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Assainissement : Atanga Nji lance la guerre contre le port illégal des insignes militaires

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Assainissement : Atanga Nji lance la guerre contre le port illégal des insignes militaires
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Par un arrêté signé ce mardi 21 juillet 2026, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, rappelle qu’«il est désormais strictement interdit à toute personne physique ou morale non habilitée de confectionner, d’importer, de vendre ou de porter des vêtements, effets militaires, insignes ou attributs réservés aux forces de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire national». Faisant le constat d’une prolifération de tenues et insignes militaires ou assimilées, par des civils : vêtements divers, sacs, accessoires, et autres insignes. Des objets et articles qui n’appartiennent pas toujours aux Forces de défense et de sécurité, mais parfois des objets de nature approximativement imités. Ce qui crée une confusion selon le Minat, entre personnels des FDS et des personnes civiles, facilitant des situations d’usurpation de titre et la commission de crimes. Parmi ces personnes arborant régulièrement ces ténues et objets prêtant à confusion, il y a en bonne place les agents de sécurité et de gardiennage.

Le Minat instruit les gouverneurs, préfets et sous-préfets, de mettre en pratique cet arrêté, et donc de traquer les contrevenants à cet arrêté. Par ailleurs, les forces de maintien de l’ordre ont reçu le feu vert du Minat, par ailleurs secrétaire permanent du Conseil national de la sécurité, pour interpeller toute personne prise en infraction, et de saisir l’objet incriminé. Du couturier au porteur en passant par le commerçant, nul ne sera épargné.

Ce n’est pas là première fois que le gouvernement lance la traque contre le port illégal des tenues et objets portant des insignes des forces de défense et de sécurité. Mais la chasse s’est estompé à un moment. La reprise du combat survient dans un contexte d’insécurité grandissante sur l’ensemble du territoire national.

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Transformation du bois : Le gouvernement envisage l’implantation des SMEs Wood’s Park dans quatre localités

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Transformation du bois : Le gouvernement envisage l’implantation des SMEs Wood’s Park dans quatre localités
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Au sein de ces espaces, les entreprises vont bénéficier d’un accès facilité au financement, d’un accompagnement technique permanent, d’une fiscalité incitative et d’un dispositif de certification des produits destinés à renforcer leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux.

Le Programme d’appui au développement de la filière bois (PAD-Bois) va ouvrir des SMEs Wood’s Park dans les localités de Edéa (région du Littoral) ; Sangmélima (région du Sud) ; Meyomessala (région du Sud) et Lomié (région de l’Est). Ces structures en gestation sont des parcs industriels spécialement conçus pour accueillir les PME, les Unités de production artisanales (UPA) et les Organisations de l’économie sociale (OES) intervenant dans la transformation du bois.

A travers le choix de ces sites, le gouvernement envisage tout d’abord, la sécurisation de l’approvisionnement en matière première. Sur place, il est prévu la conclusion des conventions entre les communes locales et les exploitants forestiers légalement établis afin de garantir aux entreprises installées dans les parcs un accès durable au bois légal.

Le Minpmeesa va assurer l’encadrement technique et industriel, tandis que les partenaires au développement à l’instar de la Banque mondiale, vont accompagner les investissements structurants destinés aux incubateurs, aux centres techniques et aux équipements collectifs.

«Cette organisation permettra de transformer localement des essences de grande valeur telles que le sapelli, l’ayous, le tali, l’iroko, l’azobé ou encore le moabi, aujourd’hui largement exportées à l’état brut, pour produire au Cameroun du mobilier, des panneaux, des charpentes, des menuiseries, des objets décoratifs et d’autres produits à forte valeur ajoutée» informe le Minpmeesa.

Au sein de ces SMEs Wood’s Park, les entreprises vont bénéficier d’un accès facilité au financement, d’un accompagnement technique permanent, d’une fiscalité incitative et d’un dispositif de certification des produits destiné à renforcer leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux.

Sous l’impulsion du ministère en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa), le gouvernement entend faire de la transformation locale du bois, le moteur d’une nouvelle croissance industrielle, créatrice d’emplois, de valeur ajoutée et de prospérité pour les territoires.

Selon les prévisions du Minpmeesa, sur un même site seront regroupés des ateliers modernes, des hangars mutualisés, des équipements industriels collectifs, des espaces de stockage, des centres techniques d’incubation et d’accélération des entreprises, des espaces de coworking, un guichet unique de formalisation, des mécanismes de commercialisation, des infrastructures sociales ainsi qu’une unité de production d’énergie garantissant l’autonomie électrique du parc.

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Les PME pourraient générer 5 532 milliards FCFA de recettes fiscales en 2035

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Les PME pourraient générer 5 532 milliards FCFA de recettes fiscales en 2035
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D’ici 2035, le Cameroun devrait compter 2 101 798 PMEESA, contre 568 430 aujourd’hui. La part des unités formelles dans le tissu productif grimperait à 30 %, contre 13 % en 2025. Ces objectifs figurent dans l’Annuaire statistique 2025 sur les PMEESA, quinzième édition du document, présenté début juin à Yaoundé par le ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa).

Le gain attendu se chiffre en milliards. Une fiscalité plus attractive, plafonnée à 2 %, pourrait générer, selon la division des études, des projets et de la prospective du Minpmeesa, 5 532 milliards FCFA de recettes potentielles, contre 1 800 milliards actuellement collectés. Pour y parvenir, le ministère propose un budget de 125 milliards FCFA par an entre 2027 et 2034, soit 1 000 milliards FCFA cumulés sur la période.

A ce jour, le tissu formel ne pèse que 13 % de l’ensemble des unités économiques du pays. Les 87 % restants relèvent de l’informel, avec 3,8 millions d’unités de production informelles recensées en 2025, contre 568 430 entreprises formelles. Ce secteur informel emploie 76 % des actifs occupés et génère 47,8 % du PIB national, selon les estimations de l’Institut national de la statistique. Faire basculer une partie de ce bloc informel vers le formel constitue donc le cœur de la stratégie 2035 du Minpmeesa. Le ministère mise sur la structuration progressive des unités de production informelles plutôt que sur leur éradication.

Pour le ministère en charge des PME, le secteur informel n’est pas résiduel. Il constitue la principale réponse spontanée à la pression démographique et au déficit d’emplois formels. Reste que l’année de référence choisie pour lancer cette trajectoire complique déjà l’équation. En 2025, les créations de PME dans les Centres de formalités de création d’entreprises ont chuté de 20,3 % par rapport à 2024. Douala enregistre un repli de 33,6 %. Yaoundé recule de 17,6 %. Le gouvernement attribue ce fléchissement au climat d’incertitude lié aux élections. Un repli conjoncturel, selon les termes de l’annuaire, et non une tendance de fond.

Le stock global de PME continue pourtant de croître, avec une hausse de 6,5 % par rapport à 2024. Depuis 2019, ce stock a progressé de 64,3 %, passant de 287 376 à 472 208 unités. La dynamique reste donc positive sur le temps long, même si l’année 2025 marque un coup de frein sur les créations nouvelles.

TRANSFORMER PLUTÔT QUE MULTIPLIER

La structure sectorielle du tissu productif pose une autre question. Les PME camerounaises restent concentrées à 78,8 % dans le secteur tertiaire, contre 20,8 % dans le secondaire et à peine 0,4 % dans le primaire.

Autrement dit, près de huit PME sur dix exercent dans le tertiaire, principalement le commerce et les services. Les activités industrielles et de transformation restent minoritaires. Le ministère reconnaît lui-même que cette structure ne favorise pas une transformation profonde de l’économie. L’ambition du gouvernement mise donc sur un changement d’échelle. Elle privilégie la montée en puissance des entreprises existantes, leur accès au financement, leur productivité et leur orientation vers les secteurs manufacturiers et agro-industriels.

L’annuaire compare cette répartition à celle des pays émergents, où le secteur primaire pèserait 10 %, le secondaire 30 % et le tertiaire 60 % à l’horizon 2035. Un rééquilibrage vers la transformation et l’industrie conditionne en partie l’atteinte des objectifs de la Stratégie nationale de développement 2020-2030, qui vise une valeur ajoutée manufacturière portée à 25 % du PIB. Le ministère avance un premier levier concret.

L’amélioration de la formalisation des unités de production, inscrite dans le Cadre sectoriel de performance 2026-2028, porterait le stock actuel à 675 000 unités d’ici 2028. Un palier intermédiaire, loin encore des 2,1 millions visés en 2035. L’annuaire ne détaille pas les hypothèses précises de calcul du gain fiscal de 5 532 milliards FCFA, ni la répartition attendue de l’effort entre les nouvelles créations et la formalisation d’unités informelles existantes. Une lecture affinée de ces hypothèses, auprès de la Division des études, des projets et de la prospective ou d’un économiste spécialisé en fiscalité des entreprises, permettrait de mesurer la part de projection et la part de certitude dans cette trajectoire à dix ans.

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Le MINEPAT renforce son contrôle interne pour optimiser les dépenses

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Le MINEPAT renforce son contrôle interne pour optimiser les dépenses
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Une dépense mal exécutée, un contrôle tardif ou une fraude détectée trop tard peuvent coûter cher aux finances publiques. Le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT) veut désormais agir en amont. Le 21 juillet à Yaoundé, le ministre Alamine Ousmane Mey a reçu officiellement le Guide d’audit interne du ministère, élaboré par le Contrôle supérieur de l’État (Consupe). « Je vous remets ce guide conçu par les experts du Consupe. Je vous assure que vous reviendrez me remercier davantage », lance Rose Mbah Acha née Fomundam, ministre déléguée à la Présidence de la République chargée du Consupe, en remettant officiellement le document à Alamine Ousmane Mey.

En recevant le référentiel, le ministre de l’Économie situe immédiatement son ambition. « Le Guide d’audit interne est un outil catalyseur de progrès dans la pratique de l’audit interne au sein des administrations publiques engagées dans un processus de modernisation », affirme le Minepat. Pour lui, « la bonne gouvernance est une exigence à la fois déontologique et morale, non négociable. Bien plus, elle constitue un levier essentiel de la performance ».

Instrument pédagogique

Plus qu’un manuel de procédures, le document se présente comme un outil destiné à prévenir les risques avant qu’ils ne produisent leurs effets sur la gestion publique. Le guide uniformise les méthodes de travail des auditeurs internes. Il fixe les règles de planification des missions, encadre la collecte des preuves, la rédaction des rapports, le suivi des recommandations et le contrôle de la qualité des travaux. Le ministère veut ainsi rendre ses audits plus cohérents et plus efficaces. « Le Guide de l’audit interne constitue, sans aucun doute, un instrument pédagogique destiné à harmoniser et à améliorer les pratiques de l’audit interne. Il permet de clarifier les méthodes de travail, de renforcer les capacités des acteurs concernés et de garantir une meilleure conformité aux normes et procédures en vigueur », souligne Alamine Ousmane Mey.

Au cœur de cette réforme figure une approche désormais privilégiée dans les administrations modernes. L’audit ne se limite plus à constater les irrégularités. Il identifie les risques avant qu’ils ne se matérialisent. Depuis 2020, le MINEPAT dispose d’une cartographie des risques qu’il actualise chaque année. Ce référentiel servira désormais de base à l’élaboration des plans annuels et pluriannuels d’audit. Les contrôles cibleront en priorité les activités les plus exposées aux défaillances ou aux pertes financières.

Vers l’harmonisation des pratiques

Pour Eric Omengue Messanga, secrétaire général du Consupe, cette évolution répond d’abord à une exigence professionnelle. « Le guide participe au renforcement des capacités organisationnelles de l’inspection générale. Il décrit les processus d’audit, les techniques appliquées, les outils de travail et les mécanismes permettant de garantir la qualité des travaux d’audit », explique-t-il. Selon lui, le document harmonise désormais les pratiques. « Chaque auditeur utilisera exactement la même méthode qui est décrite dans le manuel », indique-t-il.

Le contenu du guide traduit cette volonté de professionnalisation. Il comprend vingt chapitres répartis en deux grandes parties. La première rassemble les règles méthodologiques qui encadrent les missions d’audit. La seconde décline les principaux domaines de contrôle auxquels les inspecteurs seront confrontés. Les programmes budgétaires, les systèmes d’information, la comptabilité matière, la performance, la détection des fraudes et les missions de conseil y occupent une place importante.

Outil de modernisation de la gestion des finances publiques

L’introduction d’un chapitre consacré aux systèmes d’information accompagne la digitalisation progressive des administrations. Les audits porteront désormais sur la fiabilité des outils numériques utilisés pour gérer les finances publiques. L’audit de performance traduit également l’évolution du nouveau régime financier de l’État, qui privilégie désormais les résultats obtenus plutôt que les seuls moyens mobilisés. Pour le ministre, cette évolution s’inscrit pleinement dans la réforme de la gestion publique. « La Stratégie nationale de développement 2020-2030 rappelle que la modernisation de la gestion des finances publiques vise notamment à développer les audits, les vérifications internes et les contrôles externes. Il est question de mettre en conformité notre cadre institutionnel et nos pratiques avec les recommandations des organisations internationales auxquelles le Cameroun est affilié », explique Alamine Ousmane Mey.

La lutte contre la fraude constitue un autre axe majeur. Le guide demande aux auditeurs d’identifier les risques propres à chaque processus, d’évaluer les dispositifs de contrôle existants puis de réaliser des tests destinés à vérifier leur efficacité. Cette démarche doit permettre de corriger les faiblesses avant qu’elles ne débouchent sur des pertes financières ou des irrégularités administratives. Pour le ministre, cette orientation répond également aux plus hautes orientations de l’État. « Son Excellence Paul Biya a rappelé que améliorer la gouvernance, c’est aussi amplifier la lutte contre la corruption et les détournements des deniers publics. Le Guide de l’audit interne du MINEPAT est l’expression tangible de notre détermination à traduire dans les faits cette volonté du Chef de l’État », déclare-t-il.

Eric Omengue Messanga insiste aussi sur la portée institutionnelle du document : « Le manuel est un outil qui permet d’attester de l’alignement de l’inspection générale aux bonnes pratiques et aux normes internationales. » À ses yeux, cette harmonisation renforcera le professionnalisme des équipes tout en facilitant l’évaluation de leurs performances par les autorités de contrôle et les partenaires extérieurs.

Alamine Ousmane Mey souhaite toutefois que le guide dépasse le seul cadre des services de contrôle. « À partir du moment où l’auditeur intervient pour vérifier la conformité, la performance et l’efficacité, chacun peut s’inspirer de cette méthodologie afin de s’assurer de la qualité du travail déjà accompli. C’est pourquoi il me paraît important de ne pas limiter les utilisateurs et les bénéficiaires de cet outil au seul cercle des inspecteurs, des auditeurs ou des acteurs chargés du contrôle », insiste-t-il.

En s’équipant de ce référentiel, le MINEPAT cherche finalement à faire de l’audit interne un véritable instrument de pilotage stratégique. Dans un contexte où chaque franc public est appelé à produire davantage de résultats, l’enjeu dépasse le contrôle administratif. Il s’agit de mieux orienter les dépenses, de réduire les risques de mauvaise gestion et de renforcer l’efficacité des politiques publiques, conformément aux objectifs de la Stratégie nationale de développement 2020-2030.

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