Son contrat expire le 30 juin, et pourtant rien n’est réglé. Wilitty Younoussa se retrouve au centre d’un feuilleton mercato qui mêle fidélité au club aveyronnais et appels du pied venus de Belgique et d’Allemagne.
Rodez relance les discussions pour retenir son milieu camerounais
Le timing est serré. À quelques jours de l’expiration de son contrat avec le Rodez Aveyron Football, Wilitty Younoussa n’a toujours pas tranché. Et visiblement, le club non plus — puisque les responsables ruthénois ont choisi de remettre les discussions sur la table plutôt que de laisser partir leur joueur sans se battre.
Selon les informations d’Africafoot, des échanges ont repris entre les deux parties en vue d’une prolongation. Pas d’accord signé, pas d’annonce officielle — mais une volonté réelle, côté club, de garder un joueur qui s’est mué en élément central du dispositif au fil des saisons.
Arrivé à Rodez en 2022, le natif de Tcholliré a mis un peu de temps à trouver ses marques. Mais la saison dernière, il a clairement passé un cap. 28 apparitions toutes compétitions confondues — c’est le genre de volume qui raconte une histoire : celle d’un joueur sur lequel l’entraîneur peut compter, semaine après semaine, sans se poser de question.
900 000 euros et des courtisans européens bien réels
C’est justement là que le dossier se complique pour Rodez. Un joueur performant, en fin de contrat, valorisé à 900 000 euros sur Transfermarkt — la recette classique pour attirer les regards extérieurs. Et les regards, il en a.
En Belgique, le SV Zulte Waregem suit Wilitty Younoussa avec une attention soutenue. Le club de Pro League a les yeux rivés sur son profil depuis un moment. De l’autre côté du Rhin, le 1. FC Kaiserslautern s’est également positionné et envisage de passer à l’action pour recruter le milieu de terrain camerounais.
Deux pays, deux championnats de niveau intermédiaire en Europe — pas le Real Madrid, soit. Mais des destinations qui offrent à un joueur de 2e division française une vraie rampe de lancement vers un étage supérieur. Soyons honnêtes : quand Kaiserslautern ou Zulte Waregem frappent à votre porte en fin de contrat, ça fait réfléchir.
Ce qui est intéressant dans ce dossier, c’est que Wilitty Younoussa n’est pas dans une logique de fuite. Son entourage, d’après les informations disponibles, reste ouvert à une prolongation à Rodez. Ce n’est pas un joueur qui tire à boulets rouges sur son club pour forcer son départ — il écoute, il pèse, il prend le temps.
Tcholliré, Rodez, et l’Europe en ligne de mire
Un rapide détour par le parcours du joueur aide à comprendre les enjeux. Wilitty Younoussa est originaire de Tcholliré, dans le nord du Cameroun — une ville peu connue des radars du football européen. Son chemin jusqu’à la Ligue 2 française n’avait rien d’évident, et c’est peut-être ce qui explique son attachement au club aveyronnais, là où il a construit sa réputation sur le vieux continent.
Pourtant, à un moment de carrière où des clubs étrangers proposent un projet concret, rester par habitude ou par confort serait une erreur. Et l’international camerounais le sait probablement mieux que quiconque.
La question du salaire entrera forcément dans l’équation. Rodez, club ambitieux de Ligue 2 mais aux moyens limités comparés à certaines formations belges ou allemandes, devra sans doute aligner une offre financière cohérente avec les prétentions d’un joueur désormais sur le radar européen. Sinon, la prolongation restera un vœu pieux, aussi sincère soit-il.
Un dossier ouvert, des décisions qui approchent
Le 30 juin approche à grands pas. Passé cette date, Wilitty Younoussa sera libre de s’engager où il le souhaite — sans qu’aucune indemnité de transfert ne soit due à Rodez. C’est là que le rapport de force bascule légèrement en faveur du joueur et de ses représentants.
Pour l’heure, les discussions se poursuivent et aucun terrain d’entente définitif n’a été validé. Le Kaiserslautern et Zulte Waregem patientent dans les starting-blocks, tandis que Rodez tente de convaincre un joueur que ses dirigeants connaissent bien — et qu’ils ne souhaitent manifestement pas laisser filer pour rien














