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Santé publique : le gouvernement prépare les États généraux de la santé pour fin 2026

Le ministère de la Santé publique poursuit ainsi les préparatifs de cette vaste concertation nationale. Le 20 juillet 2026, le conseiller technique n°1 a présidé une première réunion rassemblant les responsables des services centraux ainsi que les partenaires techniques et financiers afin d’arrêter les bases organisationnelles de cet événement. Même si selon différentes sources les autorités les États généraux se tiendront avant la fin de l’année, aucune date officielle n’a encore été communiquée.
Selon le communiqué du ministère, « l’objectif de cette rencontre était d’entériner les termes de référence de cette activité majeure du secteur de la santé. Spécifiquement, les participants ont revisité les axes thématiques, au nombre de huit, décliné la démarche organisationnelle de cet événement, examiné le format des différentes concertations, validé les parties prenantes et mis un cap sur les prochaines étapes ». Les échanges ont également permis d’améliorer le document préparatoire.
Le ministère précise que « quelques amendements ont été apportés. Il s’agit, entre autres, de la reformulation des objectifs et des résultats avec une projection à long terme, de la prise en compte de la diaspora et d’autres acteurs dans les différents niveaux de concertation, ainsi que de la reformulation et de la consolidation de certains axes thématiques ». Les prochaines étapes comprendront un atelier de cadrage méthodologique, une réunion consacrée au budget de l’opération ainsi qu’une rencontre d’information officielle qui marquera le lancement des travaux.
UNE CONSULTATION NATIONALE POUR REDÉFINIR LES PRIORITÉS DU SECTEUR
L’organisation de ces États généraux intervient dans un contexte où le système de santé camerounais demeure confronté à de nombreux défis structurels, malgré les réformes engagées ces dernières années. L’un des principaux enjeux reste le poids élevé des dépenses supportées directement par les ménages. Selon les données de 2018- 2019, les paiements directs représentaient encore environ 72 % des dépenses courantes de santé, traduisant une forte dépendance des populations au financement individuel des soins.
Les disparités d’accès aux services de santé entre les zones urbaines et rurales persistent par ailleurs, tandis que la gouvernance des données sanitaires figure toujours parmi les faiblesses du système. Les défis concernent également le financement public de la santé. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les dépenses publiques de santé ne représentent que 2,9 % des dépenses totales de l’État, un niveau largement inférieur à l’objectif de 15 % fixé par la Déclaration d’Abuja. En 2023, les dépenses de santé correspondaient à 4,6 % du produit intérieur brut (PIB), soit environ 79,1 dollars par habitant.
À ces contraintes financières s’ajoute un déficit important en ressources humaines. Selon les données de l’OMS pour 2022, le Cameroun compte seulement 1,36 médecin, 6,59 infirmiers et sage-femmes, 0,22 pharmacien et 0,12 dentiste pour 10 000 habitants. Cette insuffisance est aggravée par une forte concentration des professionnels de santé dans les grands centres urbains, au détriment des zones rurales. Les infrastructures hospitalières demeurent également confrontées à de multiples difficultés, notamment des plateaux techniques vieillissants, des ruptures récurrentes de médicaments, un déficit d’équipements modernes et des problèmes de maintenance.
Les hôpitaux de référence de Yaoundé et de Douala continuent ainsi d’accueillir une grande partie des cas complexes provenant de l’ensemble du pays. Sur le plan épidémiologique, le Cameroun fait face à un double fardeau sanitaire. Les maladies transmissibles, telles que le paludisme, le VIH/sida et la tuberculose, restent fortement présentes, tandis que les maladies non transmissibles, notamment l’hypertension artérielle, le diabète, les cancers et l’insuffisance rénale, progressent régulièrement. Le paludisme demeure la première cause de consultation et d’hospitalisation, en particulier chez les enfants.
Malgré ces difficultés, plusieurs avancées sont enregistrées. Les pouvoirs publics poursuivent notamment la construction et la modernisation des hôpitaux de référence afin de doter progressivement chacune des dix régions d’au moins une infrastructure hospitalière de haut niveau. En parallèle, le déploiement de la Couverture santé universelle (CSU), lancée en avril 2023, se poursuit.
Selon le ministère de la Santé publique, plus de 5,8 millions de Camerounais ont été pré-enrôlés et 4,6 millions sont effectivement enregistrés, soit un taux d’inscription de 81 %. Le dispositif couvre déjà environ 68 % des enfants de moins de cinq ans et 86 % des personnes vivant avec le VIH. En juin 2026, les autorités indiquaient que plus de 9 millions de Camerounais avaient bénéficié d’au moins une prestation liée à cette réforme, notamment la gratuité de certains soins maternels et néonatals, la prise en charge du VIH, les interventions contre le paludisme ainsi que l’extension des services de dialyse.
À travers ces États généraux, les autorités entendent établir un état des lieux exhaustif du système de santé afin de définir les réformes prioritaires pour les prochaines années. Les travaux devraient déboucher sur des recommandations portant notamment sur l’amélioration de la gouvernance, le renforcement des soins de santé primaires, le financement du secteur, l’accélération de la Couverture santé universelle, le développement des ressources humaines, la modernisation des infrastructures et des équipements, ainsi que le renforcement des systèmes d’information sanitaire. Ces recommandations sont appelées à constituer le socle de la future Stratégie nationale de santé 2026-2030.
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Stockage et transport des produits pétroliers : Le Groupe Dangote envisage d’investir au Cameroun

Une délégation a été reçu mardi 21 juillet à Yaoundé par Joseph Dion Ngute afin de peaufiner le projet.
Joseph Dion Ngute, Premier ministre chef du gouvernement a reçu mardi 21 juillet 2026 à Yaoundé, une délégation du Groupe Dangote, conduite Edwin Devacumar, vice-président du groupe nigérian Dangote Industries Limited, chargé du pétrole, du gaz, des engrais et des projets stratégiques. En effet, le groupe envisage d’investir dans le secteur pétrolier camerounais.
Edwin Devacumar a signifié à Joseph Dion Ngute que la délégation est venue au Cameroun pour étudier les différents canaux par lesquels les deux parties pourront travailler dans le cadre dudit projet. Le Groupe du milliardaire Nigérian envisage aussi de doubler la capacité de production de son usine de ciment à Douala et accompagner les besoins croissants du Cameroun en infrastructures énergétiques.
« Notre objectif est de voir comment nous pouvons développer une stratégie au Cameroun afin de garantir une réserve nationale de produits pétroliers, de sorte que le pays ne puisse pas être facilement à court de produits. Nous souhaitons également répartir la production grâce à un oléoduc afin de réduire le coût du transport et son impact sur l’environnement », a déclaré Edwin Devacumar.
Le groupe Dangote dit être intéressé par les mesures incitatives mise en place par le président de la République Paul Biya dans le développement de l’environnement des affaires, afin d’améliorer le climat des investissements et à simplifier les procédures pour les investisseurs. Une offensive stratégique qui arrive au moment où le Cameroun cherche à sa sécurité énergétique, la Société nationale de raffinage (Sonara) peinant à retrouver ses capacités depuis l’incendie survenu en 2019.
Le Premier ministre, chef du gouvernement, a salué les engagements d’investissement du groupe Dangote au Cameroun et a déclaré que le gouvernement restait ouvert à des partenariats gagnant-gagnant susceptibles d’apporter une valeur ajoutée à l’économie nationale et d’accélérer le développement durable.
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Le Bikutsi Attitude Festival adopte un format itinérant et fait escale à Obala

C’est un nouveau départ pour le Bikutsi Attitude Festival. Les organisateurs de ce rendez-vous culturel l’ont annoncé le mercredi 22 juillet, lors d’une conférence de presse à Yaoundé. Le festival abandonne son ancrage exclusivement yaoundéen. Il devient désormais un festival itinérant.
La Place des fêtes d’Obala accueille la 3e édition du 24 au 26 juillet 2026. Le comité d’organisation et ses invités ont présenté les grandes lignes de ce rendez-vous devant la presse. « Nous avons fait deux premières éditions à Yaoundé. Nous avons tiré des leçons et nous orientons désormais le festival dans la zone Centre-Sud-Est », explique Serge Eyebe, promoteur de l’événement. « Le Bikutsi Attitude Festival sera désormais un festival itinérant dans ces trois régions pour aller vers les populations. »
Un choix assumé de décentralisation
Le festival tourne le dos au format exclusivement urbain. « Nous nous sommes dit que rester à Yaoundé n’avait plus de sens. Il faut que nos actions aillent vers les communautés », poursuit-il. Le choix de la ville hôte n’a rien d’anodin. « Nous avons choisi Bafia, un endroit emblématique du bikutsi. C’est par cet endroit que nous allons lancer cette nouvelle formule du festival », précise-t-elle. La rencontre avec la presse, animée par Salma Amadore, a réuni Serge Rodrigue Eyebe, promoteur de l’événement, Christine Mbengono, responsable de la programmation, et l’artiste engagé Lucky +2.
Une association pour porter l’héritage
Le festival change aussi de portage institutionnel. L’association Man No Run, dédiée à l’action culturelle, sociale et sportive, prend désormais les rênes de l’événement. « Un festival, ce n’est pas seulement la musique. Ce sont des actions qui impactent les communautés dans lesquelles il est organisé », souligne Serge Eyebe. Trois initiatives illustrent cette ambition. Un atelier de teinture textile doit renforcer l’autonomie économique des femmes. Une causerie sur la santé sexuelle adressée aux jeunes. Des tournois de lutte traditionnelle, des parties de Songo et des concours de coiffures ancestrales valorisent le patrimoine local. « Nous mettons un accent particulier sur les actions qui gravitent autour du festival. Lorsqu’on installe une scène quelque part, les populations gardent un héritage et se souviennent que le festival est passé chez elles », affirme la promoteur.
Le Mvet, fil rouge de l’édition
L’instrument traditionnel, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, occupe une place centrale cette année. Cinq artistes travaillent actuellement en résidence de création autour du Mvet.
« Cette année, nous avons une résidence avec plusieurs artistes autour du Mvet pour continuer à faire la promotion de cet instrument qui constitue une part de notre identité », indique Serge Eyebe. Le calendrier ne permet pas de présenter ces créations sur la scène d’Obala. Une restitution est prévue plus tard à Yaoundé. Le spectacle voyagera ensuite jusqu’au Douala Music Art Festival, en novembre, puis dans les Instituts français du Cameroun et du Gabon. « Il faut aussi que nous puissions exporter ce que nous faisons », insiste le promoteur.
Musique, mode et sécurité au programme
Le festival ne se limite pas aux concerts. Des défilés de mode, portés par des stylistes chevronnés, rythmeront les trois jours. Les animateurs s’exprimeront en français, en anglais et en langues locales, pour garantir une expérience accessible à tous les publics. Un dispositif sécuritaire, associant gendarmerie et sécurité privée, encadrera les festivités.
Avec cette nouvelle formule, le Bikutsi Attitude Festival veut conjuguer sauvegarde du patrimoine, création artistique et développement local. Les organisateurs misent sur cette troisième édition pour ancrer durablement le festival dans les régions du Centre, du Sud et de l’Est.
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AgroConnect veut réduire les pertes agricoles en connectant les producteurs aux marchés

Une équipe de jeunes développeurs a présenté, le 22 juillet, AgroConnect aux producteurs de la région de l’Adamaoua, en présence du représentant du délégué régional de l’Agriculture et du Développement rural. Cette plateforme numérique vise à réduire les importantes pertes post-récolte, estimées à près de 70 % de la production, principalement en raison des difficultés de transport et d’accès aux marchés.
La rencontre a également marqué la création du premier Réseau des Coopératives Partenaires d’AgroConnect de l’Adamaoua, composé d’une quinzaine de coopératives encadrées par les services déconcentrés du ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Minader). Les participants ont découvert les principales fonctionnalités de la plateforme, créé leurs comptes et publié leurs premiers produits en ligne. Chaque coopérative a désigné un point focal chargé d’accompagner les producteurs et de mettre leurs produits en ligne.
Conçue pour répondre aux défis du secteur agricole, AgroConnect met en relation producteurs, coopératives, acheteurs, transporteurs et institutions au sein d’un même écosystème numérique. La plateforme offre des services de commercialisation, des alertes climatiques, des formations certificatives ainsi qu’un assistant intelligent, AgriBot, alimenté par les données du MINADER, de l’IRAD, de la FAO et de l’ONACC.
Elle intègre aussi un système de paiement mobile sécurisé, des modules de formation et un dispositif d’accompagnement destiné aux producteurs ne disposant pas de smartphones grâce à un réseau de points focaux. À terme, des services de financement agricole et d’emploi viendront compléter l’offre.
Pour Aboulaye Bouba, promoteur du projet, l’objectif est de contribuer au développement de la région en rapprochant producteurs et consommateurs. Son associé, Mu-awiya Adamu, développeur full stack, souligne que la plateforme permettra aux producteurs des zones reculées d’accéder aux marchés en permanence grâce à un système de collecte d’informations fonctionnant même hors connexion.
Par cette initiative, AgroConnect ambitionne de moderniser les chaînes de valeur agricoles, de renforcer l’accès aux marchés et aux services numériques, tout en réduisant les pertes post-récoltes.
Les coopératives présentes ont expérimenté la mise en ligne de leurs produits et la vente des premiers articles. Une première expérience enrichissante pour les producteurs qui entendent profiter pleinement de cette technologie pour accéder aux marchés.
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