Actualités locales
Renvoi au 28 mai 2026

Me Hippolyte BT MELI dresse un compte rendu de l’audience du 23 avril 2026 au cours de laquelle le MRC a demandé au Tribunal de Grande Instance du Mfoundi de se déclarer incompétent.
« Au Tribunal de Grande Instance du Mfoundi ce matin,
Affaire MRC & MOTA contre OKALA EBODE, Renvoi au 28 mai 2026 pour répliques du demandeur (Okala Ebode).
L’affaire était appelée ce jour pour les conclusions du MRC et celles de Mamadou Mota.
Celles-ci ont été produites à l’audience et communiquées spontanément au Conseil du sieur Okala Ebode qui a sollicité le report de l’affaire pour répondre.
Les conclusions de Mamadou Mota portaient sur sa demande de sursis à statuer jusqu’à ce que soit définitivement jugé le litige qui l’oppose à sieur Okala Ebode devant la chambre correctionnelle du Tribunal de Première Instance de Douala Ndokoti, au sujet de ses déclarations mensongères contenues dans son assignation en nullité des décisions prises par le CNMA-MRC.
Le CNMA-MRC est le Tribunal arbitral et de médiation du parti, ayant en application des Statuts et du Règlement intérieur, la compétence exclusive pour connaître des litiges opposant les militants, entre eux, entre eux et le parti ou organes du parti, en vertu du pacte compromissoire qui naît dès l’adhésion au parti.
Les écritures du MRC produites ce matin au Tribunal de Grande Instance du Mfoundi, quant à elles, lui demandaient de se déclarer incompétent pour deux (2) raisons.
Premièrement, l’existence du pacte compromissoire dans les statuts et règlements intérieurs d’un Tribunal arbitral, liant le sieur Okala Ebode, qui a rendu la décision attaquée, au demeurant déjà exécutée, et insusceptible de tout recours, commande une telle décision d’incompétence.
Deuxièmement, la sentence du CNMA MRC du 07 novembre 2025 ainsi attaquée en nullité devant le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi est portée devant une juridiction manifestement incompétente, en ce que ce Tribunal saisi n’est pas la Cour d’appel du siège du Tribunal Arbitral, juridiction prévue pour ce faire et visée par les dispositions de l’article 4 de la Loi nationale camerounaise n° 2003/009 du 10 juillet 2003 portant désignation des juridictions compétentes visées à l’Acte Uniforme relatif au droit de l’arbitrage et fixant leur mode de saisine.
Un cocktail d’arguments d’incompétence développés et articulés qui se fonde sur les dispositions des articles 21 du TRAITE OHADA, 13 de l’Acte Uniforme dudit traité relatif au droit de l’arbitrage, 4 de la Loi n° 2003/009 du 10 juillet 2003, 18 alinéa 1 (b) et 22 alinéa 1 (c) de la Loi n° 2006/015 du 29 décembre 2006 portant organisation judiciaire, 21 (e) des STATUTS du MRC, et 43 alinéa 5 de la Décision n° 0011/PN/MRC/09/2024 portant règlement, organisation et fonctionnement des Comités de Médiation et d’Arbitrage du MRC.
L’article 13 in fine de l’Acte Uniforme du TRAITE OHADA relatif au droit de l’arbitrage prévoit un délai maximum de 15 jours à la juridiction étatique saisie d’une demande de déclaration d’incompétence pour se prononcer.
Or la composition du Tribunal de Grande Instance du Mfoundi de ce matin n’a pas cru devoir se soumettre aux exigences de ce texte bien que son attention ait été attirée sur la question, oralement par nos soins.
Le sieur OKALA EBODE devrait répondre le 28 mai 2026, soit plus de 15 jours, et sur la demande de sursis à statuer.
Déjà le 06 février 2026, date de délivrance de son assignation en nullité de la sentence prononcée le 07 novembre contre lui par le CDMA MRC, le sieur Okala Ebode n’était d’ailleurs plus dans les délais d’un mois exigé pour les recours possibles en nullité d’une sentence arbitrale.
Se rattrapera-t-il ?
En ces temps de réajustements, de glissements et de prorogations tous azimuts ?
La partie s’annonce belle, enrichissante pour le droit et pour l’État de droit, dans un contexte politique où se révèle de plus en plus un pacte compromissoire généralisé avec la terreur qui tend à nier au MRC tout droit citoyen dans le but de le soumettre aux règles antidémocratiques.
L’opinion sera tenue informée des suites.
Pour le Collectif Sylvain SOUOP
Me Hippolyte BT MELI ».
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« je n’ai jamais eu l’intention de faire du mal à qui que ce soit »

Le gardien du FC Andorre, Jesús Owono, exprime ses plus sincères condoléances à la famille de l’attaquant décédé, Jesús de Miguel.
Un jour après le décès de l’attaquant du CD Tenerife Jesús de Miguel, Jesús Owono prend la parole pour briser le silence.
« Je n’ai jamais eu l’intention de faire du mal à qui que ce soit. C’était un terrible accident que j’aurais souhaité pouvoir empêcher. Aucun mot ne peut exprimer la douleur, la culpabilité et la tristesse que je ressens actuellement. J’adresse mes plus sincères condoléances à sa famille, à ses amis, à ses coéquipiers et à tous ceux qui l’aimaient. Le football représente énormément pour moi, mais aucun match, aucune victoire et aucune rivalité ne vaudront jamais une vie humaine. Je suis sincèrement désolé. Je porterai cette douleur avec moi pour toujours. Repose en paix », déclare-t-il.
Il faut dire qu’en Espagne, une enquête a été ouverte. Le journaliste Anthony Pla appelle toujours à la prudence pour ceux qui jettent en pâture le gardien Jesús Owono.
« Le processus suit son cours et l’ouverture d’une enquête est normale. Enquête ne signifie pas forcément condamnation. Il ne faut pas mélanger », écrit notre confrère.
Le journaliste en service à Radio Balafon Charles Douglas Ndemba, prenant la défense de Jesús Owono, refuse de faire partie de la presse qui veut faire de lui le coupable dans ce drame.
« Au football, tout est fait pour que ce genre d’accident arrive. Dans la formation des gardiens de buts, on leur dit si tu es hors de la surface de réparation, soit tu as le ballon, soit tu as le joueur. C’est connu de tous, il y a des chocs violents, ça n’a jamais gêné personne. Moi qui ai joué attaquant à un petit niveau, j’ai failli y laisser la vie plusieurs fois.
Quelle est la sanction qui est prévue quand le gardien finit par avoir plutôt le joueur ? C’est un carton rouge et on passe à autre chose. Sauf qu’ avec les réseaux sociaux, on veut faire passer Owono pour un assassin alors que lui-même est victime d’une pratique courante et que Jésus Miguel (le joueur décédé) est juste un malchanceux.
Des coups comme ceux-là, on en voit depuis des années aussi longtemps que le football existe. On va paraître cruel en disant que c’est un mal pour un bien car désormais la FIFA va prendre des mesures. Les dirigeants du football mondial doivent se pencher sur la question, les modules de formation des gardiens de but doivent intégrer une autre façon de faire », écrit le journaliste.
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