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Jean Bruno Tagne : « Il faut oublier Paul Biya, il a vécu… »

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Jean Bruno Tagne : « Il faut oublier Paul Biya, il a vécu… »
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Jean Bruno Tagne : « Il faut oublier Paul Biya, il a vécu… »

Selon le journaliste camerounais vivant aujourd’hui au Canada, l’après-Biya devrait être une occasion historique de reconstruction générale du pays sur des bases saines.

Il faut oublier Paul Biya, il a vécu

Ce qu’il y a de profondément inquiétant avec les successeurs putatifs du président Paul Biya, ou ceux qui se proclament tels, c’est qu’ils tentent par tous les moyens de rester au pouvoir, de maintenir le système. Non pas qu’ils n’aient pas le droit, comme chaque Camerounais de vouloir diriger leur pays, mais simplement parce que l’intérêt général et le destin du Cameroun ne sont pas le carburant de leurs ambitions.

Ils veulent simplement récupérer le pays, y compris par des tours de passepasse constitutionnels, pour être sûrs de créer les conditions qui leur permettraient de continuer à jouir impunément des inestimables richesses pillées avec la bienveillance du président finissant – ou fini -, c’est selon. En réalité, ils n’ont pour seul dessein que de perpétuer la culture de la jouissance héritée de presque un demi-siècle de biyaisme.

Demandez-leur comment ils voient l’administration publique camerounaise post-Biya : ils ne vous diront rien.

Demandez-leur comment ils comptent revitaliser la démocratie camerounaise et cultiver le vivre-ensemble, victimes d’un ensauvagement sans précédent : ils resteront muets.

Demandez-leur comment ils espèrent redonner confiance aux institutions : ils n’en sauront pas grand-chose.

Demandez-leur comment ils vont réparer les infrastructures routières, donner un visage plus reluisant à nos villes, offrir l’eau et l’électricité à leurs compatriotes : ils n’en auront cure.

Demandez-leur quelle vision ils ont de la diplomatie camerounaise, complètement moribonde, avec des diplomates parmi les plus anciens et les plus inutiles à leurs postes dans le monde : ils resteront cois.

Demandez-leur comment ils comptent lutter contre la corruption, les détournements de fonds publics, l’enrichissement illicite et restaurer l’éthique au cœur du fonctionnement de l’État : ils vous riront au nez. Qui a jamais fait une réforme qui le condamne lui-même ?

On reconnaît qu’un chef a réussi à la qualité de ses héritiers et de ceux qui se réclament de lui. Devenu vieux et diminué, ses ayants droit reprennent la main, en bons régents, et assurent la continuité de l’État sans que personne ne soupçonne qu’il est désormais inapte à diriger lui-même. Vu sous ce prisme, Paul Biya a lamentablement échoué.

S’il avait produit des hommes d’État pendant son demi-siècle de règne, tous se mettraient ensemble — qu’importe leurs différends personnels — pour penser la reconstruction du pays et poursuivre l’œuvre du maître.

C’est dur, mais il faut oublier le président Paul Biya. Il a vécu. Il est déjà passé à la postérité. Dieu, auquel il dit croire, et l’histoire se chargeront de le juger ainsi que son œuvre.

Le Cameroun, lui, puisqu’il est au-dessus de tout le monde, ne doit pas attendre. Il n’est plus seulement dangereusement penché : il est couché de tout son long.

L’après-Biya devrait être une occasion historique de reconstruction générale du pays sur des bases saines. Il ne manque que des bras courageux, volontaires et patriotiques pour effectuer le travail. Tous les chantiers sont urgents.

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la Banque africaine de l’énergie officiellement créée avec un capital de 5 milliards de dollars

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la Banque africaine de l’énergie officiellement créée avec un capital de 5 milliards de dollars
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La Banque africaine de l’énergie (BAE) a été officiellement créée ce 31 octobre à Abuja. Dotée d’un capital de 5 milliards de dollars, elle veut financer toute la chaîne de valeur énergétique africaine et réduire la dépendance au financement extérieur.

C’est un tournant pour la souveraineté énergétique du continent. La Banque africaine de l’énergie (BAE) a été officiellement créée ce 31 octobre à Abuja, au Nigeria.

Elle est née d’un partenariat stratégique entre l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO), qui regroupe 18 pays membres, et la banque d’import-export Afreximbank.

Dotée d’un capital autorisé de 5 milliards de dollars, sa mission est claire : financer des projets sur l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique africaine, du pétrole au gaz, en passant par le raffinage et les infrastructures.

Pour l’Afrique, l’enjeu est majeur. Face au désengagement progressif des banques internationales du financement des énergies fossiles, le continent entend sécuriser lui-même ses investissements et valoriser ses ressources.

Avec plus de 125 milliards de barils de réserves prouvées, l’Afrique ne veut plus exporter brut et importer cher. La BAE doit permettre de financer des raffineries, des gazoducs, des centrales et des infrastructures de stockage.

C’est aussi un instrument de souveraineté financière. En mobilisant des capitaux africains pour des projets africains, la nouvelle institution veut accélérer l’industrialisation, créer de la valeur ajoutée locale et garantir l’accès à l’énergie pour plus de 600 millions d’Africains qui en sont encore privés.

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Sénégal : l’Assemblée nationale rejette le budget rectificatif 2026

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Nouveau revers pour le gouvernement sénégalais. L’Assemblée nationale a rejeté, ce mardi 3 novembre 2026, le projet de loi de finances rectificative (LFR) présenté par […]

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après les secousses à Buéa, les autorités rassurent sur les risques d’éruption

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après les secousses à Buéa, les autorités rassurent sur les risques d’éruption
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Ce mardi 3 novembre, Bernard Okalia Bilai a présidé une séance de travail à Buea, réunissant divers services techniques, autorités administratives et municipales, ainsi que des chefs traditionnels, afin de mettre en place des stratégies d’intervention en cas d’éventualité.

Il a appelé la population de Buea et de ses environs à garder son calme et à ne pas céder à la panique, suite aux secousses ressenties dans certains quartiers de la ville le 23 octobre. Cette réunion visait non seulement à instaurer des mesures concrètes et complètes pour prévenir toute perte humaine en cas d’éruption, mais aussi à apaiser les craintes et la panique suscitées par des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux concernant une éventuelle éruption — parfois qualifiée de manifestation des « chars » ou des « dieux ».

Bernard Okalia Bilai a précisé que le gouvernement et les autorités locales renforcent la surveillance, le mont Cameroun étant un volcan actif, d’autant plus que nous nous situons dans la période cyclique (tous les 17 à 25 ans) des éruptions de ce volcan.

Le Dr Teke Mafany, délégué régional de la Recherche scientifique pour la région du Sud-Ouest, a présenté les résultats des travaux de terrain menés dans 11 villages après les secousses, et a tenu à rassurer la population : il n’y a aucune raison de s’inquiéter.

Crainte d’une nouvelle éruption

Des habitants de plusieurs quartiers de Buea ont signalé des secousses semblables à des séismes tôt ce vendredi 23 octobre, suscitant des craintes quant à une éventuelle activité volcanique aux abords du mont Cameroun.

Les résidents de Buea Town, Moli, Bokwaongo et Soppo ont ressenti des secousses, d’une durée de 10 à 15 secondes, qui ont fait trembler les habitations et le mobilier avant de s’apaiser.

Le mont Cameroun, qui culmine à plus de 4 000 mètres d’altitude, n’est pas entré en éruption depuis 2000 ; les scientifiques le considèrent toutefois comme un volcan actif susceptible de se réveiller à tout moment.

La dernière éruption du mont Cameroun remonte à la période du 28 mai au 19 juin 2000. Au cours des 100 dernières années, sept éruptions y ont été confirmées. Les habitants ayant vécu l’éruption de 2000 se remémorent ces événements, mais les autorités assurent qu’il n’y a aucune raison de céder à la panique.

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