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Un prêt Allemand de 10 milliards FCFA pour les villes exposées aux crises

Cet accord préfigure l’octroi d’un prêt concessionnel de 15 millions d’euros (9,8 milliards FCFA Ndlr) pour la mise en œuvre de la phase III du Programme de Développement Economique et Social des Villes secondaires exposées aux facteurs d’instabilité », a annoncé Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, lors de la cérémonie officielle.
Le Prodesv n’est pas un programme nouveau. Sa deuxième phase avait été financée intégralement sous forme de don. La KfW, banque allemande de développement, avait alors mobilisé 8,6 milliards de FCFA, soit environ 5,6 milliards de FCFA exactement. Le Cameroun avait apporté une contribution de contrepartie de 1,46 milliard de FCFA. Le coût global du projet s’élevait à plus de 7,06 milliards de FCFA.
Pour la phase III, l’architecture change. L’enveloppe d’environ 9,8 milliards de FCFA prend la forme d’un prêt concessionnel, crédit accordé à des conditions beaucoup plus avantageuses que celles du marché. Le ministre n’a pas détaillé le taux d’intérêt ni la durée de remboursement de ce prêt. Mais le glissement d’un mécanisme de don vers un mécanisme remboursable marque une étape dans la trajectoire de cette coopération bilatérale, vieille de plus de soixante ans selon les mots du ministre lui-même. Les négociations qui ont scellé l’accord.
L’accord est l’aboutissement de négociations intergouvernementales tenues les 27 et 28 avril 2026 à Yaoundé. Le financement transite par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et de Développement, le BMZ, qui l’octroie via la KfW au bénéfice de l’État du Cameroun. Le Feicom porte le projet, avec l’appui d’une assistance technique internationale. Le ministre Alamine Ousmane Mey a justifié le lancement d’une troisième phase par les résultats obtenus sur les deux premières. « L’implémentation d’une troisième phase de ce programme démontre la satisfaction des parties au terme des deux premières. Elle témoigne de la volonté de poursuivre dans cette dynamique favorable », a-t-il affirmé.
LE BILAN DE LA PHASE II AVANT LE SAUT VERS LA PHASE III
Les chiffres de la phase II donnent la mesure du programme. Le Prodesv II a permis la réalisation de 220 projets. Près de 90% d’entre eux sont déjà réceptionnés et mis en service. Les domaines couverts sont la santé, l’éducation, l’eau, l’énergie, l’agroalimentaire et les travaux publics. Ces réalisations ont amélioré les conditions de vie de près de 50 000 personnes.
L’approche HIMO, à haute intensité de main-d’œuvre, a permis la création de 894 emplois locaux lors des travaux d’infrastructures. Sur cet effectif, 25% sont des personnes déplacées internes et 20% sont des femmes. Des activités génératrices de revenus, sous forme de groupements d’intérêt commun, de coopératives ou de petites entreprises, ont créé des emplois supplémentaires. Huit communes ont bénéficié de ce programme. Dans la région du Littoral, Dibombari, Mbanga, Nkongsamba 1er et Melong ont été retenues. Dans la région de l’Ouest, ce sont Babadjou, Bangourain, Galim et Nkong-Zem.
Ces localités étaient confrontées à un afflux massif de déplacés internes venus des régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. Le programme a bénéficié d’une prorogation de six mois, avec une clôture désormais prévue le 30 juin 2026.
L’AMBASSADEUR D’ALLEMAGNE DÉFEND LA CONTINUITÉ DU PARTENARIAT
L’ambassadeur d’Allemagne au Cameroun, Christian Sedat, a salué la signature comme une étape supplémentaire dans une relation déjà dense. « C’était aujourd’hui un grand privilège, un honneur de signer ensemble avec monsieur le ministre de l’économie un accord de 15 millions d’euros pour des projets qu’on a identifiés ensemble pour promouvoir la décentralisation ici au Cameroun », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que cet accord s’inscrit dans une dynamique plus large. « Il y a quelques semaines que nous avons signé ensemble des accords de 65 millions d’euros de coopération et maintenant ces projets comme aujourd’hui qu’on a signés avec son monsieur le ministre de l’Economie, ça concrétise la coopération », a-t-il ajouté.
UNE ENVELOPPE GLOBALE EN FORTE HAUSSE
Le ministre camerounais a situé cet accord dans un cadre financier plus vaste. Lors des récentes négociations intergouvernementales, en présence de Philipp Knill, directeur Afrique du BMZ, le Cameroun a obtenu des financements en hausse substantielle, à hauteur de 89,2 millions d’euros, soit environ 58,43 milliards de FCFA, pour le cycle de coopération 2025-2026. Cette enveloppe reste majoritairement composée de dons. Elle comprend 74,2 millions d’euros de dons contre 15 millions d’euros de prêt concessionnel, celui-là même destiné au Prodesv III.
En cumulant les projets en cours d’exécution et ces nouveaux financements, l’enveloppe totale de la coopération germano-camerounaise atteint désormais 519,85 millions d’euros, soit près de 340,5 milliards de FCFA. Le prêt accordé au Prodesv III ne représente donc qu’une fraction limitée de cet ensemble, où le don reste largement majoritaire.
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Santé: Malachie Manaouda en guerre contre les ”body filler”

Par un communiqué rendu public ce 16 juillet 2026, le ministre de la Santé publique (Minsanté), Malachie Manaouda, met en garde les populations et notamment la jeunesse, contre l’utilisation des « Body Fillers ». Il s’agit de ces produits injectables utilisés par la gent féminine pour amplifier certaines parties du corps tels que les seins et les fesses. Pratiques qui se font de plus en plus dans les salons de beauté et des cliniques de santé ; et même certains prestataires ambulants. «Le Ministère de la Santé Publique rappelle que les actes d’injection de produits de comblement corporel constituent des actes médicaux qui doivent être réalisés exclusivement par des professionnels de santé dûment qualifiés, dans des structures sanitaires autorisées, dans le strict respect de la réglementation en vigueur», écrit Malachie Manaouda,qui «se réserve le droit de saisir les autorités compétentes pour tout contrevenant».
L’on apprend du Minsanté que plusieurs dérives ont été enregistrées à ce sujet : utilisation d’acide hyaluronique de contrebande, de substances industrielles hautement toxiques et interdites pour l’usage humain comme la silicone liquide, les huiles minérales, hydrogel,… Avec comme pratiquants des mains inexpertes recrutées dans des salons de beauté et certaines cliniques médicales. Le Minsanté souligne qu’aucun produit de comblement de masse n’a reçu d’autorisation de mise sur le marché camerounais à ce jour.
Mieux qu’un simple communiqué, le Minsanté annonce une chasse aux contrevenants. Des inspections sont prévues sur le terrain, et les hors-la-loi attrapés s’exposent à des sanctions administratives et judiciaires.
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Près de 30 milliards FCFA de crédits attendus pour les PME des filières prioritaires

« L’État et ses partenaires sont mobilisés pour accompagner les initiatives sérieuses, ambitieuses et créatrices de valeur. Tel est le message que nous adressons aujourd’hui aux entrepreneurs. » Jean Tchoffo, secrétaire général du Minepat, prononce ces mots le 15 juillet, en procédant au lancement du Projet d’Appui au Développement économique par la Promotion des Chaînes de Valeur et de l’Initiative Privée (PAD-CV).
Le déficit de financement freine depuis des années le développement des entreprises camerounaises. Le nouveau projet ambitionne de s’attaquer directement à cette difficulté. Porté conjointement par le gouvernement du Cameroun et l’Union européenne, le programme dispose d’un budget global d’environ 9,8 milliards FCFA.
Le programme s’inscrit dans la SND30. Son ambition consiste à soutenir une croissance plus inclusive, créatrice d’emplois décents et verts, grâce au développement du secteur privé. « La chaîne de valeur et l’initiative privée sont au cœur du projet AD-CV, mis en œuvre par l’Union européenne au Cameroun. Ce projet offre aux promoteurs la possibilité de soumettre leurs projets sur une plateforme dédiée », a indiqué Strafort Pedie, coordonnateur du comité technique de suivi du projet.
L’élément central du dispositif repose sur sa première composante. Une facilité de financement d’environ 6 milliards de FCFA doit permettre, grâce à un mécanisme d’effet de levier, de mobiliser jusqu’à 30 milliards de FCFA de lignes de crédit auprès des institutions financières nationales. Ces ressources seront destinées aux entrepreneurs des chaînes de valeur retenues, tout en intégrant les exigences environnementales et climatiques.
LES FILIÈRES STRATÉGIQUES DANS LE VISEUR
Le projet concentre ses interventions sur cinq régions. Il s’agit de l’Extrême-Nord, du Nord, du Sud, de l’Est et du Sud-Ouest. Chaque bassin de production bénéficie d’un ciblage spécifique. « Les filières retenues s’inscrivent dans les priorités nationales, notamment celles du Plan intégré d’import-substitution agro-pastoral et halieutique (Piisah) », a souligné le coordonnateur du comité technique de suivi du projet.
Dans le Nord et l’Extrême-Nord, les interventions porteront sur le coton-textile, le mil, le sorgho, la noix de cajou, le maïs, le cuir et le riz. Dans les régions forestières du Sud, de l’Est et du Sud-Ouest, les priorités concernent le bois, le cacao et le manioc. Le numérique appliqué à l’agriculture constitue une chaîne de valeur transversale. Le projet entend également soutenir les activités liées à la production, à la transformation, à la commercialisation et aux services associés.
LES PME AU CŒUR DU DISPOSITIF
Les bénéficiaires ciblés regroupent les très petites entreprises, les petites et moyennes entreprises, les start-up, les clusters et les incubateurs de la filière numérique. Les coopératives, les groupes d’initiative commune et les organisations de producteurs structurées pourront également prétendre à un accompagnement. Le projet prévoit un traitement prioritaire pour les entreprises dirigées par des femmes et des jeunes.
Les organisations interprofessionnelles nationales et régionales seront également appuyées afin de renforcer la concertation au sein des différentes chaînes de valeur. L’accès au dispositif passe par un appel à projets lancé dans le cadre de la deuxième composante du programme. Les entrepreneurs sont invités à déposer leur candidature sur la plateforme numérique www.padcv-cm.net. Ils devront présenter leur entreprise, décrire son fonctionnement actuel et exposer leur stratégie de développement.
L’appel à projets restera ouvert pendant trois mois. Les meilleures propositions seront retenues à l’issue de cette période. Les entreprises sélectionnées bénéficieront ensuite d’un accompagnement technique. Les équipes du projet réaliseront d’abord un diagnostic de leur fonctionnement. Elles accompagneront ensuite la maturation des projets avant d’aider les porteurs à élaborer des plans d’affaires conformes aux exigences des établissements financiers. L’objectif consiste à améliorer leur accès au crédit et à accroître leurs chances d’obtenir un financement bancaire.
AMÉLIORER LE CLIMAT ES AFFAIRES
Au-delà du financement, le Projet AD-CV entend agir sur l’environnement économique des entreprises. Sa troisième composante vise à améliorer le climat de l’investissement en tenant compte des réalités des territoires et de l’entrepreneuriat féminin. La gouvernance du programme associe la Délégation de l’Union européenne, le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT) ainsi qu’un comité de pilotage réunissant les principales administrations concernées.
En combinant financement, accompagnement technique et amélioration de l’environnement des affaires, le projet cherche à renforcer la compétitivité des entreprises locales, à stimuler l’investissement privé et à accélérer la création de richesses et d’emplois dans les filières jugées les plus porteuses de l’économie camerounaise.
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Forces de défense: le général Simon Ezo’o est mort

L’armée camerounaise est en deuil, la Région militaire interarmées N°1 (Rmia 1) porte le deuil. Le général de brigade Simon Ezo’o Mvondo est décédé ce jour des suites de maladie en Inde. Dans un communiqué signé du ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Béti Assomo, indique que l’homme a poussé son dernier soupir au Continental Hospitals Hiderabad. Sans en donner la nature. Des sources indiquent que le patron de la première région militaire interarmées basée à Yaoundé et couvrant la région administrative du Centre, avait été évacué dans ce pays asiatique, faute de pouvoir se soigner au pays.
Le général Simon Ezo’o dirigeait la Rmia 1 depuis 2017, soit deux ans après avoir été nommé général. Originaire du département du Dja et Lobo, l’homme était l’homme de confiance du commandement militaire car la capitale était ainsi placée sous son commandement. Désormais, l’armée et son commandant suprême qu’est le chef de l’Etat, feront désormais sans lui. Comme ils font sans deux autres généraux qui l’ont précédé : Camille Nkoa Atenga et Phillipe Mpay. En l’espace de quatre mois.
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