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L’Atlético retient son souffle après la sortie inquiétante d’Alvarez

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L’Atlético retient son souffle après la sortie inquiétante d’Alvarez
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Auteur d’une prestation de haut vol face à Arsenal, Julián Álvarez a pourtant quitté la pelouse sur une note bien plus préoccupante. Touché à la cheville en fin de match, l’attaquant de l’Atlético de Madrid a semé le doute dans toute la capitale espagnole, à quelques jours d’un déplacement crucial à Londres.

Car jusqu’à cet incident, l’international argentin avait livré une copie presque parfaite. Dans ce qui ressemblait à un rendez-vous taillé pour les grands noms, l’ancien joueur de River Plate et de Manchester City a rappelé qu’il savait hausser son niveau dans les grandes soirées européennes. Omniprésent, juste techniquement et décisif dans les moments clés, il a logiquement été désigné homme du match après cette demi-finale aller de Ligue des Champions de l’UEFA.

Mais la soirée a basculé à la 77e minute. Sur un contact appuyé avec Eberechi Eze, Álvarez s’est tordu la cheville et n’a pas pu poursuivre. Une sortie prématurée qui a immédiatement glacé le banc madrilène, conscient de l’importance de son attaquant dans l’équilibre offensif.

Dans les heures qui ont suivi, la presse espagnole s’est montrée alarmiste. Entre inquiétude et prudence, les médias évoquent déjà un possible coup dur pour le match retour. L’image d’un joueur abattu au coup de sifflet final n’a fait qu’alimenter les craintes, alors que l’Atlético s’apprête à jouer sa qualification.

Face aux caméras, Diego Simeone n’a pas caché son incertitude : « Il va passer des tests, on espère que ça ne sera rien de sérieux ». Un discours mesuré, partagé par le directeur sportif Mateu Alemany, qui se veut légèrement rassurant : « On a l’impression que c’est peut-être moins grave que ça en a l’air ».

À six jours d’un match décisif à Londres, tout reste donc en suspens. Entre espoir et inquiétude, l’Atlético attend désormais le verdict médical. Et avec lui, la confirmation que son homme fort pourra répondre présent là où tout se joue.

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Pipeline Tchad-Cameroun : la SNH déprécie de 10,8 milliards sa créance sur l’achat bloqué de 10 % de Cotco

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Pipeline Tchad-Cameroun : la SNH déprécie de 10,8 milliards sa créance sur l’achat bloqué de 10 % de Cotco
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(Investir au Cameroun) – La Société nationale des hydrocarbures (SNH) a commencé à traduire dans ses comptes le risque financier lié à l’acquisition toujours inachevée de 10 % du capital de la Cameroon Oil Transportation Company (Cotco). Dans ses états financiers 2025, l’entreprise publique a déprécié de 10,765 milliards de FCFA une créance de 26,9 milliards correspondant aux sommes versées pour cette opération.

Selon le rapport du commissaire aux comptes, cette dépréciation représente 40 % du montant engagé auprès de Savannah Midstream Investment Limited (SMIL), filiale de Savannah Energy, dans le cadre de la convention signée le 19 avril 2023.

Les 26,9 milliards de FCFA correspondent aux sommes versées par la SNH pour acquérir ces titres. Mais près de trois ans après la signature de l’accord, le transfert définitif des actions n’a toujours pas été finalisé.

Le montant versé apparaît désormais dans les comptes de la société publique comme une « autre créance », assortie d’une dépréciation partielle. Cette écriture ne signifie pas que la somme est définitivement perdue. Elle traduit toutefois une incertitude accrue sur la valeur de la créance et sur les conditions dans lesquelles l’opération pourra être dénouée ou les fonds récupérés.

Une acquisition née du bras de fer entre le Tchad et Savannah Energy

La créance aujourd’hui dépréciée trouve son origine dans la bataille pour le contrôle de l’actionnariat du pipeline Tchad-Cameroun, déclenchée après l’annonce, en décembre 2022, du rachat par Savannah Energy des actifs d’ExxonMobil au Tchad et au Cameroun.

L’opération portait notamment sur les 40 % détenus par ExxonMobil dans Esso Exploration and Production Chad Inc. (EEPCI), exploitant des champs pétroliers de Doba, ainsi que sur les participations du groupe américain dans Tchad Oil Transportation Company (Totco), gestionnaire du tronçon tchadien de l’oléoduc, et dans Cotco, chargée de la section camerounaise.

N’Djamena avait immédiatement contesté cette transaction, estimant qu’elle avait été conclue en violation des accords régissant le consortium pétrolier de Doba. Les autorités tchadiennes avaient refusé de reconnaître Savannah Energy comme nouvel actionnaire des sociétés du projet avant de nationaliser les actifs concernés.

C’est dans ce contexte que la SNH a signé, le 19 avril 2023, une convention avec SMIL pour acquérir 10 % du capital de Cotco pour 44,9 millions de dollars, soit environ 26,9 milliards de FCFA.

Cette opération devait porter la participation directe de la société publique camerounaise de 5,17 % à 15,17 % et renforcer le poids du Cameroun dans la gouvernance de l’infrastructure reliant les champs pétroliers de Doba au terminal maritime de Kribi.

Mais l’accord avait rapidement suscité l’opposition des autorités tchadiennes, qui y voyaient une reconnaissance implicite des droits de Savannah Energy sur des actifs dont elles contestaient la propriété. Le différend avait conduit le Tchad à rappeler son ambassadeur au Cameroun pour consultations en avril 2023, ouvrant une crise diplomatique entre les deux pays.

Des compromis politiques sans déblocage de l’opération

Les tensions diplomatiques avaient ensuite diminué à la faveur de négociations entre Yaoundé et N’Djamena. Le Tchad considérait que Savannah Energy ne pouvait plus siéger au capital de Cotco, au motif que la société britannique ne faisait plus partie du consortium exploitant les champs de Doba.

Les deux pays avaient alors opté pour une gestion partagée de l’oléoduc. Dans la configuration soutenue par les autorités camerounaises et tchadiennes, le transfert de 20 % des actions à la partie camerounaise devait porter sa participation dans Cotco à 25,17 %, contre 5,17 % auparavant.

De son côté, N’Djamena conservait une position majoritaire à travers ses entités publiques, notamment SHT Overseas Petroleum et Tchad Petroleum Company.

Cette réorganisation n’a toutefois pas réglé le sort des actions revendiquées par Savannah Energy. Elle a donc laissé en suspens l’accord signé avec la SNH pour le rachat de 10 % du capital de Cotco.

Le blocage est désormais comptabilisé comme un risque financier. En dépréciant 40 % de la créance, la SNH reconnaît qu’une partie du montant engagé est exposée à une perte de valeur, sans pour autant considérer l’intégralité des 26,9 milliards de FCFA comme irrécouvrable.

Plusieurs scénarios pour récupérer les fonds

Le dénouement du dossier ne passe pas nécessairement par un simple remboursement. La transaction pourrait encore être finalisée si les obstacles juridiques et actionnariaux sont levés. Les parties pourraient également convenir d’un remboursement total ou partiel, d’une compensation ou d’un règlement négocié dans le cadre plus large des différends portant sur les actifs de Savannah Energy au Tchad.

En attendant, la SNH reste exposée sur les fonds avancés. La dépréciation de 10,765 milliards de FCFA constitue le premier signal comptable de l’incertitude entourant une opération présentée en 2023 comme un moyen d’accroître la présence camerounaise dans une infrastructure pétrolière stratégique.

Près de 40 % de la créance est désormais considérée comme exposée à un risque de perte de valeur dans les comptes de l’exercice 2025. L’issue du dossier dépendra de la capacité des parties à sécuriser soit le transfert effectif des titres, soit la récupération des sommes engagées.

Amina Malloum

Lire aussi :

26-04-2023-Tchad-Cameroun : à N’Djamena, Ngoh Ngoh déclare la fin de la crise diplomatique

24-04-2023 – Pipeline Tchad-Cameroun : le PCA de Cotco rejette le report du conseil d’administration sollicité par N’Djamena

21-04-2023 – Cameroun-Tchad : la bataille pour le contrôle du pipeline tourne à la crise diplomatique

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Guy Emmanuel Sabikanda remercie Paul Biya après sa nomination au conseil d’administration de la Snh

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Guy Emmanuel Sabikanda remercie Paul Biya après sa nomination au conseil d’administration de la Snh
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Le maire de ville de Kribi dans un récent post, ce vendredi 24 juillet 2026, dit toute sa gratitude au chef de l’Etat camerounais après son entrée au Conseil d’administration de la Société nationale des hydrocarbures.

Le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a nommé Guy Emmanuel Sabikanda comme membre du Conseil d’administration de la Société Nationale des Hydrocarbures (Snh) par le décret n°2026/255 du 22 juillet 2026. Il intègre la Snh en tant que représentant de la Présidence de la République (personnalité désignée directement par le chef de l’État).

Guy Emmanuel Sabikanda est une élite de la région du Sud (département de l’Océan) et occupe parallèlement les fonctions de Maire de la Ville de Kribi. Premier maire élu de la cité balnéaire, il a pris ses fonctions le 4 mars 2020, succédant au régime de la délégation du gouvernement en place depuis 2007. Il avait auparavant servi une dizaine d’années comme grand conseiller de l’exécutif de la Communauté urbaine de Kribi.

Renouvellement des instances de contrôle de la SNH, entreprise…

Ce dernier vient de manifester sa sympathie au chef de l’Etat camerounais après cette marque de confiance. «J’exprime ma profonde gratitude à Son Excellence Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, pour la haute confiance qu’il m’accorde en me nommant membre du Conseil d’administration de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH)», a posté Guy Emmanuel Sabikanda, le maire de Kribi sur son compte Facebook ce vendredi 24 juillet 2026.

Pour rappel, le même jour, un second décret (n°2026/256) a nommé Abdoulaye Yerima Bakari (le Lamido de Maroua) pour siéger également au sein du Conseil d’administration. Cette réorganisation intervient dans un contexte stratégique de renouvellement des instances de contrôle de la SNH, entreprise publique majeure qui gère le secteur pétrolier et gazier camerounais.

Ces nominations interviennent dans un contexte où la SNH demeure un acteur stratégique de l’économie camerounaise, jouant un rôle central dans la gestion des ressources pétrolières et gazières du pays, ainsi que dans le financement de nombreux projets de développement.

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Labogénie : le chiffre d’affaires chute de 31 %, le bénéfice recule à 180 millions de FCFA

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Labogénie : le chiffre d’affaires chute de 31 %, le bénéfice recule à 180 millions de FCFA
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(Investir au Cameroun) – Le Laboratoire national de génie civil (Labogénie) a enregistré un ralentissement marqué de son activité en 2025. Son chiffre d’affaires a reculé de près d’un tiers, à 3,19 milliards de FCFA, entraînant une baisse de 32,3 % du bénéfice net, qui ressort à 180 millions de FCFA.

Ces résultats ont été approuvés le 16 juin 2026 à Yaoundé, lors de la 56e session du conseil d’administration de l’entreprise publique, présidée par Simon Shey Jones Yembe.

Un an plus tôt, le Labogénie avait dégagé un bénéfice net de 266 millions de FCFA. Le recul enregistré en 2025 représente donc une diminution d’environ 86 millions de FCFA en valeur absolue.

Un chiffre d’affaires en baisse de 1,4 milliard de FCFA

Le chiffre d’affaires s’est établi à 3,188 milliards de FCFA en 2025, contre environ 4,6 milliards un an auparavant. La baisse atteint près de 31 %, soit une contraction de l’activité d’environ 1,4 milliard de FCFA en douze mois.

Cette évolution montre que l’entreprise publique a facturé moins de prestations au cours de l’exercice. Spécialisé dans les études, les contrôles et les essais techniques liés aux infrastructures et au génie civil, le Labogénie dépend notamment de la commande publique, des chantiers d’infrastructures et des prestations réalisées pour les maîtres d’ouvrage publics et privés.

Les documents publiés ne précisent cependant pas les activités à l’origine de cette baisse. Ils ne permettent pas de déterminer si le recul provient d’une diminution du nombre de contrats, d’un ralentissement des chantiers, d’une baisse des prestations facturées ou de retards dans l’exécution de certains marchés.

Une rentabilité maintenue malgré le recul de l’activité

Malgré la forte contraction du chiffre d’affaires, le Labogénie est resté bénéficiaire. Son résultat avant impôt s’est élevé à 266,7 millions de FCFA, tandis que le résultat net après impôt a atteint 180 millions de FCFA.

Le bénéfice net représente ainsi environ 5,6 % du chiffre d’affaires réalisé en 2025. Autrement dit, pour 100 FCFA de revenus générés, l’entreprise a conservé un peu plus de 5 FCFA de bénéfice après prise en compte de ses charges et de ses impôts.

Le maintien d’un résultat positif dans un contexte de baisse de l’activité suggère que l’entreprise a réussi à contenir une partie de ses charges. Les données disponibles ne permettent toutefois pas d’identifier précisément les postes de dépenses qui ont été réduits ni de mesurer l’évolution des marges opérationnelles.

Un bilan de 21,7 milliards de FCFA

Au 31 décembre 2025, le total du bilan du Labogénie s’établissait à 21,709 milliards de FCFA. Ce montant représente l’ensemble des actifs et des ressources inscrits dans les comptes de l’entreprise à la clôture de l’exercice.

Le communiqué du conseil d’administration ne fournit pas le détail de ce bilan. Il ne permet donc pas d’évaluer précisément le niveau des créances clients, des dettes, des immobilisations, de la trésorerie ou des engagements à court terme.

Cette absence de ventilation limite l’analyse de la situation financière de l’entreprise. Le bénéfice net confirme que le Labogénie est resté rentable en 2025, mais il ne suffit pas, à lui seul, à apprécier sa liquidité, son endettement ou sa capacité à financer de nouveaux investissements.

Les comptes certifiés par le commissaire aux comptes

Le conseil d’administration a approuvé les états financiers de l’exercice clos au 31 décembre 2025 et donné quitus à la direction générale pour sa gestion.

Le commissaire aux comptes a, de son côté, délivré une attestation définitive sur les états financiers. Le document indique que les comptes annuels ont été examinés conformément aux normes professionnelles en vigueur et certifiés à l’issue des travaux.

Les résultats de 2025 traduisent ainsi une situation contrastée. Le Labogénie conserve une rentabilité positive, mais la baisse de près d’un tiers de son chiffre d’affaires réduit mécaniquement sa capacité à renforcer ses résultats.

Le principal enjeu pour l’entreprise sera donc de restaurer son niveau d’activité. Le redressement passera notamment par la conquête de nouveaux marchés, l’augmentation du volume des prestations techniques et une meilleure valorisation de son expertise sur les projets d’infrastructures.

À défaut d’une reprise du chiffre d’affaires, le maintien durable de la rentabilité dépendra de la capacité du Labogénie à continuer de maîtriser ses charges, sans affaiblir ses moyens techniques ni sa capacité d’intervention.

Amina Malloum

Lire aussi :

29-01-2026 – Travaux publics : le Labogenie vise 24,8 milliards FCFA de budget en 2026, avec 1,1 milliard d’excédent

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