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« Mon enfant va-t-il perdre une année de sa vie ? » : le désarroi silencieux de milliers de familles camerounaises

Depuis plusieurs semaines, une inquiétude grandit dans de nombreux foyers camerounais. Elle ne fait pas encore la une des journaux. Elle ne provoque pas encore de manifestations. Mais elle se propage dans les conversations entre parents, dans les groupes WhatsApp, dans les établissements scolaires et chez les conseillers d’orientation. Une même question revient partout : « Mon enfant va-t-il perdre une année de sa vie ? » Pour comprendre cette inquiétude, il faut regarder au-delà des procédures administratives. Il faut regarder les visages.
Celui de ce père qui a économisé pendant cinq ans pour financer les études de son fils. Celui de cette mère qui a accepté des sacrifices personnels pour préparer le départ de sa fille. Celui de ces jeunes qui ont passé leur baccalauréat avec l’espoir de poursuivre leur parcours universitaire dès la rentrée prochaine. Pour eux, la perspective d’étudier en France n’est pas un caprice. C’est souvent l’aboutissement d’années de travail, de renoncements et d’espérance.
Aujourd’hui pourtant, beaucoup découvrent avec stupeur que leur projet pourrait être compromis avant même la publication des résultats du baccalauréat. Selon les nouvelles modalités de Campus France Cameroun, les paiements et soumissions de dossiers devraient être clôturés le 30 juin 2026. Or les résultats du baccalauréat camerounais ne sont attendus que plusieurs semaines plus tard. Pour les familles concernées, le sentiment est brutal.
Comment demander à un jeune de finaliser certaines démarches académiques alors même qu’il ignore encore s’il est officiellement admis à l’examen qui conditionne la poursuite de ses études ? Comment expliquer à des parents qu’après des années d’efforts, leur enfant pourrait être amené à attendre douze mois supplémentaires avant de poursuivre son parcours ? Une année. Douze mois. Sur le papier, cela paraît peu. Dans la vie d’un jeune, c’est immense. Une année, c’est une promotion qui avance sans lui. Une année, c’est une entrée différée dans la vie professionnelle.
Une année, c’est parfois un découragement profond. Une année, c’est souvent une charge financière supplémentaire pour des familles déjà fortement sollicitées. Et c’est précisément ce qui nourrit aujourd’hui l’incompréhension. D’autant plus que des exemples voisins montrent qu’une autre approche semble possible. En Côte d’Ivoire, les calendriers officiels de Campus France indiquent que les étudiants admis peuvent encore soumettre leur dossier jusqu’à trente jours avant leur rentrée. Les rentrées décalées y restent ouvertes jusqu’au 30 novembre 2026. Ces dispositions permettent à des étudiants recevant des admissions tardives ou confrontés à des contraintes administratives de ne pas sacrifier une année entière. Dès lors, la question se pose naturellement. Pourquoi un étudiant ivoirien pourrait-il encore finaliser son projet plusieurs mois après la publication de ses résultats tandis qu’un étudiant camerounais risquerait de voir sa procédure interrompue avant même de connaître les siens ? Il ne s’agit pas ici de contester le principe des contrôles administratifs.
Il ne s’agit pas davantage d’opposer deux pays. Il s’agit de comprendre. Il s’agit d’obtenir des explications. Il s’agit surtout de protéger l’avenir de milliers de jeunes. Car derrière les chiffres et les calendriers se trouvent des rêves. Derrière chaque dossier se trouve une famille. Derrière chaque échéance se trouve un projet de vie. Et lorsque des parents commencent à se demander si leur enfant va perdre une année entière pour une simple question de calendrier, alors ce n’est plus seulement un sujet administratif. C’est une question de société. C’est une question d’avenir. Et c’est une question qui mérite aujourd’hui d’être entendue.
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CEMAC : On peaufine la mise en place du Système d’information énergétique

Au cœur des enjeux de cette concertation de la réunion qui se tient à Libreville au Gabon,, la nécessité de doter l’Afrique Centrale de données énergétiques fiables et harmonisées, indispensables pour une planification efficace et une gouvernance moderne du secteur.
Libreville, la capitale gabonaise abrite du 21 au 25 septembre 2026, une réunion ministérielle de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) consacrée à la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre des Systèmes d’information énergétique nationaux (SIEN). Un événement d’envergure précédé par des travaux d’experts.
Cette rencontre stratégique réunit les ministres de l’énergie des six pays de la CEMAC, l’Union africaine (UA) ainsi que les partenaires techniques et financiers entre autres. Initiée à travers le projet d’Harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre, elle est placée sois le leadership de la Commission de la CEMAC.
Au cœur des enjeux de cette concertation, informe le journal Cameroon Tribune, la nécessité de doter l’Afrique Centrale de données énergétiques fiables et harmonisées, indispensables pour une planification efficace et une gouvernance moderne du secteur. Le journal informe que les attentes majeures de la CEMAC résident dans l’appropriation politique des plans d’action nationaux, l’allocation de ressources budgétaires nationales pérennes et l’adoption d’un dispositif communautaire permettant la mise en place effective du Système d’information énergétique régional.
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Attaque terroriste à Madegoua : 9 éléments de Boko Haram neutralisés

Le bilan de la nuit du 16 au 17 septembre 2026 fait état de 14 civils assassinés et de nombreux blessés.
Dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 septembre 2026 aux environs de 2 heures du matin, une dizaine d’éléments de la secte terroriste Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), groupe armé djihadiste affilié à l’organisation Etat islamique ont attaqué des civiles dans la localité de Madegoua, située à 11km de l’arrondissement de Makary, département du Logone-et-Chari dans la région de l’Extrême-Nord.
Selon le communiqué publié par Cyrille Serge Atonfack Guemo, chef de division de la communication au ministère de la Défense (Mindef), l’attaque terroriste a fait 13 civils morts sur le site, 1 quatorzième décédé des suites de ses blessures et 2 autres grièvement blessés et admis en soins intensifs au centre hospitalier de Mada.
«Sur le plan opérationnel, une vaste manœuvre de traque et de ratissage a aussi été lancée, en parfaite coordination avec l’ensemble des forces engagées dans la zone. Un dispositif de sécurisation renforcé demeure maintenu sur place afin de garantir la quiétude des populations et de parer à toute éventualité» renseigne le communiqué.
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Lions indomptables : rentrée des classes à Garoua

Les Lions indomptables ont entament la campagne éliminatoire de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027 ce jeudi à Garoua, par un match contre les Comores. A cet effet, les 26 joueurs convoqués par David Pagou regagnent progressivement leur tanière de l’hôtel Hilton ce lundi. Entre dimanche et lundi, 16 des joueurs étaient déjà dans le groupe hier et ont entamé quelques exercices dans les infrastructures de l’hôtel. Il s’agit notamment d’une séance de stretching sur le court de tennis, afin de délier les muscles après de longs voyages. Dans l’après-midi, une première sortie grandeur nature sur le stade de Ngoa-Ekelle, couramment appelé Stade militaire. Le groupe qui devrait être complet aujourd’hui, s’envolera pour Garoua, capitale de la région du Nord.
Pour cette fenêtre internationale, trois rencontres sont au menu du regroupement des Lions indomptables. Ce 24 septembre, le Cameroun affronte les Comores. Un adversaire que le pays d’accueil connaît déjà, pour l’avoir rencontré ces dernières années, dont lors de la CAN 2021 à Yaoundé. Les Cœlacanthes ont déjà posé leurs valises à Yaoundé depuis hier. La conférence de presse d’avant-match est prévue demain soir dans l’antre du stade Roumde Adjia de Garoua. Cinq jours plus tard, les Lions indomptables affronteront les Diables rouges du Congo, à Brazzaville.
Les 26 de David Pagou
Après ces deux rencontres comptant pour les éliminatoires de la Can 2027, les Lions indomptables fermeront la fenêtre Fifa par un match amical contre les Eléphants de Côte d’ivoire. Un match qui a priori n’aura rien d’amical entre deux sélections sœurs qui rivalisent traditionnellement à travers leurs supporters et leurs peuples. Le duel Eto’o-Drogba des années 2000 a cédé la place au duel des « belles-familles ». L’épouse de Samuel Eto’o étant de nationalité ivoirienne. Mais de façon plus sportive, ces deux nations savent se tutoyer au fil des générations de joueurs. Toutes les deux sélections sont en phase de reconstruction. Rendez-vous le 3 octobre pour cet autre duel.
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