Actualités locales
« Le surplace » : ou la de captation d’énergie au Cameroun


De l’avis de Jean Pierre Bekolo, les camerounais de manière collective ont développé sans pourtant se consulter cette compétence : « la captation d’énergie ».
Lire ici sa sortie :
Avez-vous vécu, comme moi, l’expérience d’un genre de cousin qui vient vous demander de l’argent pour l’accouchement de sa femme ? Vous lui dites : « Rappelle-moi », « repasse », ou simplement : « je vais voir ». Puis vous découvrez après que le gars lui il est au bar.
Il est venu te déposer le problème, donc lui n’a plus de problème puisque tu as pris le problème qu’il a déposé. Donc lui, il boit ses bières : le problème n’est plus entre ses mains. Et c’est vous, maintenant, qui sursautez quand il appelle. Ton cœur bat. Il menace même « mon problème là, c’est comment? » Tu ne décroches plus, ou tu fais dire que tu n’es pas là. Maintenant c’est toi qui as peur, c’est toi qui fuis. Son problème est passé de lui à toi. Il n’a plus de problème, et c’est toi qui en as un maintenant.
Alors, où est le problème ? Le voici : tu as fait une erreur monumentale. Tu as pris le problème. Tu n’y étais pas obligé. Tu aurais pu l’écouter sans lui dire : « Reviens », « rappelle », ou « je vais voir ».
On a là ce qu’on appelle le mécanisme du transfert de charge
Ce que tu n’as pas vu, c’est que ce cousin a exécuté une technique. Consciente. Rodée. Dès l’instant où tu dis « je vais voir », vous avez signé un contrat sans le lire. C’est un transfert de charge — et c’est une forme d’intelligence sociale redoutable. Lui n’est pas irresponsable. Il est efficace.
Autre phénomène — surtout pour ceux qui sont à l’étranger : vous constatez que vous avez affaire à des gens qui, si vous avez laissé une activité là-bas au Cameroun, deviennent difficiles à joindre, sauf quand ils doivent vous demander de l’argent. Des gens qui sont sur leur téléphone toute la journée avec leurs amis mais qui ne vous informent de rien, sous prétexte que vous n’êtes pas là. Ils vous demandent quand vous rentrez pour venir arranger vous-mêmes les choses, mais à distance, seuls vos envois d’argent sont possibles — le reste doit attendre votre retour.
C’est ça la logique du surplace
Ces gens que vous au Cameroun eux ils sont stables. Ils sont sur place et font littéralement du surplace. Ils montent ils descendent avec leur petite vie, techniquement ils n’ont pas de problèmes … même s’ils en ont. Mais il y a un équilibre très stable dans leurs vies.
En physique, dans un atome, il faut fournir de l’énergie pour que l’électron passe de là où il est à un niveau plus élevé. En temps normal, l’électron est stable — il est sur place. Comme le camerounais Il ne veut rien, ne demande rien. Cet état stable n’est pas de la paresse. C’est l’équilibre naturel. Toute perturbation coûte de l’énergie — donc toute ambition, tout changement d’état, est vécu comme une agression contre soi. D’où l’expression : « Laissez-nous ».
Or si maintenant vous, qui êtes en Europe, vous appelez, c’est sûr : vous voulez quelque chose — même quand cette chose lui profite, c’est vous qui appelez, c’est donc à vous de fournir l’énergie pour que l’électron se déplace. Donc l’argent. L’argent que vous envoyez de l’étranger devient littéralement cette énergie externe qui force une transition que l’électron n’a pas demandée. D’où la résistance passive. Sinon, il reste sur place. Ce surplace est son état naturel — autrement dit notre misère, notre galère, nos ndems. Car toute énergie pour passer à un niveau supérieur déstabilise l’équilibre. Et l’équilibre, même dans la galère, est préférable à ce dérangement. Donc on reste là où on est comme on est. Surplace.
Il s’agit d’une compétence redoutable. Ça s’appelle la captation d’énergie. Les camerounais de manière collective ont développé sans pourtant se consulter cette compétence.
Et pourtant, observez bien.
Ces mêmes gens qui semblent ne rien vouloir, ne rien demander, ne rien initier — regardez ce qui se passe dès que quelqu’un lance quelque chose. Une initiative, un projet, un business qui commence à marcher. Ils arrivent. Tous. Immédiatement. Comme s’ils attendaient. Parce qu’ils attendaient en effet.
Ce n’est pas de la passivité. C’est de la captation d’énergie. L’électron stable dans l’atome ne produit rien — mais il sait reconnaître une source d’énergie externe et s’y brancher. C’est même sa compétence dominante : détecter où l’énergie se trouve et s’en approcher. Pas d’initiative. Mais une réactivité redoutable dès que l’initiative vient d’ailleurs.
L’État africain et je parle surtout du Cameroun est le cas le plus pur de ce phénomène.
L’État qui n’initie rien, ne produit rien, ne protège rien — mais qui apparaît dès qu’il y a quelque chose à taxer, à contrôler, à redistribuer. Dès qu’un entrepreneur commence à réussir, l’État arrive. Dès qu’une diaspora envoie de l’argent, l’État ou ses agents trouvent un mécanisme pour en capter une partie. Dès qu’un partenaire étranger propose un projet, l’État se positionne pour en être le passage obligé.
L’État africain n’est pas faible. Il est parfaitement adapté à son état d’équilibre. Il est dans le « surplace » Il ne génère pas d’énergie. Il la capte. Le cousin, c’est aussi l
Cette chichetée d’énergie explique tout : la corruption, l’aide internationale, les détournements, la feymania, les frappes, les Western Union, la famille, le village… le manque de ressources humaines malgré les gens qui ne font rien, l’achat des concours… la vie politique, l’absence d’investisseurs, l’absence de touristes — bref, tout s’explique. On doit te mettre en position de demandeur. Le chantage permanent… D’abord, le Camerounais ne veut rien, donc tout ce que tu viens lui demander, tu le déranges. Quand c’est lui qui demande, c’est comme le cousin du bar.
Voilà comment nous faisons du surplace.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Socfinaf : le Cameroun génère 33,5 % du chiffre d’affaires du groupe au premier semestre 2026
(Investir au Cameroun) – Les activités camerounaises de Socfinaf ont généré un chiffre d’affaires de 116,12 millions d’euros, soit environ 76,17 milliards de FCFA, au premier semestre 2026. Ce montant représente 33,5 % des revenus consolidés du groupe agro-industriel luxembourgeois, contre 31,3 % sur la même période en 2025. Selon les comptes semestriels examinés par son conseil d’administration le 22 septembre 2026, le Cameroun demeure ainsi son premier pays d’implantation en termes de chiffre d’affaires, devant la Côte d’Ivoire et le Nigeria.
Cette progression du poids relatif du Cameroun intervient pourtant dans un contexte de recul des ventes locales. Le chiffre d’affaires du segment camerounais est passé de 120,26 millions d’euros au premier semestre 2025 à 116,12 millions un an plus tard, soit une baisse de 3,4 %. Cette contraction reste inférieure à celle de l’ensemble du groupe, dont les revenus ont diminué de 9,9 %, à 346,73 millions d’euros. L’écart explique l’augmentation de 2,2 points de la contribution camerounaise au chiffre d’affaires consolidé.
Dans le détail, Socapalm affiche un chiffre d’affaires de 97,47 millions d’euros, soit environ 63,93 milliards de FCFA, quasiment stable par rapport au premier semestre 2025. Safacam enregistre pour sa part 24,02 millions d’euros, soit environ 15,76 milliards de FCFA, en baisse de 10,6 % sur un an. Ces données, présentées individuellement dans les comptes sociaux de Socfinaf, totalisent 121,49 millions d’euros. Elles diffèrent du chiffre d’affaires de 116,12 millions retenu pour le Cameroun dans les comptes consolidés, après application du périmètre comptable correspondant.
La première place du Cameroun dans les ventes du groupe ressort également de la comparaison avec les autres implantations africaines. La Côte d’Ivoire, où Socfinaf exploite les filiales SOGB et SCC, affiche un chiffre d’affaires consolidé de 80,95 millions d’euros sur la période. Le Nigeria suit avec 77,99 millions d’euros, réalisés par Okomu. Le Libéria, la Sierra Leone et le Ghana enregistrent respectivement 26,16 millions, 21,51 millions et 18,47 millions d’euros.
Le poids du Cameroun se retrouve également dans les résultats d’exploitation. Le résultat opérationnel des activités camerounaises atteint 33,21 millions d’euros, soit environ 21,79 milliards de FCFA, contre 40,50 millions d’euros un an auparavant. Malgré cette baisse de 18 %, le Cameroun représente 36,3 % du résultat opérationnel consolidé de Socfinaf, contre 29,9 % au premier semestre 2025. Il occupe le deuxième rang des implantations du groupe sur cet indicateur, derrière le Nigeria.
À l’échelle consolidée, le résultat opérationnel de Socfinaf a reculé de 32,3 %, à 91,6 millions d’euros, tandis que le bénéfice net attribuable aux actionnaires de la société mère est passé de 49,9 à 43,4 millions d’euros. Le groupe explique principalement la contraction de son chiffre d’affaires par la baisse des prix de vente, dont l’incidence négative est évaluée à 36 millions d’euros, dont 19,8 millions pour l’huile de palme et 16,1 millions pour le caoutchouc. Les comptes publiés ne permettent toutefois pas d’isoler précisément l’effet de ces variations de prix sur les seules activités camerounaises.
Amina Malloum
Lire aussi :
23-10-2026 – Socapalm / Safacam : Socfinaf réduit de 22 % ses investissements et déprécie ses actifs biologiques au Cameroun
15-10-2026 – Safacam : le bénéfice net pourrait tomber de 3,2 à 1,3 milliard FCFA en 2026, malgré des ventes en hausse
16-07-2025 – Bvmac : Safacam verse 442,1 millions FCFA de dividendes à ses actionnaires pour l’exercice 2024
11-06-2026 – Litige foncier Apouh-Socapalm : l’affaire renvoyée au 2 juillet, les riverains réclament la rétrocession de près de 200 ha
28-04-2026 – BVMAC : Safacam annonce 2,73 milliards FCFA de dividende, soit 2 200 FCFA par action pour 2025
17-08-2016 – Socapalm et Safacam enregistrent une «légère hausse» de la production d’huile de palme et de caoutchouc au 1er trimestre 2016
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
CAF Awards 2026 : Christian Kofane parmi les meilleurs jeunes talents africains de l’année
Le football camerounais pourrait une nouvelle fois être à l’honneur sur la scène continentale. Christian Kofane figure parmi les nominés dans la catégorie du meilleur […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Cameroun : 80 équipements agroalimentaires remis à 28 acteurs agricoles
Le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, a procédé le 29 octobre 2026 à la remise de matériels de transformation agroalimentaire d’une valeur de 60 […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Sports2 years agoA. Song ⁚ >

Actualités locales8 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !

Sports2 years agoCameroun ⁚ les clubs déjà sous pression
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun















