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OMC/CM14 à Yaoundé : le débat sur les taxes numériques ravive la question de la souveraineté fiscale en Afrique

(Investir au Cameroun) – A Yaoundé, le moratoire sur les transmissions électroniques s’impose comme l’un des dossiers les plus sensibles de la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). En jeu : l’avenir d’un dispositif adopté en 1998, qui interdit aux États d’appliquer des droits de douane sur les flux numériques transfrontaliers.
Jusqu’ici reconduit de manière périodique, ce moratoire cristallise désormais un rapport de force entre grandes puissances commerciales et plusieurs pays en développement. Les États-Unis, soutenus notamment par le Japon, l’Australie, le Mexique, la Norvège et la Suisse, plaident pour sa pérennisation. À l’inverse, l’Inde conteste ouvertement une nouvelle prolongation, estimant que la question doit être réexaminée.
Le débat dépasse largement les seuls contenus culturels dématérialisés. Les transmissions électroniques couvrent aussi les logiciels téléchargés, les services cloud utilisés par les entreprises, les prestations numériques vendues à l’international, les mises à jour informatiques, les formations en ligne ou encore certaines applications de télémédecine.
Entre fluidité du commerce et manque à gagner fiscal
Pour les partisans du moratoire, l’absence de taxation douanière sur ces flux garantit un cadre plus lisible pour les entreprises et les consommateurs. Elle réduit les coûts de transaction et soutient l’essor des services numériques, notamment pour les PME insérées dans les échanges internationaux. Un moratoire permanent offrirait, selon eux, davantage de stabilité et de prévisibilité au commerce mondial.
Plusieurs pays du Sud s’interrogent toutefois sur le coût budgétaire d’un tel régime. Avec l’accélération de la digitalisation, certains gouvernements estiment que l’interdiction de taxer les flux numériques à la frontière pourrait les priver, à terme, d’une source potentielle de revenus. La question est d’autant plus sensible que nombre d’économies en développement cherchent à élargir leur base fiscale dans un contexte de tensions budgétaires croissantes.
Selon une étude publiée par l’OCDE en 2023, l’impact budgétaire du moratoire resterait toutefois limité. L’organisation évalue le manque à gagner moyen à 0,68 % des recettes douanières totales, soit environ 0,1 % de l’ensemble des recettes publiques. Elle souligne aussi que, dans de nombreux cas, cette perte pourrait être compensée par une hausse des recettes de TVA sur les importations de services numériques. Ces moyennes ne closent pas pour autant le débat, qui demeure autant politique que fiscal pour les pays en développement.
L’Afrique face à un arbitrage stratégique
Pour le Cameroun et, plus largement, pour les économies africaines, l’enjeu dépasse la seule question douanière. Le continent fait face à un double impératif : préserver l’accessibilité des outils numériques nécessaires à la transformation des entreprises tout en sécurisant des ressources fiscales adaptées aux nouveaux modèles d’affaires.
Une taxation douanière des flux électroniques pourrait renchérir l’accès au cloud, aue-learningou à d’autres services numériques importés dont dépendent déjà de nombreuses start-up et PME. À l’inverse, l’absence durable de réflexion sur la fiscalité du numérique peut nourrir le sentiment d’un déséquilibre au détriment des pays largement importateurs de services digitaux.
Le groupe des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) défend, à ce stade, une position intermédiaire : maintenir le moratoire jusqu’à la prochaine conférence ministérielle. Cette option permettrait d’éviter une rupture brutale, tout en laissant ouverte la discussion sur les intérêts fiscaux des économies en développement.
À quelques jours de l’expiration prévue du dispositif, fixée au 31 mars sauf décision contraire, l’issue des discussions demeure incertaine. À l’OMC, où les décisions se prennent par consensus, l’opposition d’un seul membre peut suffire à bloquer un compromis. Dans ce contexte, la question des transmissions électroniques peut aussi servir de levier de négociation dans d’autres dossiers commerciaux.
Pour les pays africains, le débat de Yaoundé rappelle une réalité devenue centrale : la transformation numérique ne soulève plus seulement des enjeux d’infrastructures ou de compétitivité. Elle oblige désormais les États à arbitrer plus clairement entre accès abordable aux services numériques, intégration au commerce mondial et souveraineté fiscale.
Baudouin Enama
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26-03-2026 – À Yaoundé, la réforme de l’OMC se heurte aux fractures du commerce mondial
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Emmanuel Moungam sur le départ de Landskrona BoIS, un départ dès cet hiver se précise
L’aventure suédoise d’Emmanuel Moungam pourrait bientôt prendre fin. Sous contrat avec Landskrona BoIS jusqu’en 2028, le défenseur camerounais se dirige pourtant vers un départ anticipé, selon les informations d’Africafoot.
Évoluant en deuxième division suédoise, Moungam n’a disputé que 14 rencontres cette saison. Un temps de jeu limité qui semble traduire une place de moins en moins importante dans les plans du club à long terme. À l’approche de la fin du championnat, l’hypothèse d’un départ dès cet hiver prend de l’ampleur.
Le joueur et son entourage travaillent déjà activement sur la suite de sa carrière. De son côté, Landskrona BoIS pourrait tirer profit de cette séparation en récupérant une indemnité de transfert, même modeste, tout en libérant une place au sein de son effectif pour la prochaine saison. Les prochaines semaines devraient permettre d’en savoir davantage sur la future destination du défenseur camerounais.
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Mamadou Mota dévoile son candidat

Mamadou Mota votera pour Balbine Tiriane Noah qu’il présente comme l’audace de la vraie paix.
Une sortie pour appeler ses amis à regarder parmi les trois candidats du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), celui qu’il pense être le meilleur pour défendre leur cause. Mamadou Mota, le premier vice-président démissionnaire du MRC, présente Tiriane Balbine Noah comme l’incarnation de la vraie paix au Cameroun.
Retrouvez ci-dessous sa sortie
Mes chers amis,
La paix n’est pas simplement l’absence de bruit ou le silence des armes. Une paix imposée par la peur, maintenue par l’oppression et dictée par un régime qui dure depuis des décennies n’est pas une paix réelle. C’est une illusion. Au Cameroun, nous voyons trop souvent le concept même de paix être instrumentalisé, transformé en une arme politique par le régime de Paul Biya pour museler les voix dissidentes, emprisonner les opposants et étouffer le désir légitime de changement.
Lorsque la stabilité proclamée par l’État sert de prétexte pour justifier les injustices, traquer les journalistes et criminaliser la contestation pacifique, la paix est sapée à sa racine même. Le véritable patriotisme ne consiste pas à accepter aveuglément l’autorité, mais à exiger que le gouvernement soit au service de son peuple. On ne peut pas bâtir l’unité nationale en ignorant les souffrances des régions anglophones ou en divisant les communautés pour conserver le pouvoir.
L’histoire nous enseigne que le cynisme des autocrates finit toujours par se heurter à la dignité humaine. La paix authentique exige la justice, le respect des droits humains et le droit inaliénable pour chaque Camerounais de choisir ses dirigeants sans crainte de représailles.
Aux jeunes du Cameroun, à la société civile et à ceux qui refusent de céder au découragement : votre quête de liberté n’est pas une menace pour la paix, elle en est la condition essentielle. C’est en faisant valoir l’audace d’espérer, en choisissant le dialogue plutôt que la division, et en exigeant une gouvernance transparente que vous bâtirez le Cameroun juste et fort que vous méritez.
La présidente Tiriane est l’incarnation de cette audace de paix, de la vraie paix.
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Jean Calvin Aba’a Oyono annonce sa candidature aux élections législatives dans le Sud
Jean Calvin Aba’a Oyono, universitaire et acteur politique a annoncé son intention de se présenter aux prochaines élections législatives et municipales. Il compétira sous la bannière d’un parti de l’opposition.
Jean Calvin Aba’a Oyono se prépare pour les prochaines échéances électorales au Cameroun. Invité dimanche à l’émission «L’Arène» sur Canal 2 International, l’universitaire a indiqué qu’il envisageait de briguer un mandat électif lors des prochaines élections municipales et législatives.
Le principal enjeu reste désormais le choix de la formation politique qui porterait sa candidature. Ces derniers mois, le Pr Aba’a Oyono a notamment affiché son soutien à Maurice Kamto, puis à Issa Tchiroma Bakary. Il affirme vouloir se présenter sous la bannière du parti qu’il estimera le mieux placé au moment du scrutin.
Sur le plan géographique, le juriste publiciste envisage une implantation électorale dans le Sud, sa région d’origine. Il pourrait notamment briguer la mairie de Zoétélé pour les municipales et se présenter aux législatives dans le Dja-et-Lobo.
Les prochaines élections municipales et législatives sont attendues en 2027, après la prorogation des mandats des conseillers municipaux jusqu’au 28 février 2027 et celle des députés jusqu’à décembre 2026.
Cette entrée annoncée dans la compétition électorale marque une évolution dans le positionnement de l’universitaire, qui dit vouloir désormais porter son engagement politique sur le terrain électoral.
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