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Le FMI voit un Cameroun moins dépendant du pétrole, à condition que les mines et les réformes suivent

(Investir au Cameroun) – Le Fonds monétaire international (FMI) estime que le Cameroun pourrait retrouver une croissance plus soutenue à moyen terme, mais à une condition claire : que la diversification de l’économie, notamment par les mines, se concrétise réellement et que les réformes annoncées soient menées jusqu’au bout.
Dans sa communication de fin de mission au titre de l’Article IV 2026, l’institution prévoit une progression du PIB de 3,1 % en 2025, puis de 3,3 % en 2026, avant une remontée graduelle jusqu’à 4,6 % en 2031. Cette amélioration reposerait sur la montée en puissance de l’activité minière, un investissement public plus soutenu et une réduction progressive de certains goulets d’étranglement, en particulier dans l’énergie.
Le message du FMI est sans ambiguïté : le pétrole ne peut plus, à lui seul, tirer durablement la croissance camerounaise. Déjà, lors de la huitième revue du programme en juillet 2025, le Fonds soulignait la nécessité d’accroître les recettes non pétrolières, de réduire les vulnérabilités du secteur financier et de corriger les faiblesses persistantes en matière de gouvernance, de gestion publique et de lutte contre la corruption.
Sur ce point, la diversification commence à prendre une forme plus tangible. Coface relève que l’exploitation du minerai de fer a démarré début 2025 à Grand Zambi, dans l’arrondissement de Bipindi, avec de premières exportations attendues au second semestre. Le même assureur-crédit indique que l’exploitation de la bauxite à Minim Martap doit commencer en 2026.
Depuis, les autorités camerounaises ont signalé de nouveaux développements. Le ministère des Mines a indiqué que plusieurs conteneurs de minerai enrichi de Grand Zambi avaient été exportés pour analyse à partir du 17 janvier 2026. Le projet industriel de Minim-Martap, lui, a été officiellement lancé le 22 mars 2026. Autrement dit, le scénario d’une croissance moins dépendante du brut n’est plus seulement annoncé : il commence à s’appuyer sur des projets entrés en phase de démarrage ou de mise en chantier.
Le FMI ajoute que la reprise attendue en 2026 serait également soutenue par un niveau plus élevé d’investissement public. Dans le même temps, la Banque africaine de développement a approuvé un prêt de 309,93 millions d’euros pour financer la première phase du Programme de désenclavement et de connectivité des bassins économiques transfrontaliers dans la région de l’Est, une zone appelée à jouer un rôle plus important dans la nouvelle géographie productive du pays.
Un relais minier encore sous contrainte
Ce scénario repose toutefois sur une hypothèse centrale : que le secteur minier puisse progressivement compenser le déclin du pétrole et soutenir l’activité. Or, cette bascule ne dépend pas uniquement de l’entrée en production de quelques projets.
Elle suppose aussi des infrastructures capables de suivre : routes, logistique, voies ferrées, capacités portuaires, approvisionnement énergétique. Sans évacuation fluide des minerais, sans énergie stable et sans exécution rapide des investissements publics, le relais minier pourrait rester en deçà des attentes.
La trajectoire demeure par ailleurs exposée à plusieurs fragilités. Dans sa mission 2026, le FMI note un affaiblissement de la position extérieure du Cameroun en 2025, avec un déficit courant attendu à 3,9 % du PIB, contre 3,3 % en 2024, en partie sous l’effet du recul des exportations pétrolières.
Le Fonds insiste aussi sur la persistance de risques élevés : volatilité des cours des matières premières, durcissement des conditions financières internationales, recul de l’aide extérieure, mais aussi contraintes sécuritaires et climatiques. En somme, la diversification progresse, mais dans un environnement encore instable.
Un optimisme soumis aux réformes
Le FMI conditionne ainsi son scénario favorable à une exécution rigoureuse des réformes. L’institution appelle à poursuivre l’assainissement budgétaire, à renforcer le contrôle de la dépense, à éviter les engagements hors budget, à améliorer la mobilisation des recettes non pétrolières, à opérationnaliser le compte unique du Trésor et à approfondir le marché régional de la dette.
Elle met également l’accent sur l’accès au financement, la planification et l’exécution des investissements publics, ainsi que sur la mise en œuvre durable des recommandations issues de l’évaluation de gouvernance de 2023.
La suite de la relation avec le Fonds reste, elle, moins lisible. Le calendrier du conseil d’administration du FMI montre que la consultation 2026 au titre de l’Article IV pour le Cameroun a bien été inscrite à l’ordre du jour du 25 mars 2026. En revanche, aucune communication publique ne confirme, à ce stade, l’ouverture d’un nouveau programme pour la période 2026-2029.
Quant au Post-Financing Assessment (PFA), le mécanisme existe, mais son déclenchement dépend de conditions précises, notamment en l’absence d’un programme successeur ou d’un autre cadre d’engagement approuvé dans des délais rapprochés.
Au final, le FMI dessine pour le Cameroun une perspective de croissance plus favorable, mais encore largement conditionnelle. Le pays peut espérer réduire sa dépendance au pétrole grâce aux mines, à l’énergie et à l’investissement public. Mais cette trajectoire ne se confirmera que si les projets miniers passent réellement du lancement à la production, et si les réformes avancent au même rythme que les ambitions affichées.
Les premières expéditions de Grand Zambi et la montée en régime attendue de Minim Martap constitueront, à cet égard, des tests décisifs pour mesurer la solidité de cette promesse de diversification.
Idriss Linge
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Cameroun : Sara TIMB rend hommage au député Samuel Moth

Après une consécration à l’Ambassade des États-Unis au Cameroun à travers le Prix 35 Under 35 Cameroon Excellence Youths Awards, Sara TIMB, poétesse camerounaise multi récompensée, doctorante en biotechnologies végétales, entrepreneure sociale et digne fille Banen (Indikbiakat ) au rayonnement international, s’est offert un moment fort avec celui qu’elle appelle affectueusement « Papa » : l’honorable Samuel Moth, élite de la communauté Banen, dont le parcours, l’attachement à sa terre, l’engagement pour sa communauté et la générosité ont marqué son regard.
Au-delà du festin d’honneur qu’il lui a réservé, du Mùtún, ce pagne traditionnel Banen dont il l’a personnellement revêtue. Et du soutien qu’il lui a spontanément apporté, c’est, en filigrane, le portrait d’un grand homme Banen qu’elle dessine : celui d’un bâtisseur dont les gestes, la générosité et l’exemplarité continuent de faire jaillir autour de lui des possibilités pour les autres.
Si Sara TIMB, après un rayonnement international ponctué par un échange avec le président Emmanuel Macron et une sélection parmi les « 31 voix des féminismes africains » de la Fondation de l’Innovation pour la Démocratie dirigée par le Pr Achille Mbembe, a tenu à ce que le député Samuel Moth soit le premier à la recevoir, c’est qu’au-delà de l’affection mutuelle qu’ils se vouent, elle trouve dans son parcours une véritable niche de leçons pour la jeunesse.
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Jointe par la Rédaction de Journal du Cameroun, la poétesse explique :
« Le parcours de mon père, l’Honorable Moth Samuel, est une belle et rare leçon d’excellence, d’engagement, de résilience, de solidarité, de modestie et de générosité. Il est ce beau trésor que le ciel a déposé sur les bords du Nkam, à Indikbiakat, confirmant une nouvelle fois que ce n’est pas seulement sur les rives du Wouri, du Moungo ou du Nyong que pouvaient naître des Hommes solidement attachés à la terre qui les porte, qui rougissent de ce qui est honteux, évincent la médiocrité et tiennent à distance ces tiers gêneurs et déraisonnables que sont le nombrilisme et l’individualisme, afin de s’employer inlassablement à la transformation durable et au rayonnement des leurs et de leur village.
Ses actions sont salutaires. Les valeurs qu’il incarne se lisent elles aussi et rendent témoignage à la richesse de ses préoccupations, à la grandeur et à la noblesse de sa mission de vie.
C’est forte de cette conviction, en tant que fille Banen, que j’ai tenu à ce qu’il soit le premier à me recevoir après mes belles prouesses à l’international.
Il a inauguré au sein de notre communauté une conception neuve du service des siens. La bravoure et la constante assiduité avec lesquelles il veille à inscrire dignement son empreinte salutaire dans la défense des intérêts des Banen, notamment dans le dossier de la forêt d’Ebo, nonobstant le vacarme des médisances, en sont l’illustration saisissante.
Cette soif d’œuvrer pour son village et pour les siens a souvent été pris d’assaut par de vilains esprits qui croient, à tort, pouvoir ensevelir ses actes sous le mucus gluant de faux narratifs et de billevesées. Mais que nenni ! l’Honorable Moth Samuel demeure debout comme un phare au milieu d’une mer démontée, balayant de ses faisceaux lumineux et les ténèbres traîtresses et l’écume des vagues en furie.
Son appétit pour le service des siens est bien forte, irrépressible, ancré dans sa chair à tel point qu’elle ne puisse consentir à disparaitre.
Son parcours m’apprend, comme à toute autre jeune, qu’on peut venir de loin, de si bas, et aller très loin, si haut, sans jamais se laisser rebuter par les mauvaises langues ni par les petites mains qui s’escriment à ne faire que du mal.
Sa trajectoire académique, professionnelle et politique offre une démonstration topique de ce que sont l’excellence, l’ambition, la discipline et la résilience.
C’est donc logiquement que je crois que, sans avoir jamais prétendu être un exemple, il est devenu exemplaire par ses actions, ses valeurs et son attachement à notre identité. »
Concernant le moment d’exception qu’elle a partagé avec lui, Sara TIMB raconte une rencontre émouvante : « Ce mercredi 16 septembre 2026, je suis allée présenter mon trophée du 35 Under 35 Cameroon Youth Excellence Awards à mon père, l’Honorable Moth Samuel. Je pensais venir lui présenter un prix. Je ne savais pas que j’allais, moi aussi, recevoir quelque chose de beaucoup plus grand qu’un présent.
Il m’avait préparé un festin. Un véritable festin, pensé avec cette générosité qu’on lui reconnaît et qui ne cherche pas simplement à offrir, mais à honorer.
Parmi les choses qui donnent à son action sa force et sa portée, il y a cette capacité singulière à transformer les moments fédérateurs en véritables exercices de transmission, où les réussites des uns deviennent des possibles pour les autres.
Sans que je ne m’en doute, il avait convié trois jeunes exceptionnels de notre communauté afin qu’ils soient témoins de ce moment. Son épouse, dans le même élan, avait invité ses deux nièces afin qu’elles puissent, elles aussi, s’inspirer de la petite femme que je suis.
Et que dire de ce geste fort avec le _Mùtún_ ?
De ses propres mains, il m’a revêtue du _Mùtún_ , tissu traditionnel de l’ethnie Banen, que je n’avais encore jamais porté de ma vie.
Tissé à la main, précieux dans sa sobriété et chargé de notre mémoire collective, ce tissu, qu’il m’a fait porter en l’accompagnant de paroles fortes, n’est pas qu’un vêtement. Il est un symbole.
Et la force de ce geste dépasse largement sa portée symbolique. Autant il m’honore profondément, autant il m’engage. Et je fais le pari optimiste d’être à la hauteur.

Ce moment passé avec le couple Moth et mes frères de la communauté Banen est gravé dans ma mémoire. Je voudrais terminer par une note beaucoup plus personnelle :
_Papa,_
Des tréfonds d’Iboti jusqu’à l’Assemblée Nationale du Cameroun, en passant par une vie professionnelle riche et combien remplie, il y a un chemin. Un chemin long, très long, parsemé d’embûches.
Ce chemin-là, d’aucuns l’envient sans pouvoir en parcourir le dixième ; d’autres encore l’admirent à distance, reprochant à la nature de t’avoir tant gratifié et cultivant, dans le secret de leurs cœurs, des sentiments moins nobles. Mais d’autres, heureusement, le saluent avec déférence.
Parce qu’au final, elles/ils sont nombreux.ses celles et ceux qui voudraient t’avoir pour frère ; pour ami ; ou encore pour mari.
Mais moi, je t’ai comme père. Pour cette grâce dont je n’ai point fini de mesurer la portée, j’émets le vœu que tu puisses toujours demeurer ce jaillissement continu qu’à grand-peine on aveugle.»
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« la vice-présidence est un fantôme introduit par effraction »

L’ancien président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun rejette catégoriquement le débat sur une éventuelle vice-présidence. Dans une sortie publiée ce lundi, Maurice Kamto qualifie cette démarche d’imposture institutionnelle.
Sur les réseaux sociaux comme dans les conversations au marché Mokolo à Yaoundé ou sous les hangars des mototaxis, le sujet alimente toutes les tensions. Maurice Kamto vient d’y poser un acte fort. L’homme politique affirme partager le refus des partisans du pouvoir d’évoquer la fonction de vice-président de la République, mais pour des motifs juridiques bien distincts.
Selon le spécialiste du droit international, la création de ce poste relève d’une « supercherie imposée à la hussarde par des personnes qui se rêvent en dauphin constitutionnel ». Il dénonce l’attitude des parlementaires, qualifiant le Congrès réuni pour valider ce texte de simple chambre d’enregistrement.
Pour Maurice Kamto, la présence de cette figure dans l’appareil d’État bafoue l’article 64 de la loi fondamentale du pays. Le juriste estime qu’il s’agit d’un « fantôme introduit par effraction dans notre architecture institutionnelle par violation flagrante et outrageante » du texte constitutionnel de référence.
Afin de faire barrage à ce qu’il désigne comme un changement anticonstitutionnel de gouvernement, Maurice Kamto appelle désormais à l’abandon pur et simple du débat. Il espère ainsi que la fonction de successeur nommé finira par s’éteindre d’elle-même, frappée de désuétude par le silence des citoyens et des acteurs publics.
Dans la capitale et les régions, cette mise au point relance le débat sur les règles de la transition au sommet de l’État.
Source : Africa Renaissance Tv
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Emmanuel Moungam sur le départ de Landskrona BoIS, un départ dès cet hiver se précise
L’aventure suédoise d’Emmanuel Moungam pourrait bientôt prendre fin. Sous contrat avec Landskrona BoIS jusqu’en 2028, le défenseur camerounais se dirige pourtant vers un départ anticipé, selon les informations d’Africafoot.
Évoluant en deuxième division suédoise, Moungam n’a disputé que 14 rencontres cette saison. Un temps de jeu limité qui semble traduire une place de moins en moins importante dans les plans du club à long terme. À l’approche de la fin du championnat, l’hypothèse d’un départ dès cet hiver prend de l’ampleur.
Le joueur et son entourage travaillent déjà activement sur la suite de sa carrière. De son côté, Landskrona BoIS pourrait tirer profit de cette séparation en récupérant une indemnité de transfert, même modeste, tout en libérant une place au sein de son effectif pour la prochaine saison. Les prochaines semaines devraient permettre d’en savoir davantage sur la future destination du défenseur camerounais.
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