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l’homme qui voulait annoncer un nouveau gouvernement envoyé à Kondengui

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l’homme qui voulait annoncer un nouveau gouvernement envoyé à Kondengui
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Il avait tenté de faire lire de faux décrets à la Crtv, une tentative qui lui vaut une incarcération et des poursuites judiciaires.

Depuis le mardi 11 août 2026, Johann Adriel Sitchom Kuate séjourne à la prison de Yaoundé Kondengui. Les enquêtes ouvertes après son arrestation survenue le 12 juin 2026 ont abouti à la formulation des chefs d’accusation pour lesquels la justice va le poursuivre. Il est en effet poursuivi pour « tentative d’atteinte à la sûreté de l’État avec complicité de puissances étrangères ».

Les faits remontent au 12 juin 2026 lorsque le jeune Camerounais fait son entrée à la Maison de la radio au quartier Nlongkak, tenant en main une chemise contenant des actes de nomination attribués au chef de l’État. Lesdits actes se révèlent être de faux décrets présidentiels nommant un vice-président de la République et un nouveau gouvernement. La vigilance des responsables de la CRTV conduira à éviter de porter la teneur des textes au public à travers les ondes. Ils contactent la présidence de la République pour la confirmation.

Mais, les plus proches collaborateurs du chef de l’État ne reconnaissent pas ces actes. Le faux agent est mis aux arrêts. Suivra une période d’enquête préliminaire et d’exploitation du porteur de faux décrets au secrétariat d’État à la défense, débouchant sur sa détention à la prison.

Tout commence alors que le président de la République a quitté Yaoundé cinq jours avant pour un court séjour privé en Europe. En quittant la capitale, le président de la République laisse un pays en attente de la nomination des membres du gouvernement, nomination annoncée depuis la fin de l’année 2025. L’attente s’associe à celle de la nomination d’un vice-président, poste instauré par la nouvelle révision de la Constitution d’avril 2026. Dans ce contexte d’attente, les faux décrets ont failli plonger le Cameroun dans une « crise institutionnelle ».

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« un nouveau coup dur porté au pluralisme politique dans notre pays », Rolande Issi

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« un nouveau coup dur porté au pluralisme politique dans notre pays », Rolande Issi
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La députée Rolande Issi condamne ainsi la suspension de trois mois contre le parti d’Issa Tchiroma Bakary, le FSNC.

Ce 28 octobre 2026, la députée du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) Rolande Issi a réagi par rapport à la suspension du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC). Pour l’élue de la nation, la décision prise par le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji est une atteinte à la démocratie et aux libertés fondamentales du Cameroun.

« ​La décision prise par le ministre de l’Administration territoriale de suspendre le Front pour le Salut national du Cameroun (FSNC) pour une durée de trois mois est un nouveau coup dur porté au pluralisme politique et à l’expression démocratique dans notre pays, démontrant que l’argument du renouveau sur la paternité de la démocratie camerounaise n’est que leurre et mensonge.

​Les prétextes fallacieux et des accusations arbitraires donnent un coup de régression à toute la voix de l’opposition et à la liberté d’opinion que l’on cherche à museler un peu plus chaque jour. Comment tolérer que des partis politiques soient ainsi réduits au silence pour des motifs aussi flous et liberticides ? Les agissements d’un individu ne peuvent en aucun cas être généralisés à toute une organisation. « Pire, le timing choisi est tellement flagrant que cela frise le ridicule », affirme-t-elle.

La députée du PCRN Rolande Issi profite de l’occasion pour passer un message aux dirigeants.

​« Mes chers gouvernants, la démocratie ne se nourrit pas de suspensions, d’interdictions et de censure, mais du débat contradictoire, du respect des droits de l’opposition et de la liberté des citoyens de s’exprimer. ​Je m’insurge avec la dernière énergie contre cette dérive autoritaire qui piétine nos institutions et bafoue l’État de droit. Et je profite une fois de plus pour interpeller le PEUPLE SOUVERAIN À UN VOTE MASSIF en FAVEUR DE L’OPPOSITION pour que les lois et libertés soient une obligation. Nous devons avoir une assemblée nationale et des conseils municipaux majoritairement de l’opposition. Ne restons plus silencieux face à ces abus ! », affirme-t-elle.

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Après l’exil en Gambie, la suspension du parti d’Issa Tchiroma acte-t-elle sa mise hors-jeu électorale ?

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Le ministre de l’Administration territoriale (Minat), Paul Atanga Nji, a frappé d’une suspension de trois mois le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), […]

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« il faut dire à Atanga Nji et le régime qu’il sait que c’est pas le FSNC qui a battu BIYA en 2025 »

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« il faut dire à Atanga Nji et le régime qu’il sait que c’est pas le FSNC qui a battu BIYA en 2025 »
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Joseph Emmanuel Ateba, l’ancien secrétaire national à la communication du MRC, affirme que le peuple est le vainqueur de l’élection présidentielle de 2025.

C’est un message très bref qu’il a posté sur sa page Facebook. Joseph Emmanuel Ateba, l’ancien secrétaire national à la communication du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), réagit ainsi à la suspension du Front national pour le salut du Cameroun (FSNC). Il rappelle que l’élection 2025 a été gagnée par le peuple et non Issa Tchiroma Bakary, proclamé deuxième par le Conseil constitutionnel.

« Il faut dire à Atanga Nji et au régime qu’il sert que c’est pas le FSNC qui a battu BIYA en 2025, mais le peuple, et la seule chose qu’ils ont à faire pour ne subir le même sort lors des prochaines élections, c’est de revenir au parti unique », a-t-il écrit.

À titre de rappel, Paul Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale, a rendu public un arrêté portant suspension du FSNC, parti politique dont le leader est Issa Tchiroma Bakary. Le membre du gouvernement avait démissionné du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle avant de rejoindre les rangs de l’opposition. Présenté comme le bon diable, il a été comme la figure de bataille de l’opposition à la dernière élection. Son parti est suspendu aux motifs d’appel à l’insurrection, l’atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, l’incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, des troubles graves à l’ordre public et la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.

Il est également à rappeler qu’Issa Tchiroma Bakary s’est exilé en Gambie depuis la période postélectorale. Jeanne Nsoga, l’ancienne secrétaire générale du FSNC, a salué cette décision du ministre de l’Administration territoriale.

« L’arrêté du MINAT suspendant le FSNC pour 3 mois ce 27 octobre 2026 n’est pas qu’une sanction administrative. C’est le constat d’un échec moral. On ne joue pas avec la colère d’un peuple. On ne surfe pas sur la frustration des jeunes comme on surfe sur une vague. Parce que quand la vague retombe, ce sont eux qui se noient. La vraie grandeur en politique, c’est de savoir retenir son camp quand il veut tout casser. Pas de l’exciter pour exister. Au-delà des partis, il y a une leçon », a-t-elle écrit.

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