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Camwater : malgré une dette de 195 milliards FCFA, l’eau peine encore à atteindre les ménages

L’État continue de financer le développement des infrastructures d’eau par l’emprunt. À fin juin 2026, l’encours de la dette extérieure rétrocédée à Camwater atteint 194,9 milliards de FCFA. Il était de 197,4 milliards en décembre 2025 et de 199,4 milliards un an plus tôt. La baisse reste modérée. Elle résulte essentiellement du remboursement progressif des prêts déjà contractés. Au total, quinze accords de financement conclus entre 2007 et 2018 représentent près de 392 milliards de FCFA d’engagements.
Les ressources proviennent de bailleurs chinois, européens et multilatéraux. Elles financent aussi bien l’alimentation en eau de Douala que la densification des réseaux dans plusieurs villes du pays. Le portefeuille reste dominé par les financements d’Eximbank Chine. Le projet d’alimentation en eau de neuf villes, signé en 2013, affiche encore un encours de 56,1 milliards de FCFA. À l’inverse, la deuxième phase de ce programme poursuit ses décaissements. Son encours est passé de 13,8 milliards à 25,1 milliards de FCFA entre décembre 2025 et juin 2026. Les investissements se poursuivent D’autres lignes demeurent actives. Le Projet de développement urbain et de l’eau, financé par la Banque mondiale, représente encore 33,5 milliards de FCFA, auxquels s’ajoutent 5,7 milliards de financement additionnel.
Le Programme d’alimentation en eau potable et d’assainissement en milieu semi-urbain financé par le Fonds africain de développement conserve un encours de 21 milliards de FCFA. Belfius poursuit également le financement de projets de densification des réseaux et de réhabilitation des systèmes d’eau potable. L’année 2026 ouvre une nouvelle séquence. Deux prêts commerciaux de 39,4 milliards et 48 milliards de FCFA ont été signés pour la reconfiguration du système d’alimentation en eau de Yaoundé. Un autre financement de 25,3 milliards conclu en 2025 attend encore son décret d’habilitation. À Kribi, un prêt de 8,7 milliards doit alimenter le port en eau potable.
À Douala, la station de Japoma a reçu 19,8 milliards de FCFA de décaissements en un seul mois. Ces nouveaux emprunts présentent une particularité. Ils sont non concessionnels et indexés sur l’Euribor. Leur coût financier est supérieur à celui des prêts multilatéraux traditionnels.
LES USAGERS ATTENDENT ENCORE LES EFFETS
Les montants engagés contrastent avec la perception des populations. Les données d’Afrobarometer montrent que 76 % des foyers camerounais déclarent avoir manqué d’eau potable au moins une fois au cours des douze derniers mois. Parmi eux, 32 % disent en avoir été privés « plusieurs fois » ou « toujours ». Trente pour cent évoquent des pénuries « quelques fois » et 14 % « une ou deux fois ». Le réseau public reste insuffisant. Seules 47 % des zones enquêtées disposent d’un système d’adduction accessible à la majorité des habitations.
Plus de la moitié des ménages, soit 55 %, doivent encore quitter leur concession pour s’approvisionner en eau. La perception des citoyens reste tout aussi sévère. Seuls 28 % jugent positive l’action du gouvernement en matière d’eau et d’assainissement. À l’inverse, 71 % la considèrent mauvaise. Ce taux de satisfaction a reculé de neuf points en dix ans.
Les données financières renseignent sur les emprunts, les décaissements et les remboursements. Elles ne disent rien du nombre de nouveaux abonnés raccordés, de la fréquence des coupures, ni du rendement technique des réseaux, c’est-à-dire la part de l’eau produite qui arrive effectivement au robinet. C’est désormais sur ce terrain que se mesure l’efficacité des investissements. Les prochains chantiers de CAMWATER ne seront pas seulement évalués à l’aune des milliards mobilisés, mais aussi de leur capacité à améliorer durablement le service rendu aux abonnés.
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Lutte contre le blanchiment des capitaux : Ces mesures préconisées par Cyrano Tchekouo

Le juriste/écrivain pense que le Cameroun doit exiger davantage aux professionnels de la finance et des professions libérales (banques, notaires, comptables) de signaler toute transaction suspecte aux autorités compétentes.
Depuis le 23 juin 2023, le Cameroun est inscrit sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). Malgré la batterie de mesures prises pour en sortir, le pays a toujours du mal à mettre en œuvre un dispositif institutionnel et légal efficace de lutte contre le blanchiment de financements du terrorisme et la prolifération des armes pour satisfaire aux exigences du GAFI.
Après l’inscription du pays sur ladite liste, les pouvoirs publics ont créé en octobre 2023, le Comité de coordination regroupant en son sein, des représentants de l’Etat et des ordres professionnels (banques, notaires, avocats, assureurs) et chargé de piloter les politiques nationales de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes.
Malheureusement, toutes ces mesures se sont avérées insuffisantes pour sortir le pays de cette liste. Dans une tribune récemment publiée, Cyrano Tchekouo, juriste/écrivain donne quelques pistes de solutions pour aider le Cameroun.
Le juriste précise tout d’abord que le GAFI n’étant pas une juridiction, aucune sanction officielle n’est infligée aux pays inscrits sur cette liste grise du GAFI. Toutefois rappelle l’écrivain, le fait d’être publié peur avoir des conséquences tant politiques qu’économiques.
Comme solutions, Cyrano Tchekouo propose aux gouvernement de renforcer les pouvoirs de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) et de la Commission nationale anticorruption (CONAC) en leur permettant de prononcer des sanctions financières ne serait-ce qu’à titre conservatoire, afin de ne pas se limiter uniquement aux simples déclarations de soupçons.
Le juriste préconise également de promouvoir davantage la culture de ka digitalisation afin de limiter la circulation de l’argent liquide et contrôler les transferts de fonds internationaux. En outre, il faut exiger davantage aux professionnels de la finance et des professions libérales (banques, notaires, comptables) de signaler toute transaction suspecte aux autorités compétentes. A ces mesures s’ajoute le renforcement de la surveillance des frontières afin de limiter le flux de transactions suspectes et douteuses.
Pour mémoire, le GAFI publie trois fois par an, un document intitulé «Déclaration publique du GAFI», dans lequel il présente les Etats considérés comme étant à haut risque et/ou non coopératifs en raison des lacunes stratégiques dans leur dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Ainsi, de nouveaux pays sont ajoutés, tandis que d’autres sont retirés une fois leur plan d’action achevé. Il s’agit en effet des pays considérés comme « juridictions sous surveillance » c’est-à-dire qu’après analyse des mesures prises par le pays, le GAFI conclut à l’existence de carences stratégiques dans la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme.
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Secteur bancaire : Le bilan de General Bank of Cameroon progresse de 10% au premier semestre 2026

Depuis le 15 juillet dernier, l’entreprise est guidée par trois valeurs fondamentales impulsées par son nouveau directeur général, Victor Noumoue.
Depuis la mi-juillet 2026, General Bank of Cameroon a un nouveau directeur général, Victor Noumoue. Il a été nommé le 15 juillet dernier, à la suite de la clôture du rachat de Société générale par l’Etat du Cameroun. Dans une interview accordée au journal l’Economie, le banquier évoque trois valeurs fondamentales qui vont diriger son action.
D’abord, l’intégrité et la transparence. Pour le nouveau directeur général de General Bank of Cameroon, la conformité rigoureuse, l’éthique et la probité ne sont pas négociables parce qu’elles garantissent selon lui, la sécurité de l’institution et la confiance des parties prenantes de la banque.
Ensuite, la banque entend renforcer la proximité, l’écoute avec sa clientèle et ses partenaires, afin de construire des relations durables. Enfin, il est question pour l’actuel staff de mettre l’accent sur l’orientation de sa clientèle et la culture du résultat. «Nous devons cultiver une agilité de tous les instants pour anticiper les besoins du marché, innover et viser l’excellence opérationnelle au quotidien» indique Victor Noumoue dans les colonnes du journal l’Economie.
Performances
Au premier semestre 2026, le bilan de General Bank of Cameroon affichait une progression de 10% par rapport à fin décembre 2025 avec un produit net bancaire en hausse de 7,2%, tandis que le résultat net affiche une croissance de 6,8% par rapport à juin 2025. Les fonds nets de l’entreprise atteignent le chiffre de 138 milliards FCFA au 31 mars 2026.
«Ce niveau exceptionnel de capitalisation n’est pas qu’un simple chiffre, il est le témoignage d’une gestion financière, d’une rigueur absolue et le reflet indéniable d’une institution en très grande forme financière. De plus, sur le plan réglementaire, les ratios prudentiels de SG Cameroon ne se contentent pas de respecter les normes COBAC (Commission bancaire de l’Afrique Centrale Ndlr). Ils les surpassent, démontrant une prudence et une solidité bien au-delà des attentes» se targue Victor Noumoue.
La feuille de route de l’entreprise s’articule autour de plusieurs axes prioritaires. L’intensification du dynamisme commercial avec pour objectif de se positionner comme acteur majeur de financement en accompagnant les projets à valeur.
«Nous continuerons également à assurer une qualité de service irréprochable à nos clients. Nous sommes dans un marché bancaire en mutation, la différence se fera par la satisfaction et la proximité que nous avons avec nos clients à travers des parcours plus simples, plus rapides et davantage digitalisés» indique le directeur général de General Bank of Cameroon.
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Miss Cameroun 2026: Maellys NGO Mboui succède à Audrey Moutongo

La femme la plus belle du Cameroun est connue depuis cette nuit. Il s’agit de Maellys Ngo Mboui. Âgée de 20 ans, celle qui succède à Audrey Moutongo (il s’agit de l’ex première dauphine qui avait succédé à Josiane Golonga, élue en mai et destituée après une brouille avec le Comité Miss Cameroon (Comica), le 25 février 2025. C’est une confirmation pour celle qui avait déjà été élue Miss Cameroon diaspora en mars dernier. Franco-Camerounaise, Maellys Ngo Mboui est originaire de la région du Nord-Ouest.
Maellys Ngo Mboui est étudiante en Économie-gestion et Mathématiques-Informatiques, en France. Le jury est donc allé trouver la plus belle femme du Cameroun hors du territoire national.
Miss Cameroon 2026 est porteuse d’un projet baptisé Cameroonian girls in stem. Lequel vise à encourager et former les jeunes filles à devenir des leaders dans l’innovation et la cyberdéfense, des actrices de la transformation sociale et des ambassadrices culturelles du Cameroun.
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