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Bertoua : un contournement de 28 km pour désengorger un nœud stratégique du corridor Douala-Bangui

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Bertoua : un contournement de 28 km pour désengorger un nœud stratégique du corridor Douala-Bangui
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(Investir au Cameroun) – La ville de Bertoua se rapproche d’une solution structurelle à l’engorgement provoqué par le trafic des gros porteurs. Le 21 avril 2026, la Communauté urbaine de Bertoua a validé une étape technique relative au tracé du projet de voie de contournement de la ville. Long d’environ 28 km, l’itinéraire devrait permettre de dévier une partie du trafic lourd qui traverse actuellement le centre urbain.

Selon les premières indications techniques, le tracé partirait de Bonis, après le pont-bascule, pour contourner le cœur de Bertoua en passant notamment par les quartiers Ngaikada et Yadia, avant de rejoindre l’axe de Mandjou. Des missions techniques du ministère de l’Habitat et du Développement urbain et de la Communauté urbaine de Bertoua avaient déjà été menées sur le terrain en juin 2025 pour identifier l’itinéraire du projet.

Le projet est porté par l’État, avec le ministère de l’Habitat et du Développement urbain comme maître d’ouvrage principal. L’Agence de régulation des marchés publics a publié, le 17 mars 2026, un appel d’offres national restreint pour les études en vue de la construction de la voie de contournement de Bertoua, en procédure d’urgence. Le financement est prévu sur le Budget d’investissement public du Minhdu, exercices 2026 et suivants.

Après la validation du tracé, le dossier doit désormais avancer vers les études détaillées, préalable nécessaire à la définition du coût, du calendrier et des modalités d’exécution des travaux. En parallèle, les autorités locales ont engagé des actions de sensibilisation auprès des chefs traditionnels et des populations des zones concernées, afin de préparer la libération des emprises.

L’enjeu dépasse la seule mobilité urbaine. Bertoua est traversée par la nationale 10, l’un des axes structurants reliant le Cameroun à la République centrafricaine. Le passage régulier des camions de marchandises exerce une forte pression sur la voirie urbaine, déjà marquée par des dégradations, des ralentissements et des risques accrus d’accidents. Cameroon Tribune signalait déjà que le tronçon Ayos-Abong-Mbang-Bertoua, sur la nationale 10, faisait partie des axes préoccupants, avec une circulation importante de gros porteurs.

Pour les autorités municipales, le contournement apparaît donc comme une infrastructure prioritaire. Le maire de Bertoua, Jean Marie Dimbele Sodea, présente cette voie comme une nécessité pour la ville, pour la région de l’Est et pour la sous-région. Elle devrait permettre de décongestionner le centre urbain, de réduire les conflits entre trafic local et trafic de transit, et d’améliorer la sécurité des usagers.

Le projet revêt également une dimension sous-régionale. Le corridor Douala-Bangui constitue l’un des principaux axes d’approvisionnement de la République centrafricaine. Selon la douane camerounaise, citée par Investir au Cameroun, environ 55 milliards de FCFA de marchandises centrafricaines sont débarquées chaque année au port de Douala avant d’être acheminées vers Bangui via ce corridor.

En fluidifiant la traversée de Bertoua, la future voie de contournement pourrait donc améliorer la compétitivité logistique du corridor Cameroun-RCA. Mais son impact dépendra de plusieurs facteurs encore à clarifier : la finalisation des études, le bouclage du financement, la libération effective des emprises et le calendrier de lancement des travaux.

Fréréric Nonos

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Cameroun : une mission du FMI examine la situation macroéconomique et budgétaire

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Une mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Christine Dietrich, séjourne au Cameroun dans le cadre des consultations de l’article IV. Les échanges avec […]

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »
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Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.

Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.

« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.

Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.

Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :

« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille

Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.

Une distraction regrettable

L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.

Le clash comme programme

Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».

Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.

Qui profite du bruit ?

La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.

C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.

Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.

À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.

Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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Nouvelle aventure espagnole pour Raïssa Mbappé Etoundi

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Raïssa Mbappé Etoundi poursuit son aventure en Espagne. À 32 ans, l’attaquante camerounaise s’est engagée avec le CP Cacereño pour la saison 2026-2027, après une […]

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