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Me Ntimbane Bomo redoute une “honte mondiale” pour Yaoundé

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Me Ntimbane Bomo redoute une “honte mondiale” pour Yaoundé
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Selon l’avocat, cette conférence qui réunira près de 4000 personnes risque d’être l’évènement qui non seulement honte aux africains, mais plus aux camerounais reconnus pour leur grande gueule.

Me Ntimbane Bomo affiche son scepticisme quand au bon déroulement à Yaoundé de la 14e conférence des ministre de l’OMC. Pour cause, la mauvaise image qui reflète la capitale du Cameroun.

En effet, écrit-il, « Yaoundé, est une ville au luxe rare et clairsemé. Les quelques beaux immeubles qui puissent exister sont ceinturés et entourés de bicoques qui offrent un aspect désagréable à la vue. Le parc hôtelier est constitué essentiellement de bâtiments mal achevés, aux finitions approximatives.

Tout est défraîchi à Yaoundé. Les rues, même celles bitumées offrent un look salissant et jauni par les poussières et les boues. La ville suffoque, polluée par un parc automobile constitué essentiellement de vieilles voitures qui dégazent, vrombissent et klaxonnent en permanence ».

« POURQUOI NOUS HUMILIER ?

Du 26 au 29 mars 2026 se tiendra une conférence internationale à Yaoundé, celle de l’Organisation Mondiale du Commerce ( OMC).
Madame le Directrice Générale de cette grande organisation qui régule le commerce mondial, la nigériane DRE OGONZI OKONJO-IWEALA est déjà à Yaoundé.

D’après les premières estimations plus de 4000 participants venant du monde entier sont attendus, même si la droit de véto annoncé des États-Unis de ne pas permettre la prise d’importantes décisions attendues lors de cette conférence a démobilisé plusieurs.

S’il est dans la nature des relations internationales qu’un tel événement, l’un des plus grands au monde est une victoire diplomatique pour un pays, il n’en demeure pas moins que pour le Cameroun, elle sera ternie par l’état de vétusté de Yaoundé.

Car le monde entier des affaires va découvrir une ville affadie reflet d’un pays sinistré.

Quelle mauvaise surprise, voire la déception pour tous ces africains qui se sont battus pour qu’une telle conférence se déroule chez eux en Afrique.

Car Yaoundé fera non seulement honte aux africains, mais plus aux camerounais reconnus pour leur grande gueule.
Ces camerounais si fiers au contact des autres nations, où ils brillent et atteignent l’excellence seront humiliés.

Ils raseront désormais les murs lorsqu’on leur rappellera que leur capitale est un grand bidonville.

Ce fut déjà le cas, lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations.

En effet ,Yaoundé, est une ville au luxe rare et clairsemé. Les quelques beaux immeubles qui puissent exister sont ceinturés et entourés de bicoques qui offrent un aspect désagréable à la vue.

Le parc hôtelier est constitué essentiellement de bâtiments mal achevés, aux finitions approximatives.

Tout est défraîchi à Yaoundé. Les rues, même celles bitumées offrent un look salissant et jauni par les poussières et les boues .

La ville suffoque, polluée par un parc automobile constitué essentiellement de vieilles voitures qui dégazent, vrombissent et klaxonnent en permanence.

La mobilité urbaine assurée par des vieux taxis et motos mal entretenus, est difficile.
Oui, le Cameroun mérite de rassembler le monde entier, d’organiser les grandes conférences et rencontres.
Mais il faut des préalables, pour éviter d’humilier ce grand peuple.

Il faut préalablement construire et assainir nos grandes villes. Particulièrement Yaoundé, la capitale.

Cette grande conférence internationale aurait bien pu se tenir dans d’autres capitales du continent qui offrent un beau visage , celui d’une Afrique qui gagne, qui se lève à l’exemple de N’Djamena et ses belles places et avenues, Libreville, Brazzaville, Cotonou, Lomé, Abidjan, Dakar…

C’est avec beaucoup de peine que je le dis,rêvant tant de grandeur pour notre Cameroun . Car notre pays, est une grande espérance pour l’Afrique.

Christian Ntimbane Bomo
President du Parti HÉRITAGE.
Promoteur du mouvement citoyen : « Pour un Cameroun qui gagne ».

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »
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Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.

Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.

« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.

Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.

Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :

« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille

Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.

Une distraction regrettable

L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.

Le clash comme programme

Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».

Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.

Qui profite du bruit ?

La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.

C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.

Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.

À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.

Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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