas fonctionner longtemps dans un cadre institutionnel équilibré, où le pouvoir exécutif serait effectivement contrôlé par un parlement indépendant, une justice autonome et une presse libre d’enquêter.

C’est là que la dimension politique rejoint la dimension économique : la concentration du pouvoir entre les mains d’un cercle restreint, au sommet de l’État camerounais depuis plusieurs décennies, a affaibli les contre-pouvoirs qui, ailleurs, limitent l’appropriation privée des ressources publiques. Moins les institutions de contrôle sont indépendantes, plus il devient facile, pour ceux qui tiennent les leviers de décision, de transformer une rente publique en fortune privée sans en répondre devant qui que ce soit.

Les conséquences de cette autocratie de fait dépassent largement la seule question budgétaire. Quand les recettes pétrolières reculent comme au premier trimestre 2025, où elles ont chuté de plus de 12 %, c’est le Trésor public qui encaisse le manque à gagner, pas les réseaux qui ont capté leur part durant les années fastes. Quand le déficit commercial se creuse parce que 85 % des exportations restent des matières premières non transformées, c’est l’ensemble de la population qui subit la facture des importations, pas les quelques opérateurs qui profitent des marchés de transformation confiés à l’étranger. Quand le service de la dette absorbe une part croissante du budget, ce sont les générations futures qui hériteront de projets d’infrastructure surfacturés ou mal exécutés, pas les décideurs qui ont validé les contrats.

L’intérêt collectif (un système éducatif à la hauteur de la jeunesse camerounaise, une industrie capable d’absorber les millions de jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail, des infrastructures financées sans détournement) est structurellement sacrifié à l’intérêt d’un petit nombre. C’est la définition même d’une « autocratie de la rente » : un régime où le pouvoir politique ne se maintient pas grâce à sa capacité à servir la population, mais grâce à sa capacité à contrôler et redistribuer, en cercle fermé, les flux financiers issus des ressources nationales.

Des solutions existent

Face à ce constat, les solutions techniques existent déjà, largement documentées : transparence totale des recettes extractives et publication des contrats miniers et forestiers, autonomie réelle des juridictions financières et de la Chambre des comptes, protection des lanceurs d’alerte et des journalistes d’investigation, séparation stricte entre décideurs publics et bénéficiaires de marchés publics, plafonnement et contrôle indépendant des comptes logés à l’étranger. Aucune de ces mesures n’exige une expertise que le Cameroun ne posséderait pas.

Ce qu’elles exigent, en revanche, c’est une volonté politique de démanteler les mécanismes de captation, une volonté qui ne peut pas venir spontanément de ceux qui bénéficient aujourd’hui du système. C’est pourquoi la question camerounaise n’est plus seulement économique : elle est d’abord institutionnelle et politique.

Sans un rééquilibrage réel du pouvoir (contrôle parlementaire effectif, justice indépendante, presse libre, alternance politique crédible), aucune réforme de diversification économique ne pourra durablement prospérer, car elle continuera de se heurter aux intérêts de ceux qui profitent, précisément, du modèle qu’elle prétend réformer.

Le Cameroun n’a pas besoin qu’on lui apprenne à transformer son cacao ou à gérer un fonds souverain. Il a besoin que la rente cesse d’appartenir à quelques-uns pour redevenir, enfin, un bien commun.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président National SDF

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Il truque son test ADN avec du sang caché dans son propre bras

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Il truque son test ADN avec du sang caché dans son propre bras
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Comment un médecin a-t-il pu tromper plusieurs fois les analyses ADN ? En Saskatchewan, John Schneeberger avait trouvé une méthode aussi improbable que macabre : faire analyser le sang d’un autre homme à la place du sien. Pendant plusieurs années, le stratagème a fonctionné.

En 1992, un médecin accusé d’agression sexuelle

L’histoire commence à Kipling, une petite ville de Saskatchewan, au Canada.

En 1992, une patiente accuse le médecin John Schneeberger de l’avoir droguée puis agressée sexuellement dans un établissement médical. Elle affirme que les faits se sont déroulés alors qu’elle était sous ses soins.

Les enquêteurs disposent d’un élément biologique retrouvé sur les vêtements de la victime. Il faut alors comparer cet ADN avec celui du médecin.

Schneeberger accepte de fournir un échantillon sanguin. Il semble même vouloir coopérer rapidement pour démontrer son innocence.

Le résultat ne correspond pas.

À ce stade, l’enquête prend une tout autre direction. Le médecin peut affirmer que son ADN ne correspond pas à celui retrouvé sur la victime. Un nouveau prélèvement est pourtant réalisé plus tard. Même résultat.

L’affaire paraît alors s’éloigner de lui.

Mais la victime, elle, n’y croit pas.

Deux analyses ADN négatives, mais la victime insiste

Contrairement à ce que les résultats semblent indiquer, la jeune femme reste convaincue de reconnaître son agresseur.

Elle décide donc de ne pas laisser tomber l’affaire.

Un enquêteur privé est engagé. Son travail va permettre de contourner le problème qui bloquait jusque-là les investigations : les échantillons sanguins du médecin ne semblent pas correspondre aux traces retrouvées sur la victime.

L’enquêteur finit par obtenir un autre échantillon biologique appartenant à Schneeberger. Selon les sources disponibles, un objet lui appartenant permet notamment de récupérer une trace exploitable pour une analyse génétique. Le résultat est cette fois différent : son ADN correspond bien aux éléments qui avaient été attribués à l’agresseur.

Le mystère devient alors beaucoup plus inquiétant.

Si le sang prélevé sur son bras n’était pas le bon, qu’avait-il donc fourni aux enquêteurs ?

Le médecin avait caché du sang dans son propre bras

La réponse paraît sortie d’un scénario de série policière.

Schneeberger avait placé sous la peau de son bras un petit tube en plastique contenant du sang provenant d’un autre homme. Les sources judiciaires et les récits consacrés à l’affaire décrivent un tube chirurgical d’environ 15 centimètres, rempli de sang et placé de façon à pouvoir être atteint lors d’une prise de sang.

Le détail qui fait froid dans le dos est ailleurs.

Lorsqu’un prélèvement devait être effectué, le médecin pouvait orienter l’aiguille vers l’endroit où se trouvait le tube. Le laboratoire croyait donc recevoir du sang provenant directement de ses veines.

En réalité, l’échantillon provenait de la réserve dissimulée sous sa peau.

Le sang appartenait à un autre homme. Son ADN ne pouvait donc évidemment pas correspondre à celui recherché dans l’enquête.

Le procédé a fonctionné à plusieurs reprises. Une source consacrée au dossier indique que des prélèvements effectués en 1992, 1993 et 1996 avaient ainsi permis de maintenir la supercherie.

C’est justement ce qui rend l’affaire si singulière : la fraude ne reposait pas sur une erreur de laboratoire, mais sur une manipulation physique du prélèvement lui-même.

Un stratagème qui finit par se retourner contre lui

Le problème, pour Schneeberger, est qu’un échantillon sanguin n’est pas le seul moyen d’obtenir un profil génétique.

Les enquêteurs finissent par obtenir d’autres éléments biologiques. Une analyse réalisée à partir de cheveux permet notamment de faire le lien avec les traces déjà recueillies.

La stratégie du médecin s’effondre alors.

Il ne suffit plus de contrôler la manière dont son sang est prélevé. Les enquêteurs disposent désormais d’autres sources permettant de vérifier son identité génétique.

L’affaire prend aussi une ampleur plus large. Schneeberger est finalement poursuivi pour plusieurs faits d’agression sexuelle ainsi que pour obstruction à la justice. En 1999, il est reconnu coupable et condamné à six ans de prison.

Il ne purgera toutefois pas l’intégralité de cette peine. Après avoir effectué environ les deux tiers de sa condamnation, il sera expulsé du Canada en 2004.

Une fraude scientifique devenue célèbre dans les affaires criminelles

L’affaire John Schneeberger est restée célèbre pour une raison très particulière.

Le médecin avait utilisé ses connaissances médicales pour attaquer directement la fiabilité du prélèvement ADN. Il ne cherchait pas à modifier le résultat produit par le laboratoire. Il avait trouvé un moyen de faire parvenir au laboratoire le mauvais sang.

C’est une nuance importante.

L’analyse pouvait être parfaitement correcte. Le problème se situait avant même l’arrivée du tube au laboratoire.

Cette affaire rappelle aussi pourquoi les enquêteurs ne reposent pas forcément toute une procédure sur un seul type de prélèvement biologique. Dans ce dossier, les analyses sanguines semblaient disculper le médecin, mais d’autres échantillons ont finalement permis de faire apparaître la contradiction.

Et lorsque les enquêteurs ont pu comparer son ADN à partir de plusieurs sources, le montage s’est écroulé. Le tube caché dans son bras n’avait plus grand-chose d’une preuve d’innocence : il était devenu la pièce centrale d’une fraude judiciaire particulièrement élaborée.

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Alzheimer : il oublie sa femme après 39 ans de vie commune, puis la demande en mariage

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Alzheimer : il oublie sa femme après 39 ans de vie commune, puis la demande en mariage
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Et si les souvenirs disparaissaient sans effacer les sentiments ? Atteint de la maladie d’Alzheimer, Michael O’Reilley ne savait plus que Linda Feldman était son épouse après 39 ans de mariage. Pourtant, lorsqu’il l’a revue, il a reconnu quelque chose de plus profond : il était toujours amoureux d’elle.

Après 39 ans de mariage, Michael ne reconnaît plus son épouse

Michael O’Reilley et Linda Feldman se sont rencontrés en 1979, alors qu’ils travaillaient tous les deux comme avocats commis d’office en Californie. Ils se sont mariés en 1987 et ont construit leur vie ensemble pendant près de quatre décennies.

Puis la maladie d’Alzheimer a progressivement changé le quotidien du couple.

Michael, aujourd’hui âgé de 77 ans, vit dans un établissement spécialisé à Berkeley, en Californie. Sa mémoire s’est tellement dégradée qu’il lui arrive de ne plus reconnaître Linda comme son épouse. Il peut même oublier son prénom.

Mais lorsqu’elle vient lui rendre visite, quelque chose demeure.

« Il sait simplement qu’il m’aime. », raconte Linda Feldman, l’épouse de Michael depuis 39 ans.

Une phrase courte. Et probablement la plus importante de cette histoire.

Il oublie leur mariage, mais la demande en mariage revient

En novembre 2025, Linda rend visite à Michael dans sa résidence. Comme souvent, les souvenirs sont confus.

Puis Michael la prend dans ses bras. Il la regarde et lui pose une question qu’il lui avait déjà posée… 39 ans plus tôt.

« Will you marry me? » lui demande-t-il.

Linda lui répond simplement :

« Yes », répond Linda Feldman.

Pour elle, cette demande ne pouvait pas être traitée comme une simple conséquence de la maladie. Michael avait oublié leur histoire commune, mais son affection pour elle semblait toujours bien présente.

D’ailleurs, la directrice de l’établissement, Angeles Sticka, a expliqué que Michael retombait amoureux de Linda à chacune de ses visites.

C’est ce moment qui va donner naissance à une idée un peu folle, mais profondément touchante : organiser un nouveau mariage.

Une deuxième cérémonie organisée à Berkeley

Le 10 janvier 2026, Michael et Linda se sont donc retrouvés devant leurs proches pour célébrer une nouvelle fois leur union.

La cérémonie s’est tenue à The Ivy at Berkeley, l’établissement où Michael réside. L’équipe avait préparé une véritable réception : fleurs, ballons, repas servi à table, diaporama et gâteau à deux étages. Leur ancien album de mariage avait également été installé dans la salle.

Une vingtaine de proches ont assisté à ce nouveau mariage.

La cérémonie avait aussi une dimension familiale particulière. Sharon Frost, la fille de Michael, a officié. Son père avait lui-même célébré plusieurs mariages, notamment ceux de ses deux filles.

« Nous l’avons traité comme un vrai mariage. Nous voulions rendre ce moment spécial. », explique Angeles Sticka, directrice de l’établissement.

Et Michael a semblé comprendre ce qui se passait.

Alzheimer : Michael ne se souvient plus, mais son émotion reste là

Avant la cérémonie, Linda et la famille de Michael craignaient sa réaction. Une foule, une salle décorée, une cérémonie entière… personne ne savait vraiment comment il allait vivre cette journée.

Finalement, il a semblé heureux pendant toute la réception.

Linda raconte qu’il a compris, à sa manière, que cette journée concernait leur couple.

« Il s’est ressaisi. D’une manière ou d’une autre, il a compris que cette journée était pour nous… il a été heureux pendant toute la cérémonie. », explique-t-elle.

C’est peut-être là que cette histoire devient particulièrement poignante. Le mariage ne cherche pas à faire croire que la maladie n’existe pas. Elle est bien là. Les trous de mémoire aussi.

Mais pendant quelques heures, Michael a vécu ce moment avec Linda.

Et cela lui suffisait.

La fin de la cérémonie a été beaucoup plus difficile

La journée s’est terminée lorsque le personnel soignant est venu chercher Michael pour le ramener dans son unité.

Linda l’a regardé partir.

Puis elle a fondu en larmes, la tête posée sur l’épaule de son frère. La fête était terminée et, avec elle, cette parenthèse hors du temps.

« C’était comme si le conte de fées était terminé. », confie-t-elle.

La réalité reprenait ses droits. Michael allait retourner dans son établissement, avec les difficultés liées à la maladie. Linda, elle, repartirait de son côté.

Pourtant, ce nouveau mariage lui a laissé quelque chose de précieux.

« C’est une histoire d’espoir, peu importe ce que les gens traversent. L’amour peut surmonter même les obstacles les plus difficiles. », estime-t-elle.

La maladie d’Alzheimer efface progressivement des souvenirs, des repères et parfois jusqu’à l’identité d’une personne. Dans le cas de Michael, elle n’a pas fait disparaître ce lien affectif avec Linda. Lorsqu’il la voit, il ne sait pas toujours qui elle est. Mais il semble encore savoir ce qu’il ressent pour elle, et c’est précisément ce qui l’a poussé à lui demander une nouvelle fois de devenir sa femme.

Suggestion ALT image : Michael O’Reilley et Linda Feldman lors de leur deuxième cérémonie de mariage à Berkeley, en Californie.

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Pomme de terre : Une nouvelle technique expérimentée dans l’Adamaoua pour booster la production

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Pomme de terre : Une nouvelle technique expérimentée dans l’Adamaoua pour booster la production
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Les producteurs ont été formés à l’obtention des semences saines, la conduite globale de la culture, du sol à la récolte et les bonnes pratiques phytosanitaires pour préserver l’environnement et la santé des consommateurs.

D’après les experts du Centre régional de la recherche scientifique et de l’innovation de l’Adamaoua, la quasi-totalité des producteurs de la pomme de terre locaux, surtout ceux de la Vina mettent un accent particulier sur des semences prélevées de leurs récoltes précédentes ou celles récoltées par d’autres producteurs. Des pratiques à l’origine de la transmission des maladies et de la sous-production de la pomme de terre dans cette partie du pays.

Depuis quelques jours, les producteurs de la pomme de terre à Ngaoundéré dans la région de l’Adamaoua sont désormais outillés à une nouvelle technique en vue de multiplier leur production. Une culture qui concoure à la satisfaction de la demande en produits alimentaires sur les marchés nationaux et internationaux.

En effet, le Centre régional de la recherche scientifique et de l’innovation a vulgarisé une nouvelle technique de pointe pour multiplier des semences de première génération. Cette technique innovante transmise directement aux acteurs, va leur permettre de produire à partir de boutures apicales racinées afin de générer des semences de qualité supérieure, exemptes de maladies et accroitre significativement leurs rendements.

Les producteurs de la pomme de terre ont appris des techniques sur le prélèvement délicat des boutures apicales sur les plants mères logés dans des bacs de germination, avant leur repiquage dans des alvéoles remplies d’un substrat préalablement stérilisé. Des experts de l’IRAD (Institut de recherche agricole pour le développement) et des partenaires de du Centre régional de la recherche scientifique et de l’innovation de l’Adamaoua vont accompagner les producteurs sur le terrain.

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