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Mines : la Cemac prépare un code communautaire pour renforcer la gouvernance et sécuriser les investissements

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Mines : la Cemac prépare un code communautaire pour renforcer la gouvernance et sécuriser les investissements
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(Investir au Cameroun) – La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale veut franchir une nouvelle étape dans la gouvernance de ses ressources extractives. Du 20 au 25 avril 2026, Douala a abrité une concertation régionale consacrée à la finalisation de l’avant-projet d’un Code minier communautaire applicable aux six États membres de la Cemac : Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad. Cette réunion s’inscrivait dans un processus de convergence juridique visant à doter la sous-région d’un cadre minier plus stable, plus lisible et plus attractif pour les capitaux.

Autour de la Commission de la Cemac, les travaux réunissent des experts nationaux, des parlementaires, des représentants des administrations minières, du secteur privé, de la société civile, ainsi que des institutions financières régionales, dont la Beac, la Cosumaf et la Bvmac. L’enjeu est d’intégrer les contraintes propres à chaque État tout en limitant les écarts réglementaires qui freinent la lisibilité du secteur pour les investisseurs.

Le futur dispositif communautaire vise notamment à harmoniser les législations nationales, à renforcer la transparence dans l’octroi et la gestion des titres miniers, et à améliorer la redevabilité des acteurs publics et privés. Pour la Cemac, il s’agit aussi de réduire les risques d’arbitrage réglementaire entre pays membres, dans un espace où les projets miniers nécessitent souvent des capitaux lourds, des infrastructures transfrontalières et une visibilité contractuelle de long terme.

Le processus n’est pas nouveau. Selon la Commission de la Cemac, les travaux de finalisation du Code minier communautaire s’inscrivent dans la continuité des étapes relancées en avril 2024 à Brazzaville, puis en juillet 2024 à Riaba et Malabo, avant un atelier régional de relecture et de pré-validation organisé en février 2025. Cette dynamique s’inspire également de la Vision minière africaine, adoptée par les chefs d’État de l’Union africaine en février 2009, qui promeut une exploitation transparente, équitable et optimale des ressources minérales au service d’une croissance durable.

Pour les États membres, l’enjeu dépasse la seule harmonisation juridique. Un cadre communautaire pourrait renforcer leur pouvoir de négociation face aux groupes miniers internationaux, en particulier sur les clauses fiscales, environnementales, sociales et de contenu local. Il pourrait aussi offrir une base plus cohérente pour la sécurisation des contrats existants et la structuration de nouveaux projets à l’échelle régionale.

La réforme intervient dans un contexte de sous-exploitation du potentiel minier en Afrique centrale. Au Cameroun, par exemple, les autorités ont adopté en décembre 2023 un nouveau Code minier destiné à corriger les limites du texte de 2016 et à améliorer l’attractivité du secteur. Mais, comme dans plusieurs pays de la sous-région, la transformation du potentiel géologique en recettes publiques, emplois industriels et chaînes de valeur locales reste encore limitée.

L’harmonisation communautaire pourrait également ouvrir des perspectives pour les marchés financiers régionaux. Pour les sociétés minières, un cadre réglementaire plus homogène réduirait les coûts de conformité et améliorerait la visibilité des rendements à moyen et long terme. Pour la Bvmac et les acteurs financiers, cette évolution pourrait faciliter le recours à des instruments tels que les introductions en bourse, les émissions obligataires ou les financements structurés adossés à des projets extractifs.

Mais le succès du futur Code dépendra de sa portée réelle. La Cemac devra notamment clarifier son articulation avec les codes miniers nationaux, les régimes fiscaux propres à chaque pays et les contrats déjà conclus avec les investisseurs. Sans mécanismes d’application suffisamment contraignants, l’harmonisation pourrait rester un cadre de référence plutôt qu’un véritable levier de transformation du secteur.

À l’issue des travaux de Douala, la Commission de la Cemac attend une validation technique consensuelle de l’avant-projet. Le texte devrait ensuite être transmis aux ministres des Mines des États membres, avant son examen par les instances communautaires compétentes, notamment le Conseil des ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale. À travers cette réforme, la Cemac ambitionne de poser les bases d’une gouvernance minière plus intégrée, capable de transformer le potentiel du sous-sol régional en moteur durable de croissance, de recettes publiques et d’industrialisation.

Frédéric Nonos

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Mamadou Mota critique la publication de la plainte d’Olivier Bibou Nissack sur les réseaux sociaux

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Mamadou Mota critique la publication de la plainte d’Olivier Bibou Nissack sur les réseaux sociaux
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Mamadou Mota demande au Comité national de médiation et d’arbitrage du MRC de répondre par la négative en sanction de la publication d’un problème interne au parti politique.

Mamadou Mota, ancien premier-vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), condamne la publication sur la toile de la plainte d’Olivier Bibou Nissack contre Henry Ndjoko, aussi militant du parti à Strasbourg, en France. Pour Mota, cette plainte qui est ordinaire pouvait rester interne. S’adressant au Comité national de médiation et d’arbitrage du parti de la Renaissance, il requiert de lui une action forte.

« Dans les coulisses d’un parti politique sérieux, la discipline n’est pas une option, elle est une condition de survie. Les statuts, les règlements et les instances internes existent précisément pour soustraire les débats légitimes à la fureur de la place publique. Pourtant, la prolifération récente sur les réseaux sociaux d’une plainte interne destinée au Comité national de médiation et d’arbitrage (CNMA) vient de franchir la ligne rouge de l’amateurisme politique.

Qu’un cadre formule des griefs contre un autre est le lot quotidien de toute organisation. Mais qu’une lettre, avant même d’être officiellement reçue, instruite ou débattue par le CNMA, se retrouve instantanément livrée en pâture aux algorithmes et aux commentaires des réseaux sociaux est une faute lourde. C’est la preuve qu’une partie de notre classe politique ne cherche plus la justice interne, mais le spectacle. En choisissant la tribune numérique plutôt que le secret des instances, les auteurs de cette fuite tentent une prise à témoin grossière de l’opinion publique, espérant forcer la main des juges du parti par le bruit et le buzz », écrit-il.

Mamadou Mota pense que la réponse adaptée à cette façon de faire, c’est un refus de la part du CNMA.

« Face à cette dérive, le CNMA doit impérativement acter un refus catégorique. Il en va de sa crédibilité et de sa dignité institutionnelle. Les membres du Comité ne peuvent pas, et ne doivent pas, accepter de se pencher sur un document qui a délibérément bafoué leur propre souveraineté. Instruire une plainte devenue un instrument de divertissement public et de discorde médiatique reviendrait à légitimer la culture de la fuite. Le message envoyé serait désastreux : il suffirait de poster un scandale sur Facebook pour dicter l’agenda du parti.
Comment prétendre demain gouverner un État et en sécuriser les secrets les plus sensibles quand on s’avère incapable de respecter la confidentialité d’une simple correspondance interne ? Le CNMA doit prononcer un rejet immédiat et sans appel de cette saisine pour rupture caractérisée de la confidentialité. En politique, la forme commande le fond. Céder à la mise en scène du clic, c’est signer l’acte de décès de la discipline républicaine et acter la primauté des réseaux sociaux sur les institutions du parti. Le CNMA doit fermer ce dossier avant qu’il ne finisse de consumer le peu de crédit qu’il nous reste », écrit-il.

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Coopération navale : la Russie scelle un accord stratégique d’accès portuaire avec le Cameroun et le Congo

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Moscou renforce son ancrage maritime dans le golfe de Guinée. Le Premier ministre russe, Mikhaïl Michoustine, a formellement approuvé des projets d’accords bilatéraux instaurant une […]

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Fedor Emelianenko veut affronter Francis Ngannou dans un « combat de rêve »

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Fedor Emelianenko veut affronter Francis Ngannou dans un « combat de rêve »
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Si Francis Ngannou est à la recherche d’un nouveau combat de boxe d’envergure, il peut compter sur l’intérêt d’un autre ancien champion du monde de MMA : Fedor Emelianenko.

Le Russe, aujourd’hui âgé de 50 ans, fut autrefois considéré comme le plus grand poids lourd des années 2000 ; beaucoup le considèrent même comme le plus grand poids lourd de tous les temps. Mais cela remonte à loin. Comme la plupart des combattants de MMA en fin de carrière, Fedor a prolongé son parcours un peu trop longtemps, terminant son aventure au Bellator avec un bilan de 4 victoires pour 3 défaites.

Emelianenko envisage désormais de se tourner vers la boxe, une discipline qu’il juge bien moins éprouvante pour son corps. Son adversaire idéal ? L’ancien champion poids lourd de l’UFC, Francis Ngannou.

« Si l’on parle d’un combat de rêve, je serais partant pour affronter Francis Ngannou selon les règles de la boxe », a confié Emelianenko à Ushatayka. « Je ne pourrais plus combattre en MMA, car j’ai trop de blessures, mais je tenterais bien ma chance en boxe face à lui. Ce ne sont que des réflexions à voix haute ; je n’ai jamais affirmé que des négociations étaient en cours. »

Ngannou n’a plus combattu depuis son apparition lors de l’événement MVP MMA 1, où il a expédié Phillipe Lins — un poids mi-lourd ayant pris du poids pour l’occasion — dès le premier round. Il s’agissait de sa deuxième victoire en MMA depuis son départ de l’UFC (période durant laquelle il a également essuyé deux défaites en boxe face aux stars Tyson Fury et Anthony Joshua).

Bien que Ngannou soit proche de la structure MVP et de Jake Paul, son nom n’apparaît guère dans les discussions concernant le combat de boxe organisé par Paul à Dubaï, la veille de Noël. Le Camerounais ne semble pas figurer dans les plans de Turki Alalshikh, l’homme fort de la boxe en Arabie saoudite, qui a récemment noué un partenariat avec Dana White, le grand rival de Ngannou.

Alors que les options se raréfient, un duel entre Fedor et Francis pourrait-il réellement voir le jour ?

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