Qui aurait parié sur un tel scénario après seulement quatre minutes de jeu ? Mené très tôt au Balaídos, Levante a finalement trouvé les ressources pour faire tomber le Celta Vigo au terme d’un match complètement fou. Une victoire qui change beaucoup de choses dans la lutte pour le maintien.
Levante arrache trois points précieux dans la course au maintien
Le suspense devient presque irrespirable en bas du classement de la Liga. Chaque journée redistribue les cartes. Et cette fois, c’est qui réalise l’une des meilleures opérations de cette 36e journée.
Quelques jours après son succès contre , le club valencien s’est imposé sur la pelouse du (2-3). Un résultat loin d’être anodin quand on connaît la pression qui entoure cette fin de saison.
Pourtant, le contexte n’avait rien de rassurant avant le coup d’envoi. L’entraîneur Luis Castro avait choisi de laisser l’attaquant camerounais sur le banc. Un choix surprenant pour certains supporters, surtout après les dernières prestations encourageantes du joueur.
Le Celta Vigo frappe vite, Levante vacille
Au stade Balaídos, le début de rencontre ressemble rapidement à un cauchemar pour les visiteurs. Le Celta, déjà assuré de disputer une compétition européenne la saison prochaine, joue sans véritable pression. Et cela se voit.
Dès la 4e minute, Ferran Jutgla profite d’un espace pour ouvrir le score. Une action rapide, presque brutale. Levante encaisse le coup de plein fouet.
Ce qui frappe surtout, c’est la réaction du Celta après ce premier but. Les locaux continuent de pousser, avec cette envie évidente de sécuriser leur sixième place au classement. À deux journées de la fin, chaque position compte encore. Même pour les équipes déjà européennes.
Levante, lui, avance avec l’urgence des clubs qui regardent derrière eux. Et parfois, cette peur du vide pousse à se dépasser.
Kervin Arriaga relance totalement le match
Longtemps bousculés dans l’entrejeu, les hommes de Luis Castro finissent tout de même par réagir avant la pause. Une réaction presque vitale.
À la 43e minute, Kervin Arriaga remet les deux équipes à égalité. Un but important psychologiquement. Très important même. Dans ce genre de rencontre, revenir avant la mi-temps change souvent toute la dynamique.
À partir de cet instant, le match devient beaucoup plus ouvert. Les duels se multiplient. Les espaces aussi. On sent alors que cette rencontre peut basculer des deux côtés.
Et honnêtement, c’est là que Levante montre un autre visage. Plus agressif. Plus libéré.
Ferran Jutgla pense offrir la victoire au Celta
Le retour des vestiaires est pourtant cruel pour Levante.
À la 48e minute, Ferran Jutgla s’offre un doublé après une erreur défensive évitable. L’attaquant du Celta gagne son face-à-face avec Ryan et redonne l’avantage aux siens. Balaídos exulte. À ce moment précis, beaucoup imaginent que le plus dur est fait pour les Galiciens.
Mais le football espagnol réserve souvent des scénarios complètement imprévisibles. Surtout en fin de saison.
Levante n’avait plus vraiment le choix. Perdre signifiait replonger dangereusement dans la zone rouge. Alors les visiteurs se sont jetés vers l’avant avec une forme de désespoir maîtrisé.
Une attitude risquée, certes. Mais parfois, survivre passe par là.
Adrian De La Fuente et Brugue font chavirer Balaídos
Le tournant du match arrive à l’heure de jeu.
D’abord avec Adrian De La Fuente, qui remet les deux équipes à égalité à la 57e minute. Le but refroidit brutalement le stade. Puis six minutes plus tard, Brugue surgit pour inscrire le troisième but de Levante.
En quelques minutes, tout bascule.
Le Celta, pourtant dominateur par séquences, perd complètement le contrôle émotionnel de la rencontre. Levante, au contraire, joue chaque ballon comme s’il s’agissait du dernier de sa saison.
Karl Etta Eyong, lui, n’est finalement pas entré en jeu. Resté sur le banc durant toute la rencontre, l’international camerounais a tout de même assisté à une victoire capitale de ses coéquipiers.
Karl Etta Eyong et Levante sortent provisoirement de la zone rouge
Avec ce succès, remonte provisoirement à la 16e place avec 39 points. Rien n’est encore joué, loin de là. Deux journées restent à disputer et l’écart demeure fragile.
Mais psychologiquement, cette victoire pèse lourd. Très lourd même.
Contrairement à certaines équipes du bas de tableau qui semblent paralysées par la pression, Levante donne l’impression de croire encore à son maintien. Et dans ce sprint final, la dimension mentale devient parfois plus importante que le jeu lui-même.
Le calendrier qui arrive promet encore quelques soirées tendues du côté des supporters valencians. Pourtant, après un tel retournement à Balaídos, difficile de ne pas imaginer Levante capable d’aller chercher son maintien jusqu’au bout.