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Renaprov Finance lève 1,1 milliard FCFA pour la première phase de son introduction en bourse

L’établissement de microfinance Renaprov Finance a mobilisé 1,1 milliard de FCFA à l’issue de la première séquence de son appel public à l’épargne, selon des informations issues d’un communiqué diffusé par son arrangeur, Afriland Bourse & Investissement.
Ce montant correspond aux souscriptions enregistrées entre décembre 2025 et mars 2026 dans le cadre de son opération d’introduction à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC). « L’intégralité des titres souscrits lors de cette étape fera l’objet d’une admission officielle à la cote de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale, offrant ainsi aux premiers actionnaires la liquidité et la transparence garanties par le marché financier régional », souligne Afriland dans son communiqué.
Portée par un intérêt croissant des investisseurs au fil des dernières semaines, l’opération a enregistré une dynamique jugée positive. Afin de répondre aux nombreuses intentions de souscription restées insatisfaites en fin de période, Renaprov Finance a décidé, en concertation avec les autorités de régulation, d’ouvrir une ultime fenêtre de souscription de 30 jours, du 15 avril au 15 mai 2026.
« Face à un engouement exceptionnel et pour répondre aux intentions de souscription massives enregistrées en fin de période, une seconde et dernière fenêtre de 30 jours est ouverte. Elle constitue l’ultime opportunité de devenir actionnaire au prix préférentiel de 21 000 FCFA l’action. Cette phase de clôture s’adresse à quatre segments clés : les investisseurs institutionnels, le grand public, la diaspora, ainsi que les clients et les employés », précise le communiqué. La direction générale de l’établissement abonde dans le même sens : « Nous saluons la confiance des premiers investisseurs qui ont apporté 1,1 milliard de FCFA. Sur le socle de notre transformation ainsi posé, nous ouvrons cette dernière fenêtre pour transformer l’essai et bâtir, ensemble, l’avenir. »
UN FINANCEMENT ORIENTÉ VERS LE CRÉDIT
Les ressources attendues de cette levée de fonds devraient être principalement orientées vers le financement de l’activité de crédit, cœur du modèle économique de l’établissement. Selon les éléments communiqués par les équipes de placement et confirmés par des sources proches du dossier, ces apports permettront de renforcer les fonds propres afin d’accompagner la montée en puissance du portefeuille et de soutenir la rentabilité.
Dans sa configuration globale, l’opération repose sur l’émission de 400 000 actions nouvelles dématérialisées, accessibles aux investisseurs de la zone CEMAC. La centralisation est assurée par Afriland Bourse & Investissement, chef de file d’un syndicat composé de BEM Securities, FedHen Capital, Horus Capital et Contacter Capital. Le prix de souscription, fixé à 21 000 FCFA, résulte d’une valorisation fondée sur plusieurs méthodes d’évaluation, ajustée par une décote limitée afin de préserver l’attractivité de l’offre. En cas de déséquilibre entre l’offre et la demande, des mécanismes d’ajustement sont prévus, allant de l’augmentation de l’enveloppe à une réduction proportionnelle des allocations.
UNE TRAJECTOIRE ANCRÉE DANS LA MICROFINANCE
Créée en 1996, Renaprov Finance s’est progressivement structurée autour du financement des acteurs du secteur informel. L’établissement, qui dispose aujourd’hui de 28 agences, collecte l’épargne et distribue des crédits à une clientèle composée de commerçants, d’artisans et de petites entreprises. Son capital demeure majoritairement détenu par son fondateur, Emmanuel Noël Bissai, qui contrôle plus de 80 % des parts, aux côtés d’un noyau restreint d’actionnaires.
Sur le plan financier, l’institution affiche une progression globale de ses performances au cours des dernières années, malgré un léger repli récent. Elle a ainsi enregistré un bénéfice net de 605 millions de FCFA en 2023, puis de 528 millions en 2024, dans un contexte marqué par une politique de distribution de dividendes suivie d’un renforcement des réserves.
Les fonds propres ont atteint près de 5,9 milliards de FCFA en 2025, soutenus notamment par des apports en numéraire et l’accumulation de résultats non distribués. Dans ce contexte, l’introduction en bourse en cours vise à élargir davantage cette base financière tout en ouvrant le capital à de nouveaux investisseurs, alors que les établissements de microfinance cherchent à diversifier leurs sources de financement au-delà des circuits traditionnels
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LUTHER NDOLA : « Solar Connect Africa veut renforcer le transfert de compétences dans l’assemblage des équipements »

Comment le Solar Connect Africa compte-t-il stimuler l’innovation, créer des opportunités d’affaires et rapprocher les acteurs pour développer le marché du solaire et du stockage d’énergie ?
Solar Connect Africa part d’un constat simple : les solutions existent, mais elles doivent être mieux connectées aux besoins des populations et des entreprises. Du 11 au 13 novembre 2026 à Yaoundé, le salon réunira plus de 100 exposants, 1 500 visiteurs professionnels et un large public composé de ménages, PME, grandes entreprises, industriels, investisseurs, collectivités territoriales et administrations publiques.
Un dispositif spécifique de mobilisation des visiteurs permettra d’atteindre chaque catégorie de public à travers les médias, les réseaux professionnels, les organisations sectorielles et les relais institutionnels. Merci à la CVUC et à la CCIMA pour leur soutien institutionnel, essentiel à cette mobilisation. Afin de renforcer la dimension matchmaking de l’événement, un programme structuré de rencontres B2C, B2B et B2G transformera la présence d’un public pertinent en opportunités concrètes.
Les exposants pourront présenter des solutions adaptées en matière de solaire, de stockage intelligent, de mobilité électrique et de chauffage écologique. Les porteurs de projets rencontreront des partenaires, des clients et des investisseurs capables de faire avancer leurs initiatives. Les conférences et ateliers renforceront aussi les compétences des techniciens, des entreprises et des décideurs. Notre ambition est claire : transformer chaque rencontre en partenariat, chaque projet en investissement et chaque innovation en solution utile contre la pauvreté énergétique.
Vous identifiez le coût élevé des équipements et l’accès limité au financement parmi les principaux obstacles au développement du marché. Quelles solutions de financement seront concrètement mises sur la table durant cette édition pour les PME, les collectivités et les projets solaires ruraux camerounais ?
Le financement sera au cœur de cette édition : un projet utile ne doit plus rester bloqué faute de ressources. Du 11 au 13 novembre 2026 à Yaoundé, Solar Connect Africa mettra en relation les PME, les collectivités et les porteurs de projets ruraux avec les banques, les investisseurs et les partenaires au développement. Les discussions porteront sur des solutions concrètes : prêts verts, garanties, crédit bail, paiement à l’usage et partenariats public-privé.
Les séances plénières permettront d’identifier les conditions nécessaires pour rendre les projets solaires crédibles, bancables et finançables. Comme exemple, le FEICOM interviendra sur les plateaux de discussion afin d’enrichir les échanges sur les mécanismes de financement accessibles aux collectivités territoriales décentralisées et sur les conditions de réalisation de projets solaires bancables. Les collectivités pourront ainsi structurer des projets d’éclairage public, de pompage d’eau, d’électrification des écoles et des centres de santé.
Les PME et les opérateurs ruraux pourront présenter leurs besoins, rencontrer des financeurs et construire des partenariats adaptés à leur capacité de remboursement. Nous invitons les institutions financières qui proposent déjà ces outils ou souhaitent investir dans le solaire à participer activement au salon. Ensemble, nous devons créer une dynamique performante et durable, capable de transformer les besoins énergétiques du terrain en investissements et en réalisations concrètes.
Qu’est-ce que l’agrivoltaïque, quels projets concrets sont prévus au Cameroun et une collaboration avec le ministère de l’Agriculture est-elle envisagée pour développer ces projets dans le secteur agricole ?
L’agrivoltaïque consiste à produire de l’électricité solaire au-dessus ou à proximité des cultures, tout en continuant à exploiter les terres agricoles. Les panneaux peuvent réduire l’évaporation de l’eau et alimenter l’irrigation, le pompage, le stockage et la transformation des récoltes. Au Cameroun, les projets concernés peuvent viser les périmètres maraîchers, les coopératives, les stations de pompage, les fermes d’élevage et les unités rurales de conservation et de transformation.
L’objectif est concret : réduire les coûts d’énergie, améliorer la production et limiter les pertes après récolte. Une collaboration avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural est envisagée pour identifier les sites adaptés, accompagner les producteurs et développer des projets pilotes. Nous invitons tous les acteurs de l’agriculture et de l’élevage — collectivités, exploitants individuels, coopératives, entreprises et techniciens — à participer au forum en présentant leurs expériences et les difficultés énergétiques rencontrées au quotidien.
Les rencontres B2C, B2B et B2G permettront de mettre directement en relation les producteurs, les fournisseurs de solutions, les investisseurs, les collectivités et les administrations. Cette thématique sera approfondie avec des experts lors d’une séance plénière le 13 novembre 2026. Venez avec vos réussites, vos besoins et vos contraintes : c’est à partir des réalités du terrain que nous construirons des solutions solaires utiles, accessibles et réplicables.
Au-delà de l’installation de panneaux importés, comment comptez-vous développer une véritable filière solaire locale au Cameroun, notamment dans l’assemblage, la maintenance, le stockage et le transfert de compétences, et quels résultats concrets attendez-vous des partenaires de Solar Connect Africa ?
Notre ambition est de transformer le potentiel considérable de la demande solaire au Cameroun en une véritable filière industrielle, professionnelle et durable. Le volume du marché est important : ménages, entreprises, collectivités, industries, agriculture et sites isolés ont besoin de solutions fiables, abordables et adaptées. Pour y parvenir, nous devons développer l’assemblage local, la maintenance, le stockage, la formation et le transfert de compétences, tout en maîtrisant les coûts pour rendre les équipements accessibles. Il est également essentiel de définir et d’appliquer des normes claires sur la qualité des matériels, l’installation, la sécurité, la performance des batteries et le service après-vente.
Une session plénière sera consacrée à l’emploi des femmes et des jeunes, afin d’identifier des actions concrètes et évolutives pour créer des emplois de qualité sur toute la chaîne de valeur, au Cameroun et dans la région. Nous remercions le MINEFOP et le MINRESI pour leur appui institutionnel à cette démarche. Nous saluons aussi le travail intense mené par le MINEE, parrain de Solar Connect Africa, ainsi que par l’ARSEL, pour encadrer le secteur solaire et contribuer à son évolution vers une filière industrielle et professionnelle. Avec plus de 100 exposants et 1 500 visiteurs professionnels, le salon doit permettre de conclure des partenariats, de lancer des projets d’assemblage pourquoi pas ? et de structurer des programmes de formation et de maintenance. Notre objectif est clair : faire du solaire un secteur créateur d’emplois, générateur de valeur locale et capable de répondre durablement aux besoins énergétiques du Cameroun.
Interview réalisée par Fabrice BELOKO
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Moulvoudaye: deux sœurs tuées par la foudre

Soumaïda et Ngonaï, deux sœurs jumelles , ont perdu la vie dans le village Goumlaye, arrondissement de Moulvoudaye, département du Mayo-Kani, ce 22 septembre 2026. Les deux adolescentes de 18 ans ont été fauchées par une foudre qui les a coincées au champ, les obligeant à s’abriter sous un arbre, faute de mieux.
Selon des sources concordantes sur les réseaux sociaux, l’orage n’a pas donné le temps à ces filles allées travailler au champ, de s’échapper. Les habitations étant éloignées du champ, Soumaïda et Ngonaï, ignorant le danger que représente l’abri sous un arbre en peine averse, se sont livrées au premier coin pouvant leur permettre d’échapper à la pluie. Mal leur en a pris. La différence de potentiel de la décharge électrique que reçoit l’arbre de la foudre, entre les membres d’un humain, debout auprès de l’arbre, est de nature à anéantir toute vie. Ces deux élèves du lycée technique de Moulvoudaye ne le savaient pas. Elles ne retourneront plus jamais à l’école
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Positionnement: L’ancien préfet Jean Marie Tchakui rejoint le MRC

« Je partage entièrement la vision du MRC pour le Cameroun ». Jean Marie Tchakui Noundie ne fait pas que le clamer. L’administrateur civil à la retraite l’a manifesté en prenant sa carte à l’unité de Batchieu, dans l’arrondissement de Babouantou, département du Haut-Nkam, région de l’Ouest. Ce depuis 2023, après avoir pris sa retraite en 2022. Mais ce n’est que cette semaine que l’ancien sous-préfet de Douala 1er et Douala 5ème a officiellement déclaré cet engagement au sein du « train de la Renaissance » du Cameroun conduit par le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc).
Evacuer les suspicions
Dans une vidéo en circulation sur les réseaux sociaux, l’homme se présente aux « amis politiques », comme on s’appelle au Mrc, explique son engagement. Mais il faut au préalable à l’ancien haut fonctionnaire rassurer les militants de ce parti contre lequel se bat le ministre de l’Administration territoriale (Minat) depuis une quinzaine d’années, et avec plus de vigueur depuis 2025, quand Maurice Kamto, son ancien président, a fait douter Paul Biya à la présidentielle. Et c’est par son histoire que Jean Marie Tchakui commence son exposé. « Au sortir de Douala 5ème, il était question que je passe préfet, ça ne s’est pas fait. Je suis devenu du coup un problème entre les mains de ces gens-là. On me dit d’attendre qu’un poste se dégage. Entre temps, on me mute à Douala 1er ; il y a eu un jeu de chaises musicales : celui qui était à Douala 1er a été muté à Douala 5ème et on m’a muté à Douala 1er », raconte-t-il. Donnant l’impression d’un frustré qui, dépité, a rejoint l’opposition une fois libéré des contraintes administratives. Faux !, dément-il : « l’autorité administrative a ses convictions, et ceux qui m’ont connu ou côtoyé à Douala peuvent témoigner que j’ai toujours été une autorité administrative intègre. J’ai géré les élections dans la métropole économique du Cameroun, je n’ai jamais fait comme ça sur les résultats, et les gens peuvent témoigner (SIC). J’ai toujours veillé à ce que les résultats sortis des urnes soient respectés», assure-t-il, sous des applaudissements nourris des militants. « Quand j’étais sous-préfet dans le délicat département du Koupé-Manegouba, et c’est dans le Noso, quand on me demandait de faire certaines choses, je regardais mon supérieur, je lui disais, ‘’l’autre-ci, je ne peux pas faire’’», confie-t-il.
Engagé depuis 2023
Et d’ailleurs, « quand j’ai pris ma retraite en 2022, dès 2023, j’ai pris ma carte du MRC…Je le dis afin que nul n’e l’ignore ; parce que certains pensent que quand on est haut fonctionnaire, on est compromis avec ces gens-là», souligne-t-il. Pour contrarier d’éventuels sceptiques. L’homme a un autre argument de poids : « regardez comment je suis debout. Vous croyez que si j’étais avec eux, à mon âge, on m’aurait éjecté du système ?», demande-t-il. Argument convaincant pour beaucoup, dans un système de gérontocratie régnante. Le gouvernement actuel est en poste depuis le 4 janvier 2019, et malgré des décès au sein de l’équipe, il n’y a pas eu remaniement, malgré des annonces faites par le président Paul Biya lui-même.
Alors, passé ce moment de justification et de garanties, Jean Marie Tchakui Noundie propose son offre pour son nouveau parti. « Je suis au MRC pour donner le meilleur de moi-même. Dès janvier, je vais mettre sur pied avec le communal et le départemental un certain nombre de séminaires de formation », annonce-t-il. « Nous tendons vers les élections, et le Code électoral prévoit un certain nombre de commissions qui fonctionnent pendant la période pré-électorale et pendant les opérations électorales proprement dites. Il s’agit, pour ce qui est de la période électorale, de la commission locale de vote, de la commission communale de supervision, de la commission départementale de supervision, où nous avons des représentants. Ce sont eux qui font les résultats », rappelle-t-il. Alors « dans les prochaines semaines, nous allons mettre sur pieds des séminaires de formation pour renforcer les capacités de nos représentants afin qu’ils soient outillés pour nos ramener les résultats sorties des urnes, pour que le MRC puisse changer le visage du Cameroun», conclut-il.
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