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Engrais : l’urgence de produire localement face aux tensions extérieures

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Engrais : l’urgence de produire localement face aux tensions extérieures
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«Il serait souhaitable de prendre des mesures en vue d’assurer la disponibilité d’engrais, essentielle pour notre secteur agricole », indique le Ministère des Finances dans une récente note qui traite les impacts du conflit iranien sur l’économie camerounaise. Les tensions dans cette zone stratégique du commerce mondial, avec le blocus du détroit d’Ormuz par laquelle transitent pétrole, gaz naturel liquéfié et intrants agricoles, ont immédiatement renchéri les coûts du transport maritime et accru les risques sur les marchés de l’énergie.

Cette situation affecte directement le Cameroun, dont l’agriculture reste dépendante des importations d’engrais. Selon les dernières données publiées le 1er avril 2026 par l’Institut national de la statistique, le pays a importé 227 372 tonnes d’engrais en 2025 pour une facture de 65,2 milliards de FCFA, contre 225 343 tonnes et 62,2 milliards de FCFA en 2024.

Ce poste reste déterminant pour les rendements, la compétitivité des exploitations et les revenus agricoles. Sur la période 2020-2025, la valeur moyenne annuelle des importations s’établit à 56 milliards de FCFA.

Les dépenses ont atteint 66,5 milliards en 2022 puis 71 milliards en 2023, sous l’effet de la flambée des prix de l’énergie liée à la crise ukrainienne. L’Arabie saoudite figure parmi les fournisseurs du Cameroun.

Le Moyen-Orient occupe d’ailleurs une place qui dépasse le seul marché de l’énergie. La région pèse aussi lourd dans l’industrie des engrais grâce à ses capacités gazières. Or le gaz naturel représente environ 70% du coût de production des engrais azotés, ce qui expose directement les prix à toute tension sur cette ressource.

UNE PREMIÈRE UNITÉ EN ACTIVITÉ À DOUALA

Face à cette dépendance, le Cameroun a commencé à bâtir une réponse industrielle. Le 7 mai 2025, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbaïrobé, a mis en service une unité de production d’engrais chimiques à Bonabéri, à Douala. L’infrastructure, réalisée par Hydrochem Cameroun, filiale du groupe Noutchogouin Jean Samuel, dispose d’une capacité de 120 000 tonnes par an, extensible à 150 000 tonnes.

Son coût n’a pas été rendu public. Selon le membre du gouvernement, cette unité devrait permettre au Cameroun de réduire de moitié ses importations annuelles, actuellement estimées à 300 000 tonnes.

L’INS précise pour sa part que le pays a dépensé 173,9 milliards de FCFA en importations d’engrais entre 2021 et 2023. En 2023 seulement, le Cameroun a importé 228 326 tonnes, en hausse de 76,2 %, pour une facture de 70,9 milliards de FCFA.

DES PROJETS ANNONCÉS, MAIS ENCORE SUSPENDUS À LEUR RÉALISATION

L’État affiche par ailleurs des ambitions plus larges. Le Document de programmation budgétaire et économique à moyen terme 2026-2028 fait apparaître un projet d’usine d’engrais chimiques estimé à 500 milliards de FCFA. Développée dans le cadre d’un partenariat public privé, cette unité devrait être lancée en 2028 puis mise en service en 2030.

Le ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique en assurera la maîtrise d’ouvrage. Ce projet rejoint, sur le principe et sur le montant, une annonce faite en 2024 par Fuh Calistus Gentry, ministre de l’Industrie par intérim.

Devant les députés, il avait évoqué un investissement de 500 milliards de FCFA porté par Vision Global et un partenaire américain pour la construction de deux usines à Limbé et à Yaoundé. L’objectif affiché portait sur une production annuelle de 230 000 tonnes d’ammoniac et 400 000 tonnes d’urée.

Le gaz, point de blocage majeur L’histoire industrielle des engrais au Cameroun montre cependant des lenteurs récurrentes. Depuis 2013, un préaccord commercial portant sur l’approvisionnement en gaz naturel d’une future usine à Limbé avait été signé entre la Société nationale des hydrocarbures, Ferrostaal et EurOil Limited. Mais les négociations ont stagné, freinant le projet. Son investissement est estimé à 1 250 milliards de FCFA pour une capacité annuelle de 600 000 tonnes d’ammoniac et 700 000 tonnes d’urée.

Au ministère de l’Économie, on explique que les discussions butent sur le prix du gaz, jugé non rentable, et que le dossier se trouve à la SNH. Fuh Calistus Gentry avait également cité, le 30 juin 2023 à l’Assemblée nationale, trois autres projets dans le secteur.

Deux d’entre eux concernent Vision Global, qui veut construire des usines d’engrais chimiques et organiques à Limbé et à Yaoundé avec un partenaire américain. L’entreprise prévoit d’y injecter environ 500 milliards de FCFA pour produire 230 000 tonnes d’ammoniac et 400 000 tonnes d’urée par an. Le gouvernement prépare aussi une usine à Douala.

Gaz du Cameroun, filiale locale du groupe britannique Victoria & Gas, exploitant les champs gaziers de Logbaba, a déjà donné son accord pour approvisionner cette future installation.

UNE URGENCE DEVENUE STRUCTURELLE

La crise d’Ormuz agit comme un test de résistance pour la politique agricole camerounaise. Elle montre que l’approvisionnement en engrais ne relève plus seulement d’une question de prix, mais d’un enjeu de sécurité économique. Tant que la production locale ne prendra pas une place plus importante, le pays restera exposé aux variations des marchés extérieurs, aux coûts du fret maritime et aux tensions géopolitiques qui renchérissent l’intrant au moment même où la productivité agricole en dépend le plus.

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«Bon visionnage à tous» : Ayem Nour, victime d’un chantage à la sextape, publie elle-même ses vidéos intimes

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«Bon visionnage à tous» : Ayem Nour, victime d’un chantage à la sextape, publie elle-même ses vidéos intimes
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L’ancienne candidate de «Secret Story» a fait l’objet d’une tentative d’extorsion de fonds et a été menacée de publier ses contenus privés. Elle a donc décidé de prendre les devants et de les diffuser.

Ayem Nour est victime d’un maître chanteur. Le 29 juillet dernier, l’ancienne candidate de «Secret Story» sur TF1 a révélé dans sa story Instagram qu’une personne la menaçait de diffuser des vidéos intimes la mettant en scène. En colère et ne voulant pas céder au chantage, l’influenceuse de 37 ans avait alors déclaré : «Je vais tout poster moi-même sur une plateforme privée. Personne ne va faire de l’argent sur mon dos. C’est moi qui vais en faire sur mon propre dos».

Et l’ancienne présentatrice du «Mag» sur NRJ12 de poursuivre : «Je ne vais pas vivre au rythme de ce que les gens ont décidé pour moi. Je suis forcée de prendre certaines décisions, de faire certains choix. Vous en penserez ce que vous voudrez». Elle a également fait savoir qu’elle avait l’intention de porter plainte. Chose dite, chose faite puisque la créatrice de contenus a effectivement publié elle-même les vidéos compromettantes sur des plateformes dédiées à ce genre de contenus.

Mais le maître chanteur a refait surface, en envoyant plusieurs messages privés à l’influenceuse. Des échanges que l’intéressée a partagés une nouvelle fois dans sa story sur Instagram. Voici l’un d’entre eux : «Tu peux porter toutes les plaintes que tu veux, je m’en balec’. Regarde, tu veux jouer. Je vais poster l’autre que j’ai sur toi, sale timpe (putain en argot, ndlr.). Tu as cru que je n’allais rien poster, regarde mes stories !», a écrit l’homme dont l’identité n’est pas révélée. Encore une fois, pas de quoi effrayer l’ex-animatrice.

«Il n’a pas compris lui, je crois. Ce ne sont pas des plaintes qu’on a faites contre toi. Tu vas bientôt comprendre qui je suis !», a-t-elle menacé à son tour. «Il va nous fatiguer jusqu’à quand lui… Tu ne fais plus peur à personne ici… Tu n’as pas compris quoi ? Il y a ta vidéo et bien plus encore ! Bonne nuit et bon visionnage à tous…», a-t-elle déclaré, en partageant également un lien permettant d’accéder directement aux contenus en question. Pas sûr qu’Ayem Nour était la bonne personne à faire chanter.

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Une grand-mère de 70 ans tombe enceinte dans une église

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Une grand-mère de 70 ans tombe enceinte dans une église 
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Une histoire pour le moins surprenante circule depuis quelques heures sur les réseaux sociaux. Une jeune femme affirme que sa grand-mère, âgée de 70 ans, serait tombée enceinte après s’être rendue dans une église.

L’information intrigue autant qu’elle fait réagir. Une jeune femme raconte sur les réseaux sociaux une situation concernant sa grand-mère de 70 ans, présentée comme étant tombée enceinte après son passage dans une église. La publication, rapidement relayée, suscite de nombreuses réactions.

Une histoire qui surprend les internautes

La séquence à l’origine de cette histoire a rapidement attiré l’attention sur les réseaux sociaux. La jeune fille explique que sa grand-mère serait enceinte alors qu’elle est âgée de 70 ans.

Un récit difficile à croire au premier abord. Pourtant, c’est précisément ce caractère étonnant qui a favorisé sa diffusion.

La publication ne donne cependant pas suffisamment d’éléments permettant d’établir avec certitude les circonstances de cette grossesse. Aucun compte rendu médical indépendant n’est présenté dans les sources consultées.

Que s’est-il réellement passé à l’église ?

C’est probablement la question que beaucoup se posent.

Le titre de l’affaire évoque une grossesse survenue « à l’église », mais les informations disponibles ne permettent pas de déterminer précisément ce que cette formulation signifie. S’agit-il d’une grossesse annoncée après une cérémonie religieuse ? D’un témoignage lié à une prière ? Ou d’une histoire racontée de manière volontairement sensationnelle sur les réseaux sociaux ?

Pour l’instant, difficile d’aller plus loin.

La publication à l’origine de la polémique se contente essentiellement de rapporter le témoignage de la jeune femme. Les détails permettant de vérifier les faits restent limités.

Une grossesse à 70 ans : ce que dit la médecine

Une grossesse à 70 ans serait un événement extrêmement inhabituel. La fertilité féminine diminue fortement avec l’âge et la ménopause marque généralement l’arrêt naturel de l’ovulation.

Cela ne signifie toutefois pas qu’une histoire présentée en ligne puisse être validée ou rejetée uniquement sur la base de son âge. Une grossesse peut, dans certains cas, être obtenue grâce à des techniques médicales de procréation assistée après la ménopause.

C’est justement pour cette raison qu’un diagnostic médical est indispensable avant de tirer la moindre conclusion.

Dans le cas présent, aucune information médicale vérifiable n’est fournie dans les publications consultées. Il faut donc distinguer le témoignage diffusé sur Internet d’un fait médical officiellement établi.

Les réseaux sociaux relancent le débat

L’affaire illustre une nouvelle fois la vitesse à laquelle une histoire étonnante peut se propager sur Internet.

Une simple publication suffit parfois à provoquer des milliers de réactions, surtout lorsqu’elle touche à la religion, à la grossesse ou à des événements considérés comme extraordinaires. Certains internautes parlent déjà de miracle, tandis que d’autres demandent simplement des preuves.

Entre les deux, une prudence élémentaire s’impose.

La source disponible indique elle-même que l’histoire circule sur les réseaux sociaux. Elle ne fournit pas, à ce stade, de document médical permettant de confirmer la grossesse ou d’en préciser les circonstances.

Une histoire qui reste entourée de questions

L’âge de la femme, les circonstances exactes de l’annonce et le rôle supposé de l’église restent les principales zones d’ombre de cette affaire.

Si des éléments médicaux ou un témoignage plus détaillé venaient confirmer cette histoire, ils permettraient de mieux comprendre ce qui s’est réellement passé. En attendant, la prudence reste de mise face à une information essentiellement portée par les réseaux sociaux.

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Une Sœur religieuse escroque 60 millions et s’enfuit

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Une Sœur religieuse escroque 60 millions et s’enfuit
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Une affaire qui fait beaucoup parler à Yaoundé. Plusieurs fidèles accusent une religieuse, Sœur Bibono Germaine, d’avoir collecté plus de 60 millions de FCFA avant de disparaître.

Une importante somme d’argent se retrouve au cœur d’une affaire qui agite plusieurs fidèles à Yaoundé. Sœur Bibono Germaine est accusée d’avoir récupéré plus de 60 millions de FCFA auprès de personnes qui espéraient notamment obtenir de l’aide pour des projets de voyage vers l’Europe et le Canada.

Selon les informations rapportées par CamerounWeb, les personnes concernées se seraient regroupées après avoir constaté les difficultés à obtenir des explications sur l’utilisation de leur argent. L’affaire aurait ensuite commencé à circuler sur les réseaux sociaux.

Plus de 60 millions FCFA au cœur des accusations

Le montant avancé dans cette affaire dépasse les 60 millions de FCFA. Une somme considérable, surtout pour des personnes qui auraient remis leur argent dans l’espoir de concrétiser un projet de voyage.

D’après les éléments rapportés, Sœur Bibono Germaine aurait sollicité plusieurs fidèles autour de démarches liées à des voyages vers l’étranger. L’Europe et le Canada sont notamment cités.

Mais les choses auraient rapidement pris une autre tournure.

Plusieurs personnes affirment aujourd’hui avoir versé de l’argent sans obtenir le résultat attendu. C’est à partir de là que les accusations se sont multipliées.

Des fidèles disent avoir perdu leurs économies

Pour les personnes qui se présentent comme victimes, le problème ne se limite pas au montant global. Derrière ces dizaines de millions de francs CFA, il y a des économies personnelles et, dans certains cas, de l’argent réuni pendant plusieurs années.

Une telle situation peut rapidement devenir dramatique. Quand une personne remet une importante somme à un intermédiaire en faisant confiance à sa parole, récupérer son argent devient souvent très compliqué lorsque le contact est rompu.

C’est précisément ce que dénoncent les personnes impliquées dans cette affaire.

Une religieuse au centre de l’affaire

Le fait que les accusations concernent une religieuse donne également une dimension particulière au dossier.

Dans de nombreuses communautés, les responsables religieux bénéficient d’une certaine confiance. Cette proximité peut faciliter les échanges et les collectes d’argent. Mais lorsque des accusations financières apparaissent, cette même confiance peut rendre les conséquences encore plus lourdes.

Dans cette affaire, les accusations visant Sœur Bibono Germaine restent à établir. Aucun élément présenté dans les sources consultées ne permet, à lui seul, de considérer sa culpabilité comme définitivement établie.

Les réseaux sociaux amplifient l’affaire

L’affaire a pris une nouvelle ampleur avec les publications diffusées en ligne. Le lanceur d’alerte N’zui Manto a notamment évoqué ce qu’il présente comme un « schéma », contribuant à attirer davantage l’attention sur le dossier.

Sur les réseaux sociaux, les réactions sont nombreuses. Certains internautes demandent que toute la lumière soit faite sur l’origine des fonds et leur destination. D’autres appellent simplement à attendre les éléments d’une éventuelle enquête avant de tirer des conclusions.

Ce débat n’est pas anodin. Lorsqu’une affaire implique plusieurs dizaines de millions de FCFA, les accusations publiques peuvent rapidement prendre une ampleur considérable.

Que va-t-il se passer maintenant ?

La suite de cette affaire dépendra surtout des démarches engagées par les personnes qui affirment avoir perdu leur argent. Si des plaintes ont été déposées ou le sont prochainement, les enquêteurs pourront chercher à déterminer précisément combien de personnes sont concernées, quelles sommes ont été versées et dans quelles circonstances.

La question centrale sera aussi celle de la destination des fonds. Les éventuelles preuves de paiement, échanges téléphoniques, reçus ou autres documents pourraient permettre de reconstituer les différentes transactions.

Pour l’heure, le dossier reste donc entouré de nombreuses interrogations. Le montant évoqué dépasse 60 millions de FCFA et plusieurs personnes demandent des explications sur l’argent qu’elles disent avoir remis dans le cadre de projets de voyage.

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