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Au Cameroun, la valeur des exportations des fèves de cacao chute de 63% sur la saison 2025-2026, à 400,9 milliards FCFA

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Au Cameroun, la valeur des exportations des fèves de cacao chute de 63% sur la saison 2025-2026, à 400,9 milliards FCFA
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(Investir au Cameroun) – Au cours de la saison cacaoyère 2025-2026, qui s’est étendue au Cameroun du 1er août 2025 au 15 juillet 2026, la valeur globale des exportations de fèves à l’embarquement au port de Douala est ressortie à 400,9 milliards de FCFA. Selon l’Office national du cacao et du café (ONCC), qui a dressé le bilan de cette campagne cacaoyère le 6 août 2026 à Yaoundé, à l’occasion du lancement officiel de la saison 2026-2027, la valeur de ces exportations de fèves chute de 63% en glissement annuel.

En effet, lors de la saison cacaoyère 2024-2025, les cargaisons de fèves embarquées au port de Douala étaient officiellement estimées à 1074,6 milliards de FCFA. Entre les deux saisons, la valeur FOB – Free on Board, c’est-à-dire le prix à l’embarquement au port, sans tenir compte des frais d’assurance et de transport – des fèves exportées diminue donc de plus de 673 milliards de FCFA. A l’analyse des chiffres de l’ONCC, cette baisse des revenus d’exportation est due à la fois au repli des volumes exportés et la chute des cours mondiaux entre les deux campagnes.

Concrètement, alors que le pays affichait des ventes à l’international de 192 013 tonnes de fèves de cacao au cours de la campagne 2024-2025, ces exportations ont culminé à 125 468 tonnes au cours de la dernière saison, correspondant à une réduction de 66 545 tonnes, soit 34,65% en valeur relative. Dans le même temps, les données de l’ONCC révèlent que le prix FOB du kilogramme de fèves au port de Douala a oscillé entre 3808 FCFA et 7536 FCFA tout au long de la campagne cacaoyère 2024-2025, contre 1520 FCFA à 3110 FCFA la saison d’après. Autrement dit, entre les campagnes 2024-2025 et 2025-2026, les prix FOB du kilogramme de fèves de cacao ont chuté de 58 à 60% au port de Douala.

Une conjoncture internationale défavorable

Selon les analystes des marchés, cette baisse des cours mondiaux des fèves résulte d’un excédent de la production mondiale pour la 2è saison d’affilée, après trois campagnes déficitaires qui avaient propulsé les prix à des niveaux record. Cette fois-ci, l’abondance de l’offre par rapport à la demande a plutôt exercé une pression sur les prix, en les ramenant à des niveaux plus bas aussi bien sur le marché international que dans les pays producteurs.

Au Cameroun, par exemple, les prix d’achat aux producteurs ont officiellement oscillé entre 700 et 4300 FCFA le kilogramme au cours de la saison cacaoyère 2025-2026, selon les chiffres officiels. Ces mêmes prix avaient varié entre 3210 à 5400 FCFA au cours de la campagne précédente, après avoir atteint le niveau record de 6000 FCFA le kilogramme lors de la saison 2023-2024.

La fève camerounaise conserve ses principaux débouchés

La baisse des revenus d’exportation du cacao brut enregistrée lors de la dernière campagne devrait à nouveau modifier la structure des exportations du Cameroun en 2026. En effet, au cours de l’année 2025, le cacao a ravi au pétrole sa place de premier produit d’exportation du Cameroun, porté par l’embellie des cours mondiaux lors de la saison 2023-2024. Selon le rapport sur l’évolution du commerce extérieur publié par l’Institut national de la statistique (INS), les fèves de cacao ont représenté 26,3% des recettes d’exportation du pays cette année-là, contre 22,9% pour les huiles brutes de pétrole. Avec une baisse des revenus de 63% sur la campagne 2025-2026, il sera difficile pour la fève rouge brique du Cameroun de maintenir ce rang pour la 2è année consécutive.

Malgré le recul projeté des parts de la fève dans ses exportations, le Cameroun a conservé ses principaux clients sur ce produit au cours de la saison 2025-2026, à en croire l’ONCC. En captant 84,67% du cacao brut vendu à l’international, soit 113 528 tonnes au total, l’Europe, avec les Pays-Bas en tête, demeure la principale destination de la fève camerounaise sur la dernière campagne. Viennent ensuite l’Asie avec 14,24% des exportations, soit 19 107 tonnes, et l’Afrique, qui a capté une part résiduelle de 1,13% des fèves vendues par le Cameroun, soit 1515 tonnes au total.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

21-04-2026 – Cacao : les ventes de produits dérivés en hausse de 67,4 milliards en 2025, reflétant l’essor de la transformation locale

29-08-2025 – Cacao : avec 51 à 94 % des prix FOB, les producteurs camerounais ont la meilleure rémunération au monde

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qui peut saisir le Conseil constitutionnel pour constater la vacance de Paul Biya ?

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qui peut saisir le Conseil constitutionnel pour constater la vacance de Paul Biya ?
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Le député et juriste Cabral Libii explique que seul le vice-président peut saisir le Conseil constitutionnel aux fins de constater la vacance. L’avocat Bomo Ntimbane s’inscrit en faux, convoquant des arguments de droit pour reconnaitre cette compétence au président de l’Assemblée nationale.

Deux hommes politiques et de droit ne s’accordent pas sur la possibilité ou non de constater la vacance à la présidence de la République en l’état actuel. Le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) sert à l’opinion une explication « pédagogique ».

Selon lui, la loi du 14 avril 2026 qui révise l’article 38 de la loi de 2004 portant organisation et fonctionnement du Conseil constitutionnel fait du vice-président de la République la seule personnalité compétente pour saisir le Conseil à l’effet de constater la vacance pour empêchement définitif du chef de l’État.

En plus, cette révision légale n’ayant pas consacré « la survivance des anciennes dispositions de l’article 38 » qui chargeaient le président de l’Assemblée nationale de saisir le Conseil constitutionnel, ne permet plus à ce dernier d’exercer cette prérogative. Ainsi, « tant qu’un vice-président n’est pas nommé, on ne peut constater la vacance à la présidence de la République », martèle le député.

Remettant ces explications en question, l’avocat et responsable d’un parti politique présente son argumentaire. Christian Bomo Ntimbane pense que les dispositions antérieures de l’article 38 de la loi de 2004 peuvent encore s’appliquer. D’après lui, la loi du 14 avril 2026 modifie et complète la loi de 2004. Mais elle n’abroge pas les anciennes dispositions qui donnaient la compétence au président de l’Assemblée nationale de saisir le Conseil constitutionnel à l’effet de constater la vacance en cas d’empêchement définitif du président de la République.

« Le législateur a simplement procédé à la spécification de la procédure de vacance à suivre lorsque le vice-président est désigné », explique-t-il. Dans le prolongement de son argumentaire, l’homme soutient que le président de la chambre basse du Parlement peut encore saisir le Conseil constitutionnel du moment où le vice-président n’est pas encore nommé.

Le président du parti Héritage contredit le président du PCRN qui, pour lui, fait sa sortie en réponse au président de MP3 Hiram Samuel Iyodi. Ce dernier a saisi le président de l’Assemblée nationale, Théodore Datouo, la semaine dernière, pour lui demander de saisir le Conseil constitutionnel à l’effet de constater la vacance à la présidence de la République.

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Législatives et municipales 2027 : des rivalités dans le camp de l’opposition

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Dans son éditorial politique de ce lundi 10 août 2026, dont la version audio a été diffusée sur les antennes de la Radio Tiemeni Siantou […]

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« si j’étais resté loin de la politique, mes affaires se porteraient mieux »

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« si j’étais resté loin de la politique, mes affaires se porteraient mieux »
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Hiram Samuel Iyodi révèle comment son engagement politique freine ses affaires. Invité de l’émission OBAMA TIME sur Actualité1 le dimanche 9 août 2026, le président national du Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple (MP3) a expliqué que s’il s’était tenu loin de la politique, ses affaires se porteraient mieux.

« J’ai deux casquettes en entreprise aujourd’hui. Je suis directeur général d’une entreprise qui ne m’appartient pas, je travaille donc pour quelqu’un. Je ne voudrais donc pas endosser son costume d’homme d’affaires. Il m’a fait confiance pour gérer ses ressources et ses capitaux, et j’espère que je le lui rends bien jusque-là. Maintenant, à côté de ça, je suis associé d’un cabinet de conseil, parce que c’est mon métier de base. Je suis ingénieur de formation, mais j’ai travaillé et fait l’essentiel de ma carrière dans l’audit.

J’ai donc un cabinet de conseil qui accompagne les compagnies pétrolières et les industries de transformation. Et oui, là, je dois vous dire qu’être un acteur politique, ça coupe net dans les opportunités que vous avez. Pas parce que les gens ne vous font plus confiance, mais parce qu’ils vous disent : « Cher petit frère, si on te donne un marché, on sera assimilé à quelqu’un qui a financé un opposant. » Et ça peut nous créer des problèmes.

Donc, ce n’est pas très évident. Je crois que si j’avais très clairement gardé ma casquette d’entrepreneur et que je m’étais tenu loin de la politique, mes affaires se porteraient nettement mieux », a déclaré Hiram Samuel Iyodi.

Qui est Hiram Samuel Iyodi ?

Né en 1987 à Douala, Hiram est un ingénieur, chef d’entreprise et jeune homme politique de 38 ans. Il est secrétaire exécutif du Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple (MP3), un parti politique souverainiste à tendance panafricaniste, officiellement légalisé en 2023.

Fils de Dieudonné Iyodi, ingénieur pétrolier originaire du département de la Sanaga-Maritime, dans la région du Littoral, Hiram a étudié le génie des procédés chimiques à l’Université Laval (Québec, Canada). Durant ses études, il a présidé l’Association des Camerounais de Québec de 2008 à 2009.

En 2010, alors qu’il était encore au Canada, Hiram Iyodi a participé à un projet collectif marquant les 15 anniversaires de l’indépendance de 14 pays africains (1960-2010). C’est là que sa vision et ses rêves pour le Cameroun de 2010 à 2060 ont commencé. En 2011, il a publié aux éditions Veritas au Cameroun « Mes rêves de jeunesse : le Cameroun dans les 50 prochaines années ».

En 2011, Harim est retourné au Cameroun pour rejoindre le Conseil d’audit comme auditeur junior au département pétrole et gaz, poste qu’il a occupé pendant plus de 5 ans avant de rejoindre le cabinet d’ingénierie de son père, AFRIK’GENESIS, en 2016, en tant que directeur des opérations.

Lors de son séjour au Cameroun en 2012, Harim a participé à plusieurs mouvements de jeunesse. En 2017, il a travaillé en étroite collaboration avec Akere Muna, au sein de son mouvement NOW, en tant que coordinateur du programme politique pour l’élection présidentielle de 2018.

Immédiatement après l’élection, Hiram, avec d’autres dirigeants, a créé le Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple (MP3) le 17 novembre 2018 à Douala. Le parti a été officiellement légalisé le 9 novembre 2023, avec Hiram comme secrétaire exécutif.

En décembre 2024, Hiram a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a dévoilé le manifeste du parti, repris dans sa publication « Mes rêves de jeunesse : le Cameroun dans les 50 prochaines années », et son souhait de se présenter à la présidence.

Le 21 juillet 2025, Harim a déposé sa candidature sous la bannière du Front des démocrates camerounais (FDC), un parti allié du MP3. Le samedi 26 juillet, Élections Cameroun a officiellement déclaré sa candidature retenue pour l’élection présidentielle d’octobre.

Depuis, il a eu la gentillesse de parler de sa vision afro-sociale-libérale.

« L’afro-social-libéralisme n’est pas qu’une idée. C’est notre arme et notre bouclier. Il ancre le MP3 dans la sagesse de nos ancêtres et nous arme pour affronter un système mondial qui n’a jamais été construit pour nous. Profondément ancré dans les valeurs africaines, aspirant farouchement au pouvoir mondial, c’est ainsi que nous nous élevons et que nous gagnons », a écrit Hiram.

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