Actualités locales
Une finale électrique en vue

L’Europe du football tient enfin son affiche de rêve. Le 30 mai prochain, à Budapest, le Paris Saint-Germain affrontera Arsenal en finale de la UEFA Champions League Final. Une opposition prestigieuse entre deux géants européens, portée par deux entraîneurs espagnols issus de l’école du FC Barcelona : Luis Enrique et Mikel Arteta.
Sur le papier, Paris avance avec l’étiquette de favori. Champion d’Europe en titre, le club de la capitale a impressionné tout au long de sa campagne continentale grâce à un football offensif, maîtrisé et spectaculaire. À l’inverse, Arsenal a parfois soufflé le chaud et le froid, alternant performances solides et passages plus poussifs.
Mais outre-Manche, l’optimisme reste de mise. Les médias anglais refusent de voir les Gunners comme de simples outsiders et estiment que le club londonien possède les armes pour faire tomber le PSG.
Sur les plateaux de TNT Sports, Steven Gerrard a d’ailleurs affiché sa confiance, tout en reconnaissant la supériorité supposée des Parisiens :
« Tout le monde s’attend à ce que le PSG gagne. Mais je vous le dis, il y a une possibilité qu’Arsenal gagne, même s’ils vont devoir avoir un peu de chance et beaucoup de choses de leur côté. »
Même son de cloche du côté de Chris Sutton sur la BBC :
« Ce sera une finale fascinante. Je pense qu’Arsenal a de vraies options de gagner, ça peut être un match 50-50. »
L’argument principal des observateurs anglais repose sur la solidité défensive des Londoniens. Avec un gardien performant, une arrière-garde disciplinée et un milieu porté par l’influence grandissante de Declan Rice, Arsenal semble disposer d’une structure capable de résister à la puissance offensive parisienne.
Pour Owen Hargreaves, l’espoir est bien réel :
« Arsenal a des chances, c’est indiscutable. Avec cette défense, ce gardien, ils sont brillants. Declan Rice aussi. Ce sera un match fascinant. Le PSG va être plus offensif que contre le Bayern, mais c’est un Arsenal différent. »
L’ancien milieu anglais a également souligné le retour en forme de Bukayo Saka, redevenu décisif dans les grands rendez-vous et capable, selon lui, de faire basculer la rencontre.
Dans la presse britannique, le ton est similaire. Le quotidien Telegraph s’est notamment projeté sur les clés tactiques de la finale avec un article intitulé : « Les quatre choses que doit faire Arsenal pour battre le PSG ». Un signe supplémentaire que l’idée d’un exploit londonien est loin d’être considérée comme impossible.
Reste désormais à savoir si cet optimisme anglais résistera à la réalité du terrain. Car face à un PSG expérimenté, sûr de sa force et désormais habitué aux sommets européens, Arsenal devra sans doute réaliser le match parfait pour espérer décrocher la première Ligue des champions de son histoire.
Le rendez-vous est pris. Budapest s’apprête à accueillir une finale qui promet déjà d’être électrique.
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Travailleurs étrangers : 61 % des 30 000 estimés au Cameroun ne figurent pas dans le fichier du Minefop

(Investir au Cameroun) – Le fichier national en cours d’élaboration au ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop) recense actuellement 11 800 travailleurs étrangers, pour une population estimée à environ 30 000 personnes exerçant une activité professionnelle au Cameroun. Le dispositif administratif ne couvre ainsi que 39,3 % de l’effectif évalué par le gouvernement.
Ces chiffres ont été communiqués le 28 juillet 2026 par Jeanine Ngo’o Eba, directrice de la régulation de la main-d’œuvre au Minefop, sur les antennes de la radio nationale. Ils interviennent un peu plus d’un mois après le lancement, le 22 juin, d’une nouvelle campagne nationale de contrôle de la main-d’œuvre étrangère.
Le taux de 39,3 % ne signifie toutefois pas que les 60,7 % restants sont tous en situation irrégulière. Il mesure l’écart entre une estimation globale et un fichier encore en construction. Cet écart représente environ 18 200 personnes dont la situation administrative reste à déterminer.
Un écart de 18 200 personnes encore à qualifier
Plusieurs catégories peuvent se retrouver hors du fichier : les travailleurs dépourvus de contrat visé, ceux dont l’autorisation est en cours de renouvellement, les dossiers non encore intégrés dans la base numérique ou encore les étrangers comptabilisés dans l’estimation alors qu’ils ont cessé leur activité.
Le Minefop n’a pas précisé la méthode utilisée pour estimer à 30 000 le nombre total de travailleurs étrangers. Il n’a pas davantage ventilé les 11 800 personnes enregistrées par nationalité, secteur d’activité, région ou niveau de qualification.
Cette absence de détail empêche, pour l’instant, de mesurer précisément l’ampleur du travail irrégulier. Le chiffre permet surtout d’évaluer le déficit de couverture du fichier administratif que le gouvernement cherche à consolider.
La campagne lancée en juin cible les entreprises publiques et privées, les grands projets ainsi que les autres structures employant des travailleurs étrangers. Dans sa note du 8 juin, le ministre de l’Emploi par intérim, Mounouna Foutsou, rappelait vouloir « assurer une meilleure régulation des flux de main-d’œuvre étrangère [et] préserver les opportunités d’emploi des nationaux ».
Une centaine de régularisations annoncées chaque jour
Selon Jeanine Ngo’o Eba, l’opération commence à inciter les travailleurs concernés et leurs employeurs à se rapprocher de l’administration. « Depuis que la campagne a été lancée, nous enregistrons en moyenne une centaine de travailleurs étrangers en situation irrégulière qui viennent régulariser leur situation », a-t-elle déclaré.
Rapportée arithmétiquement à trente jours, cette cadence correspondrait à environ 3 000 démarches de régularisation. Ce chiffre reste toutefois théorique : le ministère ne précise pas si la moyenne est calculée sur les jours ouvrables ou sur l’ensemble de la période, ni si elle porte sur les dossiers reçus ou sur les visas effectivement délivrés.
La distinction est importante. Le dépôt d’une demande ne garantit pas son approbation. Le Minefop doit notamment vérifier le contrat, les qualifications du travailleur, sa situation administrative et le respect des obligations financières par l’employeur.
L’article 27 du Code du travail camerounais dispose que tout contrat concernant un travailleur de nationalité étrangère doit être visé par le ministre chargé de l’Emploi avant son exécution. La demande incombe à l’employeur et le contrat est nul de plein droit lorsque le visa est refusé.
Les autorités affirment qu’une partie des étrangers concernés entre au Cameroun avec un visa de tourisme, de visite ou d’affaires avant d’occuper un emploi salarié sans contrat dûment visé. La campagne doit donc permettre de rapprocher les données du Minefop de celles des services chargés de l’immigration et du séjour des étrangers.
Des recettes presque triplées en 2024
Le contrôle de la main-d’œuvre étrangère comporte également un enjeu financier. Les recettes non fiscales liées au visa des contrats des travailleurs étrangers sont passées de 5 milliards de FCFA en 2023 à 14,46 milliards en 2024.
La progression atteint 9,46 milliards de FCFA, soit 189,2 % en un an. Malgré cette hausse, le montant collecté en 2024 est resté inférieur à l’objectif de 20 milliards de FCFA annoncé par les autorités. Le même niveau de recettes était de nouveau visé en 2025.
Le barème applicable en 2025 fixe la contribution au visa du contrat à l’équivalent de deux mois de salaire et de traitement brut pour un travailleur non africain. Pour les travailleurs africains, elle correspond à un mois de salaire brut, avec un abattement de 50 %. La réglementation prévoit également des sanctions financières contre les employeurs qui maintiennent en activité des salariés étrangers sans contrat régulièrement visé. Ministère des Finances, loi de finances 2025.
Au-delà des recettes, le principal enjeu reste la fiabilité du fichier national. Pour mesurer les résultats de la campagne, le Minefop devra désormais distinguer le nombre de travailleurs enregistrés, les dossiers en cours, les visas accordés, les situations effectivement irrégulières et les sanctions prononcées.
Patricia Ngo Ngouem
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Électricité : Socadel envisage à Bertoua l’installation d’une cabine solaire pilote de 10 à 15 kWc

(Investir au Cameroun) – La Société camerounaise d’électricité (Socadel) envisage d’installer à Bertoua, dans la région de l’Est, une première cabine solaire communautaire d’une puissance comprise entre 10 et 15 kWc. Présentée sous l’appellation « Solar Booth Project », l’initiative doit tester un modèle de fourniture locale d’électricité avant une éventuelle reproduction dans d’autres localités.
Le projet se trouve encore à un stade préparatoire. Le site exact de la cabine n’est pas arrêté, plusieurs espaces publics de Bertoua restant à l’étude. Socadel n’a pas non plus communiqué le coût de l’installation, son mode de financement, son calendrier de réalisation ou l’identité des populations et infrastructures appelées à en bénéficier.
Une capacité encore indicative
La première cabine devrait disposer d’une puissance photovoltaïque installée de 10 à 15 kWc. Cette unité mesure la puissance maximale théorique des panneaux dans des conditions normalisées. Elle ne permet pas, à elle seule, de déterminer la quantité d’électricité qui sera effectivement produite et distribuée.
La production réelle, exprimée en kilowattheures, dépendra notamment de l’ensoleillement, du rendement des équipements, des usages raccordés et de la présence éventuelle de batteries. Aucune information n’est disponible, à ce stade, sur la capacité de stockage envisagée. Il est donc impossible d’évaluer l’autonomie du dispositif ou sa capacité à fournir de l’électricité la nuit et pendant les interruptions du réseau conventionnel.
Compte tenu de sa puissance, la cabine ne peut pas être présentée comme une réponse au déficit électrique de l’ensemble de Bertoua. Son impact devrait rester limité à des usages communautaires de proximité, dont la nature doit encore être précisée.
Un modèle économique qui reste à documenter
Le dispositif envisagé doit intégrer un système de comptage des consommations, une gouvernance locale ainsi qu’un mécanisme de traçabilité des recettes. L’objectif est de suivre l’électricité distribuée et les revenus générés par son exploitation.
Plusieurs paramètres restent cependant inconnus : le tarif qui serait appliqué aux usagers, l’entité chargée de collecter les paiements, la destination des recettes et la prise en charge des dépenses d’entretien. Socadel n’a pas davantage précisé si elle exploiterait directement l’installation ou si sa gestion serait confiée à la mairie, à une organisation communautaire ou à un prestataire privé.
Ces informations seront déterminantes pour apprécier la viabilité du modèle. Une cabine solaire communautaire ne peut être durable que si les recettes couvrent au moins une partie de l’exploitation, de la maintenance et du renouvellement des batteries, généralement parmi les équipements les plus coûteux du dispositif.
Une réplication suspendue aux résultats du pilote
Bertoua n’en serait pas à sa première expérience avec l’énergie solaire décentralisée. La ville a déjà accueilli plusieurs programmes d’éclairage public solaire. Le projet de Socadel s’en distinguerait toutefois par la fourniture d’électricité à des usages communautaires, l’installation de compteurs et la mise en place d’un mécanisme de gestion des recettes.
L’expérimentation intervient alors que Socadel cherche à financer sa remise à niveau. Le 1er juillet 2026, l’entreprise a confié à General Bank of Cameroon un mandat visant à mobiliser 60 milliards de FCFA pour des investissements dans la production, la distribution et la commercialisation de l’électricité. Aucun élément public ne permet toutefois de rattacher la cabine de Bertoua à cette enveloppe.
À l’occasion de cette opération financière, le président du conseil d’administration de Socadel, Antoine Ntsimi, avait assuré que« les résultats devront parler plus fort que les annonces ». Le projet de Bertoua ne pourra donc être évalué qu’après la publication de son coût, de son calendrier, de ses bénéficiaires et de ses performances opérationnelles.
Son éventuelle reproduction dans d’autres localités dépendra de ces résultats. À ce stade, aucun programme national de déploiement ni objectif chiffré d’installation de nouvelles cabines n’a été annoncé.
Ludovic Amara
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