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Agbor Balla dénonce une exclusion totale des anglophones

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L’avocat et défenseur des droits de l’homme fait savoir qu’il ne s’agit pas d’un oubli, mais du reflet d’un problème plus profond et persistant.

Le président de la République, Paul Biya, a signé le 4 mai 2026 un décret concernant la transformation de la société d’électricité d’ENEO en SOCADEL, et un autre nommant les membres de son Conseil d’administration.

L’avocat Agbor Balla fait observer que dans ce Conseil d’administration ne figure aucun anglophone. Dans une publication, il rappelle que «le Cameroun s’est construit sur la rencontre de deux peuples, aujourd’hui communément appelés anglophones et francophones, historiquement connus sous le nom de Camerounais de l’Ouest et de l’Est. Cette réalité historique exige non seulement une reconnaissance, mais aussi une représentation juste et équitable au sein des institutions nationales« .

Pour Agbor Balla, «aujourd’hui, alors que le Conseil se réunit pour désigner son président et nommer son directeur et son directeur adjoint, il est encore possible de corriger ce déséquilibre. Les personnes concernées doivent agir avec un sens de l’équité, de la responsabilité et de la cohésion nationale« .

« Les anglophones ne peuvent plus être ignorés !

Le décret présidentiel d’hier, s’inscrivant dans le cadre de la restructuration du secteur de l’électricité et de la création de la SOCADEL, et nommant les membres de son conseil d’administration, soulève une question fondamentale et troublante :

Comment est-il possible qu’aucun anglophone ne soit représenté ?

Il ne s’agit pas d’un oubli, mais du reflet d’un problème plus profond et persistant.

Le Cameroun s’est construit sur la rencontre de deux peuples, aujourd’hui communément appelés anglophones et francophones, historiquement connus sous le nom de Camerounais de l’Ouest et de l’Est. Cette réalité historique exige non seulement une reconnaissance, mais aussi une représentation juste et équitable au sein des institutions nationales.

Pourtant, une fois de plus, nous sommes confrontés à l’exclusion.

Où sont nos dirigeants ?

Où sont nos élites, nos autorités traditionnelles, nos parlementaires, nos sénateurs, nos ministres ?

Où est le Premier ministre ?

Le silence face à un tel déséquilibre n’est pas de la neutralité, c’est de la complicité.

On nous dit souvent que les personnes nommées servent la nation tout entière. C’est peut-être vrai en principe. Mais en pratique, la représentation compte.

L’équité compte. L’inclusion compte.

Et lorsqu’un peuple est systématiquement absent des instances décisionnelles, cela envoie un message clair et dangereux.

Nous en avons assez qu’on nous dise que soulever ces préoccupations, c’est « se plaindre ».

Nous en avons assez qu’on attende de nous que nous restions silencieux face à l’exclusion systémique.

Si vous n’êtes pas à la table, vous êtes au menu.

Je dois le dire clairement :

Je suis profondément déçu par nos dirigeants.

Aux moments critiques, lorsque notre peuple attend d’être représenté et faire preuve de courage, nous n’obtenons que le silence.

Le leadership ne se résume pas à une position ; il s’agit de faire entendre sa voix, d’assumer ses responsabilités et de se lever quand c’est le plus important.

Aujourd’hui, alors que le Conseil se réunit pour désigner son président et nommer son directeur et son directeur adjoint, il est encore possible de corriger ce déséquilibre.

Les personnes concernées doivent agir avec un sens de l’équité, de la responsabilité et de la cohésion nationale.

C’est le moment pour les dirigeants anglophones de passer à l’action, et non de vaines paroles.

De parler. De s’engager. D’exiger la justice. Pour représenter véritablement le peuple qui leur a confié le pouvoir.

Aujourd’hui, de nombreux anglophones sont déçus, et à juste titre.

Il faut que cela change.

Nkongho Felix Agbor « Agbor Balla » »

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le gouvernement envisage de reporter le scrutin

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Le calendrier électoral camerounais pourrait une nouvelle fois être bouleversé. Selon Africa Intelligence, l’exécutif étudie actuellement le scénario d’un nouveau décalage des élections législatives et municipales, prévues en février 2027.

La revue spécialisée française Africa Intelligence, dans une publication du 17 septembre 2026, affirme que le gouvernement envisage de reporter le scrutin et qu’une contrainte liée au calendrier religieux pourrait être invoquée pour justifier ce changement. Le point avancé concerne le début du Ramadan, attendu le 8 février 2027.

Cette période coïnciderait avec la période envisagée pour la tenue du double scrutin. Pour l’heure, il ne s’agit toutefois pas d’une décision officiellement annoncée : aucune nouvelle date électorale n’a été rendue publique. L’information d’Africa Intelligence fait état d’un scénario actuellement examiné au sein de l’exécutif.

Cette éventualité intervient alors que les mandats concernés ont déjà connu des prorogations. La question du calendrier électoral reste donc ouverte à quelques mois de l’échéance annoncée. Le dossier prend également une dimension budgétaire : selon les informations rapportées par Africa Intelligence et relayées au Cameroun, l’organisation du double scrutin est estimée à près de 100 milliards de FCFA.

Le montant représente le coût annoncé pour l’organisation des élections législatives et municipales. Autre élément relevé dans les informations disponibles : le projet de loi de finances devant être examiné par le Parlement lors de la session de novembre-décembre 2026 ne comporterait, à ce stade, aucune ligne explicitement consacrée à l’organisation du double scrutin, selon certaines sources médiatiques. Cette donnée devra être confrontée aux documents budgétaires officiels lors de leur examen parlementaire.

Le cadre juridique a par ailleurs évolué en 2026. Une modification de l’article 170 du Code électoral a supprimé le plafond de 18 mois auparavant prévu pour la prorogation des mandats des conseillers municipaux. Le nouveau texte prévoit une prorogation « en cas de besoin », sans durée maximale mentionnée dans la disposition citée par les sources consultées. Cette modification intervient alors que le calendrier des prochaines municipales demeure susceptible d’être prolongé.

À ce stade, le seul élément nouveau officiellement vérifiable est donc l’existence d’un scénario de report rapporté par Africa Intelligence. Les élections législatives et municipales restent annoncées pour février 2027 tant qu’aucun acte officiel n’en modifie la date. Si le scénario venait à être confirmé, il s’agirait d’un nouvel ajustement du calendrier électoral, avec en toile de fond une échéance évaluée à près de 100 milliards de FCFA.

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États-Unis : Donald Trump durcit les sanctions contre la Russie

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Le président américain Donald Trump a promulgué, vendredi 18 septembre 2026, une nouvelle loi renforçant les sanctions contre la Russie en raison de la guerre […]

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une femme condamnée à 10 ans de prison après le meurtre de son mari policier

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une femme condamnée à 10 ans de prison après le meurtre de son mari policier
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Le tribunal de grande instance du Moungo, siégeant à Nkongsamba, a rendu le vendredi 18 septembre 2026 sa décision dans l’affaire opposant le ministère public à Mbezele Mbiti Virginie Laurette, poursuivie à la suite du décès de son époux, le gardien de la paix principal Bengono Mathurin.

La juridiction a condamné la prévenue à 10 ans d’emprisonnement ferme. Cette décision intervient au terme de la procédure judiciaire ouverte après les faits survenus le 9 mars 2026, au cours desquels le policier avait été mortellement blessé au torse par un coup de couteau. Selon les éléments exposés dans le cadre de la procédure, une altercation avait opposé les deux époux le jour des faits.

Au cours de cette dispute, Mbezele Mbiti Virginie Laurette avait utilisé un couteau de cuisine et porté un coup à Bengono Mathurin au niveau du torse. Les blessures occasionnées avaient conduit au décès du gardien de la paix principal. L’affaire avait dès lors été portée devant la juridiction compétente, appelée à examiner les circonstances du drame, les faits reprochés à la prévenue ainsi que leur qualification pénale. Le procès a permis à la juridiction de se prononcer sur la responsabilité pénale de l’accusée et sur la peine applicable.

Le contexte conjugal a également été évoqué dans le dossier. D’après les éléments rapportés, Bengono Mathurin reprochait à son épouse une infidélité présumée, des remontrances qui auraient précédé l’altercation ayant conduit au drame. Ces éléments constituent le contexte dans lequel les faits du 9 mars 2026 se sont produits, sans pour autant modifier le constat judiciaire établi à l’issue de la procédure : la mort du policier à la suite de la blessure occasionnée au cours de cette confrontation.

La décision du TGI du Moungo fixe ainsi à 10 années d’emprisonnement ferme la peine prononcée contre Mbezele Mbiti Virginie Laurette. Le dossier présente également une dimension familiale importante : la condamnée et la victime étaient les parents de deux enfants, âgés respectivement de 17 et 12 ans. Ces derniers se retrouvent désormais privés de leur père, tandis que leur mère est appelée à exécuter la peine prononcée par la juridiction.

Le jugement rendu ce vendredi constitue l’issue judiciaire de première instance de cette affaire, sous réserve des voies de recours éventuellement ouvertes aux parties.

Source : Esbi Media

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