Actualités locales
Promote 2026 : Afriland First Bank renouvelle son alliance avec la Fondation Interprogress

(Investir au Cameroun) – Afriland First Bank et la Fondation Interprogress ont renouvelé, le 15 avril 2026, leur partenariat en vue de la 10e édition du Salon international de l’entreprise, de la PME et du partenariat (Promote), prévue du 12 au 21 juin 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé. Derrière cette reconduction, les deux partenaires mettent surtout en avant un appui renforcé aux petites et moyennes entreprises.
La principale annonce porte sur la prise en charge intégrale de la participation de 40 PME au salon. Afriland First Bank prévoit aussi une réduction de 30 à 35 % des coûts de participation pour les entreprises en relation avec elle. À cela s’ajoute un accompagnement commercial destiné à ses clients exposants, à travers du conseil, de la mise en réseau et un appui en visibilité.
À travers ce dispositif, la banque veut faire de la présence des PME à Promote un outil de prospection et de développement, au-delà de la simple exposition institutionnelle.
Pour la Fondation Interprogress, ce partenariat s’inscrit dans une volonté de repositionner Promote comme un espace davantage orienté vers les affaires. L’enjeu est de rapprocher, dans un même cadre, exposition, financement, opportunités commerciales et accompagnement, dans un contexte où les PME continuent de faire face à des difficultés d’accès au financement, au marché et à des outils de structuration.
Pierre Zumbach, haut conseiller attaché à la présidence de la Fondation Interprogress, voit dans cette nouvelle étape un tournant pour l’événement. Il rappelle qu’Afriland First Bank figurait déjà parmi les partenaires majeurs des éditions 2022 et 2024. Selon lui, le salon doit continuer à jouer un rôle de plateforme de rencontres économiques au service des entreprises camerounaises.
Du côté d’Afriland First Bank, la reconduction de l’accord s’inscrit dans une vision plus large du rôle de la banque dans le développement du tissu productif. Son directeur général, Célestin Guela Simo, défend l’idée d’un établissement financier plus présent dans l’accompagnement des entreprises, notamment dans leurs projets de croissance et de partenariat.
L’édition 2026 revêt en outre une portée particulière pour la banque. Elle coïncide avec les 25 ans de Promote et les 40 ans d’existence d’Afriland First Bank. L’établissement y voit une occasion de mettre en avant sa stratégie de long terme, portée notamment par son plan « Afriland Horizon 2030 », centré sur l’accompagnement de champions économiques africains.
Pour Promote, l’enjeu dépasse désormais l’organisation d’un grand rendez-vous économique à forte visibilité. Le salon veut démontrer sa capacité à produire des résultats plus concrets pour les entreprises participantes, en particulier les PME. En finançant directement une partie d’entre elles et en réduisant certaines barrières d’accès à l’exposition, Afriland First Bank donne à ce partenariat une portée plus opérationnelle.
Reste à savoir si cette ambition produira des effets tangibles pour les entreprises concernées. Pour Promote 2026, la question n’est plus seulement d’attirer exposants et visiteurs. Elle est aussi de montrer qu’un salon économique peut déboucher sur des contrats, des opportunités commerciales et un accès plus fluide au financement pour des PME en quête de croissance.
Baudouin Enama
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Qualification de la Colombe du Sud : François Bille rend hommage aux ancêtres
La Colombe du Sud a validé son billet pour le deuxième tour de la Ligue des champions de la CAF au terme d’une rencontre particulièrement […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Cameroun : une mission du FMI examine la situation macroéconomique et budgétaire
Une mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Christine Dietrich, séjourne au Cameroun dans le cadre des consultations de l’article IV. Les échanges avec […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.
Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.
« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.
Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.
Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :
« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille
Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.
Une distraction regrettable
L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.
Le clash comme programme
Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».
Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.
Qui profite du bruit ?
La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.
C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.
Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.
À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.
Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.
Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales6 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














