Actualités locales
« les communautés ne doivent pas remplacer la Nation »
Face à ce qu’il considère comme la montée du tribalisme, l’avocat lance un appel à tous les enfants du Cameroun afin de bâtir une véritable nation dépouillée des replis communautaires.
Dans une tribune à lire ci-dessous, Me Christian Ntimbane Bomo rappelle que l’espace public est uniquement réservé aux lois de la République et non pas aux us et coutumes des uns et des autres. Ainsi, écrit-il, contrairement à ce concept largement propagé selon lequel : « on est d’abord de sa communauté avant d’être camerounais », la nation camerounaise doit s’élever au-dessus des communautés villageoises , tribales ou ethniques.
« APPEL À L’UNITÉ DE TOUS LES ENFANTS DU CAMEROUN !
Chers compatriotes,
Face à la normalisation du discours communautariste et identitaire dans le débat public, et l’affaiblissement de l’Etat face à la montée des actes désintégrateurs qui menacent l’unité nationale, le moment est venu pour tous les nationalistes camerounais et tous ceux qui croient en l’idéal d’une NATION CAMEROUNAISE SEULE ET INDIVISIBLE de se lever pour défendre notre nation.
Défendons l’œuvre de nos pères fondateurs qui avaient pensé notre nation , gage du développement véritable ,toujours dénoncé et combattu avec force , le repli identitaire et la communautarisation du Cameroun.
Il est impossible de faire cohabiter dans la paix et la concorde, la nation et les micro-nations communément appelées communautés tribales, ethniques ou identitaires.
Nous devons sortir de cette tendance à la fédération des communautés.
Car féderer, c’est juxtaposer, c’est faire cohabiter dans un pays les entités communautaires, identitaires, tribales ou ethniques, chacune gardant sa spécificité.
Ce qui est le contraire à l’unité qui consiste tout agréger, pour en faire. UN.
Féderer devient donc un rassemblement, en d’autres termes un regroupement ethnique, tribal sans en modifier la nature, alors que l’unité, consiste à assembler, à faire un tout unique, cohérent.
Ainsi, contrairement à ce concept largement propagé selon lequel : « on est d’abord de sa communauté avant d’être camerounais », la nation camerounaise doit s’élever au-dessus des communautés villageoises , tribales ou ethniques.
En acceptant d’être camerounais, le peuple camerounais a renoncé clairement à l’appartenance politique à une communauté tribale, ethnique ou identitaire.
Nous sommes politiquement des camerounais.
C’est ce que dit clairement le paragraphe 1er de notre constitution en ces termes :
« LE PEUPLE CAMEROUNAIS
Fier de sa diversité linguistique et culturelle, élément de sa personnalité nationale qu’elle contribue à enrichir, mais conscient de la nécessité impérieuse de parfaire son unité, proclame solennellement qu’il constitue une même et seule nation engagée dans le même destin ».
Nos appartenances aux aires culturelles et traditionnelles, dont nous sommes par ailleurs fiers doivent rester dans la sphère privée, chacun vivant sa culture , ses traditions dans sa famille.
L’espace public est uniquement réservé aux lois de la République et non pas aux us et coutumes des uns et des autres.
C’est d’ailleurs pourquoi, il est urgent voire nécessaire de changer les appellations chefs traditionnels par leur titres coutumiers d’avant les colonisations.
Car le terme chef traditionnel donne l’illusion de l’existence de territoires coutumiers coexistant avec la République .
Il est pourtant un vestige, une création coloniale dont l’objectif était le maillage administratif des territoires, permettant d’auxiliariser et d’assujettir les représentants coutumiers, patriarches et autres prêtres des sociétés secrètes, autrefois très influents ; et par conséquent soumettre les populations à la colonisation.
Ainsi par exemple dans l’ère géographique beti on les appelera Nkukuma , dans l’ère Sawa Nwanedi, kina, mulopo, dans les grassefields, Fo, Mbelong, Namtchema.., dans le Noun, le nfor, le Nord, lamido,lawal etc…
L’avantage de ces appellations est de confiner les coutumes et les traditions dans les espaces familiaux.
La chefferie traditionnelle doit redevenir ce qu’elle était, à savoir le garant de la pérennisation des cultures ancestrales dans le strict cadre des familles culturelles .
Cette démarche aura aussi et nécessairement des conséquences sur la politique foncière.
Aucune communauté tribale ne se prévaudra plus de posséder des terres.
Toutes les terres du Cameroun appartiennent à l’Etat.
Il sera dès lors interdit à qui que ce soit de vendre la terre.
C’est ce qui se passe dans des pays comme la Chine.
Les terres du Cameroun seront attribuées en bail ou concession à tous ceux qui veulent bâtir, investir ou cultiver. Et ce ,sans distinction d’origine.
Personne ne dira plus, je suis propriétaire « terrien ».
Car aucun être humain n’a créé ou fabriqué une terre pour se prévaloir d’une quelconque propriété.
C’est Dieu qui a créé la terre pour que les humains , sans considération aucune y vivent.
Enfin, cette sanctuarisation de la nation Camerounaise appellera aussi à la création d’une langue nationale commune qui sera un mélange de mots et locutions de toutes les langues parlées au Cameroun.
L’usage d’une langue nationale commune a fait ses preuves dans le renforcement de l’unité nationale.
On le voit très bien au Sénégal avec l’usage commune du wolof qui aura réussi à briser considérablement les barrières et les bornes tribales.
Christian Ntimbane Bomo
Président Exécutif du Parti HÉRITAGE.
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Actualités locales
le grand bluff du ministre des Finances le rattrape

«Depuis une semaine, la toile et les médias sont envahis par des titres célébrant le ministre des Finances pour avoir remboursé près de 1 000 milliards de FCFA de la dette camerounaise, selon Bruno Bidjang. Contrairement à ce dernier, les magazines économiques parlent plutôt de 463 milliards de FCFA. Une opération de communication qui profite au ministre Louis Paul Motaze», explique le journaliste économique Albin Njilo.
Lire ici son analyse :
Au moment même où le ministre des Finances est célébré par certains journaux acquis à sa cause, Globeleq/KPDC et DPDC (centrale de Dibamba) ont réduit leur contribution de 330 MW injectés dans le Réseau Interconnecté Sud, soit près de 40 % de l’offre énergétique desservant les régions du Littoral, de l’Ouest et une partie du Centre. Le motif avancé est une dette estimée à environ 170 milliards de FCFA, accumulée depuis la fin de l’année 2025.
Le paradoxe du ministre des Finances
Impuissant face aux délestages qui paralysent le pays depuis plusieurs jours, le ministre de l’Énergie ne cache plus ses difficultés. Il se tourne désormais vers le ministre des Finances, présenté dans les médias comme celui qui règle les arriérés de dettes.
Les conséquences sont immédiates. L’usine de production de ciment de Figuil, unique unité de ce type dans le Grand Nord, a dû suspendre ses activités. Cimencam ne peut plus produire normalement faute d’approvisionnement énergétique, et les employés ont été placés en congé technique.
Autre conséquence des délestages sévères dans plusieurs villes du pays : la pénurie d’eau. Les stations de production et de pompage d’eau étant fortement dépendantes de l’électricité, les interruptions de courant perturbent directement l’approvisionnement des populations.
Industrialisation : ils ont trahi le chef de l’État.
La Banque africaine de développement vient de publier un classement des pays africains les plus industrialisés. On y retrouve plusieurs États d’Afrique subsaharienne francophone, notamment la Côte d’Ivoire et le Sénégal, des pays qui, jadis, étaient loin derrière le Cameroun sur ce plan.
Plus encore, au sein de la CEMAC, le Gabon et la Guinée équatoriale devancent désormais le Cameroun.
De quel Cameroun parle-t-on ?
En 1972, le Cameroun, à travers Milcam, fabriquait des batteries et des piles. Le pays exportait vers l’Afrique de l’Ouest des allumettes, du papier et divers produits plastiques. Le Cameroun produisait également des clous, des vis et des écrous. À Douala, on assemblait des scooters et des vélos ; des chaussures de toutes sortes étaient fabriquées localement. Le tissu industriel camerounais figurait parmi les plus performants d’Afrique, au point de servir de modèle à certains pays devenus plus tard des dragons asiatiques.
L’industrie, c’est l’énergie électrique.
En 2011, Paul Biya a accéléré le processus de nationalisation du patrimoine hydroélectrique. Un an plus tard, le pays lançait simultanément les chantiers de trois barrages hydroélectriques : Lom Pangar, Memve’ele et Mekin. En 2013, le gouvernement annonçait que le Cameroun franchirait la barre des 3 000 MW de capacité installée dès 2015.
Entre 2012 et 2022, le Cameroun a investi plus de 1 500 milliards de FCFA dans la production d’énergie électrique, mais peine encore à atteindre 1 700 MW de production nationale. Entre surfacturations présumées et projets mal conçus, deux barrages, Memve’ele et Mekin, ont coûté plus de 500 milliards de FCFA et ne produisent qu’environ 90 MW à plein régime.
L’actuel ministre des Finances était président du comité de pilotage du projet de Mekin, initialement prévu pour produire 15 MW. Le projet a finalement coûté plus de 105 milliards de FCFA, notamment en raison des dégâts causés lors de la mise en eau, dégâts attribués à l’insuffisance des études environnementales.
C’est également le ministre des Finances qui a piloté le projet de Memve’ele. Après un investissement estimé à 420 milliards de FCFA, il est apparu que le débit du fleuve Ntem ne permettait pas d’atteindre les capacités de production initialement annoncées.
Albin Michel Njilo
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Investir au Cameroun est en deuil

(INVESTIR AU CAMEROUN) – Nous avons appris avec une profonde tristesse la disparition de notre collaborateur et représentant d’Investir au Cameroun au Cameroun, Albert Massimb, décédé le 10 juin des suites d’un malaise cardiaque.
Pendant de nombreuses années, Albert a incarné avec professionnalisme, discrétion et engagement les valeurs de notre média. Son attachement au Cameroun, sa connaissance du terrain, sa rigueur et sa bienveillance ont largement contribué au développement et au rayonnement d’Investir au Cameroun.
Au-delà du collaborateur exemplaire, nous perdons un homme profondément humain, toujours disponible pour échanger, conseiller et partager sa vision d’un Cameroun riche de ses talents, de ses ressources et de son potentiel. Albert croyait en l’avenir de son pays et n’a jamais cessé de promouvoir ses opportunités avec conviction et passion.
Son départ laisse un grand vide pour notre équipe, mais également pour tous ceux qui ont eu le privilège de travailler à ses côtés au fil des années. Son professionnalisme, sa fidélité et son dévouement resteront gravés dans notre mémoire.
En ces moments douloureux, nos pensées les plus sincères vont à son épouse, à ses enfants, à sa maman, à ses sœurs, ses frères, ainsi qu’à l’ensemble de sa famille et de ses proches. Nous partageons leur peine et leur adressons nos plus profondes condoléances.
Au nom de toute l’équipe d’Investir au Cameroun, nous rendons hommage à un homme d’exception qui a marqué notre histoire et contribué à notre aventure commune.
Merci, Albert.
Que ton âme repose en paix.
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l’homosexualité criminalisée avec jusqu’à 20 ans d’emprisonnement et 100 millions FCFA d’amendes

Au Niger, les parlementaires ont adopté une loi criminalisant l’homosexualité sur le territoire national.
La réforme du code pénal adopté par les députés avait été engagée sous le régime du président Mohamed Bazoum,
renversé par un coup d’État en juillet 2023
La nouvelle loi réprime sévèrement les relations entre personnes de même sexe et des peines de prison pouvant aller jusqu’a 20 ans de prison ainsi que des amendes pouvant atteindre 100 millions de francs CFA sont prévues.
La loi prévoit qu’un « acte impudique » ou « contre-nature », des relations sexuelles entre personnes de même sexe, ainsi qu’un changement ou une tentative de changement de sexe, sont désormais passibles de cinq à dix ans d’emprisonnement.
La nouvelle législation prévoit un doublement des peines d’emprisonnement pour des cas d’union de couples homosexuels.
Ainsi des peines de 10 à 20 ans d’emprisonnement sont prévues à l’encontre des personnes concernées par les mariages mais aussi de leurs témoins ou organisateurs.
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