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Eko Eko nie avoir sollicité Sani Mouhamadou en 2020

L’ancien patron des services de renseignement, Maxime Eko Eko, par le biais de ses avocats, dénonce une « tentative d’instrumentalisation » et se réserve d’attaquer le concerné devant la justice.
Des révélations du capitaine Effoudou sur des manœuvres et des coups au sommet de l’État et dans l’appareil de la Défense continuent de susciter des réactions. Cette fois-ci, la réaction ne cible pas le révélateur, mais l’une de ses cibles dénoncées dans ses déclarations : le nommé Sani Mouhamadou. Originaire du Cameroun, il se prévaut dans une récente sortie d’avoir apporté depuis 2013 son expertise et de mettre son réseau à la disposition de plusieurs institutions de l’État camerounais.
Sani Mouhamadou indique qu’en 2020, plusieurs institutions de l’État ont sollicité son expertise et son réseau. Parmi ces institutions, il cite la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE) sans toutefois clarifier davantage les relations qu’il a entretenues avec ces services de renseignement de l’État camerounais.
Sa déclaration lui vaut une réplique des avocats de Maxime Eko Eko, commissaire divisionnaire alors patron des renseignements à l’époque des faits et écroué aujourd’hui à la prison de Yaoundé dans le cadre de l’affaire de l’assassinat du chef de chaîne de radio Amplitude FM, Martinez Zogo. Dans un communiqué de presse, le collectif d’avocats dénonce une « énième tentative d’instrumentalisation », une manœuvre visant à associer leur client à des démarches « d’influence opaque ou à des activités illégitimes ».
La défense de l’ancien patron de la DGRE relate les faits dans un ton explicatif. D’après le collectif, la DGRE n’a jamais sollicité les services et le réseau de Sani Mouhamadou en 2020. « C’est l’intéressé qui a sollicité et obtenu l’audience et se prévalant de prétendues recommandations de hautes autorités de la présidence de la République ». L’intéressé allait proposer ses services dans le domaine de la surveillance électronique, de la cybersécurité et de la cyberdéfense.
Dans sa démarche et toujours d’après les avocats, Sani Mouhamadou n’a pas pu produire le moindre document officiel authentifié pouvant justifier ses compétences. Lorsqu’il lui a été demandé de présenter des références techniques et spécifications matérielles précises, l’intéressé n’a pu soumettre que « des équipements commerciaux obsolètes issus des catalogues de fabricants étrangers déjà rejetés par les services techniques de la DGRE ».
Une telle carence a ainsi entraîné la rupture du contact en 2020 entre l’institution et celui qui s’est présenté comme expert. Le camp Eko Eko, à la suite de ses explications, précise que Sani Mouhamadou ne peut pas se prévaloir d’un document officiel le liant à la DGRE en 2020.
L’évocation faite de la DGRE se trouve dans un communiqué de presse produit par le concerné pour démentir les accusations de tentative de coup d’État au Cameroun. Sani Mouhamadou répond dans ce document au capitaine Effoudou.
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« la drogue est l’arme de Satan pour détruire les gens »

Brenda Biya a décrit la toxicomanie comme une arme du diable contre l’humanité, mettant en garde les jeunes contre la dépendance, qui, selon elle, a ruiné sa vie et menace désormais de la rendre aveugle.
Dans des vidéos diffusées en ligne, la fille du président Paul Biya a déclaré souffrir de graves problèmes de vue, qu’elle attribue à sa consommation de drogue. Elle a également indiqué que sa mère, Chantal Biya, est consciente de son combat contre la dépendance et prie pour elle, mais qu’elle est impuissante.
« Faites de votre mieux pour habituer votre corps à la sobriété, car on ne sait jamais dans quoi on s’embarque. Le diable s’introduit dans la vie des gens et leur apporte le malheur par le biais de la drogue », a déclaré Brenda Biya.
« J’ai fumé la drogue du diable et j’ai ouvert une porte que je ne peux plus fermer », a-t-elle poursuivi, ajoutant qu’elle est « contrainte de payer le prix fort en perdant la vue ». Elle a affirmé s’être tournée vers Jésus-Christ, en qui elle croit pouvoir la sauver.
Brenda Biya s’est déjà exprimée publiquement sur ce qu’elle décrit comme des attaques d’esprits malins et des mauvais traitements présumés de la part de sa famille, des propos qui ont suscité des réactions mitigées au Cameroun.
Sa dernière prise de parole intervient alors que l’attention publique reste forte concernant ses difficultés personnelles et l’absence prolongée de son père du pays. Ses déclarations ont également offert un rare aperçu de son combat contre la toxicomanie.
« Je vous dis cela parce que j’ai fumé la drogue qui a fait entrer le diable chez moi. Cela l’a mis en colère, et maintenant il me punit en me privant de la vue », a-t-elle déclaré.
« Mais au nom de Jésus, je ne veux pas devenir aveugle. Car Dieu est plus fort que cet homme, et je l’ai déjà invoqué. J’avais prévu de fuir, mais en tout cas, je vous le dis : s’il vous plaît, ne vous droguez pas. Évitez la drogue. La drogue est l’arme de Satan pour détruire les gens. »
Ses révélations interviennent dans un contexte d’inquiétude croissante face à la toxicomanie au Cameroun, notamment dans certaines parties de la région du Sud-Ouest. Le conflit armé en cours, le chômage et l’oisiveté sont cités parmi les facteurs contribuant à la consommation de substances illicites chez un nombre croissant de jeunes.
Certaines communautés ont réagi en confrontant les trafiquants et consommateurs de drogue présumés, notamment en menant des raids dans les cachettes présumées et en remettant les suspects à la police.
La toxicomanie est souvent présentée comme une conséquence du désespoir et des troubles sociaux engendrés par le conflit prolongé dans les régions anglophones, ainsi que par le chômage et le manque de perspectives. Mais les révélations publiques de Brenda Biya mettent en lumière des facteurs plus profonds que la pauvreté et le chômage qui alimentent la toxicomanie.
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