Certains joueurs vieillissent, d’autres s’affûtent. Vincent Aboubakar appartient clairement à la deuxième catégorie. L’attaquant camerounais a encore trouvé le chemin des filets lors de la victoire trois buts à un de Neftçi Baku sur la pelouse de Sumqayıt FK, dans le cadre du championnat de première division azerbaïdjanaise. Un but de plus, une victoire de plus, et une évidence qui se confirme semaine après semaine.
Un instinct qui ne s’éteint pas
Il y a des choses qu’on ne peut pas vraiment s’expliquer chez certains attaquants. Cette capacité à être là, au bon endroit, au bon moment, même quand le match ne leur sourit pas forcément sur l’ensemble des 90 minutes. Aboubakar a ça en lui depuis longtemps, et manifestement, ça ne s’use pas.
Dans une rencontre globalement bien contrôlée par Neftçi Baku, il a su surgir quand son équipe en avait besoin. Pas besoin de fioritures ni de grands discours. Un but, bien senti, bien exécuté, et l’affaire est pliée. C’est la signature d’un avant-centre qui sait exactement ce qu’on attend de lui.
Neuf buts et une passe décisive, la saison parle pour lui
Les chiffres finissent toujours par raconter quelque chose. Avec cette nouvelle réalisation, Aboubakar porte son compteur personnel à 9 buts et 1 passe décisive pour la saison en cours. Ce n’est pas un feu de paille, c’est une constance tranquille, celle d’un joueur qui s’est installé dans son rôle de leader offensif et qui assume cette responsabilité sans se cacher.
Dans un championnat où tout le monde ne le connaît pas encore à sa juste valeur, il prend un malin plaisir à rappeler à ceux qui douteraient qu’il reste un attaquant capable de faire basculer un match à lui seul.
L’homme fort d’un championnat qui le redécouvre
À mesure que la saison avance, le Camerounais s’impose naturellement comme l’une des références offensives du championnat azerbaïdjanais. Ce n’est pas le cadre le plus médiatisé du football européen, certes, mais Aboubakar n’a jamais eu besoin des projecteurs pour performer. Il a toujours eu cette faculté de trouver ses marques rapidement, quel que soit le contexte.
Et dans le dispositif de Neftçi Baku, il est bien plus qu’un nom sur une feuille de match. Il est le joueur autour duquel l’équipe construit ses intentions offensives, celui qu’on cherche dans les moments qui comptent.
Un Lion qui rugit encore
On aurait pu croire que la page internationale et les grandes scènes européennes étaient derrière lui. Mais Aboubakar continue de prouver, but après but, que son instinct de finisseur est intact. À Bakou comme ailleurs, il reste ce qu’il a toujours été, un attaquant qui fait peur, qui décide, et qui gagne des matchs.
La suite de la saison dira jusqu’où Neftçi Baku peut aller. Mais une chose semble déjà acquise, tant que Vincent Aboubakar sera en forme, l’équipe aura toujours une longueur d’avance.






