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Mila Assoute répond à Elimbi Lobe sur l’ethnicité

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Mila Assoute répond à Elimbi Lobe sur l’ethnicité
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L’économiste camerounais donne sa lecture de ce l’ancien militant du Social democratic front (Sdf) appelle « littoraliens ».

Lire ici sa sortie :

La préoccupation de Elimbi Lobe à Douala, dans ce qu’il appelle « les Littoraliens », je vais vous donner mon positionnement.

D’abord, si Elimbi Lobe soulève un véritable problème de représentation sociologique ou communautaire — si je comprends bien son plaidoyer — je dois dire que cette problématique est, selon moi, très mal posée, brutale dans sa formulation et surtout réfractaire à l’unité nationale, voire aux dispositions actuelles de la Constitution et des lois électorales…

En réalité, Elimbi Lobe pose un problème lié au découpage des circonscriptions électorales spéciales, mais il l’exprime sur un fond de xénophobie particulièrement violente dans le langage traduisant parfois une sorte de haine. Je crois d’ailleurs que plusieurs chefs sawa le pensent également. S’ils ne le pensent pas il serait temps de s’y pencher.

Pour régler cette question, il faudrait plutôt envisager une augmentation du nombre de sièges au Parlement camerounais afin de mieux refléter la réalité sociologique nationale. A l’intérieur de certaines régions apparemment homogènes il se pose les problèmes étouffés de représentation tribales.

Pourquoi est-ce que je pense que la thèse défendue par Elimbi Lobe ne peut pas prospérer et n’a pas d’avenir ?

Les partis politiques sont libres de constituer leurs listes de candidats en respectant la composition sociologique de la circonscription électorale, et non celle d’un territoire traditionnel.

Qu’est-ce que le législateur met dans la notion de circonscription électorale ?

Il y met les électeurs inscrits. Point.

Tout électeur inscrit a le droit d’être candidat à une élection dans la circonscription électorale de sa résidence. Il est libre dans l’isoloir. Elecam respecte uniquement cette prescription légale. Chaque parti construit donc sa liste en fonction d’une stratégie de victoire intégrant le poids électoral des candidats dans la circonscription électorale. Je répète que la loi ne vise pas le territoire traditionnel.

Pour modifier cette situation, il faudrait alors réviser les lois électorales. Ce qui ne me semble pas dépendre des émotions d’un citoyen qui l’exprime.

Cependant, cette posture me paraît peu futuriste, parce que les villes portuaires attirent toujours un grand nombre d’investisseurs, de travailleurs et de chercheurs d’emplois qui s’y installent, y fondent des familles et deviennent parfois citoyens du pays concerné — dans le cas du Cameroun. Il faut savoir chaque fois que le Cameroun accorde la nationalité a un non camerounais d’origine il Lui accorde Tous Les droits citoyens a Lui et à sa descendance sans Lui imposer une ville de résidence… Puisqu’il n’appartient à aucune ethnie a-t-il le droit de voter ou de candidater à une élection?

La réponse est oui. Et si on a 100.000 citoyens de cette catégorie à Douala ou à Sanzo et qu’ils sont inscrits que font Les défenseurs de la thèse de Elimbi Lobe?

D’autres pays connaissent les mêmes réalités autour des grandes villes portuaires. Cette dynamique ne s’arrêtera pas de sitôt. Le Kenya constitue d’ailleurs une école d’observation intéressante pour notre pays.

Il faut donc assurer la représentation des populations autochtones sans croire qu’il soit possible d’effacer la représentation des autres catégories sociales camerounaises, dont le nombre est croissant dans certaines grandes cités.

L’unité nationale a un prix que dans 1 siècle le Camerounais de toute origine doit se préparer à payer. Celui de la dissolution des différences dans la république du Cameroun. Je n’ai pas dit dilution des ethnies dans d’autres…En attendant il faut gérer les différences en assurant à chaque groupe sociologique historiquement constitué la présence à la table de représentativité nationale.

Prof chief Pierre Mila Assoute

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Nasser al-Khelaïfi visé par une enquête préliminaire à Paris

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Nasser al-Khelaïfi se retrouve au cœur d’une enquête préliminaire à Paris pour une possible prise illégale d’intérêts. Le parquet de Paris a saisi la Brigade […]

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Cameroun – Comores : un quatuor nigérian désigné pour le choc de Garoua

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La rencontre entre le Cameroun et les Comores, comptant pour les éliminatoires de la CAN 2027, sera dirigée par un quatuor arbitral venu du Nigeria. […]

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Me Félicité Esther Zeifman ressuscite l’affaire du téléphone distrait de l’une des épouses du patron du Groupe L’Anecdote (Première partie)

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Me Félicité Esther Zeifman ressuscite l’affaire du téléphone distrait de l’une des épouses du patron du Groupe L’Anecdote (Première partie)
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Au cours de l’audience criminelle spéciale consacrée à l’examination in chief et à la cross-examination du 35ᵉ témoin, le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo, chef du service central des recherches judiciaires (Scrj) de la gendarmerie nationale, les avocats des parties civiles ont fait ressurgir, ce mardi 15 septembre 2026, l’affaire des terminaux numériques manquants, dans lesquels seraient contenus des éléments liés à l’assassinat de l’ancien chef de chaîne d’Amplitude FM.

C’est Me Félicité Esther Zeifman qui, après avoir obtenu du 35ᵉ témoin du ministère public la définition de l’enquête environnementale contenue dans sa grille méthodologique, a posé au lieutenant-colonel Dieudonné Bialo la question de savoir s’il est au courant que Melissa Amougou Belinga avait distrait un iPhone lors du déroulement de l’enquête préliminaire.

L’officier supérieur de la gendarmerie nationale a répondu à cette question par l’affirmative, tout en indiquant que c’est grâce au tracking des terminaux numériques que les enquêteurs se sont rendu compte de l’incorporation du numéro de téléphone de la puce et du numéro IMEI de l’appareil de la concernée.

À la question de l’avocate des ayants droit de Martinez Zogo de savoir quelles sont les dispositions prises par la commission mixte d’enquête police/gendarmerie nationale pour retrouver ce téléphone distrait par l’épouse de Jean-Pierre Amougou Belinga, D. Bialo fait savoir au tribunal que la commission avait interpellé deux personnes, dont une dame qui s’est présentée comme une femme de ménage du couple de l’homme d’affaires et, avant elle, un monsieur qui avait été interpellé.

Ce dernier s’est présenté comme proche de cette femme de ménage, dont la puce téléphonique avait rayonné dans le téléphone recherché. Selon l’officier supérieur de la gendarmerie nationale, c’est l’audition de cet homme proche de l’agent domestique du couple Amougou Belinga qui a conduit à la découverte de la disparition de cet iPhone.

S’agissant des dispositions prises pour auditionner Melissa Amougou Belinga, indexée par sa femme de ménage, la commission mixte, en son temps, explique D. Bialo, avait sollicité sa présence via les conseils du patron du groupe L’Anecdote.

Lorsque Me Félicité Esther Zeifman demande au témoin du ministère public si ce téléphone distrait sciemment n’aurait pas pu participer à la manifestation de la vérité, le lieutenant-colonel Bialo répond : « Le téléphone est recherché parce que le lieutenant-colonel Justin Danwe communique, dans une de ces auditions, un numéro de téléphone appartenant et utilisé par M. Amougou Belinga. Les divers trackings ont révélé des rayonnements correspondant aux divers lieux fréquentés par son utilisateur ».

Aussi le lieutenant-colonel Danwe avait-il affirmé avoir transmis une vidéo de la victime à Amougou Belinga via cet iPhone. Mais durant la cross-examination du 35ᵉ témoin faite par l’avocat du lieutenant-colonel Justin Danwe, Me Jacques Mbuny, ce dernier a rappelé au lieutenant-colonel Bialo que relativement au transfert de cette vidéo à l’homme d’affaires, l’expert Georges Bell Bitjocka avait déclaré que cette vidéo avait été extraite d’un téléphone d’un membre du commando, Vincent Godje, qui avait été nommément cité. Cependant, D. Bialo a réagi : « En tant que membre de la commission d’enquête mixte, nous avons écouté ces extraits de vidéo courts ».

Sur le champ, Me Mbuny pose la question à Bialo : « Vous avez extrait les vidéos du téléphone de Danwe ou vous avez ouï dire qu’il y avait des vidéos dans son téléphone ? Et l’officier supérieur de la gendarmerie nationale de répondre, de façon laconique : « C’était un ouï-dire! »

En suivant le prolongement du questionnement de Me Zeifman, l’avocate juge qu’il était nécessaire que ce téléphone soit mis à la disposition de l’enquête pour contribuer à la manifestation de la vérité. Les (ces éléments) avez-vous consignés et adressés au commissaire du gouvernement ?, s’interroge l’avocate des ayants droit de Martinez Zogo.

Et Bialo de répondre : « Je pense ». « Que faisons-nous en ce moment ? Comment rattraper cet impair ? », s’interroge, in fine, Me Zeifman. C’est sur ces entrefaites qu’une objection a été formulée par Me Tchudjo, un des avocats de Jean-Pierre Amougou Belinga, qui a demandé au tribunal de rejeter cette question qui, explique-t-il, est une question d’opinion. Au bout du compte, le président du tribunal a retenu cette objection et a invité le témoin à apporter des réponses techniques aux questions de fait et de connaissance s’inscrivant en droite ligne du contenu de l’enquête.

À titre informatif, le Service central de recherches judiciaires (Scrj) de la gendarmerie nationale, dont le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo est le responsable, s’est auto saisi à la suite de l’information liée à la disparition d’Arsène Mbani Zogo et après la découverte de sa dépouille. L’officier supérieur de la gendarmerie nationale reconnaît, dans le cadre de ses recherches, n’avoir pas fait de constatations.

En revanche, s’agissant des observations, le Service central des recherches judiciaires (Scrj) s’est déployé dans une enquête environnementale (recherche de tout indice non enregistré devant contribuer à la manifestation de la vérité) auprès des citoyens. La vidéo surveillance a été aussi mise à contribution tant elle était gérée, indique D. Bialo, par la Délégation générale à la sûreté nationale (DGSN), en appui avec la légion de gendarmerie du Centre.

De plus, ajoute Bialo, le Service central des recherches judiciaires n’a pas posé d’acte d’enquête ; il assistait le commandant de la légion de gendarmerie du Centre et utilisait le matériel pour faire le tracking de tout ce que l’on pouvait avoir comme numéro de téléphone des intervenants.

Serge Aimé BIKOI

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