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Gaz domestique : la subvention recule à 48,96 milliards FCFA en 2025 malgré une consommation en hausse

(Investir au Cameroun) – La facture publique liée au soutien du prix du gaz domestique a légèrement baissé en 2025, malgré la progression continue de la demande nationale. Selon les données présentées à l’issue de la 57e session ordinaire du conseil d’administration de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH), tenue le 24 juin, la prise en charge du soutien à la consommation du gaz domestique s’est établie à 48,96 milliards de FCFA en 2025, contre 52,6 milliards de FCFA un an plus tôt.
La baisse ressort à 3,64 milliards de FCFA, soit un recul de 6,92% sur un an. Cette enveloppe demeure toutefois la deuxième plus élevée de ces dernières années, après le pic de 75 milliards de FCFA enregistré en 2022. En 2023, la subvention s’était établie à 42,5 milliards de FCFA, avant de repartir à la hausse en 2024.
Une demande toujours dynamique
Le maintien de cette subvention vise à préserver le prix homologué de la bouteille de gaz domestique la plus consommée par les ménages, fixée à 6 500 FCFA. Ce soutien reste un instrument social sensible, dans un contexte où le gaz est devenu une source d’énergie essentielle pour les ménages urbains et périurbains.
La baisse observée en 2025 intervient pourtant dans un marché toujours en expansion. D’après la CSPH, la consommation de gaz domestique a progressé de 13% en 2025, après une hausse de 12% en 2024. Autrement dit, la facture de subvention se contracte alors que les volumes consommés continuent d’augmenter fortement.
Cet écart traduit une évolution importante du modèle d’approvisionnement. Il suggère que la charge supportée par la CSPH ne dépend pas seulement de la demande finale, mais aussi du coût d’importation, de la disponibilité du produit sur le marché international, du niveau des prix de référence et de la part couverte par la production locale.
Bipaga, levier de réduction de la facture
L’un des facteurs explicatifs réside dans la montée en puissance de la production locale de gaz de pétrole liquéfié (GPL), notamment à travers le centre de Bipaga, dans la région du Sud, exploité par la Société nationale des hydrocarbures (SNH).
Selon un rapport antérieur de la SNH, la production locale avait déjà permis de réaliser 2,236 milliards de FCFA d’économies sur la subvention du GPL en 2023. Cette année-là, le centre de Bipaga avait livré 34 699 tonnes de GPL, contre 28 677 tonnes en 2022, soit une progression de près de 21%.
Cette dynamique contribue à réduire la dépendance aux importations et à alléger, à la marge, le coût du soutien public au gaz domestique. Elle ne suffit toutefois pas encore à inverser structurellement la dépendance du Cameroun au GPL importé. Les volumes les plus récents de production locale n’ont d’ailleurs pas été précisés à l’issue de la session du conseil d’administration de la CSPH.
La Caisse indique, plus largement, que le marché national a été approvisionné de manière continue en 2025 afin de satisfaire la demande en produits pétroliers. La consommation des carburants terrestres — super, pétrole lampant et gazoil — a progressé de 4%, tandis que celle du gaz domestique a augmenté de 13%.
Cette pression sur la demande intervient alors que la CSPH affiche un résultat net en net recul. Son bénéfice est passé de 12,9 milliards de FCFA en 2024 à 7,13 milliards de FCFA en 2025, soit une baisse de près de 5,8 milliards de FCFA sur un an.
La trajectoire financière de la CSPH illustre ainsi l’équilibre délicat auquel reste confronté l’État : maintenir un prix socialement acceptable pour les ménages, contenir la charge de subvention et accélérer la substitution aux importations. En 2025, la baisse de la subvention constitue un signal positif, mais encore insuffisant pour conclure à une détente durable de la facture du gaz domestique.
Ludovic Amara
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Hiram Iyodi appelle à la vigilance face aux « grandes manœuvres » au sommet de l’État

Le président national du Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple (MP3), Samuel Hiram Iyodi, appelle le peuple camerounais à accroitre la vigilance au cours du mois de novembre 2026, mois qui annonce le « point d’achèvement des grandes manœuvres » au sommet de l’État.
C’est comme un chant d’appel à l’éveil populaire que le président national du MP3 entonne ce 1ᵉʳ jour du mois de novembre, jour dédié à la célébration de tous les saints à l’Église catholique. Hiram Samuel Iyodi sonne la cloche d’entrée dans le dernier virage de l’année 2026, période qui commande l’évaluation du chemin parcouru, et l’action pour l’atteinte des objectifs. Moment qui nécessite aussi une plus grande vigilance dans le domaine politique. En ce que le mois de novembre est, d’après l’homme politique, le mois de tous les dangers au Cameroun.
Il marque le premier anniversaire de la prestation de serment du président Paul Biya après la réélection en octobre 2025. Il est le sixième mois après « la modification constitutionnelle illégitime » instaurant le poste de vice-président. Au début de ce mois, l’ancien candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025 constate un « statu quo au sommet de l’exécutif ». Une situation qui annonce « le point d’achèvement des grandes manœuvres » au sommet de l’État. Sans toutefois donner d’explications.
Pour ces raisons et bien d’autres, le président du MP3 recommande, outre la vigilance, de protéger l’avenir. De se préparer à préserver la souveraineté, à défendre le pouvoir que le peuple confie. De faire le choix de se battre pour une refondation de l’Etat portée par la volonté populaire. Plutôt que de subir en silence ces grandes manœuvres en vue de la reproduction du système gouvernant. D’empêcher qu’une « décision fabriquée par de sombres officines ne soit imposée » au peuple.
Hiram Samuel Iyodi, déjà inscrit dans la perspective de la tenue des prochaines élections législatives et municipales pour lesquelles il a annoncé sa candidature, lance un autre appel en direction des décideurs. Celui de convoquer le corps en ce mois de novembre. L’appel arrive alors que cette convocation est attendue au cours de la première décade de ce mois. Le parti a hâte d’aller conquérir des sièges. Lui qui s’active de part et d’autre pour étendre son ancrage territorial et pour mobiliser l’électorat.
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Incendie à l’usine Metafrique Steel à Douala : 16 personnes grièvement brûlées !
À Douala, un violent incendie s’est déclaré au petit matin de ce lundi 2 novembre 2026 dans les installations de l’entreprise Metafrique Steel, située dans […]
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l’Indice Ibrahim 2026 révèle une faible progression de 0,8 point en dix ans

L’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) 2026, publié le 31 octobre par la Fondation Mo Ibrahim, révèle un paradoxe : les opportunités économiques et le développement humain progressent, mais la gouvernance globale n’a gagné que 0,8 point en dix ans.
La gouvernance en Afrique n’a progressé que de 0,8 point en dix ans, pour atteindre un score moyen de 50,1 sur 100 en 2025. C’est ce que révèle l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) 2026, publié le samedi 31 octobre par la Fondation Mo Ibrahim.
Un résultat qui illustre un contraste frappant. Les fondements des opportunités économiques (+3,7 points) et le développement humain (+2,5 points) s’améliorent nettement, tandis que la sécurité et l’État de droit (-1,7 point), ainsi que la participation, les droits et l’inclusion (-1 point) reculent.
Autrement dit, l’Afrique crée davantage de richesse et améliore les conditions de vie, mais sans que cela se traduise par un renforcement équivalent de ses institutions, de sa sécurité et de sa démocratie.
Publié tous les deux ans, l’indice évalue la gouvernance dans les 54 pays africains à partir de 96 indicateurs issus de 51 sources de données. Regroupés en quatre grandes catégories, ils couvrent les dimensions politiques, économiques, sociales et sécuritaires de la gouvernance. Chaque pays reçoit une note sur 100.
Au classement 2025, les Seychelles arrivent en tête avec 78,6 points, devant Maurice (75) et le Cap-Vert (70,3). Le Maroc entre dans le Top 10, tandis que la Tunisie le quitte.
Plus inquiétant, sur la décennie, 23 pays ont enregistré un recul de leur gouvernance globale. Un signal fort pour les décideurs : sans État de droit, sans sécurité et sans inclusion, les progrès économiques risquent de rester fragiles et inégalement partagés.
Pour les investisseurs comme pour les citoyens, le message de l’IIAG 2026 est clair : la performance économique ne suffit plus. La qualité de la gouvernance est désormais la condition de la durabilité de la croissance africaine.
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