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Un KO au premier round et 1,5 million USD pour le retour de Francis Ngannou dans l’octogone

.À peine revenu dans l’octogone, Francis Ngannou a confirmé qu’il reste l’un des noms les plus rentables et les plus redoutés du MMA mondial. Selon le site spécialisé français MMA Actu, le combattant camerounais aurait perçu 1,5 million de dollars, soit environ 870 millions de FCFA, pour sa participation à la première édition du MVP, un événement diffusé sur Netflix. Le modèle économique du MVP, qui entend se positionner comme un concurrent sérieux de l’UFC, repose notamment sur une promesse de rémunérations plus attractives pour les athlètes.
Sur le plan sportif, cette rémunération n’aura pas nécessité une longue soirée de travail pour « The Predator ». Opposé au Brésilien Philipe Lins à Los Angeles, l’ancien champion des poids lourds de l’UFC a imposé sa supériorité dès les premiers échanges avant de conclure par un crochet du gauche dévastateur dans les dernières secondes de la première reprise. Pour Ngannou, qui n’avait plus combattu depuis octobre 2024, l’opération apparaît comme une combinaison efficace entre performance sportive et valorisation financière. Depuis son départ de l’UFC début 2023, le Camerounais défend une approche centrée sur de meilleures conditions contractuelles et une rémunération plus élevée pour les combattants.
Dix-huit mois d’absence, quatre minutes pour conclure
Le retour du Camerounais n’a laissé que peu de place au suspense. Dès l’entame, Francis Ngannou a imposé son rythme : pression constante, travail en boxe debout, coups au sol et domination physique face à un adversaire rapidement placé sous pression. Le Camerounais, désormais crédité d’un bilan de 19 victoires pour trois défaites, a ensuite rendu hommage à son adversaire : « Respect à Philipe. Il a été plus costaud que je ne le pensais. »
Mais la déclaration la plus remarquée est survenue lorsqu’il a évoqué Jon Jones, présent dans la salle et considéré comme l’un des plus grands noms de l’histoire du MMA. Le Camerounais l’a alors invité à s’inspirer de sa vision des affaires : « Je crois qu’il veut m’affronter, oui. Je l’ai déjà dit, Jon Jones est un grand combattant, peut-être le meilleur de l’histoire du MMA. Mais en termes de business, il a encore des choses à apprendre. Il devrait regarder ce que je fais et en tirer des leçons. »
Au-delà du KO, ce retour remet surtout en lumière le modèle économique que Francis Ngannou tente d’imposer depuis plusieurs années. Son départ de l’UFC en janvier 2023 avait surpris le monde des sports de combat. À l’époque, alors qu’il détenait la ceinture des poids lourds après sa victoire contre Stipe Miocic puis sa défense réussie face à Ciryl Gane, le Camerounais avait choisi de quitter l’organisation malgré son statut de champion.La question financière figurait alors au cœur des tensions.
Francis Ngannou critiquait notamment les niveaux de rémunération proposés aux combattants et réclamait davantage de garanties contractuelles.Après son départ de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), la principale organisation mondiale d’arts martiaux mixtes (MMA), Francis Ngannou a finalement rejoint la Professional Fighters League (PFL), une autre organisation américaine spécialisée dans cette discipline.Concrètement, l’ancien champion des poids lourds de l’UFC a signé un contrat atypique lui permettant notamment de disputer des combats de boxe avant de revenir dans les cages. Il a également obtenu un siège au conseil consultatif de la PFL ainsi que le poste de premier président de la branche africaine de l’organisation.
Sous cette casquette, sa mission principale consiste à contribuer au développement du MMA sur le continent à travers l’organisation d’événements.À l’époque, il expliquait : « J’ai une belle garantie, alors ne vous inquiétez pas pour moi, je n’ai pas chié dans la colle. Surtout, j’ai même pu obtenir une garantie de deux millions de dollars pour quiconque sera mon prochain adversaire. Donc mon adversaire gagnera aussi de l’argent. J’aurai également un siège au conseil de direction, ce qui est une première pour un combattant. Et puis nous allons développer le sport en Afrique. »
Sa trajectoire depuis cette rupture suit une logique différente de celle des parcours traditionnels dans le MMA. Après ses passages en boxe anglaise face à Tyson Fury puis Anthony Joshua, il avait retrouvé les arts martiaux mixtes lors de la « Bataille des Géants » organisée par la PFL à Riyad, en octobre 2024, face à Renan Ferreira. Là encore, le scénario avait été expéditif : victoire par KO technique dès le premier round après trois minutes et trente-deux secondes.Toutefois, deux ans après le début de sa collaboration avec la PFL, celle-ci est arrivée à son terme cette année. Francis Ngannou n’a cependant pas tardé à rebondir. Avec son apparition au sein du MVP, dont les événements bénéficient désormais de la puissance financière de et de diffusion de Netflix, le Camerounais semble poursuivre la même logique : associer performances sportives et maîtrise de sa valeur économique.
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Comment le Cameroun tente de convertir son potentiel agricole en levier d’industrialisation

L’intérêt de cet ouvrage tient d’abord à son approche historique. Les auteurs remontent aux politiques agricoles de la période postcoloniale pour montrer comment l’État a progressivement fait de l’agriculture un instrument de développement, de stabilisation sociale et de création de revenus. L’introduction rappelle que le secteur mobilise environ 70 % de la maind’œuvre active et qu’il a longtemps constitué un socle essentiel de l’économie nationale. Les cultures d’exportation — cacao, café, banane, huile de palme, coton — ont notamment participé à l’insertion du Cameroun dans les échanges internationaux.
Cette trajectoire n’est toutefois pas linéaire. À travers quatre chapitres répartis en deux grandes parties, l’ouvrage met en évidence les politiques publiques successives, leurs résultats et leurs limites. Les auteurs évoquent notamment les plans quinquennaux, les investissements publics, les Zones d’Actions Prioritaires Intégrées (ZAPI), le Programme de Développement Rural Participatif Décentralisé (PDRP) ou encore le Programme National de Développement Participatif (PNDP).
Cette rétrospective permet de mesurer la permanence d’un même enjeu : transformer les politiques agricoles en gains durables de productivité et de revenus ruraux. L’un des apports majeurs du livre réside dans l’identification des contraintes qui continuent de peser sur la compétitivité agricole. Les auteurs pointent l’insuffisance du financement, la faiblesse des infrastructures rurales, les difficultés d’accès aux marchés et aux facteurs de production, les problèmes de stockage et de transport, ainsi que les limites de la transformation locale. Ils soulignent également le déficit d’accès aux technologies de l’information et aux services permettant aux producteurs de mieux valoriser leur offre.
Le propos prend une dimension particulièrement économique lorsqu’il relie agriculture, industrialisation et souveraineté alimentaire. La production agricole ne constitue pas seulement une source d’emplois et de revenus : elle peut également réduire les importations, alimenter l’industrie agroalimentaire et élargir la base productive nationale. L’ouvrage rappelle ainsi que le développement agricole doit être pensé en articulation avec la transformation, le financement, les infrastructures et l’accès aux marchés.
La dernière partie ouvre précisément cette réflexion sur l’avenir. Les auteurs préconisent notamment davantage d’investissements, le développement des infrastructures de transformation, l’amélioration des transports et du désenclavement rural, ainsi qu’une implication accrue des collectivités territoriales. Ils insistent également sur la nécessité de sécuriser le foncier et de favoriser une agriculture respectueuse de l’environnement.
À travers cette lecture du Cameroun agricole, le livre pose finalement une question de politique économique : comment convertir le potentiel agricole du pays en croissance productive, en emplois et en réduction durable de la dépendance extérieure ? Son intérêt réside moins dans la célébration du potentiel agricole que dans l’examen des conditions économiques et institutionnelles nécessaires à sa transformation en véritable moteur de développement.
Fabrice BELOKO
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Patrimoine culturel : Le peuple Mvog Manga en quête d’une reconnaissance nationale de leur festival

Les conditions de cette inscription dans le répertoire national ont récemment été présentées par le ministère en charge des Arts et de la culture.
Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt, ministre en charge des Arts et de la culture (Minac) a récemment reçu une délégation composée de quelques autorités traditionnelles venant de la communauté Mvog Manga, basée dans les régions du Centre et du Littoral. Ces membres de l’association Anyang Mvog Manga sont allés solliciter auprès du Minac, la reconnaissance nationale de leur festival qui se prépare.
Lors de l’audience, SM Serge Amougou qui était à la tête de la délégation a indiqué que «prendre en compte notre festival, c’est considérer la culture, c’est avoir une vision très poussée de ce que nous voulons faire pour pérenniser la culture ancestrale en pratiquant les rites, us et coutumes des Ekang en général, des Beti et des Mvog Manga en particulier. Nous voulons tenir à ce qu’il n’y ait pas la disparition des pratiques ancestrales. Notre identité culturelle doit être remarquée et remarquable ».
Cette reconnaissance nationale requiert plusieurs préalables. Marie Thierry Edjoa Akoa, directeur du patrimoine culturel au Minac a expliqué qu’il est nécessaire de disposer d’un ancrage historique culturel. La deuxième condition c’est la gouvernance communautaire. Il faut donc avoir une périodicité fixe connue, un comité d’organisation traditionnel légitime reconnu, une chefferie et la participation effective de toute la communauté.
Comme troisième critère, le festival doit être un concentré de patrimoine vivant avec des rites, danses, chants et savoir-faire originel d’art oratoire, la pharmacopée, la lutte traditionnelle, les contes en langue maternelle.
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Gaz domestique : 5 mesures gouvernementales pour rétablir l’approvisionnement

Dans une lettre circulaire signée le 23 septembre 2026, le ministre de l’Eau et de l’énergie, Gaston Eloundou Essomba fixe désormais des obligations précises aux différents acteurs, avec pour objectif de corriger les dysfonctionnements constatés et améliorer durablement la disponibilité du gaz domestique pour les consommateurs.
Gaston Eloundou Essomba, ministre en charge de l’Eau et de l’énergie (Minee) a publié le 23 septembre 2026, une lettre-circulaire fixant les prescriptions relatives à l’approvisionnement du marché national en gaz et pétrole liquéfié (GPL). Cette note ministérielle fait suite à de nombreux dysfonctionnements qui perturbe les approvisionnements depuis plusieurs semaines.
Pour mettre un terme à ces dysfonctionnements et garantir un approvisionnement régulier du marché national en GPL et assurer la disponibilité du produit dans les points de vente, le membre du gouvernement prescrits 5 mesures.
D’abord, le strict respect par les importateurs du calendrier prévisionnel des livraisons, tel qu’arrêté par le Comité mensuel de suivi du marché du GPL. Ensuite, le membre du gouvernement prescrit le paiement effectif des factures relatives aux importations du GPL dans le strict respect des délais contractuels.
La répartition des cargaisons de GPL par la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP), conformément aux parts de marché de chaque marketer et dans le respect des contrats commerciaux qui ont une prééminence sur les partes de marché. Le Minee recommande la priorisation de la réception des importations destinées aux pays voisins et enfin, Gaston Eloundou Essomba recommande l’obligation pour les sociétés agrées à l’exercice de distribution du GPL de disposer au préalable d’un parc d’au moins 10 000 bouteilles avant tout enlèvement dudit produit à destination des points consommateurs.
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