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Maurice Kamto appelle les États du continent à accélérer leur intégration politique. Pour l’opposant camerounais, la création de grandes fédérations constitue une réponse stratégique aux […]
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Fiscalité internationale : le Cameroun identifie 64,5 milliards FCFA de recettes grâce à l’échange de renseignements

(Investir au Cameroun) – Le Cameroun commence à tirer des gains mesurables de la coopération fiscale internationale. Selon le rapport Transparence fiscale en Afrique 2026, publié par le Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales, le pays a identifié 98,4 millions d’euros, soit environ 64,5 milliards FCFA, de recettes fiscales additionnelles depuis ses premiers échanges en 2012. Ces montants correspondent à des recettes identifiées, et non nécessairement à des sommes déjà intégralement recouvrées.
Sur les seules années 2024 et 2025, ces échanges ont permis d’identifier 20,9 millions d’euros, soit près de 13,7 milliards FCFA. Dans le détail, le montant s’établit à 7,7 millions d’euros en 2024, puis à 13,2 millions d’euros en 2025, selon le rapport coproduit par le Forum mondial et le Forum sur l’administration fiscale africaine. Pour les finances publiques camerounaises, l’enjeu dépasse la seule lutte contre la fraude : il s’agit aussi d’élargir l’assiette fiscale sans nécessairement augmenter les taux d’imposition.
Le rapport souligne que les échanges de renseignements ont permis à l’administration fiscale camerounaise d’obtenir des informations utiles sur des« pratiques d’évasion fiscale ». Il estime aussi que les progrès enregistrés par le Cameroun ont conduit à une« amélioration substantielle »du respect volontaire des obligations fiscales et de la mobilisation des recettes.
La DGI change d’échelle dans les requêtes internationales
Le rapport met en évidence une intensification progressive du recours à l’échange de renseignements sur demande par l’administration fiscale camerounaise. Alors que le pays n’avait formulé que quelques requêtes à ses débuts, leur nombre a fortement augmenté ces trois dernières années.
La Direction générale des impôts (DGI) du ministère des Finances a ainsi adressé 47 demandes de renseignements en 2023, 101 en 2024 et 131 en 2025. En deux ans, le volume des requêtes a donc été presque multiplié par trois. Cette hausse traduit un changement d’échelle : l’échange de renseignements n’est plus un instrument ponctuel, mais un outil progressivement intégré aux contrôles fiscaux transfrontaliers.
Ces échanges permettent à l’administration d’obtenir auprès de juridictions étrangères des informations sur des opérations transfrontalières, des actifs détenus hors du pays, des revenus non déclarés ou des montages susceptibles d’échapper au contrôle fiscal local. Dans un contexte de pression sur les ressources publiques, cet outil devient un levier de plus en plus stratégique pour la mobilisation des recettes internes.
Un dispositif construit depuis 2012
Ces résultats sont le fruit d’un chantier engagé depuis plus d’une décennie. Le Cameroun a adhéré en 2012 au Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales. Au-delà de l’engagement à appliquer les standards internationaux, l’objectif était de faire de la coopération fiscale un instrument de lutte contre l’évasion fiscale et de mobilisation des ressources domestiques.
Cette stratégie s’est traduite par plusieurs réformes. La DGI a créé une unité spécialisée dans l’échange de renseignements, dotée de moyens humains et techniques dédiés. Le Cameroun a également élargi son réseau de coopération à travers son adhésion à la Convention concernant l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale, en vigueur depuis octobre 2015, ce qui lui permet de collaborer avec plus de 150 juridictions.
Le cadre juridique a aussi été renforcé. Le rapport cite notamment les réformes engagées pour améliorer la disponibilité et l’accès aux informations fiscales, y compris celles relatives aux bénéficiaires effectifs des entreprises. Un registre central des bénéficiaires effectifs a été mis en place à partir de 2024. Les règles concernant les actions au porteur et les constructions juridiques ont également été adaptées afin de rapprocher le dispositif camerounais des standards internationaux de transparence.
Formation, incitations et suivi : la DGI muscle son contrôle international
Le renforcement des capacités humaines constitue un autre pilier du dispositif. Entre 2023 et 2025, plus de 1 500 agents de la DGI ont été formés aux normes internationales d’échange de renseignements, avec l’appui du programme Former le formateur du Forum mondial.
Parallèlement, l’administration fiscale a introduit des mécanismes destinés à améliorer l’efficacité opérationnelle de ces échanges. Des objectifs de performance ont été assignés aux agents impliqués dans la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales internationales. Un système d’incitation récompense aussi les performances de l’unité spécialisée. La DGI a, en outre, systématisé le suivi de l’impact des échanges de renseignements sur la mobilisation des recettes fiscales.
Le rapport souligne également le rôle du leadership administratif dans ces avancées. Le directeur général des impôts assure personnellement le suivi des performances liées à l’échange de renseignements. En 2025, il a adhéré à la résolution des chefs des administrations fiscales africaines visant à doter chaque administration d’une stratégie formelle pour maximiser l’utilisation de cet outil.
L’échange automatique, prochain test pour l’administration fiscale
Après avoir consolidé le dispositif d’échange de renseignements sur demande, le Cameroun se prépare à franchir une nouvelle étape. Le rapport évoque le« lancement, en 2026 »de l’échange automatique de renseignements sur les comptes financiers.
Ce mécanisme permettra aux administrations fiscales participantes d’échanger automatiquement des informations sur les comptes détenus par leurs contribuables à l’étranger, sans qu’une demande préalable ne soit nécessaire. Pour le Cameroun, l’enjeu est important : mieux détecter les avoirs non déclarés, réduire les angles morts du contrôle fiscal et accroître la mobilisation des recettes.
Mais cette nouvelle phase exigera aussi une administration capable de traiter des volumes plus importants de données, d’identifier les cas prioritaires et de transformer les informations reçues en redressements effectivement recouvrés. Après les requêtes ciblées, le véritable test sera donc celui du traitement massif des données financières.
Les 64,5 milliards FCFA identifiés depuis 2012 montrent que la coopération fiscale internationale commence à produire des résultats. Mais ils marquent aussi le début d’un chantier plus large : faire de la transparence fiscale un outil durable de mobilisation des recettes, dans un contexte où le financement des politiques publiques dépend de plus en plus de la capacité de l’État à élargir son assiette et à mieux contrôler les flux transfrontaliers.
Patricia Ngo Ngouem
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Yango Ride lance un badge de profil passager pour renforcer la confiance entre les chauffeurs partenaires et les passagers au Cameroun

Cette nouvelle fonctionnalité intégrée à l’application renforce la confiance des chauffeurs partenaires en mettant en avant les passagers ayant complété leur profil avant d’accepter une course.
Douala, Cameroun, le 7 juillet 2026 – Yango Ride, filiale du groupe technologique international Yango Group, a lancé au Cameroun un nouveau « badge de profil passager », une fonctionnalité intégrée à l’application conçue pour renforcer la confiance entre les chauffeurs partenaires et les passagers en rendant visibles les profils complets des
passagers avant l’acceptation d’une course.
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Ce nouveau badge s’affiche lorsqu’un passager a complété son profil Yango en fournissant des informations clés sur son compte, notamment son nom complet, un selfie et d’autres éléments de vérification du compte, le cas échéant. En permettant aux chauffeurs partenaires de vérifier que le profil est complet avant d’accepter une course, cette
fonctionnalité contribue à renforcer la transparence et la confiance sur l’ensemble de la plateforme.
Renforcer la confiance avant chaque course
Au Cameroun, où les chauffeurs partenaires se basent souvent sur des informations limitées pour décider d’accepter ou non une demande de course, en particulier tard dans la nuit ou dans des quartiers qu’ils ne connaissent pas, le « Passenger Profile Badge » apporte un gage de confiance supplémentaire en confirmant qu’un passager a complété son profil. Bien qu’il ne remplace pas les mesures de sécurité existantes, il offre un signal de confiance supplémentaire avant le début d’une course.
Transformer un profil en signal de sécurité partagé
Lorsqu’un passager complète entièrement son profil Yango Ride, ce qui inclut la soumission de son nom, d’un selfie et, dans certains marchés, d’une carte bancaire liée, il reçoit un badge spécial qui devient visible aux chauffeurs partenaires lorsqu’ils examinent une demande de course entrante.
Cette fonctionnalité répond à un point de friction spécifique dans le secteur du transport à la demande : le moment où un chauffeur décide d’accepter ou non une course. Dans des situations comportant une certaine incertitude, courses tardives ou dans des zones peu familières, les chauffeurs disposaient historiquement d’informations limitées sur le passager qu’ils allaient prendre en charge. Le badge spécial de Yango Ride offre aux chauffeurs partenaires une confirmation immédiate, au niveau de l’application, que le profil du passager a été complété et que ce dernier a fourni les informations nécessaires.
Lors de premières enquêtes menées auprès des chauffeurs partenaires, des enquêtes internes ont montré que ces derniers étaient jusqu’à 40 % plus enclins à se sentir en confiance pour accepter les demandes de course émanant de passagers ayant complété leur profil, en particulier lors de trajets nocturnes ou dans des situations nécessitant une prudence accrue. Bien que ces résultats proviennent d’un test pilote mondial, ils soulignent l’intérêt d’introduire des signaux de confiance supplémentaires pour les chauffeurs partenaires sur des marchés tels que le Cameroun, où la confiance au moment de l’acceptation d’une course reste un élément important de l’expérience globale.
« La confiance est essentielle pour la réussite de chaque course. Cette nouvelle fonctionnalité est conçue pour renforcer la confiance des chauffeurs partenaires tout en encourageant les passagers à compléter leur profil. En rendant la confiance plus visible sur la plateforme, nous créons une meilleure expérience pour les deux parties à chaque trajet », a déclaré Dr. Clovis Pilla, Country Manager Yango Cameroon.


Renforcer la confiance des deux côtés de la plateforme
Pour les passagers, compléter leur profil est un moyen simple de montrer que leur compte a été vérifié, tout en aidant les chauffeurs partenaires à se sentir plus en confiance lorsqu’ils acceptent des demandes de course. Cela contribue ainsi à offrir une expérience de trajet plus transparente, plus fiable et plus fluide à tous les utilisateurs de Yango Ride au Cameroun.
Le badge de profil passager est le dernier ajout à la suite plus large de fonctionnalités de sécurité intégrées à l’application Yango Ride, qui compte plus de 25 outils conçus pour accompagner les utilisateurs avant, pendant et après chaque trajet. Parmi ceux-ci figurent le suivi de l’itinéraire en temps réel, le partage de l’itinéraire avec des contacts de confiance, un bouton SOS intégré à l’application et la surveillance du comportement au volant, qui
fonctionnent tous ensemble pour rendre chaque trajet plus sûr et plus sécurisé.
Le badge de profil passager reflète l’engagement continu de Yango Ride à utiliser la technologie pour renforcer la confiance, améliorer la transparence et optimiser la mobilité au quotidien au Cameroun. En introduisant des fonctionnalités pratiques qui accompagnent à la fois les chauffeurs partenaires et les passagers, l’entreprise continue d’investir dans la création d’une expérience de VTC plus sûre, plus fiable et plus connectée à travers tout le pays.
À propos de Yango Group
Yango Group est une entreprise technologique internationale qui transforme des technologies issues du monde entier en services quotidiens adaptés aux communautés locales. Forts d’un engagement sans faille en faveur de l’innovation, nous repensons et améliorons les technologies de pointe du monde entier pour en faire des services quotidiens parfaitement intégrés, destinés à diverses régions.
Le groupe Yango propose ses services numériques, notamment dans les domaines de la mobilité, de la livraison, de la foodtech et du divertissement, entre autres, dans plus de 30 pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Europe, du Moyen-Orient, d’Asie du Sud et d’autres régions.
Pour plus d’informations, veuillez contacter : pr@yango.com
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Gaz naturel : la SNH prépare l’après-Hilli Episeyo avec Yoyo–Yolanda et cinq blocs en négociation

(Investir au Cameroun) – La Société nationale des hydrocarbures (SNH) cherche à reprendre la main sur le récit de la stratégie gazière camerounaise après les critiques suscitées par le retrait programmé du FLNG Hilli Episeyo, au large de Kribi. Dans une note de clarification, l’entreprise publique présente le développement du champ transfrontalier Yoyo–Yolanda et l’appel d’offres sur neuf blocs pétrogaziers comme les principaux leviers de relève des revenus gaziers du pays. Mais cette transition reste encore à transformer en production effective, en contrats finalisés et en flux budgétaires durables.
La mise au point de la SNH intervient après la publication, le 2 juillet 2026, d’un article d’Africa Intelligence estimant que la fin des opérations du Hilli Episeyo traduirait un échec de la stratégie gazière camerounaise. La société publique conteste cette lecture et affirme que le Cameroun ne subit pas un désordre stratégique, mais organise une mutation de son portefeuille gazier. Selon elle,« le secteur amont pétrolier et gazier camerounais est en train de passer résolument d’une dépendance à un actif mature unique vers un portefeuille de ressources diversifié et résilient ».
Yoyo–Yolanda, principal relais gazier présenté par la SNH
Le premier pilier de cette stratégie de relève est le champ gazier transfrontalier Yoyo–Yolanda, partagé entre le Cameroun et la Guinée équatoriale. Le 3 février 2026, les deux pays ont signé un accord d’unitisation, destiné à permettre le développement conjoint de ces ressources offshore. D’après la SNH, le champ recèle des réserves géologiques estimées à environ 2 500 milliards de pieds cubes de gaz, pour un investissement total évalué à près de 4 milliards de dollars US.
Le projet serait conduit par Noble Energy, filiale du groupe américain Chevron, avec la possibilité d’utiliser les infrastructures régionales existantes de liquéfaction et d’exportation. Pour la SNH, il s’agit de« l’un des plus importants projets de développement gazier du Cameroun à ce jour », avec une portée stratégique qui dépasserait celle d’une plateforme flottante isolée.
L’enjeu est considérable. Les réserves annoncées pour Yoyo–Yolanda sont très supérieures aux 600 milliards de pieds cubes de réserves récupérables initiales du gisement exploité par le Hilli Episeyo pendant huit ans. Mais le changement d’échelle ne signifie pas un remplacement immédiat. Un projet de cette taille suppose des délais de développement, de financement, d’ingénierie, de négociation commerciale et de mise en production.
Cinq blocs déjà en négociation, mais pas encore en production
Le deuxième axe mis en avant par la SNH concerne l’appel d’offres international lancé le 1er août 2025 sur neuf blocs d’exploration et de production situés dans les bassins de Rio del Rey et de Douala/Kribi-Campo. Selon la note, cinq blocs sont déjà entrés en phase de négociation de contrats de partage de production.
La compagnie pétrolière indépendante américaine Murphy, à travers Murphy West Africa, a remporté quatre blocs. Octavia Energy a, de son côté, obtenu le bloc Bolongo, dans le bassin de Rio del Rey. Pour la SNH, l’arrivée de ces opérateurs, ajoutée à l’intérêt de Chevron sur Yoyo–Yolanda, atteste du potentiel du domaine minier camerounais et de l’attractivité du pays auprès d’investisseurs internationaux.
Cette lecture doit toutefois être nuancée. Les blocs évoqués ne sont pas encore des actifs producteurs. Ils se trouvent au stade de la négociation contractuelle, avant les phases d’exploration, d’évaluation, de décision finale d’investissement puis, éventuellement, de production. Autrement dit, ils constituent des relais potentiels de moyen terme, mais ne garantissent pas encore des recettes immédiates pour l’État.
La SNH relativise l’impact du départ du Hilli Episeyo
La note de clarification insiste aussi sur le cycle naturel de vie du Hilli Episeyo. Mis en service au large de Kribi en 2018 pour une durée d’exploitation prévue de huit ans, le FLNG a exploité un gisement entré, selon la SNH, dans une phase de déclin naturel. L’entreprise publique estime donc que le retrait de cette plateforme ne peut suffire à conclure à l’échec de toute la stratégie gazière nationale.
La SNH conteste également l’idée selon laquelle le départ du Hilli Episeyo provoquerait mécaniquement un effondrement durable des recettes. La note évoque la thèse d’une perte représentant près de 5 % des ressources financières de l’État, mais la relativise en soulignant que le gaz naturel des champs encore en production ne serait pas perdu. Il devrait continuer à être acheminé par gazoduc vers la centrale électrique de Kribi Power Development Co. (KPDC), tandis que d’autres contrats d’achat avec de grandes entreprises seraient en cours de négociation.
Sur ce point, la prudence reste nécessaire. Le redéploiement domestique des volumes résiduels peut préserver une partie de la valeur économique du gaz, notamment pour l’électricité et l’industrie. Mais il ne remplace pas automatiquement les recettes d’exportation liées à la liquéfaction, ni les flux financiers générés par un actif comme le Hilli Episeyo.
Exporter, valoriser localement ou préparer la relève
Au-delà du seul retrait du FLNG, la SNH met en avant la valorisation locale du gaz. Elle affirme promouvoir un programme de valorisation terrestre consistant à acheminer le gaz associé et le gaz naturel vers des installations de traitement à terre, avec une priorité donnée à la production d’électricité et aux usages industriels nationaux. Selon elle, cette approche peut contribuer à réduire le torchage tout en renforçant les retombées locales en matière d’emplois, de fiscalité et de chaîne de valeur.
Cette orientation introduit une question stratégique de fond pour le Cameroun : faut-il privilégier l’exportation du gaz sous forme liquéfiée, sa valorisation domestique dans l’électricité et l’industrie, ou une combinaison des deux ? La réponse déterminera non seulement le profil futur des recettes publiques, mais aussi l’impact du gaz sur la sécurité énergétique du pays et sur la compétitivité de son tissu industriel.
Une stratégie de relève encore à matérialiser
La SNH dispose donc d’arguments pour contester l’idée d’un effondrement de la stratégie gazière camerounaise. Le champ Yoyo–Yolanda, les cinq blocs en négociation et l’arrivée d’opérateurs internationaux comme Chevron, Murphy et Octavia Energy montrent qu’une recomposition du portefeuille gazier est en cours. La société publique résume sa position en une formule sans ambiguïté : « La stratégie gazière du Cameroun n’a pas déraillé. Elle avance, avec lucidité et assurance, vers une nouvelle étape. »
Mais l’après-Hilli Episeyo ne se jouera pas seulement sur la signature d’accords, l’attribution de blocs ou la relance du discours institutionnel. Il dépendra surtout de la capacité du Cameroun à transformer ces actifs en production, en contrats d’exportation ou de valorisation locale, et en recettes effectivement mobilisées pour l’État. C’est sur ce terrain, plus que dans la bataille de communication, que se mesurera la solidité réelle de la stratégie gazière camerounaise opérée par la SNH.
Ludovic Amara
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