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Recettes budgétaires : Sept contraintes menacent l’objectif de 1 400 milliards FCFA de recettes douanières en 2028

Le gouvernement prévoit de porter les recettes douanières à 1 421,9 milliards de FCFA en 2028. Cet objectif intervient après une prévision de 1 297,7 milliards de FCFA en 2027 et de 1 243,2 milliards de FCFA en 2026. Les projections contenues dans le Document de programmation économique et budgétaire 2027-2029 font ainsi ressortir une progression attendue de 124,2 milliards de FCFA entre 2027 et 2028, soit une hausse de 9,6 %.
Toutefois, ce même document souligne que plusieurs obstacles pourraient compromettre cette trajectoire. Le ministère des Finances y indique que « dans ce contexte d’incertitudes, des facteurs aussi bien endogènes qu’exogènes susceptibles d’influencer négativement la mobilisation des recettes douanières doivent être pris en compte ».
DES EXONÉRATIONS AUX ACCORDS COMMERCIAUX
Parmi les principaux risques identifiés, la première difficulté concerne « le retard dans la mise en œuvre du nouveau mécanisme de collecte électronique des droits et taxes à l’importation des téléphones portables, tablettes et autres terminaux numériques, prévu à l’article sixième de la loi de finances pour l’exercice 2023 ».
Selon le document, ce retard prive encore l’administration douanière du dispositif envisagé pour sécuriser et améliorer le recouvrement sur cette catégorie de produits. Le document mentionne ensuite « les difficultés persistantes de maîtrise du cadastre minier et d’encadrement des exportations d’or ».
Ces insuffisances continuent de limiter le contrôle des flux liés à cette activité et, par conséquent, les recettes susceptibles d’en être tirées. Le troisième facteur est lié à « la poursuite de la politique de défiscalisation en faveur des équipements et matériels destinés à certains secteurs prioritaires : agriculture, élevage, pêche, pisciculture, santé humaine et vétérinaire, transformation poussée du bois, industrie pharmaceutique, matériel médical, etc. ».
Ces mesures d’incitation réduisent mécaniquement une partie des droits et taxes perçus à l’importation. Le gouvernement cite également « l’abattement de 20 % au profit des exportations de bois, d’hévéa et de cacao couvertes par un certificat de conformité aux normes en matière de lutte contre la déforestation ». Cette disposition figure, elle aussi, parmi les facteurs susceptibles de peser sur les recettes attendues.
À cela s’ajoutent « la réduction ou l’interdiction de l’importation de certains biens jadis générateurs d’importantes recettes douanières, tels que le fer à béton, le ciment, les tourteaux de soja, etc. ». En limitant l’entrée de ces produits sur le territoire, l’État réduit également les droits de douane qu’il percevait auparavant sur ces marchandises. Le Document de programmation économique et budgétaire 2027- 2029 retient par ailleurs « l’accroissement du champ de la dépense fiscale liée aux incitations douanières de soutien à la politique d’import-substitution ».
Les avantages fiscaux accordés pour encourager la production locale continuent ainsi de réduire le potentiel de recettes de l’administration douanière. Enfin, le ministère des Finances évoque « la mise en œuvre des accords de libre-échange : Accords de partenariat économique (APE), Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) et accords CEMAC-CEEAC ». La baisse progressive des barrières tarifaires découlant de ces engagements réduit les droits de douane applicables à une partie des échanges commerciaux.
Pour mémoire, les recettes effectivement mobilisées par les douanes camerounaises se sont élevées à 1 156,3 milliards de FCFA en 2025, d’après les données reprises dans le Document de programmation économique et budgétaire 2027-2029. L’objectif fixé pour 2028 implique donc une hausse de 265,6 milliards de FCFA par rapport au niveau effectivement atteint en 2025.
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BAD-Cameroun : 1629 milliards FCFA de projets actifs, mais seulement 26 % décaissés

Depuis l’approbation de sa première opération au Cameroun le 22 novembre 1972, le Groupe de la BAD a accordé au pays 130 prêts et dons pour un montant cumulé d’environ 3345 milliards de FCFA. Cette somme illustre plus de cinquante ans de partenariat entre Yaoundé et l’institution panafricaine.
Le portefeuille actif se concentre aujourd’hui sur les transports, qui captent 53,83% des financements, devant l’énergie à 22,32%, l’agriculture à 10,8% et le social à 9,19%. Ces quatre secteurs représentent plus de 96% des engagements en cours. L’accès du Cameroun aux ressources du Guichet BAD a lui-même bondi. Il est passé de 273,25 milliards de FCFA par an en 2023 à 429,39 milliards de FCFA par an en 2026. La Banque a également approuvé 8 nouveaux projets sur les 11 initialement prévus dans le cadre de la revue, pour un montant de 833,8 milliards de FCFA, alors que le DSP 2023-2028 en prévoyait 1227,47 milliards sur l’ensemble de la période.
LE TAUX DE DÉCAISSEMENT, ANGLE MORT DE LA PERFORMANCE
Ces chiffres d’engagement contrastent avec la réalité du terrain. Le portefeuille actif de la Banque africaine de développement au Cameroun atteint 1629,24 milliards de FCFA. Le taux de décaissement cumulé du portefeuille s’établit à 26%, un niveau qui traduit la difficulté persistante de transformer les financements approuvés en réalisations concrètes. La mission de revue reconnaît elle-même que la performance du portefeuille, bien qu’en amélioration, reste faible. Un indicateur illustre toutefois une dynamique positive récente.
Le taux d’instruments financiers classés en alerte rouge a chuté de 48% en février 2026 à 26% à la mi-juillet, se rapprochant de l’objectif institutionnel fixé à 25%. La Banque attribue ce redressement à un suivi plus rigoureux des équipes, appuyé sur un plan d’action tripartite associant le secteur, la région et l’unité de gestion du projet, ainsi qu’à des réunions de suivi organisées à un rythme trimestriel, mensuel, voire hebdomadaire.
LES BLOCAGES IDENTIFIÉS PAR LA MISSION
La revue pointe plusieurs freins structurels à l’exécution. Les délais de signature et de mise en vigueur des nouvelles opérations approuvées restent trop longs. La planification de la libération des fonds de contrepartie manque d’anticipation. Les délais de soumission des rapports d’audits des projets dépassent les standards attendus. La mission recommande par ailleurs de maximiser le recours aux Actions Anticipées d’Acquisitions et de renforcer les capacités des unités de gestion de projet dans le suivi de l’exécution des contrats.
Un Plan d’amélioration de la performance du portefeuille, élaboré conjointement par les équipes camerounaises et celles de la Banque, doit répondre à ces dysfonctionnements. Mais son exécution reste lente. Son évaluation finale est prévue lors de l’atelier de revue de la performance du portefeuille, programmé fin septembre et début octobre 2026. La mission invite le gouvernement à prendre des mesures urgentes pour accélérer la mise en œuvre des actions restantes.
UN EFFORT PARTAGÉ, PROMET LA BANQUE
Le Groupe de la BAD s’engage de son côté à réduire ses propres délais. Le temps de délivrance des avis de non-objection ne devra plus excéder 21 jours, contre des durées jugées jusqu’ici trop longues. Cette annonce vise à maintenir la dynamique enclenchée depuis le début de l’année 2026, dans un contexte où le financement de la SND30 est désormais estimé à 88 000 milliards de FCFA, soit près de 147,3 milliards de dollars, un montant qui dépasse largement les capacités d’un seul bailleur et qui rend l’efficacité de chaque franc décaissé d’autant plus stratégique.
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Comment les perturbations post-électorales ont privé l’État de 16,7 milliards FCFA de recettes douanières

Le Document de programmation économique et budgétaire 2027-2029 indique que « les événements postélectoraux ont affecté l’ensemble de la chaîne logistique, entraînant un ralentissement du dédouanement et du recouvrement des droits et taxes. Le manque à gagner est estimé entre 15,2 et 16,7 milliards de FCFA ».
Cette estimation correspond à la perte directement attribuée aux violences survenues après la réélection du président Paul Biya, lesquelles ont perturbé les circuits d’approvisionnement ainsi que les opérations de dédouanement. Ces perturbations ne sont toutefois pas les seuls facteurs ayant pesé sur les recettes douanières en 2025. Le document relève également une baisse des paiements des marketeurs pétroliers. Ceux-ci sont passés de 110,1 milliards de FCFA en 2024 à 87,6 milliards de FCFA en 2025, soit un recul de 22,5 milliards de FCFA, équivalant à 20,5 %.
À cette évolution s’est ajoutée la diminution des droits de sortie sur le bois. Selon le rapport, ces recettes ont reculé de 7,9 milliards de FCFA, soit une baisse de 21,3 % par rapport à 2024. Ce document explique cette évolution par le relèvement progressif des droits de sortie sur les essences de bois, dont le taux est passé de 17,5 % de la valeur FOB à 75 % entre 2017 et 2023, afin d’encourager la transformation locale avant exportation.
Pris ensemble, ces différents facteurs ont réduit le potentiel de recettes de l’administration des douanes. En ajoutant les montants correspondant à ces baisses aux 1 152,9 milliards de FCFA effectivement mobilisés, les recettes auraient théoriquement pu atteindre entre 1 198,5 et 1 200 milliards de FCFA. Cette estimation doit toutefois être interprétée avec prudence. En effet, le document ne qualifie de véritable manque à gagner que les 15,2 à 16,7 milliards de FCFA imputables aux perturbations post-électorales.
Les diminutions observées sur les paiements des marketeurs pétroliers et sur les droits de sortie du bois traduisent, pour leur part, des reculs par rapport à 2024, sans que le rapport les assimile explicitement à des pertes de recettes.
DES IMPORTATIONS PLUS DYNAMIQUES ONT PERMIS DE DÉPASSER LES OBJECTIFS
Malgré ces contraintes, les recettes douanières ont dépassé les prévisions inscrites dans la loi de finances 2025. Le document indique qu’elles se sont établies à 1 152,9 milliards de FCFA, contre une prévision de 1 136,2 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 101,5 %. Elles progressent ainsi de 96,6 milliards de FCFA en valeur absolue par rapport à 2024, ce qui représente une hausse de 9,1 %.
Leur contribution aux recettes internes est, quant à elle, passée de 21,2 % à 23,0 %. Cette performance s’explique d’abord par le dynamisme des importations. Selon le document, le nombre de manifestes a progressé de 11,4 %, celui des connaissements de 29,8 % et celui des conteneurs déclarés à l’entrée de 23,2 %.
Le rapport précise également que « les importations ont progressé de 8,5 % en volume et de 4,6 % en valeur. Cette évolution a notamment été portée par plusieurs produits fortement contributeurs aux recettes douanières ». Il cite notamment les poissons de mer congelés, dont les importations ont augmenté de 38,0 %, les huiles brutes ou raffinées (+84,8 %), les équipements et appareils de téléphonie (+40,4 %), les véhicules de transport de marchandises (+36,7 %) ainsi que les tracteurs (+63,6 %). Parallèlement, le rapport relève une forte progression des versements de la Société nationale de raffinage (SONARA).
Les droits et taxes acquittés par l’entreprise sont passés de 5,2 milliards de FCFA en 2024 à 32,1 milliards de FCFA en 2025, soit une hausse de 26,9 milliards de FCFA, correspondant à une progression de 512 %. Enfin, l’apurement de la dette de l’État a également contribué à cette performance. Les recouvrements effectués à ce titre ont atteint 34 milliards de FCFA en 2025, contre 22,6 milliards de FCFA un an plus tôt, renforçant ainsi le dépassement des objectifs de recettes douanières fixés pour l’exercice.
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Le projet d’achat de l’électricité par Prometal à d’EDC ébranle le secteur énergétique

Le projet d’autoriser le groupe sidérurgique Prometal à acheter directement son électricité auprès d’Electricity Development Corporation (EDC) alimente un vif débat au sein du secteur électrique camerounais. Révélé par le média spécialisé Investir au Cameroun, le dossier suscite notamment les réserves de la Société camerounaise de distribution de l’électricité (Socadel), dont le président du conseil d’administration a officiellement saisi le Premier ministre pour demander la suspension de la procédure.
Derrière cette bataille commerciale entre deux entreprises publiques se dessine une question plus fondamentale : celle de la nouvelle répartition des rôles et des revenus dans un secteur en pleine restructuration. À première vue, le dossier Prometal pourrait être interprété comme une négociation classique entre un industriel et son fournisseur d’électricité.
En réalité, il constitue l’un des premiers tests grandeur nature de la nouvelle architecture du secteur électrique camerounais. Il représente également un enjeu vital pour le leader métallurgique du pays, dont les besoins croissants en énergie ne peuvent manifestement plus être comblés avec l’architecture actuelle du secteur énergétique et ses déséquilibres. Le projet prévoit donc que Prometal achète directement l’électricité produite par les barrages gérés par EDC.
Cette énergie serait ensuite acheminée jusqu’aux installations industrielles de Douala-Bassa via le réseau national de transport exploité par la Sonatrel, sans passer par le circuit commercial traditionnel de la Socadel. Cette évolution intervient alors que le Cameroun poursuit la restructuration de son secteur électrique. Longtemps organisé autour d’un distributeur dominant, le système évolue progressivement vers une répartition plus équilibrée des responsabilités entre producteurs, gestionnaires d’infrastructures, transporteur et distributeur. L’objectif est de donner à chacun les moyens financiers nécessaires pour assurer ses missions d’investissement et accompagner la montée en puissance des capacités nationales de production électrique.
LA SOCADEL CRAINT UNE PERTE DE REVENUS ET UN DÉSÉQUILIBRE DU SECTEUR
La Société camerounaise de l’électricité voit dans ce projet un risque majeur pour son équilibre financier. Dans une lettre adressée le 8 juin 2026 au Premier ministre, Joseph Dion Ngute, et révélée par Investir au Cameroun, son président du conseil d’administration, Antoine Ntsimi, demande de surseoir à la signature du contrat entre EDC et Prometal ainsi qu’aux conventions qui lui sont associées, jusqu’à l’achèvement d’une évaluation complète de ses implications institutionnelles, financières, techniques et sectorielles.
Pour la Socadel, la réforme actuellement conduite par les pouvoirs publics vise précisément à consolider son portefeuille de clients afin de restaurer durablement sa capacité financière. Le départ de son principal client industriel produirait, selon elle, l’effet inverse en réduisant ses recettes au moment où l’entreprise ploie déjà sous un lourd endettement estimé à près de 800 milliards de FCFA.
L’enjeu est loin d’être anecdotique. Selon les chiffres communiqués par Prometal, le groupe a acquitté environ 42 milliards de FCFA de factures d’électricité entre 2016 et 2025. Ces recettes alimentent aujourd’hui l’ensemble de la chaîne électrique puisque le distributeur reverse ensuite une partie des sommes perçues aux producteurs, à Sonatrel ainsi qu’aux autres intervenants. Pour les dirigeants de la Socadel, retirer un client de cette importance reviendrait à fragiliser davantage un opérateur appelé à jouer un rôle central dans la nouvelle organisation du secteur. À leurs yeux, la priorité devrait être de renforcer sa capacité d’investissement afin d’améliorer la qualité du service rendu aux consommateurs.
EDC ET SONATREL DÉFENDENT UNE NOUVELLE LOGIQUE ÉCONOMIQUE
Cette analyse est toutefois loin de faire consensus entre les entreprises publiques parties prenantes aux dossiers. Au sein des administrations impliquées dans le dossier, surtout ceux qui pourraient recevoir de juteuses retombées financières de ce changement, plusieurs voix plaident que le secteur électrique ne se résume pas au seul distributeur. Les producteurs, les gestionnaires d’ouvrages hydroélectriques et le transporteur doivent eux aussi disposer de ressources suffisantes pour remplir leurs missions. « Pendant de nombreuses années, les difficultés financières du distributeur ont entraîné des retards de paiement envers plusieurs acteurs de la chaîne, limitant leurs capacités d’investissement », argumente un cadre.
Pour les défenseurs du projet, le contrat envisagé avec Prometal permettrait précisément de fluidifier les flux financiers et de mieux répartir les ressources entre les différents opérateurs. Sonatrel bénéficie déjà du passage de Prometal en haute tension. Selon les estimations disponibles, le contrat d’accès au réseau lui procure près de 4 milliards de FCFA de recettes annuelles. Ces ressources contribuent au financement de l’entretien, de la modernisation et de l’extension du réseau national de transport. Les perspectives sont encore plus importantes pour EDC.
Le futur contrat de fourniture directe pourrait lui rapporter près de 12 milliards de FCFA par an. Pour l’entreprise publique, ces recettes permettraient de consolider un modèle économique encore fragile, largement dépendant des reversements effectués par le distributeur. Les responsables d’EDC considèrent que ces ressources nouvelles pourraient accélérer plusieurs projets structurants, parmi lesquels figurent notamment la centrale hydroélectrique de Mbakaou, annoncée à 400 MW, une nouvelle phase de développement autour de Memve’ele ainsi qu’une centrale solaire d’une capacité de 50 MW. Au-delà du dossier Prometal, c’est donc la capacité du Cameroun à financer les infrastructures nécessaires à la croissance de sa production électrique qui est également en question.
LA COMPÉTITIVITÉ INDUSTRIELLE AU CŒUR DE L’ARBITRAGE GOUVERNEMENTAL
L’autre dimension du dossier concerne directement la politique industrielle du Cameroun. Leader de la transformation de l’acier en Afrique centrale, Prometal poursuit un vaste programme d’investissements destiné à renforcer les capacités de ses différentes unités de production implantées à Douala-Bassa. Le groupe exploite déjà cinq sites industriels — Prometal 1, Prometal 2, Prometal 3, Profab et Progaz — auxquels viendra bientôt s’ajouter Proalu SA, spécialisée dans la production de bobines d’aluminium et de câbles électriques.
Cette dynamique explique l’évolution rapide de ses besoins énergétiques. La puissance appelée est passée de 26 MW en 2024 à 40 MW en 2025. Elle devrait atteindre 60 MW cette année, avant de culminer à près de 90 MW en 2027 avec l’entrée en service de la nouvelle usine. Pour un industriel électro-intensif, la disponibilité permanente d’une énergie fiable et compétitive constitue un facteur déterminant de compétitivité. Chaque interruption d’alimentation ou chaque surcoût énergétique affecte directement les coûts de production et, à terme, la capacité à investir et à exporter.
Le gouvernement doit ainsi arbitrer entre deux priorités qui ne sont pas nécessairement contradictoires mais qui exigent un nouvel équilibre : préserver la viabilité financière des entreprises publiques du secteur électrique tout en accompagnant les champions industriels appelés à porter la stratégie nationale de transformation locale.
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