Connect with us

Actualités locales

CAN 2025: le Club des Avocats au Maroc répond au collectif des avocats de la Fédération sénégalaise de foot

Published

on

CAN 2025: le Club des Avocats au Maroc répond au collectif des avocats de la Fédération sénégalaise de foot
Spread the love

CAN 2025: le Club des Avocats au Maroc répond au collectif des avocats de la Fédération sénégalaise de foot

Dans un communiqué diffusé dans la journée du jeudi 26 mars 2026, le Club des avocatrs au Maroc a apporté une réponse à la conférence de presse du pool d’avocats sénégalais chargé de défendre les intérêts de la Fédération sénégalaise de football (Fsf) devant le TAS.

Voici le communique du Club des avocats au Maroc

Le Club des Avocats au Maroc (CAM), a suivi avec une stupéfaction teintée d’amertume la conférence de presse tenue par le Président de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), assisté de son collège de conseils. À l’évidence, estime-t-il, le droit a été le grand absent de cette intervention médiatique.

Devant ces errances discursives, le Club des Avocats a tenu, dans un communiqué, à rétablir la rigueur des faits à travers les points suivants :

1. Le président de la Fédération sénégalaise, fidèle à ses maladresses verbales, a utilisé un langage médiéval ainsi qu’un lexique belliqueux et infamant, allant jusqu’à qualifier un recours devant le TAS de « croisade morale et juridique ». Ce lexique médiéval, doublé d’accusations de « braquage administratif », trahit une fébrilité manifeste. On ne plaide pas une cause technique avec les mots de la guerre. La qualification de « grossière » par nos respectables confrères d’une décision issue d’une procédure parfaitement contradictoire, où chaque partie a pu s’exprimer, relève au mieux de l’émotion, au pire de la mauvaise foi.

2. N’en déplaise à la FSF et à ses conseils, le droit n’est pas une matière figée. La décision du Jury d’Appel ne sort pas du néant ; elle constitue une création jurisprudentielle salvatrice venant combler une lacune textuelle concernant l’abandon de terrain. S’inscrivant dans la lignée de la jurisprudence prétorienne du TAS, cette décision fera date : elle marque la fin de l’ère de la «Baltaja » (voyoucratie sportive) sur les pelouses africaines. Désormais, le chantage au retrait ne pourra plus supplanter l’éthique sportive.

3. Le Président de la FSF s’est aventuré sur un terrain glissant en qualifiant l’incarcération de 18 supporters de « chantage politique ». Il semble oublier que nul n’est au-dessus des lois, surtout lorsque les actes de vandalisme et les agressions reprochés sont authentifiés par des preuves vidéographiques irréfragables. Prétendre le contraire est une injure à la souveraineté judiciaire du Royaume du Maroc. La justice marocaine, indépendante, traite les délits de droit commun avec la rigueur de la loi, loin de toute considération footballistique. À cet égard, le Président de la FSF n’est guère en position de distribuer des brevets d’éthique au regard de l’actualité récente en matière de corruption dans son propre environnement.

4. Le collège de conseils s’est égaré dans un registre sémantique pour le moins baroque, évoquant l’« Île de Ré » ou l’esclavage pour contester un litige sportif. Ces références mémorielles, dénuées de tout lien de connexité avec le sujet, ne servent qu’à masquer une absence totale d’arguments techniques. Ce naufrage intellectuel illustre l’incapacité des conseils de la FSF à fonder leur contestation sur des moyens de droit sérieux.

5. Enfin, il convient de rappeler que le Maroc, lorsqu’il a vu ses prétentions rejetées en première instance, a exercé ses voies de recours dans la dignité, sans jamais céder à la tentation du populisme judiciaire. L’affirmation selon laquelle le Maroc serait un « champion sans championnat » confine au ridicule, tout en constituant un aveu implicite : elle reconnaît de fait que le Maroc est bel et bien le champion d’Afrique et qu’il a remporté, sur tous les fronts, cette bataille juridique et institutionnelle.

Enfin, le Club des Avocats au Maroc a affirmé se réserver le droit d’intervenir par toutes les voies légales pour protéger l’image du corps judiciaire et sportif marocain face à ces attaques sans précédent.

CAN 2025: le Club des Avocats au Maroc répond au collectif des avocats de la Fédération sénégalaise de foot

CAN 2025: le Club des Avocats au Maroc répond au collectif des avocats de la Fédération sénégalaise de foot

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

« La FIFA n’appartient à personne » : Abdouraman Hamadou Babba relance ses accusations contre Gianni Infantino

Published

on

Spread the love

Cinq ans après avoir interpellé les 211 fédérations membres de la FIFA sur la gouvernance de l’instance mondiale du football, Abdouraman Hamadou Babba remet le […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

Nachtigal : l’ARSEL présélectionne CPCS, KPMG et Grant Thornton-BBI pour auditer les modèles financiers

Published

on

Nachtigal : l’ARSEL présélectionne CPCS, KPMG et Grant Thornton-BBI pour auditer les modèles financiers
Spread the love

(Investir au Cameroun) – L’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel) a présélectionné trois candidats pour l’audit des modèles financiers de Nachtigal Hydro Power Company (NHPC), l’entreprise qui exploite la centrale hydroélectrique de Nachtigal. Il s’agit de CPCS, KPMG Afrique centrale et du groupement Grant Thornton Conseil-BBI Advisory & Audit, selon un communiqué signé le 30 juillet 2026.

Ces candidats seront invités à présenter des offres techniques et financières dans le cadre de la consultation restreinte qui doit conduire au choix du prestataire. La procédure est financée sur le budget 2026 de l’ARSEL. Elle découle d’un avis à manifestation d’intérêt lancé le 30 juin 2026, et non de la procédure préparatoire engagée en septembre 2025.

Le futur consultant devra examiner les modèles financiers établis lors de la clôture du financement du projet, leurs différentes versions postérieures ainsi que le modèle actualisé à la date de l’audit. L’objectif est d’en vérifier la conformité contractuelle, la cohérence des hypothèses et la robustesse financière.

Dette, rentabilité et conséquences tarifaires

L’audit portera notamment sur les coûts réels d’investissement et d’exploitation, les tirages sur la dette, les intérêts accumulés pendant la construction, les ajustements de calendrier et les hypothèses de production.

Le consultant devra également analyser la structure du financement, les flux de trésorerie, la rentabilité du projet et celle des actionnaires, le coût du capital ainsi que les effets des variations des taux d’intérêt, de l’inflation et des taux de change. Le dossier prévoit par ailleurs des tests de sensibilité et des scénarios de stress destinés à mesurer la résistance du modèle à une évolution défavorable de ces paramètres.

Pour le régulateur, l’enjeu dépasse la seule vérification comptable de NHPC. La mission doit mesurer l’impact du modèle financier sur le tarif de capacité et le prix de l’énergie achetée à Nachtigal, mais aussi sur les charges supportées par la Société camerounaise d’électricité (Socadel) et la Société nationale de transport de l’électricité (Sonatrel).

L’ARSEL veut ainsi apprécier la « soutenabilité pour le secteur et les consommateurs » des engagements associés au projet. Le cabinet retenu devra identifier les éventuelles incohérences, fragilités financières ou divergences avec le contrat d’achat d’électricité, la convention de concession et les accords de financement.

L’audit intervient dans un contexte de fortes tensions de trésorerie dans le secteur électrique. Lors d’une visite à Nachtigal le 18 mars 2026, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, avait reconnu l’existence de difficultés de paiement envers NHPC et appelé à un assainissement financier du secteur.

Une procédure distincte de l’audit des coûts de construction

La sélection de CPCS, KPMG Afrique centrale et Grant Thornton Conseil-BBI Advisory & Audit ne concerne pas directement l’audit général du coût de construction de Nachtigal.

L’ARSEL a lancé, à la même date du 30 juin 2026, une seconde procédure consacrée à l’analyse des coûts de développement et de construction de l’aménagement hydroélectrique. Cette autre mission doit notamment vérifier les dépenses engagées, leur conformité avec le cahier des charges de la concession et le respect des spécifications des contrats de construction.

Elle prévoit également une évaluation des coûts des phases de développement et de construction, avec l’intervention d’experts techniques, financiers, juridiques, fiscaux, comptables et environnementaux. La durée annoncée de cette mission est de 24 mois.

Les deux audits sont donc complémentaires. Le premier examinera la traduction financière du projet, son endettement, sa rentabilité et ses conséquences tarifaires. Le second se concentrera sur la justification et la conformité des dépenses engagées pour développer et construire les installations.

Un investissement d’environ 800 milliards de FCFA

Entièrement mise en service en mai 2025, la centrale de Nachtigal dispose d’une capacité installée de 420 MW. À fin mai 2026, elle avait produit plus de 3 TWh d’électricité depuis le début de sa mise en service progressive et injecté cette énergie dans le réseau national.

NHPC évalue le coût du projet à environ 1,2 milliard d’euros, soit près de 800 milliards de FCFA. Le montage financier repose à 24 % sur les apports des actionnaires et à 76 % sur des emprunts consentis par des institutions internationales de développement et des banques commerciales camerounaises.

Le capital de NHPC est détenu à 40 % par EDF et à 20 % par la Société financière internationale. L’État camerounais et Africa50 contrôlent chacun 15 %, tandis que le fonds d’investissement STOA détient les 10 % restants.

En auditant les hypothèses financières qui déterminent la rémunération de ces investissements et le prix de l’électricité, l’ARSEL cherche à établir si le modèle de Nachtigal demeure conforme aux contrats et soutenable pour un secteur confronté à des déficits de trésorerie. Le résultat pourrait éclairer aussi bien les obligations financières de Socadel et de Sonatrel que l’évolution future des charges reconnues dans les tarifs réglementés.

Amina Malloum

Lire aussi :

25-09-2025 – Electricité : l’Arsel prépare un audit du projet hydroélectrique de Nachtigal

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

Palais de l’Unité : des personnels civils et militaires distingués au nom du Chef de l’État

Published

on

Spread the love

Au Palais de l’Unité de Yaoundé, environ 140 personnels civils et militaires ont été distingués au nom du Chef de l’Etat, Paul Biya pour service […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici